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jeudi, 14 février 2008

Shoah, 11 ans c'est trop jeune !

Je ne sais pas quelle était l'intention exacte de Nicolas Sarkozy avec son annonce, mais pour ma part, cela me met mal à l'aise. Ce sont les adultes qui doivent assumer la mémoire de nos crimes, pas des petits. A partir de l'adolescence, on peut commencer à évoquer ces sujets graves et douleureux avec des élèves, mais encore si petits, cela me paraît malsain.

On risque de faire peser une culpabilité qui est mal venue sur ces enfants et d'obtenir, au final, peut-être l'inverse de ce que l'on souhaitait.

Par ailleurs, il s'agit d'une mesure prise, comme d'habitude, sans aucune concertation  avec les enseignants. On a bien compris qu'il conviendrait de présenter un meilleur visage que celui du people qui gouverne notre pays depuis 8 mois, mais cela ne justifie pas de se servir des enfants pour régler son problème d'image aux yeux des Français.

On va me dire que je suis tordu, mais j'avoue que j'ai beaucoup de mal à croire Nicolas Sarkozy sincère dans cette démarche. Si c'est le cas, elle est en tout cas, extrêmement maladroite et mal pensée. 

Que l'on honore, à la limite, un enfant dans chaque école, par un photo dans la classe, admettons, mais pas quelque chose d'invidualisé.

Je trouve par ailleurs, que Dominique Villepin a tapé juste à deux reprises, en s'inquiétant d'une part de la manie de légiférer sur le devoir de mémoire, et d'autre part de la charge que peut représenter sur un enfant celle d'un autre enfant mort. Le SNUIP-FSU, un syndicat d'instituteurs, ne s'y est pas davantage trompé, en dénonçant les mêmes risques.

jeudi, 07 février 2008

Gifle, la claque de Fillon à Darcos !

Fillon a bien des défauts, mais, il a une qualité, c'est que je le crois un homme droit et intègre. Xavier Darcos, lui, est un politicien de longue date, qui essaie de louvoyer chaque fois que c'est possible. Un homme qui fait des déclarations quand il est dans l'opposition sur l'autorité des enseignants, mais en rajoute une louche quand l'un d'entre eux est traité de manière excessive et illégale.

Je me demande de plus en plus si l'on a bien fait de le soutenir à Périgueux... 

Alors, merci François Fillon, de votre claque à Xavier Darcos, car déclarer que vous étiez choqué par la punition infligée à l'enseignant, et, en revanche tout autant par l'extrême modération de celle qui concernait l'élève, vous avez tout de même remis les choses à l'endroit. 

«Il n'est pas acceptable qu'un élève traite un enseignant de connard, c'est une faute qui mériterait, semble-t-il, une sanction plus sérieuse que celle qui a été prise, et donc oui, je soutiens cet enseignant» 

A propos du jugement qui attend l'enseignant :

«Mais franchement, en tant que citoyen et en tant que parent d'élève, oui ça me choque» 

«Ce n'est jamais une bonne solution de gifler un élève, mais en même temps je soutiens les enseignants qui ont besoin d'un peu de discipline et d'un peu de respect pour faire fonctionner les classes»

Rappelons également que le courageux recteur de l'Académie de Lille s'était empressé de marcher dans les traces (de bottes ?) de son ministre en chargeant autant que l'on peut le faire l'enseignant... 

Ouf, il y a eu tout de même quelqu'un pour le dire ! Rappelons que François Bayrou avait balancé une baffe à un petit voyou qui cherchait à lui faire les poches. Le dit voyou a d'ailleurs mal tourné par la suite, comme quoi la claque était prémonitoire, puisqu'à l'âge de 15 ans il a été condamné pour viol...

Comme dit Lucky Luke, dans Billy the Kid, à propos de Billy qui est un sale gamin mal élevé, « une taloche par semaine rend le fiston doux et amène» ... 

 

lundi, 04 février 2008

Enfants handicapés à l'école, quelques vérités

J'ai récemment écrit une note sur le rapport Bentolila sur mon blog et j'ai eu dans les commentaires une réponse que je vais mettre en parallèle avec une question au gouvernement de Jacqueline Gourault, sénatrice UDF-MoDem, le 04 octobre dernier, à propos du nombre d'assistants de vie scolaire pour aider les enfants handicapés.

Il s'agit de la question écrite n°02058 publiée au Jo le 04/10/2007 en page 1753.

1da5020bb7775483ae8604bb8f3b7c50.jpgMme Jacqueline Gourault attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la question du recrutement en nombre suffisant des assistants de vie scolaire (AVS) et sur le statut et l'avenir de cette fonction. En effet, actuellement, en Loir-et-Cher, de nombreuses associations ont dû se séparer d’AVS emplois jeunes, et par conséquent, malgré la dotation d’AVS supplémentaires, il n'est pas possible d'attribuer à tous les enfants handicapés un AVS à plein temps et ni même à temps partiel. De plus, le manque de places en classe d’intégration scolaire (CLIS) et en unité pédagogique d’intégration (UPI) compromet le devenir des enfants qui sont en attente. C'est pourquoi elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement afin de donner les moyens aux enfants porteurs de handicap de trouver toute leur place dans la société. Elle lui demande également quelles mesures il envisage de prendre afin de revaloriser la fonction d'AVS.

 Ensuite, je copie la réponse du Ministère le 25 octobre 2007

De nouvelles missions ont été conférées aux auxiliaires de vie scolaire (AVS) par la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées pour répondre aux besoins de scolarisation des élèves handicapés. A cet égard, le Président de la République s'est engagé à faire en sorte que le droit à la scolarisation des enfants handicapés devienne une réalité pour toutes les familles. Si les efforts importants déjà accomplis ont permis d'augmenter le nombre d'élèves handicapés scolarisés individuellement, il est toutefois nécessaire de poursuivre cette mobilisation pour faire en sorte qu'aucune famille n'ait à faire intervenir un juge pour assurer la scolarisation de son enfant. (lire la suite ici pour obtenir des données chiffrées)

 Et enfin...la situation vécue de Bertrand, un lecteur régulier de mon blog (extrait de son premier commentaire)

1) Ma femme est Professeur des Ecoles depuis 8 ans. Elle a cette année 3 classes (dans deux écoles différentes). En tout près de 80 enfants de petite et moyenne section. Elle vient d'apprendre la semaine dernière que dans une de ses classes, l'effectif va être monté à 30 enfants. Trois nouveaux arrivent prochainement. Juste un détail, parmi ces trois enfants, l'un est une petite fille handicapée de 4 ans. Les textes officiels affirment que tous les enfants doivent pouvoir avoir accès à leur école de quartier. C'est un excellent principe. Mais les textes disent aussi que dans ce cas, un adulte (auxiliaire de vie) est là en permanence pour aider l'enfant dans son handicap. Problème : ces postes existent sur le papier, mais uniquement sur le papier. Et il faut plusieurs années avant qu'une telle demande aboutisse.

Donc question : comment fait-on pour faire travailler les enfants par petits groupe, quand ils sont 30 dont parmi eux une enfant qui à elle seule nécessiterait la présence constante d'un adulte ?

Réponse du ministère : démerdez-vous !

Et voilà...chers lecteurs, je vous laisse vous faire votre propre idée... 


samedi, 02 février 2008

Permis de conduire et délais d'attente

 7f742182d9833cdb7f1750dd3c933278.jpgYves Détraigne, sénateur UDF-MoDem, a interpelé le secrétaire d'état chargé des transports. Il  dénonce notamment les dangers que  génèrent, par ricochet, une attente excessive pour pouvoir passer ou repasser l'examen du permis de conduire.

Considérant que l'attente de plusieurs mois pour passer son examen représente une tentation pour les jeunes de conduire sans permis, Yves Détraigne vient de demander à Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des transports, de prendre des mesures pour réduire la durée de ces délais. En effet, si les temps d'attente sont très variables selon les départements – de quelques semaines à plusieurs mois – ils paraissent toutefois anormalement longs dans certains centres d'examen en raison du manque d'inspecteurs du permis de conduire. De trop nombreux candidats sont donc pénalisés, en particulier les jeunes dont l'embauche est liée au permis de conduire. La situation pourrait encore s'aggraver en raison des départs à la retraite de ces fonctionnaires, de l'insuffisance des postes mis en concours pour leur formation et du nombre croissant des conducteurs devant repasser l'examen.

Il paraît que le gouvernement veut réformer et simplifier les procédures. On attend donc la loi ou le décret qui en théorie devrait voir le jour avant l'été.

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vendredi, 01 février 2008

Carte scolaire et menaces sur l'école

Yves Détraigne, sénateur UDF-MoDem, on le sait, se préoccupe souvent des questions qui touchent l'enfance. Après l'obésité infantile, c'est cette fois l'école primaire qui est menacée. Le sénateur UDF-MoDem a donc interpelé le Ministre de l'Education Nationale à ce sujet. 

 
Conséquence de l'abandon programmé de la carte scolaire


da46d698d36078424a152dd0d07cb67e.jpgPréoccupé pas les conséquences induites par une telle réforme, Yves Détraigne a demandé à Xavier Darcos de lui préciser si cette réforme affecterait l'enseignement élémentaire et préélémentaire. En effet, à la rentrée 2008, une fois satisfaites les inscriptions dans les établissements de leur secteur, les recteurs et les inspecteurs d’académie auront instruction de
répondre favorablement à toutes les demandes de dérogation dès lors qu’il y aurait de la place dans l’établissement souhaité. Il semblerait, en outre, que le ministre projette de supprimer complètement tout système de sectorisation des affectations d'élèves d'ici à la rentrée 2009, ce qui annulerait, de fait, toute priorité donnée à un élève pour être scolarisé dans un établissement de son quartier. Outre les problèmes que cela va poser à une majorité de familles, une telle réforme ne sera pas sans conséquences directes pour les collectivités locales que ce soit, par exemple, en matière de programmation des investissements dans les écoles ou d’organisation des transports scolaires.

mardi, 29 janvier 2008

Ecuries d'Augias à l'école !

Eh oui, il faut bien le dire. Et je trouve inacceptable que nos enfants aient la trouille de se rendre dans des toilettes dans les écoles primaires, les collèges et les lycées.

A quoi servent les commissions d'hygiène ? et quid de l'initimité ? C'est en effet insupportable. J'ajoute que les agences devaient aussi se pencher sur l'hygiène des toilettes des cafés, parisiens entre autres. 

Du coup, les enfants cumulent infections urinaires et gastriques parce qu'ils se retiennent. Ce qui est particulièrement insupportable, c'est que tous ceux qui ont essayé d'alerter sur ce sujet pendant longtemps ont été ignorés voire ridiculisés.

Plus généralement, c'est le statut de l'individu au sein des collectivités qu'il convient de repenser, l'école s'entendant à le broyer complètement. On ne respecte rien de ce qui touche l'intime.

En tout cas, nous saluons la venue enfin publique de ce sujet dans la presse et les médias. Mais pour briser le tabou et nettoyer les services concernés de l'immobilisme crasseux qui s'est emparé d'eux de longue date, il va nous falloir un nouvel Héraklès, là aussi...

Augias, cela pourrait être un beau nom pour une mission gouvernementale sur le sujet...Ou encore Alphée et Pénée, puisque ce sont là les deux fleuves qu'Héraklès détourna pour nettoyer les écuries infâmes du roi d'Augias... 

lundi, 21 janvier 2008

Bentolila et l'école maternelle

J'ai lu le rapport Alain Bentolila, commandité par Xavier Darcos, rendu en décembre 2007 sur les inégalités linguistiques au sein de l'école maternelle. Je livre ici mes propres commentaires. Si certains aspects emportent mon adhésion (raisonnements sur la langues), d'autres soulèvent souvent mon irritation voire mon exaspération (antienne "républicaine", bla bla sur la distinction enfant-élève et cetera...).

 Aspects linguistiques( seconde partie du rapport)

Bentolila insiste sur l'importance des acquis oraux. Il observe que les traces graphiques et écrites peuvent avoir un effet rassurant sur les parents et les enseignants, mais que c'est en réalité un arbre qui cache la forêt. De même, il ne voit pas l'utilité des comptines si le texte n'est pas questionné avec les jeunes élèves afin de pemettre l'appropriation  du vocabulaire et la compréhension du texte.

Bentolila est conscient des difficultés que suscite cette nouvelle approche, du point de vue de la visbilité qu'elle rend aux parents, mais je ne sais pas s'il en mesure l'ampleur : je trouve très juste de vouloir mettre en avant la qualité de la communication orale et de favoriser l'acquisition d'un vocabulaire étendu, mais cela requiert du temps, et notamment, par l'effet du vase communicant, de consacrer beaucoup moins de temps aux activités graphiques : mais que vont dire les parents s'ils constatent que le sacro-saint cahier de vie est blanc ou presque, à l'issue du 1er trimestre de petite ou de moyenne section, par exemple ?

Bien sûr, Bentolila prévoit que l'instituteur doit apprendre à gérer sa relation avec les parents, notamment leur résister, mais aussi les voir bien plus souvent, afin de communiquer.

Autre point, Bentolita n'ignore pas qu'à 25-30 enfants par classe, il n'est pas possible de réaliser un suivi individuel. Iol propose donc des ateliers de 7-8 enfants, mais ne précise pas ce que l'on fera des autres. Pour être clair, et sans vouloir être brusque, de mon point de vue, il rêve doucement : il faudrait des moyens bien plus conséquents pour que son idée soit applicable. 

le dressage (1ère partie du rapport ) 

La 1ère partie de son rapport m'a en revanche singulièrement exaspéré. Bentolila sait-il ce qu'est un enfant ? Rendre obligatoire l'école dès trois ans hérisse le libéral que je suis. Je me défie du tout état, et notamment de sa main mise absolue sur l'éducation. Alors évidemment, Bentolila déplore que des enfants ratent souvent des journées de cours, parce que cela déstructure les rythmes mis en place par les instituteurs. Mais bon sang, il se souvient ce que c'est un enfant de trois ans, oui, ou non ? ça tombe malade tout le temps, ça a peur, ça pleure, c'est très fatigué dès la fin de la matinée et cetera...on a l'impression que Bentolila a oublié tout cela. Et ce que je dis là vaut au moins autant pour un enfant de quatre ans.

A la lecture de la 1ère partie, on voit que Bentolila voudrait réduire les temps de siestes et de récréation. C'est n'importe quoi. Ridicule, et même dangereux. 

Il insiste également beaucoup sur l'idée que la maternelle n'est pas un lieu de vie, mais un lieu d'apprentissages : moi, je dis, attention à la pression. Depuis que l'on cherche à faire de la maternelle une école à part entière, ce que nous serine à qui mieux qui peut Bentolila, on a jamais eu autant de problèmes d'orthophonie : quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi ces problèmes n'existaient pas, ou du moins, en nombre bien moins important autrefois ? L'anticipation effrénée sur les savoirs savants à acquérir, je doute très fort que cela produise des effets autres que nocifs sur le développement cognifitif de l'enfant.

 Au final, Bentolila est un linguiste, un bon linguiste, même, mais pas un psychologue, et en particulier pas un psychologue du développement cognitif. Quand , à l'Education Nationale, je ne dirais même pas "se décidera-t-on", car je crois que c'est pire, l'on n'y pense même pas, quand, donc, disais-je, se décidera-t-on à demander l'avis des psychologues spécialisés dans le développement cognitif de l'enfant ? Il en existe d'excellents en France, et on ne les consulte jamais. L'école vit en fait à côté comme s'ils n'existaient pas.

J'estime qu'aucun programme d'école (tout du moins, pour de jeunes enfants) ne devrait être élaboré sans au minimum recevoir un avis consultatif d'un collège restreint et spécialisé de ces derniers. Mais comme souvent, la technostructure de l'Education Nationale, car le vraie problème, c'est celle, préfère se regarder le nombril et déléguer ses propres experts, c'est à dire ses purs produits. On voit mal , dans ce conditions, comment un regard neuf pourrait être porté sur les apprentissages. 

Il reste à dire que Bentolila n'est pas favorable à l'accueil des enfants de 2 ans en maternelle. Il pense que c'est trop tôt, et que les crèches sont plus adpatées. C'est aussi mon avis. Il suggère de ce fait de construire plus de crèches. C'est bien gentil, mais...que se passet-il si la construction des crèches ne suit pas, ce qui est le cas à peu près partout en France ? 

Le Café pédagogique propose le rapport entier en téléchargement

mercredi, 09 janvier 2008

Par delà Bien et Mal

C'est volontairement que je reprends ce titre fameux du philosophe Friedrich Nietzsche. Non que j'adhère forcément à toutes ses vues, mais simplement parce que ce sont les mots qui me sont venus à l'esprit quand j'ai relu l'allocution de Nicolas Sarkozy au Vatican. Ces quelques paroles en particulier m'ont heurté :

«Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur.»

Je suis d'ailleurs doublement opposé à cette affirmation : d'une part, parce que je ne vois pas en quoi l'instituteur devrait figurer derrière le curé et le pasteur, et d'autre part parce que je me défie au moins autant de la morale d'état, (la fameuse éducation civique me porte sur le système, par exemple, surtout quand elle se mue en apologie de la bonne conscience dégoûlinante). De manière générale, je me défie de toute organisation, politique ou non, qui aspire à définir à ma place ce qu'est le bien et le mal. Ceci n'est pas pour autant contradictoire avec l'idée que le bien et le mal ne sont pas nécessairement relatifs et qu'il existe des valeurs communes. C'est, je crois, l'effort de nombreux philosophes que de tenter de l'établir. La lecture de ces philosophes peut certainement être une bonne source d'inspiration pour nous aider à nous forger nous-mêmes une ligne directrice en la matière.

J'approuve dont François Bayrou de s'être opposé à une telle conception du bien et du mal. Ceux qui y voient une dérive gauchiste se trompent. C'est au contraire au nom de l'individu et de la liberté que François Bayrou a réagi. 

samedi, 15 décembre 2007

Une TVA contre l'obésité infantile ?

L'idée est insolite, mais ingénieuse, et c'est Thierry Benoît, le député UDF d'île et vilaine, qui la met en débat sur son site.

Obésité infantile
Que pensez-vous de la possibilité d'augmenter la TVA pesant sur les produits hypercaloriques et de réduire celle des fruits et légumes afin de lutter contre l'obésité des jeunes ?

En député soucieux de l'usage des fonds publics, Thierry Benoït observe aussi que «La collectivité pourait économiser à long terme plusieurs milliards d’euros sur les dépenses de santé occasionnées par le traitement des différentes pathologies provoquées par l’obésité adulte.

mardi, 20 novembre 2007

Obésité infantile : le sénateur Yves Détraigne (UDF-MoDem) tire la sonnette d'alarme

M. Yves Détraigne attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports sur la problématique de l’obésité infantile qui croît de manière exponentielle dans notre pays.

fa12886196a0933e4d09781817f9fc71.jpgS'agissant de la santé publique, malgré les mesures actuelles de dépistage et de prise en charge, il convient de constater que les enfants qui sont déjà en situation de surpoids important, d’après des études menées par UFC-Que Choisir, le resteront à l’âge adulte entre 20 et 50 %, et la probabilité est encore plus forte après la puberté puisqu’elle est comprise alors entre 40 % et 70 %.

En conséquence, il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour lutter contre ce problème et si elle entend, notamment, engager des actions pour rendre à l’école son rôle éducatif pour une alimentation saine et équilibrée, et lutter contre le marketing et la communication publicitaire à destination des enfants.

Question écrite n° 02361 publiée dans le JO Sénat du 01/11/2007 - page 1973
En attente de réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports 

 On définit généralement l’obésité par un poids représentant plus de 20 % du poids santé, ce dernier étant calculé selon l’indice de masse corporelle (rapport poids / taille). Chez l’enfant de 0 à 36 mois, on utilise la courbe de croissance pour savoir si son poids est excessif ou trop faible.

Un enfant qui a un poids excessif ne sera pas automatiquement obèse à l’âge adulte. Toutefois, plusieurs études tendent à démontrer qu’après l’âge de 8 ans, il existe bel et bien un lien entre le poids de l’enfant et son poids à l’âge adulte.

Plusieurs risques médicaux sont liés à un poids excessif chez l’enfant dont, entre autres :

  1. L’hypertension artérielle;
  2. La hausse des triglycérides (graisse dans le sang), augmentant ainsi les risques de maladies cardiovasculaires;
  3. Le diabète;
  4. Des problèmes articulaires (les genoux, par exemple) qui limiteront éventuellement les activités sportives;
  5. Le syndrome d’apnée du sommeil (pour les enfants très obèses), se résumant à un mauvais sommeil et à la somnolence pendant la journée, ce qui peut mener à des troubles de la scolarité en réduisant les capacités de mémorisation et d’attention;
  6. Certaines études auraient démontré un lien entre l’obésité et certaines formes de cancer;

En plus de ces problèmes physiques, les enfants obèses sont souvent rejetés des autres enfants et sont davantage susceptibles d’avoir une mauvaise estime de soi.

(source : Maman pour la vie