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  • A Paris, les Verts réclament la citoyenneté d'honneur pour un terroriste !

    Les Verts passent souvent pour de doux, sympathiques et gentils écologistes. Je m'échine à dire depuis longtemps qu'en leur sein, on trouve nombre de gaucho-alter-tiers-mondites de l'espèce la plus démago qui soit.

    A en croire Claude Goasguen sur son blog, leur dernière lubie est de proposer ni plus ni moins la citoyenneté d'honneur parisienne à un franco-palestinien impliqué dans un projet d'assassinat d'un rabin israélien. A la base, le Conseil de Paris a décidé de faire citoyen d'honneur un jeune soldat franco-israélien aux mains du Hezbollah depuis 2006, Gilad Shalit. Les Verts ont joué la surenchère, mais ils ont mal choisi leur candidat. Ils on en effet émis le voeu de faire citoyen d'honneur de Paris, Salah Hamouri, un franco-palestinien impliqué dans une tentative d'assassinat et des activités terroristes. Il s'agit d'un membre du FPLP. Bien que l'organisation ne soit pas sur le liste des mouvements terroristes établis par l'ONU, elle a tout  de même procédé à des assassinats d'enfants en Israël par le passé.

    La conception de la démocratie de nos pseudo-écolos parisiens est viciée de longue date,pourris jusqu'à la moëlle  qu'ils sont, par leur gauchisme tiers-mondiste.

    Ce qui m'étonne, c'est que la presse n'ait pas relevé un écart aussi gros et aussi indigne. Me voilà à réparer ce manquement de poids.

    J'aimerais bien interpeler Cohn-Bendit et Bové, mais aussi la juge Eva Joly, qui se targue de justice et de droiture, sur ce sujet, afin de leur demander s'ils approuvent ou non un tel voeu...

    En tout cas, pour moi, comme simple citoyen, il ne serait pas envisageable de voter à quelqu'élection que ce soit pour des individus qui demandent d'honorer publiquement un individu suspecté de tentative d'assassinat.

    Bien sûr, des organisations militent pour obtenir la libération de Salah Hamoudi, mais je note que ce sont soit des partis marxistes, soit des organisations d'amitié franco-palestiniennes, généralement marxisantes.

    In fine, ceci ne signifie pas que je suis satisfait des conditions dans lesquelles s'est déroulé le procès de Salah Hamouri, mais de là à en faire un citoyen d'honneur...sans moi, non merci.

  • La stratégie européenne et mondiale du PDE

    Toujours en exclusivité, la feuille de route du Parti Démocrate Européen (auquel appartient le MoDem). Le thème en est cette fois l'appréhension des défis extérieurs pour l'Europe.

    Le processus d’élargissement de l’Europe a créé une dimension tout à fait nouvelle qui exige une nouvelle action vers l’extérieur.
    Tout comme pour l’économie, les menaces contre la sécurité sont aujourd'hui mondiales.


    Ainsi l’Union Européenne doit mettre au point une stratégie de sécurité en trois points :

    • étendre la zone de sécurité autour de l’Europe, créant un cercle de pays amis aux frontières orientales, dans le Caucase et autour de la Méditerranée ;
    • encourager l’apparition d’un ordre international plus stable et plus équitable en augmentant l’efficacité du multilatéralisme ;
    • consolider son rôle d’acteur mondial en matière de sauvegarde et de rétablissement de la paix en augmentant les missions internationales de l’Union Européenne.

    Nous devons opter pour la puissance démocratique européenne, surmontant la fausse opposition entre puissance civile et puissance militaire.
    Une nouvelle politique de puissance est essentielle pour exister en tant qu'entité politique internationale.

    Une puissance au service de la paix et de nos valeurs fondamentales.

    Une puissance capable d'assurer nos responsabilités de pilier européen dans l'Alliance atlantique et d'acteur stratégique dans le monde multipolaire.

    Une puissance qui exige une intégration progressive des budgets, des dépenses et des forces armées des États européens, seule voie pour exister comme acteur politique, pour être crédibles et pour assumer nos responsabilités pour la sécurité dans le nouveau monde multipolaire.
    Face aux défis devenus mondiaux, en matière de sécurité aussi il nous faut des réponses collectives.
    Nous devons, d’une seule voix, et en coopération avec les Nations Unies, jouer un rôle actif sur la scène internationale, ceci également en passant par la création de forces militaires permanentes de paix européennes, sur la base de la Charte des Nations-Unies.
    Nous sommes en faveur d’une représentation unitaire des intérêts et des objectifs communs, y compris en politique étrangère, à commencer par l’objectif d’un siège unique européen au Conseil de sécurité des Nations Unies.
    Nous croyons fortement que les principes qui fondent l’Union sont la condition préliminaire à la paix et à la démocratie, et que pour cette raison il faut les exporter dans tous les pays.
    Pour que tout ceci soit efficace, nous devrons avancer de concert avec des groupes de pays qui le veulent et qui en sont capables.
    Nous devons travailler suivant la méthode des coopérations renforcées : ceux qui croient en un rôle mondial de l’Union, y compris en politique étrangère, doivent pouvoir progresser et avancer dans cette direction.
    Nous devrons donc construire des avant-gardes de pays pour une politique de défense européenne plus efficace et plus intégrée.
    Nous devons poursuivre l’unification pacifique du continent européen et réaliser ensemble avec nos voisins une grande région politique et économique.
    Nous sommes convaincus que la stabilité politique porte la prospérité et la sécurité, et pour cette raison nous croyons absolument que la Croatie et l’ensemble des Balkans occidentaux devront rapidement adhérer à l’Union Européenne.
    Le dialogue avec la Turquie doit se poursuivre dans la perspective d’une solution qui corresponde vraiment aux intérêts et aux besoins des Européens et des Turcs.
    Le modèle européen peut et doit constituer la base de solutions politiques durables pour les problèmes de la Méditerranée, du Moyen Orient.

    Il nous faut enfin affronter le sujet de la gouvernance économique euro-méditerranéenne, pour passer de la logique du libre échange à celle de l’intégration économique.

    Dans une compétition mondiale qui s'intensifie toujours plus, l’Europe et les pays du Sud de la Méditerranée partagent un grand intérêt : définir ensemble une stratégie de développement durable et se doter des instruments politiques pour la réaliser.

    Le modèle et l’expérience européens doivent également être au service de la stabilisation et du développement des pays proches. Il nous faut à cette fin renforcer le partenariat avec les pays voisins de l’Union en vue de renforcer un dialogue sur la base de la démocratie, de la sécurité, de l’énergie, des droits humains et intensifier la coopération régionale autour de la mer Noire et de la mer Baltique.

    Le processus de coopération doit passer à un stade nouveau : égale dignité entre l’Europe et les pays voisins.
    Parité de vision, de préparation de projets, de processus décisionnel, de gouvernance.

    Pour toutes les régions voisines il nous faudra concevoir des initiatives pour la sécurité et la stabilité, un co-développement durable, la sécurité énergétique et les politiques agroalimentaires et rurales, la gestion des flux migratoires et la lutte contre le trafic des êtres humains.

    Le dialogue européen avec la Russie doit se poursuivre d'une voix unique, mais sans aucune concession sur les principes et les valeurs démocratiques qui sont à la base de l’Union Européenne et que nous devons défendre dans toutes les zones voisines, notamment en promouvant une conférence pour la sécurité et la coopération du Caucase.

  • Droits de l'homme : Ben Ali et consorts se moquent du monde !

    Quand on évoque les mots Tunisie ou Ben Ali devant moi, je pense automatiquement au mot "torture". Voilà un réflexe que je ne suis pas le seul à avoir et qui devrait interpeler non seulement le pouvoir tunisien, dont la nature despotique est de plus en plus insupportable, mais également les pays Européens, et au premier chef la France, dont la complaisance devient intolérable.

    En réalité, la France, et sans doute d'autres pays Européens, raisonnent avec la Tunisie comme les Américains l'ont fait avec l'Amérique du Sud dans les années 70. Tout pourvu que le marxisme fut endigué. Aujourd'hui, dans le Bassin méditerranéen, tout pourvu que l'Islamisme soit endigué.

    C'est un très mauvais calcul. Croit-on un seul instant que les droits de la femme soient respectés, en Tunisie, quand elles sont torturées et violées de manière systématique dans les sombres cachots de la police tunisienne ? Suffit-il qu'une nation se pare des oripeaux de la laïcité pour devenir crédible ? UN journaliste de l'Express a écrit «plutôt Ben Ali que Ben Laden». Il aura les deux. Réflexion d'une idiotie crasse. Il ne s'agit pas de renverser Ben Ali (ça, ce sera les Tunisiens qui le feront s'ils le désirent) mais de le contraindre par des pressions diplomatiques et économiques à cesser ses crimes odieux.

    Je salue la justice française et l'intelligence des juges qui enfin ont mis fin à l'impunité absolue et insupportable des tortionnaires les plus gradés du despotique régime tunisien. Ben Ali ne torture pas que les Islamistes, il torture tous ses opposants sans distinction. Et même s'il ne visait que les intégristes, ce ne serait pas tolérable pour autant. Nous devons en finir avec la complaisance coupable qui est la nôtre et ne pas hésiter à faire économiquement pression pour contraindre ce régime à respecter un minimum de droits humains.

    La justice tunisienne est une parodie de justice, une triste farce qui ne mérite que le mépris le plus avéré. A preuve l'infâme condamnation de syndicalistes tunisiens qui dénoncent les conditions indignes dans lesquelles ils vivent.

    Il paraît que Nicolas Sarkozy compte entreprendre une visite d'État en Tunisie. Il serait temps de commencer à parler de choses sérieuses, à commencer par les frasques du clan Ben Ali en France. Bien sûr, on comprend que Nicolas Sarkozy aimerait bien disposer du soutien de Ben Ali pour son projet Union Méditerranéenne. On comprend mieux la sortie récente de Bernard Kouchner sur l'inutilité supposé de Rama Yade et des droits de l'homme...

  • Rachida Dati

    Dati.jpgRachida Dati étonne souvent la sphère politique par ses "écarts" réguliers. On la voit dans des magazine people dans des robes conçues par des couturiers prestigieux, avec une bague précieuse au doigt et, souvent, elle défraie la chronique par des déclarations à l'emporte-pièce, pas toujours dans le champ politique, au demeurant.

    La dernière en date, qui circule pour l'instant à l'état de rumeur, c'est qu'elle envisagerait de partir vivre à l'étranger avec le père de son enfant. Au sujet de ce dernier, elle a expliqué, par le passé, qu'elle avait une vie sentimentale compliquée. Je ne sais pas qui est le père, mais je comprends de ce commentaire que révéler son nom se serait certainement avéré gênant pour une Garde des Sceaux. Peut-être est-ce un homme marié, ou quelque chose de ce genre.

    Quoi qu'il en soit, je vois souvent des commentaires sarcastiques sur Rachida Dati, tant dans la presse que sur la Toile, et ce, d'autant plus qu'elle n'est plus en odeur de sainteté auprès de Nicolas Sarkozy, ces derniers temps.

    Je ne trouve pas incohérente Rachida Dati, au contraire, il y a une certaine cohérence dans sa trajectoire. Mais, on ne peut pas en comprendre le sens si l'on ne se rappelle pas d'où elle vient, et ce que sont des rêves de petite fille. D'origine très modeste, elle a du batailler très dur pour poursuivre ses études parmi, sans doute, des camarades de classe venus de milieux plus riches. Certes, ses parents ont souhaité à l'évidence qu'elle aille loin, et se sont certainement sacrifiés pour leurs enfants, en tout cas, au moins pour elle. Onze enfants et parvenir à envoyer sans doute plusieurs de leurs enfants dans un établissement privé, avec des revenus modestes, cela relève de l'exploit.

    Il n'en reste pas moins que sa famille a exercé une forte pression pour la faire malgré tout revenir à l'idée qu'elle se faisait d'une femme. C'est ce qui explique le premier mariage (presqu'aussitôt annulé) de Rachida Dati. C'est aussi, sans doute, ce qui explique ses difficultés dans les études supérieures (échec à l'entrée de l'école de médecine, maîtrise obtenue avec un mention passable, abandon de son MBA).

    De là, sans doute, aussi, la nécessité pour elle de travailler pour faire ses études. Elle a ainsi pu éprouver à quel point il est mission impossible, pour un étudiant-travailleur, de poursuivre ses études dans des conditions correctes.

    In fine, ce n'est pas ses études mais la politique qui a façonné son réseau et qui lui a permis son ascension.

    Le pouvoir, la richesse, le luxe, la reconnaissance sociale, un prince charmant, voilà autant de rêves qu'a pu faire Rachida Dati quand elle était enfant, et c'est sans doute à l'aune de ces rêves-là qu'il faut comprendre son parcours.

    Ainsi, annoncer vouloir partir vivre à l'étranger n'a rien d'insensé si on jauge cette déclaration non au regard d'une carrière politique, mais de ses propres rêves. En outre, si elle s'estime sur la sellette lors du prochain remaniement ministériel, elle n'a finalement rien à perdre.

    En somme, tous les atours et les ornements du luxe ne correspondent pas exactement à un tempérament frivole, comme on a pu le lire,  çà et là, mais, plus vraisemblablement, à la réalisation de ses rêves d'enfant et à sa représentation du luxe.

    Tout comme Nicolas Sarkozy, Rachida Dati fait partie des êtres qui ont eu une revanche à prendre sur la vie, sur leur passé, et, d'ailleurs, c'est sans doute pour cela qu'ils se se sont reconnus mutuellement et qu'ils accordent dans le fond aussi peu de place à la tradition, tout en s'y montrant fort attachés sur la forme (car cela leur donne des repères, et souvent l'apparence du fond, fond qui leur manque, précisément).