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  • Orange, i-phone et liberté contractuelle

    Tiens, je reviens de visiter le blog de LOmiG, Expression Libre, parce qu'un de ses billets m'a interpelé : il estime qu'il relève de la liberté contractuelle d'une société ou d'une entreprise que de pouvoir, pour Orange, commercialiser à ses conditions l'i-phone.

    Or, le Conseil de la Concurrence a condamné Orange. Je me suis demandé pourquoi, après avoir lu le billet de LOmiG, et je suis allé voir en lien, l'arrêt de ce conseil. Eh bien je ne suis pas d'accord avec lui : je pense en effet qu'Orange ne respecte pas une concurrence libre et non faussée, non pas parce qu'il est le seul à distribuer l'i-phone, mais parce l'acheteur d'un i-phone est contraint de prendre un abonnement Orange. Toutes proportions gardées, on a le même problème avec Microsoft quand il s'arrange pour qu'un ordinateur ne puisse qu'accueillir Windows. Comme le fait valoir Bouygues, il y a peu d'opérateurs, et donc, le choix d'Apple ajoute une rigidité sur le marché des mobiles. Apple vend un téléphone, pas un téléphone et un abonnement Orange. Finalement, c'est le droit communautaire de l'Europe (on revient toujours à cette concurrence libre et non faussée qui a tant été décriée en 2005 avec le TCE, et qui pourtant, nous protège tellement !) qui est appliqué dans cette histoire.

  • Vous faites une erreur tactique, Rama Yade...

    Yade.jpgEt voilà, Estrosi se lâche. Les droits de l'homme, c'est une "valeur ajoutée". Eh bien non, Monsieur Estrosi : les droits de l'homme, c'est un préalable. On ne vivrait pas en démocratie s'ils n'existaient pas. Rama Yade a fâché très fort Nicolas Sarkozy, manifestement, puisque ses sbires sont encouragés à l'attaquer.

    Cela dit, j'ai tout de même une petite remarque à sa décharge : il est vrai qu'il faut avoir le courage d'affronter le suffrage universel, et, vraisemblablement, Nicolas Sarkozy ne ment pas quand il déclare en privé avoir voulu lui faire un cadeau en lui offrant la tête de liste UMP pour les Européennes en île de France.

    Cette affaire m'en rappelle une autre, une sorte de mini-tempête qui avait secoué la blogosphère parisienne du MoDem  lors des élections législatives de 2007... Ah, ces jeunes femmes qui ne veulent pas entendre raison et qui préfèrent n'en faire qu'à leur tête... :-)

    Je comprends les motivations de Rama Yade, mais, sur l'aspect politique de la chose, elle a tort. Elle a tort de refuser une pareille occasion. Sarkozy ne se trompe pas en pensant que Rama Yade serait certainement devenue une "star" au sein du Parlement Européen. Je pense en effet qu'elle aurait pu y faire fortement entendre sa voix, au lieu d'avoir un Kouchner dans les pattes en permanence.

    Je pense qu'elle fait une erreur tactique. De plus, il est absolument essentiel, en politique, d'avoir la légitimité qu'apporte le suffrage populaire. or, à une élection proportionnelle comme les Européennes, c'était une occasion de l'obtenir sans grand risque, sauf à se ramasser complètement.

    Vous vous trompez, belle et charmante Rama Yade. Moi je craque chaque fois que je la vois :-)  et d'ailleurs, si je n'étais pas aussi impliqué au MoDem et qu'il n'y avait pas Marielle, voilà quelqu'un qui aurait pu avoir ma voix en juin prochain. Vous vous trompez, donc, disais-je, et si vous persistez dans une posture, aussi éthique soit-elle, vos idéaux ne progresseront pas.

  • Le citoyen d'honneur ne doit pas être un objet politique non-identifié

    Une fois encore, je rapporte l'excellent commentaire de Nicolas 007 (jai gagné un commentateur de très grande qualité) à propos de l'affaire Gilad Shalit (un franco-israélien) - Salah Hamouri (un franco-palestinien). Je rappelle les faits : le Conseil de Paris a décidé de faire du premier un citoyen d'honneur de Paris. Les Verts ont répliqué en proposant de faire du second un citoyen d'honneur de la ville. Je m'étais indigné, dans un billet précédent, parce que Salah Hamouri est impliqué dans une tentative d'assassinat pour une organisation terroriste en Israël. Je précise que les deux sont ont une double nationalité dont une composante est française. Il y a eu de sréactions très violentes à la suite de mon article. Mais j'ai trouvé particulièrement sensée celle de l'avisé Nicolas007, et j'en rends donc compte ici.

    «Une première remarque sur les commentaires plus que sur le billet :
    Je suis toujours effaré voire atterré de la violence des réactions lorsqu’on évoque des sujets qui d’une manière ou d’une autre touchent à Israel et à la Palestine. On a l’impression qu’il n’est pas possible de les aborder avec un minimum de sérénité, c’est bien dommage dans une démocratie !
    D’une manière générale, je trouve inadmissible que sur la base de critères politiques on déclare à tout va des « citoyen d’honneur de la ville de Paris » !
    Un jour c’est Ingrid Betancourt, un autre c’est le Dalai lama, encore un autre un dissident chinois et puis voila un franco-Israélien … il faut que nos élus arrêtent de se faire plaisir en distribuant les distinctions au gré de leurs humeurs politiques ou de celles de l’opinion !
    C’est exactement comme la légion d’honneur qui est devenue une breloque distribuée généreusement par les gouvernants à tous leurs copains ou pour faire plaisir à leurs copains contribuant ainsi à la formation d’une cour de quémandeurs d’honneurs prêts à une éternelle reconnaissance vis-à-vis du Prince.
    D’autant plus qu’immanquablement ces choix prêtent à polémiques avec des « pourquoi lui et pas tel autre » qui amènent évidemment à demander des compensations et on en sort plus !

    Quand aux Verts, il y a bien longtemps qu’ils ne font plus illusion en tant que parti écologique. Beaucoup de leurs positions relèvent plus d’un dogmatisme gauchisant et d'une contestation systématique que d’une réelle démarche « écologique». D’ailleurs ils voulaient s’allier avec les Communistes pour former un Groupe à l’Assemblée. Leur proposition n’a donc rien d’étonnant !»

     

  • LHC, l'autre blogosphère

    J'ai eu le très grand plaisir, tout récemment, d'être accepté dans un nouveau réseau de blogs. Il s'agit du réseau LHC. Voici comment LHC définit sa charte éthique :

    • Liberté d’expression : Droit pour tout individu de communiquer une opinion.
    • Esprit Critique : Capacité de l’esprit à juger un être, une chose à sa juste valeur, après avoir discerné ses mérites et défauts, ses qualités et imperfections. − En partic. Esprit de libre examen qui, dans ses jugements, écarte, rejette l’autorité des dogmes, des conventions, des préjugés.
    • Humanisme : Attitude philosophique qui tient l’homme pour la valeur suprême et revendique pour chaque homme la possibilité d’épanouir librement son humanité, ses facultés proprement humaines.

    J'ai trouvé évidemment très à mon goût une telle charte, d'autant que je suivais déjà un certain nombre de blogs LHC. Globalement, les blogs LHC sont libéraux, et plutôt à droite. Pour moi, c'est un vrain régal que de découvrir une autre forme de pensée, différente de la sphère démocrate. Non pas que le réseau démocrate soit inintéressant (on y trouve en maints lieux des articles de grande qualité) mais, il se cantonne trop souvent au sociétal, à l'humanitaire, et à la critique systématique de l'action gouvernementale ou de la présidence.

    Découvrir LHC, c'est avoir l'opportunité de débats d'idées passionnants avec des gens qui ne pensent pas nécessairement comme vous. Trop souvent, la sphère démocrate apparaît comme une sorte de Left Blogs light. Elle gagnerait à se démarquer et à élaborer une démarche et une pensée originales, ces dernières ne s'esquissant, à l'heure actuelle, qu'à l'état d'ébauche. Notamment, soutenir François Bayrou, cela ne signifie pas être systématiquement à sa remorque sur sa critique sarkozyste. François Bayrou a bien des qualités, mais, sa contestation systématique de la Présidence devient parfois agaçante, et je préfère nettement la modération de Marielle de Sarnez sur le sujet.

    Je pense en particulier que le discours démocrate actuel face à la mondialisation et au libéralisme est à repenser. De ce point de vue, j'ai beaucoup apprécié la déclaration de candidature de Gilles Artigues. Voilà qui a remis les pendules à l'heure.

    Pour revenir à LHC, j'invite vraiment les démocrates à se rendre sur les blogs membres de ce réseau. Je tends à penser que nous avons des points communs avec les libéraux. Nous avons aussi des divergences. C'est donc une occasion de nous comparer, de nous mesurer, et de débattre avec des individus de qualité.

  • Marielle de Sarnez réagit au discours de clôture de Nicolas Sarkozy

    Sarnez.jpgIntervenant mercredi 17 décembre en session plénière du Parlement européen réuni à Strasbourg, en réaction au discours de clôture de Nicolas Sarkozy, au terme de la présidence française du Conseil de l'UE, Marielle de Sarnez, eurodéputée, vice-présidente du Mouvement Démocrate, a déclaré:

    "Crise régionale, financière, économique, sociale, climatique, l'agenda du monde a bousculé la présidence française. Celle-ci a su y répondre et sous votre impulsion, la présidence française a été à la hauteur des enjeux. Et je crois qu'il est juste et utile de le dire. (lire la suite)

    Mais il est utile aussi que nous regardions tous ensemble ce qui nous reste  à accomplir pour que les réponses à ces crises soient aussi complètes que possible.

    Nous avons réagi de façon coordonnée et plutôt bien inspirée à la crise financière. Mais nous devons maintenant, me semble t-il, passer aux actes et poser les premières pierres d’un système  mondial. Pas seulement en matière de régulation. L’affaire Madoff démontre à l’évidence que l’on a besoin aussi de contrôle et de sanctions.  Il nous faut un régulateur européen. Il nous faudra un jour un parquet européen.

    De même il nous reste beaucoup à faire pour répondre à la crise économique et sociale. Le plan européen, vous le savez bien, est malheureusement bien en deçà du futur plan américain.  Nous avons besoin de grands  projets d’innovation, de recherche, d’infrastructures, d’adaptation au durable.  Cette question doit être sur l'agenda européen pour les prochains mois, et il  nous faudra également  tirer les enseignements de cette crise pour l’avenir. En travaillant à une meilleure cohérence financière et monétaire, notamment au sein de la zone euro. Ce qui aidera à lever les malentendus entre la France et l’Allemagne. En se créant des marges de manœuvres, qui sont bien utiles en période de récession, et quand la croissance sera de retour. Et en recentrant le rôle de la Commission qui ne doit en aucun cas abandonner son droit d’initiative.

    Enfin, nous avons trouvé un compromis sur la crise climatique. Mais je regrette qu’il laisse de côté, pour le moment, la question cruciale de l’aide aux pays en voie de développement qui eux ne cessent de subir les conséquences d’un dérèglement climatique dans le monde, dont ils ne sont en aucun cas responsables.

    Sur toutes ces questions, je forme le voeu que l'Europe soit demain à la hauteur des attentes de nos concitoyens."