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  • Regroupement familial automatique : je suis contre !

    Je viens de lire, dans la dernière revue d'informations de la plate-forme lesdemocrates.fr cette histoire d'un sans-papiers expulsé. La mauvaise foi de l'article est assez incroyable. Il essaie de minimiser ce qui est dit entre les lignes, à savoir que l'individu expulsé est bien coupable de violences conjugales, c'est le sens de la main courante vaguement évoquée dans le billet.

    Mais bon passons, et venons-en au fond : si l'on commence à autoriser le regroupement familial de tous les immigrés disposant d'une carte de séjour et décidant de se marier avec un conjoint étranger, on va provoquer un flux d'immigration aussi important que celui que Miterrand et les Socialistes ont généré au début des années 80. Il y a un moment où il faut avoir le courage de dire stop à la démagogie et à la bien-pensance. La France comporte déjà 10% d'immigrés ou de Français naturalisés dans les 30 dernières années ou dont les parents étaient étrangers. Cela fait beaucoup. Cette intégration-là, massive, a généré des problèmes sociaux en série qui continuent d'agiter régulièrement nos banlieues. Cela suffit. C'est avec des raisonnements comme ceux que je viens de lire que nous en sommes là aujourd'hui.

    On peut étudier des regroupements au cas par cas, mais certainement pas pour les raisons qui sont évoquées dans l'article. A fortiori quand il s'agit d'un mari violent, car c'est le cas. Cette jeune femme marocaine fait ce qu'elle veut. On ne peut pas l'empêcher de rejoindre un mari qui la tape si elle le désire, l'État n'a pas ce pouvoir-là. Pas question, en tout cas, de l'accueillir sur notre sol.

    Je passe également sur l'histoire de l'allocation pour parent isolé. La France n'a pas les moyens de ce genre de "générosité" par les temps qui courent, car sinon, nous pourrions financer le monde entier de cette manière, pourquoi pas ? Vient un moment où il y a une volonté délibérée d'abuser de la générosité sociale de la France. Je ne jette pas la pierre à cette jeune femme, car je comprends bien, en même temps, qu'au Maroc, la situation économique n'est pas facile, et que les conditions d'existence n'y sont pas aussi favorables qu'en France. In fine, d'ailleurs, cela relance toujours le serpent de mer du co-développement qui est la seule réponse véritable à ce type d'immigration.

    Indépendamment de cela, le fait d'avoir passé une bonne partie de son existence en France n'est pas une justification pour obtenir le regroupement familial. Que cela soit dit et exposé clairement par les autorités françaises. On peut regretter le déroulé des opérations, mais pas la décision de fond.

    Je ne m'associe pas à RESF (avec lesquels j'ai pourtant parfois partagé des luttes) dans cette histoire, et je ne souhaite pas, à titre personnel, que le MoDem s'y associe.

  • Crise financière, le facteur culturel

    Hop hop, je commence à faire le tour des nouveaux blogs (raffraîchissants, au demeurant) apparus sur la toute nouvelle plate-forme du MoDem, lesdemocrates.fr . J'essaierai de rendre compte assez régulièrement de ce que j'y lis d'intéressant.

    Et toc, je suis tombé sur le blog de Marianne,l'Europe que j'aime. Et sur sa toute dernière analyse (en une de la plate-forme, au demeurant) de la crise financière en Europe ; J'ai choisi un morceau qui m'a bien fait rigoler, qui n'est politiquement pas correct, mais que je pense très vrai. Copie ici :

    - Le facteur culturel.
    Pourquoi l’environnement bancaire et financier américain est-il tant sujet à des déficiences de contrôle, que les Européens semblent découvrir maintenant avec effroi et stupeur ? Par exemple les enquêtes et contrôles de la SEC aux Etats-Unis, qui équivaut à l’AMF, sont “sur pièce” (et sur déclaration sur l’honneur) et pratiquement jamais “sur place”, contrairement à chez nous. Idem d’ailleurs au Royaume Uni. Cela vient notamment d’un facteur culturel : dans la culture anglo-saxonne protestante, le mensonge est inadmissible et si un acteur ment ou commet un délit, il se trouvera toujours un délateur pour le dénoncer, ce dernier étant considéré comme un héros et la délation comme un acte civique. Alors que dans les pays latins, le menteur ou celui qui profite du système, fraude le fisc, sait contourner la loi, est un rusé (presque un héros) et le délateur est considéré comme un traître et un collabo. Voyez l’image populaire dont bénéficie Bernard Tapie en France !
    Ceci explique en partie que les Etats-Unis et le Royaume Uni n’aient pas mis en place les dispositifs de vérification et les infrastructures de police financière tels qu’on les connaît en France et en Italie. Mais avec la mondialisation, les cloisonnements ont sauté, les entreprises à l’origine étrangères se sont installées aux Etats-Unis avec leur culture et profitent justement d’y trouver moins de police et de surveillance, et la “morale” s’est un peu relâchée …

    Voilà, c'est exactement comme cela que cela se passe en France, en ce qui concerne la fraude...

  • L'Alliance géostratégique est née !

    Vous avez aimé Quindi ? Egea ? la plume et le sabre ? le théâtre des opérations , Mars attaque, Nihil novi sub sole, ? et bien d'autres encore ? Vous allez adorer l'Alliance géostratégique. Pour la première fois dans la blogosphère française, plusieurs blogs stratégiques (ils sont 14 pour débuter) se regroupent pour former un réseau et une plate-forme communs. Quel bonheur !

    S'il y a bien quelque chose qui manquait à l'information sur la blogosphère, c'est bien cela. Je conseille d'ailleurs la lecture du premier billet de présentation, car il passe en revue les sources d'informations et de débat public en France dans le domaine de la géostratégie, avec quelques réflexions bien senties, au passage, sur la fermeture corporatiste de certains blogs de journalistes.

    J'ai aimé, enfin en particulier, les explications données par l'Alliance pour le choix de son nom (qui me plaît beaucoup) :

    Alliance, car nous ne voulions pas être un comité, un institut, une société, un mouvement, un rassemblement, une fédération…. Tous ces mots ont été trop utilisés. L’alliance fait référence à la vieille « alliance française », premier instrument de la francophonie (car il s’agit, on l’aura compris, de blogs d’expression francophone). Le mot, presque désuet, revêt justement une certaine fraîcheur ; surtout, il s’agit d’un portail de blogs francophones (français, belges, canadiens, camerounais) ; l’alliance appartient par ailleurs au vocabulaire de notre champ d’intérêt, qui est géostratégique.

    Et pour tout dire, nous ne nous sommes pas beaucoup attardés sur le sens véritable du mot géostratégique : il nous convient, à cause de son imprécision, car il est au centre de nos préoccupations à la fois stratégiques et géopolitiques. Certains sont plus intéressés par la stratégie, d’autres par la géopolitique. C’est justement cette diversité et cette complémentarité qui fait notre intérêt.

    Joli, non ? J'ai un seul regret, j'avais eu le scoop en avant-première, et comme j'ai tardé, les 14 blogs l'ont annoncé avant moi ! Zut, alors.

    J'avais été tagué récemment par Avec nos gueules et les Privilégiés pour donner une chaîne de sept blogs, mais, là, j'ai rempli le contrat, non ?

    Il me reste à taguer des blogs à taguer : vont s'y coller, Florent, Democratix, KaG, Virginie (qui vient d'ouvrir son blog), LoMiG, lolik et Orange Sanguine ! (s'ils le veulent bien, évidemment).

     

     

  • chaîne : une photo de brontosaure

    Rubin m'a tagué dans une chaîne d'un  nouveau genre : il s'agit de trouver la sixième photo/image de son dossier le plus récent. le problème, c'est que j'ai deux ordinateurs et que je les utilise alternativement. Sur cet ordinateur, l'image la plus récente, c'est celle-là :

    brontosaure.jpgVoilà, j'avais utilisé cette image de brontosaure pour expliquer les méandres des marchés financiers dans une note récente par laquelle je répondais aux objections d'un usager d'un forum de sympathisants du MoDem. J'avais écrit un premier billet en réponse à un article de Philippe Cohen, un journaliste de Marianne, qui mettait en cause la compétence économique des acteurs du MoDem.

    Je disais simplement que le brontosaure, comme le marché financier, est un herbivore tranquille mais nerveux, et qu'il ne faut pas le prendre par surprise... Bon, bref, je ne vais pas m'étendre, parce que je dois taguer six blogueurs pour poursuivre la chaîne, maintenant.

    Alors, je  propose, s'ils sont d'accord, de poursuivre la chaîne aux blogs suivants :

    les trois gros bills (avec nos gueules), Christophe (Ginisty), les privilégiés parlent aux Français (chaque fois que je lis le nom de ce blog, je rigole dans ma barbe), Christelle Carcone (la belle Christelle), Du bord de ma fenêtre (il fait beau, là-bas, au fait ?) et le Gaulois (toujours pas tombé sur la tête, le ciel, à propos, par Toutatis ?

    Bon, et puis je dois me grouiller pour une autre chaîne : la chaîne des Sept blogs où j'ai été tagué également, mais là, faut que je fasse un nouveau billet, parce que mon billet va contenir un scoop...

     

  • Le MoDem et l'Europe vus de Grèce

    Cherchant des infos dans google actualités sur les derniers sondages IFOP pour le MoDem (plusieurs journaux parlent de 12% alors qu'en principe le sondage de la mi-février donne 14%) je suis tombé par hasard sur le journal grec i kathimirini :

    i kathimirini, c'est ne gros l'équivalent du Monde en Grèce, sauf que c'est à droite.

    Très marrant de traduire le passage en faisant l'étymologie grecque de chaque mot, vous allez comprendre pourquoi :-)

    Déjà, je cite l'article en grec moderne.

    Στη Γαλλία, η δημοσκόπηση που έκανε η Ifop για λογαριασμό του περιοδικού Paris Match το Φεβρουάριο, δείχνει ότι το κεντροδεξιό κόμμα του Νικολά Σαρκοζί (UMP) έρχεται πρώτο με 26% και ακολουθούν οι Σοσιαλιστές (PS) με 23% και οι Κεντρώοι Φιλελεύθεροι (MoDem) με 14,5%.

    J'essaie de traduire comme ça, à vue de nez :

    En France, un sondage qu'a fait l'IFOP pour le compte du périodique Paris Match en février montre que le parti de centre-droit de Nicolas Sarkozy (UMP) vient en tête avec 26% puis suivent les Socialistes (PS) avec 23% et les Centristes Libéraux (MoDem) avec 14.5%.

    Je pense que Φιλελεύθερος se traduit par libéral, a priori. C'est assez marrant parce que les Grecs, qui n'ont pas de parti centriste, considère l'UMP comme un parti de centre-droit. Les Britanniques considéraient le gouvernement de Villepin également comme du centre-droit. Il est vrai qu'il n'existe pas de parti centriste en Grèce.

    Φιλελεύθερος, en fait, cela vient du grec ancien (on s'en doute !) : du verbe φιλῶ (jaime) et du nom ἐλευθερια (liberté). Donc, en somme, nous autres démocrates français, sommes avant tout des gens qui aimons la liberté.

    Amusant aussi l'étymologie de δημοσκόπηση que nous traduisons par "sondage".Ça vient de δῆμος (le peuple) et de σκοπῶ (j'examine) en grec ancien. En somme, nous, en France, on sonde, et en Grèce, on examine le peuple. Moi, je trouve que l'étymologie et le choix des mots renseignent souvent sur le mode sous-jacent de considérer les individus sur le fond.

    Pour sonder, j'ai retenu qu'au moyen-âge, c'est surtout un truc en métal qu'on vous fout dans le c.. Encore utilisable aujourd'hui. Cela dit, sonde est sans doute aussi à rapprocher de sound en anglais : sound, on le sait, c'est un son, un bruit. Parce qu'une sonde, au départ, ça sert à déterminer une profondeur. Bref, avec un sondage, on vérifie ce qu'il y a comme bruit...

    Mais des étymologies plus sérieuses associent le mot à "sund" (mer en nordique) à moins que cela ne soit sub + unda (le flot, la mer, l'eau et cetera...)

    Dans tous les cas de figure, j'en comprends qu'un sondage, c'est aussi l'art de savoir ce qui fait des vagues ou non. Enfin...chez les Français. Chez les Grecs, au moins, on est direct, et on considère qu'on scrute le peuple, au sens noble et politique du terme, d'ailleurs, parce qu'il y a d'autres mots en grec pour exprimer le populo.

    Cela dit, pour revenir à l'article d'i Kathimirini, il est fort intéressant puisqu'il fait le tour des derniers sondages dans de grands pays européens pour les prochaines élections européennes : FDP à 16% en Allemagne, Lib-Dem à 16% en Angleterre, MoDem à 14.5% en France. Et apparemment, l'ADLE passerait de 103 sièges à 95, les Socialistes de 215 à 195 et les Conservateurs (PPE) de 284 à 265. Le quotidien grec semble penser que les trois principaux groupes européens seraient victimes des turbulences liées à la crise économique.

    NDLR à Fotini si elle me lit : tout lu sans dictionnaire ni Systran, ce coup-là, c'est pour ça, d'ailleurs, que je ne suis pas sûr d'avoir tout capté à 100%. Si j'ai bien compris, il y aurait un autre sondage réalisé en Italie qui ne donnerait que 90 sièges à l'ADLE ?

    NDLR : j'ai cherché aussi Bayrou dans le moteur de recherche du journal en essayant d'orthographie en grec,  et nada pendant longtemps jusqu'à ce que je me souvienne que le "β" en grec, c'était le son "v" et que le son "b" en grec se rend par ça : "μπ". Et là, du coup, j'ai trouvé dans Kathimirini. Eh ben figurez-vous qu'ils parlent bien de Bayrou en Grèce et même de l'affaire Pérol, puisqu'ils ont relevé ce qu'avait dit Bayrou à propos de Pérol et l'illégalité de sa nomination :

    Οξεία ήταν η αντίδραση του κεντρώου κόμματος του πρώην υποψήφιου προέδρου Φρανσουά Μπαϊρού, το Μόντεμ, που μίλησε για παρανομία.

    Trop marrant la manière dont ils graphient François : Φρανσουά. Il faut lire Frannnnsouuuua. Trop drôle :-) Et le MoDem, au fait, ça s'écrit comme ça : Μόντεμ. Ne surtout pas utiliser le delta pour faire un "d" mais le "n" grec et le "t" grec, qui, à la suite l'un de l'autre donnent le son "d". Bon, on commence à parler de nous à l'étranger : sympa, non ?

    βοιλι-βοιλου, oups, pardon, voili-voilou, voulais-je écrire :-)

     

  • Position du MoDem Guadeloupéen

    Pour s'informer de la situatuion en Guadeloupe, je me suis dit que le mieux était d'aller consulter ceux-là mêmen qui se trouvaient sur le terrain. Il se trouve que le MoDem Guadeloupe a un blog et qu'il le tient à jour. On peut ainsi être informé des évènements avec un regard distancié.

    J'ai notamment lu l'article de Nicolas Del Do qui date du 24 février, et beaucoup apprécié sa retenue et sa responsabilité. Avec sa synthèse, je crois que l'on a une bonne idée du déroulé des évènements et de leur cause. J'ai trouvé très courageux de sa part de dire tout haut ce qu'il pense, dénonçant toutes les tentatives locales de court-circuiter l'autorité de la République, y compris celle du syndicat LKP-UGTG mais également les impérities des pouvoirs métropolitains mais aussi les petites magouilles des hommes politiques locaux. Au final, avec beaucoup de courage, il renonce à associer à un mouvement qui dégènère de cette manière et note que la majorité des Guadeloupéens ne s'y reconnaît plus. Il ne désire en aucun cas cautionner un discours démagogique qui essaie d'opposer blancs et noirs en galvaudant les mots (dénoncer un prétendu colonialisme de la Métropole dans cette crise serait ridicule si la situation n'était pas tragique et si les mots n'étaient pas aussi porteurs de violence en Guadeloupe, à l'heure actuelle).Jer recommande d'ailleurs vivement la lecture des commentaires du billet.

    J'ai beaucoup aimé, enfin, sa conclusion :

    «C’est un cri du cœur, Mais le jour où on ne pourra plus dire ou écrire ce que l'on pense, ce jour-là, la démocratie sera morte

    Je recopie in extenso son billet.

    Source : MoDem de Guadeloupe

    03073small.jpgDevant l'affluence constatée sur notre blog et des courriels qui nous sont adressés (de félicitations ou d’insultes), je pense qu'il est important de préciser quelle est la position du Mouvement Démocrate de Guadeloupe.

    Le mouvement de protestation contre les profits excessifs a commencé le 20 janvier. Il est issu de la réunion de 43 syndicats, partis politiques locaux, association de consommateurs, etc.

    Ils ont, ensemble, travaillé de concert depuis un an environ pour élaborer un plan comportant 126 points de revendications tant salariales
    qu'environnementales, concernant l'éducation, l'emploi,etc, . Elles sont listées à l'adresse suivante; http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/social/guadeloupe_dom__la_crise/20090219.OBS5488/les_revendications_du_lkp.html

    Le Modem Guadeloupe a, depuis le début, soutenu ce mouvement qu'il considère comme étant légitime. Quand on vit en Guadeloupe, on est tous confrontés à une vie chère, des produits souvent de 1,5 à 2 fois plus chers que dans l'hexagone. Ceci,
    pour partie, à cause de marges abusives et de "pwofitation" qui a fini par exaspérer la population. 
    D'autres points sont remis en cause comme par exemple la préférence d'embauche de Métropolitains par rapport à des "locaux", et ceci à qualification égale.
    Le mouvement a été, dés le départ, ordonné, sage, ouvert aux négociations. C'est après le passage d'Yves Jégo que les choses ont commencées à s’envenimer, la population ressentant comme du mépris le silence assourdissant du gouvernement. De source autorisée, la tactique de l'Elysée était le pourrissement du mouvement.
    C'était, à notre avis, une grave erreur et une preuve de méconnaissance totale du sujet concernant les Doms et en particulier la Guadeloupe qui a des blessures profondes à cicatriser.
    Ajouter à cela le sentiment de se faire "couillonner" en permanence par ceux qui détiennent le monopole de la grande distribution et
    le mépris des autorités, il n'y a qu'un pas à franchir pour se retrouver face aux vieux démons du Colonialisme et de la mainmise des "blancs" sur ce pays. 

    Il fallait, dès lors, trouver un bouc émissaire sur lequel reporter toute la hargne d’une population légitimement mécontente. 
    Les "Békés" ont donc été jetés en pâture à la vindicte
    populaire. Rajoutez à cela le silence de Nicolas Sarkozy et les SMS assassins qui ont circulé du genre " Les nègres devraient déjà être content d'avoir à manger" signé, soi-disant, par Bernard Hayot, ou un autre "Quand les nègres auront faim, ils reprendront le travail" toujours signé du même grand patron de Guadeloupe d'origine Martiniquaise. 
    C'en était assez pour mettre notre île à feu et à sang. 
    Des éléments "incontrôlés" ont fait le reste,
    barrages, coups de feu, qui se soldent pour le moment par trois morts inutiles.

    On a rendu un hommage à Jacques Bino, syndicaliste, à Petit Canal, hier. Mais les deux autres malheureux, morts depuis le début du mouvement de protestation, personne ne leur a rendu hommage. Une semaine avant Jacques Bino, c’est une femme qui faisait du porte à porte cité Henri IV (Au même endroit que Bino) qui a reçu une balle en pleine tête. Elle est décédée sur le coup. Silence à son sujet. Hier matin, c’est un jeune de 24 ans qui s’est tué en moto sur un barrage qui était en plein virage. Pas d’hommage rendu non plus.

    Les sous-entendus qui attribuent la mort de Jacques Bino à des policiers déguisés en manifestants et présents sur les barricades sont propres à semer le doute et à attiser les tensions.

    La chanson que l’on entend partout  «la Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup se pas ta yo… » devient le fer de lance du mouvement et a même été repris lors de l’enterrement à Petit Canal de Jacques Bino, le poing levé par la foule.

    Je reviens sur cette chanson qui devient LE ciment de la révolte. Elle s’infiltre dans l’inconscient de tous, même des enfants qui défilent à l’occasion de Carnaval. Ça laissera des traces dans leur inconscient. Le jour où on leur dira en désignant une catégorie d’individus « eux c’est Yo, » on déclenchera un reflexe de violence qui était « dormant » en eux.

    Rester neutre dans une situation pareille n’est pas chose facile, et pourtant on essaie. En écoutant les uns et les autres (LKP, petits patrons, Medef), on se rend compte que personne ne détient la vérité et c’est pour cette raison que j’écrivais il y a peu « la société est la composante de nous tous ».

    Rester silencieux et se taire ? C’est ce que fait malheureusement la majorité des Guadeloupéens et ils ont peur. Peur de dire qu’ils en ont marre de ce mouvement, peur de dire qu’ils n’approuvent pas les méthodes du LKP- UGTG. Parce que si vous qui lisez ça, dans l’hexagone, (Métropole est un terme colonialiste) vous ne pouvez pas comprendre comment une minorité agissante arrive à prendre le pouvoir et court-circuiter les politiques en place.

    Et je ne parle pas des politiques entre eux qui en profitent pour « faire tomber le président de région » car là, c’est l’hallali à qui politicardisera à qui mieux mieux pour le discréditer. C’est un autre problème…… politique celui-là.

    C’est un cri du cœur, Mais le jour où on ne pourra plus dire ou écrire ce que l'on pense, ce jour-là, la démocratie sera morte.

     

  • François Bayrou, une nouvelle percée dans l'opinion ?

    Je viens de lire avec la plus grande attention le dernier sondage politique d'Opinion Way. François Bayrou est redevenu le leader politique le plus populaire (44% devant Martine Aubry à 43%), le seul à disposer d'un solde positif. Plus intéressant encore, son socle électoral (individus prêts à voter pour lui au premier tour) est désormais supérieur à ceux de Martine Aubry et Ségolène Royal ! Et inversement, c'est aussi celui qui fédère le moins contre lui (14% de très mauvaises opinions seulement contre 17% pour Martine Aubry qui vient juste après lui) , c'est à dire celui pour lequel le moins de sondés sont absolument sûrs de ne pas voter.

    Il réalise également une percé spectaculaire chez les abstentionnistes (mais Martine Aubry aussi) de la dernière élection présidentielle (35% des sondés abstentionnistes prêts à voter pour lui) et conserve globalement son électorat (87%), plus que tous les autres leaders politiques, Nicolas Sarkozy y compris.

    Ce sont de bonnes nouvelles, mais, j'observe que sa côte de popularité est faible à droite (bien que supérieure à celle des leaders de gauche). Il y a donc un travail à réaliser pour démontrer à cet électorat que les propositions du MoDem vont dans le bon sens et que celles de Nicolas Bayrou sont toujours valides. Un effort aussi pour montrer que Bayrou ne cible pas Sarkozy en tant qu'individu mais bien la société qu'il instaure et sa dispersion qui n'aboutit à rien de construit ou presque.

  • Tchernobyl et la crise économique

    Jean-François Kahn, tête de liste du Mouvement Démocrate dans la circonscription Grand Est pour l'élection européenne de juin, a déclaré mercredi à Belfort qu'il fallait arrêter de dire que "la crise va passer à côté de nous, comme le nuage de Tchernobyl". "On vient d'apprendre les chiffres du chômage", en augmentation de 90.200 chômeurs en un mois de janvier à décembre, "ce qui est un record absolu dans notre histoire", a-t-il dit à environ 300 personnes, lors de son premier meeting de campagne pour les européennes....

    "Il faut arrêter de dire que la crise, comme le nuage de Tchernobyl, va passer à côté de nous ou encore, comme l'a déclaré Nicolas Sarkozy il y a 15 jours, que la France est moins touchée que les autres", a déclaré Jean-François Kahn.

    Pour le candidat du MoDem, "une mesure, qui avait été prise avant la crise, devrait être annulée: c'est l'exonération des charges des heures supplémentaires qui décourage la création d'emplois, surtout en temps de crise", a-t-il estimé.  Il a également accusé le président Sarkozy de "lancer des polémiques qui divisent comme l'histoire Pérol, la nomination des présidents de France Télévisions par le président ou la réforme des institutions", alors que l'urgence imposerait au pays de "faire bloc contre le chômage et la crise". "Il est inutile d'ajouter des polémiques aux polémiques, on n'est pas obligés de cliver le pays", s'est-il exclamé.

    Sur le fond, il a reproché au président d'imposer un rapprochement entre la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne et d'y nommer son principal collaborateur politique "comme s'il devenait lui-même directeur par intérim: tout finit par remonter au président". "Je ne suis pas sûr qu'une personne qui a eu en charge un dossier concernant ces deux banques puisse légalement en devenir directeur, il faudrait vérifier", a-t-il noté également.

    NDLR : trop drôle, le coup du nuage de Tchernobyl :-)

  • Les trains circulent dans la Nièvre

    Tiens, c'est très marrant : à la suite de mes deux billets sur la France d'en bas, ceux qui se lèvent tôt, la sncf, les élus de la Nièvre et la ligne Paris-Nevers, figurez-vous qu'elle s'est remise à fonctionner !

    J'avais écrit deux billets, les 14 et 27 janvier dernier, celui du 27 établissant le compte des heures perdues par les usagers. Eh bien comme par hasard, depuis ttrès exactement début février, quasiment plus de retards, à l'exception de 5 à 10 minutes de temps en temps...

    Il faut dire que les usagers avaient eu un RDV avec le député Gaëtan Gorce et le maire de Cosne sur Loire le samedi 31 janvier. Rendez-vous qu'ils demandaient depuis longtemps.

    Une réunion avait eu aussi lieu avec le directeur SNCF de Corail Inter-cités début février : la semaine précédente, des agents avaient vérifié les heures d'arrivée à Paris-Bercy pendant toute la semaine. Toujours cette même semaine, un tract des syndicats de cheminots avait été distribué pour dénoncer le vieillissement du matériel et la mauvaise gestion des rotations.

    Dans ce genre de mobilisation, la réussite n'est pas à attribuer à un seul mais à une mobilisation générale. Je n'en suis pas moins satisfait d'avoir contribué au rétablissement d'un service à peu près correct, et note avec non moins de satsifaction la concomittance avec la publication de lmes deux billets. Plus de problèmes, depuis : étonnant, non ?

     

  • Médecins libéraux, affichez vos tarifs !

    Dans la plupart des commerces et services, les prix sont affichés : commerces de détail, artisans (du moins une partie, l'autre devrait en faire autant !) hôpitaux, banques, écoles privées, et cetera.

    Mais les médecins libéraux , spécialistes inclus, s'exonèrent quasiment tous de cette obligation. Je trouve très désagréable de devoir demander à chaque médecin quand on appelle ses tarifs et ne pas pouvoir faire autrement, sinon, que de tenter à l'aveugle.

    Dans certains quartiers, les dépassements de tarifs atteignent des montants faramineux : 60 à 100 euros pour certains pédiatres, autant pour des ORL, 40 à 50 euros pour des généralistes, 150 euros pour un SOS pédiatre un dimanche dans les 7ème et   16ème arrondissement de Paris, par exemple. Pour 5 à 10 minutes de consultation la plupart du temps !

    Dans les quartiers misérables, il ne reste presque plus de professions médicales, soit en raison de l'insécurité prégnante, soit en raison de la multiplicité des CMU, mais dans les quartiers riches, il existe aussi des foyers très modestes qui sont assommés littéralement par les tarifs monstrueux des médecins des beaux quartiers.

    Ce serait une opération de salubrité publique pour les porte-feuilles de mettre en place une règle contraignant les champions du dépassement d'honoraires à afficher leurs tarifs, et sur leur porte, et sur internet via un site centralisant leurs coordonnées professionnelles.