Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Jean Peyrelevade explore les arcanes du capitalisme total | Page d'accueil | Bayrou : le témoignage de Charles de Courson »

mardi, 20 novembre 2007

Obésité infantile : le sénateur Yves Détraigne (UDF-MoDem) tire la sonnette d'alarme

M. Yves Détraigne attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports sur la problématique de l’obésité infantile qui croît de manière exponentielle dans notre pays.

fa12886196a0933e4d09781817f9fc71.jpgS'agissant de la santé publique, malgré les mesures actuelles de dépistage et de prise en charge, il convient de constater que les enfants qui sont déjà en situation de surpoids important, d’après des études menées par UFC-Que Choisir, le resteront à l’âge adulte entre 20 et 50 %, et la probabilité est encore plus forte après la puberté puisqu’elle est comprise alors entre 40 % et 70 %.

En conséquence, il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour lutter contre ce problème et si elle entend, notamment, engager des actions pour rendre à l’école son rôle éducatif pour une alimentation saine et équilibrée, et lutter contre le marketing et la communication publicitaire à destination des enfants.

Question écrite n° 02361 publiée dans le JO Sénat du 01/11/2007 - page 1973
En attente de réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports 

 On définit généralement l’obésité par un poids représentant plus de 20 % du poids santé, ce dernier étant calculé selon l’indice de masse corporelle (rapport poids / taille). Chez l’enfant de 0 à 36 mois, on utilise la courbe de croissance pour savoir si son poids est excessif ou trop faible.

Un enfant qui a un poids excessif ne sera pas automatiquement obèse à l’âge adulte. Toutefois, plusieurs études tendent à démontrer qu’après l’âge de 8 ans, il existe bel et bien un lien entre le poids de l’enfant et son poids à l’âge adulte.

Plusieurs risques médicaux sont liés à un poids excessif chez l’enfant dont, entre autres :

  1. L’hypertension artérielle;
  2. La hausse des triglycérides (graisse dans le sang), augmentant ainsi les risques de maladies cardiovasculaires;
  3. Le diabète;
  4. Des problèmes articulaires (les genoux, par exemple) qui limiteront éventuellement les activités sportives;
  5. Le syndrome d’apnée du sommeil (pour les enfants très obèses), se résumant à un mauvais sommeil et à la somnolence pendant la journée, ce qui peut mener à des troubles de la scolarité en réduisant les capacités de mémorisation et d’attention;
  6. Certaines études auraient démontré un lien entre l’obésité et certaines formes de cancer;

En plus de ces problèmes physiques, les enfants obèses sont souvent rejetés des autres enfants et sont davantage susceptibles d’avoir une mauvaise estime de soi.

(source : Maman pour la vie

 

 

Commentaires

Très fort ! Bravo ! A très bientôt

Écrit par : Quitterie | mardi, 20 novembre 2007

Bonjour Quitterie,

Il se dit des choses souvent très intéressantes au Sénat, et les débats y sont de qualité. J'y apprécie tout particulièrement les positions exprimées par les sénateurs UDF-MoDem, car, sur tous les sujets, elles sont souvent emplies de bon sens.

Ce n'est pas la première fois qu'Yves Détraigne est remarquable par son acuité. Mais il y en a d'autres (tout particulièrement, sur le problème de la contrefaçon, Jacqueline Gourault et Philippe Arnault ont dit des choses fort intéressantes - billets à venir sur ce blog -).

Écrit par : L'Hérétique | mardi, 20 novembre 2007

Les études du Sénat sont en effet souvent de fort bonne qualité
Sur l'obésité, on a en effet un problème grandissant
Une de mes amies, infirmière de bloc, m'expliquait que dans son service on posait une centaine d'anneau gastrique par an à des personnes pour qui s'était devenu une solution vitale, des personnes n'ayant pas encore la trentaine et pesant pllus de 200 kgs. A l'échelle du pays, les chiffres qu'elle m'a donné correspondent à plusieurs milliers de cas par an

Écrit par : gerard | mercredi, 21 novembre 2007

Les commentaires sont fermés.