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mercredi, 30 novembre 2011

Bayrou et la mauvaise foi inébranlable de la gauchosphère

Il y a une remarque de Maître Jean (Véronis) datant d'il y a deux trois ans qui m'a toujours fait rigoler : c'était le bon temps où évoquant le haut du classemment de feu wikio (devenu aujourd'hui ebuzzing) il parlait de "clique" et songeait à modifier les algorithmes du classement (ce qu'il a d'ailleurs fini par faire).

Clique, ça me plaît bien comme mot. J'aime bien. Tiens, ça me rappelle un autre souvenir : au temps de la splendeur des newsgroups et de Usenet, il était de bon temps d'entrer sur le forum consacré à l'évolution des hiérarchies Usenet-fr en saluant les divers interlocuteurs d'un tonitruant "Salut, la meute !"

C'était la fête au Béarnais, aujourd'hui, au sein de la clique (constituée à 95% de blogues de gauche) : on faisait semblant de ne pas comprendre le projet économique de Bayrou, ou alors, à défaut, on le déformait.

Voyons : chez l'Nicolas, par exemple, on s'évertuait à démontrer que la retraite par points était le cheval de Troie de la retraite par capitalisation. Ah ? Que l'on me cite un seul pays dont un système de retraite par points ou comptes notionels qui aurait fait de la capitalisation la pierre angulaire de leur financement ! J'attends...

Mtislav, avec un aplomb extraordinaire, associait, en commentaires, dans un même panier le projet de plan de François et la planification soviétique. J'avoue qu'il m'en bouchait un coin, sur ce coup-là. Trop fort ! Il faut dire qu'à gauche on tente de nous rejouer la grande comédie un peu éculée de 2007 en expliquant à qui veut l'entendre que le centre, c'est au fond à droite. A défaut, on espère juste y voir une opportunité de piquer des voix à Sarko. Et ce n'est pas grave si l'évidence des dernières années montre la vacuité et la mauvaise foi crasse de telles déclarations...

Mtislav entonnait ensuite le traditionnel couplet de gauche sur les vilaines agences de notation de mèche avec les promoteurs de la retraite par répartition. Il fallait oser, mais il l'avait fait...Au fait, quand il a de la fièvre, il jette le thermomètre à la poubelle ?

L'Nicolas n'était pas en reste en assurant que Bayrou allait s'attaquer aux 35 heures : bien que Bayrou n'ait jamais été favorable à cette mesure, il vient justement aujourd'hui même de se distinguer nettement d'Hervé Morin qui veut faire travailler 37 heures payées 35, justement parce qu'il estime qu'encore une fois, ce seraient les salariés qui trinqueraient. "je me suis planté en beauté et du coup je m'excuse" ça se dit "mea maxima culpa" en latin.

Chez Variae, on renvoyait dos à dos Bayrou et Mélenchon. Moi, je n'aurais qu'une seule question à poser au camarade Romain, que je crois social-démocrate : préfère-t-il vivre sous un régime mélenchono-marxiste ou gouverné par une coalition de sociaux-libéraux, de chrétien-démocrates et de libéraux (je parle des libéraux centristes, pas des furieux) ? Qu'il réponde honnêtement à cette question, et qu'il me dise après s'il persiste à renvoyer dos-à-dos Mélenchon et Bayrou...

Bon, j'aurais bien parlé de la dextrosphère, mais comme elle n'existe pas...difficile ! et puis les gens de droite parlent assez peu de Bayrou sur la Toile. De toutes façons, quand on voit que Sarkozy en est encore à inviter cette vieille ruine décatie de Le Meur à l'Élysée, on voit bien qu'il n'a rien compris à l'évolution des réseaux sociaux au fil des dernières années...

 

23:02 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : gauche, bayrou |  Facebook | | |

Bayrou a un plan pour la France

Le jeu de mot était facile mais c'était trop tentant depuis que j'ai entendu Bayrou proposer de rétablir le Commissariat au Plan.

Sérieusement, je pense l'idée très intéressante : cela fait maintenant 30 ans que la France se livre à une décentralisation débridée tout en conservant une série de prérogatives au niveau de l'État. Résultat des courses, il y a des doublons à peu près partout.

Notre défi, c'est de produire en France, comme le dit Bayrou : or, je ne pense pas qu'une région ait le poids économique et géographique suffisant pour prendre des décisions opportunes à elle toute seule, et pourtant, c'est le plus gros échelon après l'État.

Une planification indicative, à l'heure grave pour notre pays que nous vivons, me paraît donc une structure de bon sens. Au fil du temps, le programme de François Bayrou s'affine, et je pense qu'il a certainement une idée précise derrière la tête.

Il n'existe aucune action concertée, à l'heure actuelle, pour stimuler la production en France : les communes, les régions, les entreprises agissent chacune dans son coin, prenant les décisions que chacune estime les plus opportunes.

C'est intéressant de jeter un oeil sur les 11 plans que la France a mis en vigueur depuis 1946. Il me semble que celui de 1975 serait certainement celui qui serait le plus proche de celui que l'on pourrait mettre en  place à l'heure actuelle.

Toutefois, la mondialisation totale, la financiarisation exponentielle de l'environnement industriel ont modifié la donne : il ne s'agit plus de développer un produit compétitif pour percer, mais de garantir à des investisseurs de forts rendements, et ce, par tous les moyens. C'est sur cette quadrature qu'il faudrait à mon avis travailler, soit que l'on trouve un modèle d'organisation comme la SCOOP, dont le développement ne dépend pas des dividendes versés, soit que l'on trouve des technologies qui génèrent une telle valeur ajoutée que ces derniers suffisent à assurer les rendements voulus.

Réunir partenaires sociaux, collectivités, entreprises et investisseurs nationaux (entre autres les banques) pour définir une stratégie concertée sur du long terme aurait un sens et rassurerait de nombreux acteurs sur les divers marchés.

Il reste à voir concrètement comment s'y prendre, mais, sur ce sujet, je crois que François Bayrou a quelques idées qu'il ne devrait pas tarder à dévoiler.

11:59 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bayrou, plan |  Facebook | | |

mardi, 29 novembre 2011

Hé, ho ! On se calme à BVA : Bayrou est au centre !

C'est fort du collier, là : je viens de consulter le dernier sondage BVA sur la côte d'avenir des personnalités politiques (dans lequel je constate avec plaisir que François Bayrou est en pleine ascension). Mais voilà, figurez-vous que le sondage teste la côte de popularité des différentes personnalités de gauche et de droite selon les électorats de gauche et de droite. Eh bien devinez ce qu'ils ont fait ces andouilles ? Ils ont classé Bayrou dans les personnalités de gauche ! C'est amical, hein, "ces andouilles"; généralement, j'aime plutôt bien BVA dont les enquêtes et analyses sont intéressantes.

Il n'empêche que là, il y a maldonne. A la rigueur, on pouvait tester Bayrou ET à gauche, ET à droite, mais le tester à gauche comme personnalité de gauche, c'est juste une absurdité politique, et, ce, même si François Hollande lui fait des signes amicaux.

En ce qui concerne d'éventuels accords, on verra le moment venu si c'est nécessaire, et on comparera les programmes. 

Hollande, merci à lui, a ouvert une fenêtre médiatique à François Bayrou ces derniers jours. Puisqu'il représente le centre, il devrait en profiter pour présenter ses idées et ses propositions. 

A ce sujet, je sais que François garde sous le coude un programme bien plus élaboré que l'esquisse qui figure dans son État d'urgence. Je l'invite à prendre garde : on pourrait risquer un pschitt à trop tarder. Nous ne sommes certes pas au niveau de décembre 2006, mais il y a de plus en plus de Français qui attendent d'en savoir plus sur ce qu'il a à dire. Nous connaissons ses slogans et les grandes lignes de son projet politique, mais maintenant, il faut commencer à mettre les mains dans le cambouis et à jouer cartes sur table ce que l'on propose.

J'ai bien compris que le Made in France est au coeur de son projet, car il fait d'une pierre trois coups en résolvant le problème des recettes fiscales, celui de la croissance, et celui de l'emploi.

Mais voilà, même si j'ai déjà quelqu'aperçu de ce qu'il a en tête, je reste encore sur ma faim et j'ai envie d'en savoir plus. Alors, François, dis-nous ce que tu prévois !

23:05 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bayrou, bva, hollande |  Facebook | | |

lundi, 28 novembre 2011

Droit de vote aux étrangers ?

Je n'ai pas d'opinion véritablement arrêtée sur le droit de vote des étrangers. Une chose me paraît toutefois certaine : il ne devrait pas être autorisé aux étrangers qui ont moins de 10 de présence régulière  (pas clandestine) sur le sol français, et systématiquement refusé aux étrangers qui auraient eu maille à partir avec la justice.

Ensuite, s'il fallait prendre une décision sur ce point, il appartiendrait au peuple d'en décider, et je souhaiterais alors une referendum précédé d'un débat suffisamment long.

Il faudrait également s'assurer qu'une telle mesure soit en phase avec nos lois : ceux qui affirment que les immigrés sont des citoyens de seconde zone en France sont ridicules. Les immigrés qui vivent en France ne sont pas des citoyens français, ce qui règle définitivement son compte à cet argument fallacieux.

Bayrou a évolué, lui-même sur ce sujet : il y a 10 ans, il estimait qu'il ne fallait pas dissocier le droit de vote de la nationalité française. Aujourd'hui, j'ai cru comprendre qu'il ne serait pas hostile à un droit de vote local pour les étrangers présents sur le sol français depuis plus de 10 ans.

Ce qui me paraît gênant, en fait, c'est d'associer droit de vote des étrangers et absence de maîtrise des flux migratoires. Finalement, si les étrangers étaient peu nombreux en France, la question ne ferait pas vraiment débat.

Mais même si l'on considère qu'il y a un peu plus de 2 millions d'étrangers en France, combien sont majeurs ? Et parmi ceux qui sont majeurs, combien remplissent les conditions ? Je n'ai pas toutes les données, mais, au final, si l'on considère la répartition des populations immigrées sur le territoire, les conséquences d'un droit de vote local aux étrangers seraient relativement marginales. Pour l'instant du moins...

Pour conclure, pour ma part, je pense surtout que cette question tient du chiffon rouge que l'on aime bien agiter juste avant des élections importantes. Décider ou non d'accorder le droit de vote aux étrangers aux élections municipales ne me semble pas figurer parmi les priorités auxquelles devraient s'intéresser la classe politique et les Français en général. Bref, c'est un gros leurre.

Si j'étais Bayrou, je ne rentrerais pas dans ce débat peu intéressant : notre dette, nos déficits, notre protection sociale, notre balances commerciale et notre industrie sont des défis d'une toute autre envergure/

22:50 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : droit, vote, étrangers |  Facebook | | |

L'espace central est ouvert à François Hollande et à Xavier Bertrand ou Alain Juppé

J'ai entendu que François Hollande promettait de ne pas oublier François Bayrou s'il remportait la présidentielle (Ah ? Elle est déjà jouée, alors ?). Puis j'ai également pris connaissance des invitations pressantes de Xavier Bertrand et d'Alain Juppé à ne pas se tromper de camp pour Bayrou.

Tiens, je me suis justement dit que ces trois personnalités politiques, l'une de gauche, les deux autres de droite, ne m'étaient pas antipathiques. Je les verrais bien rassemblées autour de François Bayrou dans un grand espace central.

Xavier Bertrand est un bon maire, à Saint-Quentin, sa ville, et comme Ministre du Travail, je l'ai toujours trouvé crédible et respectueux des partenaires sociaux.

Hollande, j'en ai déjà parlé, pour moi, il est dans les cercles de la raison. Bon vivant, doté d'un sens de l'humour certain, sensé quand il ne s'embarasse pas des inepties de l'actuel programme du PS, en dépit de quelques travers (il est parfois un tantinet retors) on le verrait bien dans un gouvernement centriste.

Enfin, Juppé, j'ai dit combien j'en pensais du bien comme Ministre des affaires étrangères. C'est une caution morale, et, depuis qu'il est là, je trouve que la diplomatie française est active et efficace.

Tout cela ferait un gouvernement central sympathique et à mon goût tant les temps qui courent nous contraignent à resserrer les coudes.

Et d'ailleurs, je pense qu'ils ne pourraient se retrouver qu'autour d'un candidat centriste pourvu que ce dernier fût indépendant. C'est le cas de François Bayrou.

Je crois qu'au centre, nous évitons les calculs politiciens. Yann Savidan espérait récemment que la candidature de François Bayrou affaiblisse Nicolas Sarkozy. Moi, je ne cherche pas à affaiblir quelqu'un mais à renforcer la France, mon pays. Je pense que c'est le projet de Bayrou. Aucun programme n'est mono-bloc : quand je lis tant celui de l'UMP que du PS, je rejette beaucoup d'idées, certes, mais j'en conserve aussi quelques unes que j'estime intéressantes. Il en va, je le crois, de même pour Bayrou. Yann  peut constater lui-même que d'ores et déjà, François Hollande a admis qu'il ne pouvait appliquer les propositions du PS compte-tenu de l'état de la France. Bayrou ne rejette pas en soi les propositions du PS (au contraire, il y en a plusieurs que l'on souhaiterait avoir les moyens d'appliquer) mais les dégâts seraient considérables compte-tenu des finances de notre pays.

Ne soyons pas dans une logique d'affrontement, mais de rassemblement, dans la mesure, évidemment, où il est possible (je n'ai pas envie de me rassembler avec Éva Joly, Jean-Luc Mélenchon ou la Droite Populaire, encore moins le Front National).

15:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook | | |

dimanche, 27 novembre 2011

L'art d'avoir toujours raison

L'art d'avoir toujours raison, c'est à l'origine le titre d'un ouvrage de Schopenauer : il y énumère et explicite toutes les techniques rhétoriques qui permettent, dans un débat, de l'emporter sur un adversaire. Mais ce pourrait être aussi le titre d'un des derniers billets de Maître Eolas.

Nous avons eu quelques échanges aigre-doux à ce sujet sur twitter. Son billet avait pour objet de dénoncer une officine dont je me méfie aussi au demeurant, l'IPJ, mais également de remettre en cause le témoignage d'un père qui a perdu son fils et juge notre système judiciaire déficient.

Pour être succinct et lapidaire le noeud de la contradiction, c'est de déterminer combien d'individus sont à l'origine de la mort du fils de la victime.

Pour Maître Eolas, seul l'un d'entre eux saurait être retenu comme coupable, car les autres se sont contentés de frapper à coups de pied dans le corps la victime.

D'un point de vue juridique, l'expert est Maître Eolas, donc, je ne doute pas de la qualification juridique qu'il donne à ce crime, mais pour le reste, bien évidemment, je vois bien qu'iil y a un écart idéologique conséquent entre sa perception et la mienne. 

Revenons sur notre affaire ; c'est simple à considérer, même si on aime chez Maître Eolas que la justice soit chose complexe : il s'agit ni plus ni moins d'un lynchage. J'aime bien la technicité rhétorique qui consiste à ne juger les faits qu'en les séparant les uns des autres.

Le raisonnement est celui-là : un coup de pied occasionne au plus une ITT de 8 jours. Donc les coups portés par les agresseurs ne peuvent pas être jugés au-delà de cette limite. 

Sauf qu'à dissocier les faits les uns des autres, on finit par oublier le lien qui les unit les uns aux autres. Et là, moi, derrière ces faits prétendûment isolés, je vois bien apparaître le lynchage. 

Quoi ? Ces individus ignoreraient que la somme de leurs coups de pieds peut avoir des conséquences mortelles ? Ils ignoreraient aussi que des coups de pied portés sur un homme qui a déjà reçu des coups de couteau mortels c'est une augmentation significative des probabilités de voir sa fin proche ?

Le raisonnement de Maître Eolas et de nombre d'avocats, au demeurant, me fait penser aux paradoxes des anciens grecs, et notamment à celui de l'archer et de sa cible de Zénon d'Élée : comme la flèche parcourt toujours la moitié de la distance qui sépare l'archer de sa cible, en principe, elle ne touche jamais sa cible. 

Comme on divise toujours plus les actions de coupables ou complices, ou du moins, témoins complaisants d'un homicide, on finit toujours par les exonérer car le fil qui conduit à leur culpabilité n'est jamais entièrement parcouru...

samedi, 26 novembre 2011

e-reputation, ebuzzing s'invite dans la cour des grands !

Très intéressant le service que je viens de découvrir chez ebuzzing aujourd'hui ! Il n'existait pas chez wikio. On connaissait le traditionnel classement des blogues, mais je viens de découvrir celui des marques, et là, ça m'intéresse drôlement. Et toutes les marques qui sont soucieuses de leur e-reputation ont drôlement intérêt à venir y jeter un coup d'oeil.

Quand on clique dans le détail sur le nom d'une marque (les marques sont également classées selon des critères thématiques) on obtient des informations prodigieusement utiles : un diagramme de buzz permet d'observer sur une période déterminée ou au contraire choisie ce qui fait le buzz sur la Toile à propos de la marque. La possibilité d'étendre la période permet de fixer des éléments d'e-reputation pour la marque.

Il y a enfin les articles associés à la marque, et donc, les sources avec, ayant généré le plus de buzz sur cette dernière.

De surcroît, ebuzzing propose aussi un classement en temps réel. Quand un marque monte subitement, il peut être intéressant de comprendre ainsi pourquoi. 

Dans le diagramme de buz, une info-bulle s'affiche pour chaque point haut ; or, elle est cliquable, et renvoie à son tour à des articles, à des mots-clef associés et à la présence dans les médias en ligne.

Il y a ainsi des choses surprenantes : par curiosité, j'ai cliqué sur le classement des marques d'alimentation. On y retrouve logiquement dans le haut du pavé des marques comme Coca-Cola ou encore Starbucks qui sont très présents sur la Toile. En revanche, je ne m'attendais absolument pas à trouver en tête des marques sur les médias sociaux Maizena !!! Et vous savez à cause de quoi c'est le cas ? Eh bien j'ai analysé un peu la chose en lisant les billets de buzz associés : c'est à cause des goinffres qui font des billets sur diverses préparations de gâteaux contenant de la maizena.

Autant dire qu'Unilever, le géant de l'agro-alimentaire, dispose via cette marque dont il est propriétaire, d'un puissant levier sur la Toile, à condition de savoir quoi en faire, évidemment

Je suppose que le site maizena.fr leur appartient. Les fûtés : ils ont même anticipé les difficultés de ceux qui seraient intolérants au gluten ! Hop, une accroche en page d'accueil sur le sujet, et quand on clique, une page qui explique ce qu'est l'intolérance au gluten, mais aussi les remédiations que propose Maizena (des produits sans gluten, en somme).

J'ai tout de même jeté un oeil, 500 000 personnes sont intolérantes au gluten en France, mais seules 10 à 20% d'entre elles en ont eu un diagnostic. Un beau marché potentiel, d'autant que la Sécurité Sociale rembourse partiellement quelques produits sans gluten si l'on dispose de certificats de biopsie ad hoc.

Oulah, où cela m'a-t-il amené, ebuzzing ? :-) Et voilà, moi aussi j'ai participé au buzz de la maizena ! Je n'ai en tout cas pas fini d'utiliser le précieux service fourni par cette toute nouvelle plate-forme de buzz. Gageons que j'aurais l'occasion d'y revenir d'ici peu...

23:43 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ebuzzing, maizena |  Facebook | | |

J'ai trouvé un gisement de 250 000 offres d'emploi !!!

La CGPME, vous connaissez ? C'est la Confédaration Générale des Petites et Moyennes Entreprises. Il existe à Pôle Emploi plus de 250 000 emplois qui demeurent non pourvus. La CGPME s'en est aperçue, et, du coup, elle a décidé de prendre les choses en mains. Ses unions territoriales se sont mobilisées pour créer une plate-forme d'offres d'emploi.

A vrai dire, la CGPME a une autre idée en tête : en s'appuyant  sur une enquête à propos des besoins en main d'oeuvre réalisée par le CREDOC en 2011, elle a constaté que près d'un tiers des emplois proposés demeuraient non pourvus faute de candidats et que près de 7 chefs d'entreprise sur 10 jugeaient leur recrutement difficile estimant faire face à une pénurie de candidats. Elle compte s'appuyer sur AGEFOS-PME, un organisme de formation professionnelle.

Elle met à disposition des PME un numéro vert, le 0800 315 315 et a ouvert une page facebook et un compte twitter. Très pratique, le compte twitter : j'y suis allé, c'est un fil ininterrompu d'offres d'emploi de toutes sortes : par exemple, les trois dernières propositions ? Un ingénieur électronique, un ophtalmologiste, un électro-mécanicien et un commercial ! Ces propositions d'emploi, qui sont tous des CDI, ont moins de 24 heures !!!

J'imagine la tête que Pôle Emploi doit faire...

Cela dit, cette pénurie n'est pas nouvelle : pour ce que j'en connaissais, toutefois, il me semblait que c'était dans les métiers de bouche (boulangerie, boucherie en particulier) ou dans le bâtiment qu'on manquait particulièrement de mains. Mais d'après le CREDOC, les industries manufacturières et métallurgiques ainsi que le secteur du commerce (mais lequel, précisément ?) seraient particulièrement affectés. 

A considérer le nombre de licenciements dont les médias font régulièrement état dans l'industrie, c'est trop bête s'il y a des emplois à pourvoir au point de pouvoir évoquer une pénurie.

Après, sur les 250 000 emplois, je demande à voir leur structure : s'agit-il d'emplois en dur ou d'emplois précaires mi-temps et CDD ? J'espère en savoir prochainement plus, et, si c'est le cas, cela fera l'objet d'un billet supplémentaire.

J'attends d'en savoir plus avant de me prononcer, mais, il me semble que cette manière de procéder pour diffuser l'emploi est fort proche de ce que le MoDem, par exemple, propose dans son approche économique. Pour avoir participé au projet parisien du MoDem en 2008 avec Marielle de Sarnez, j'ai le souvenir très clair d'avoir vu circuler des idées de ce type, avec en surplus la pensée que la ville (ou l'État) avait vocation à jouer un rôle de facilitateur face à ce type d'initiatives.

Ainsi, pour cet exemple précis, il conviendrait pour Pôle Emploi non de chercher à rivaliser avec le projet de la CGPME mais au contraire de s'y adapter et de viser une coopération de qualité.

In fine, peut-être est-il impossible de couvrir complètement les besoins en emploi, comme s'il s'agissait là d'une sorte de marge de manoeuvre incompressible. 

En tout cas, l'initiative de la CGPME n'en mérite pas moins d'être saluée et relayée, ce que je fais :-)

09:53 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : cgpme, emploi, modem |  Facebook | | |

vendredi, 25 novembre 2011

Un viol en Égypte : c'est pour la journée des violences faites aux femmes ?

Décidément, l'encre  de mon dernier billet sur l'Égypte n'était pas encore sèche que de nouveaux crimes contre des femmes en Égypte venaient accréditer mes dires. 

Il y a bel et bien un sacré paquet de porcs de toutes sortes en Égypte. Des policiers corrompus et vicelards d'abord, contre une journaliste américaine, puis une horde de gorets vicieux et agressifs contre une journaliste française ensuite, sur la place de la soi-disante révolution démocratique égyptienne se sont livrés à de violentes agressions sexuelles.

Les Égyptiens sont des obsédés maniaques qui en France finiraient certainement sous des verrous. Dans d'autres pays, ce serait la chaise électrique ou la décapitation. En Égypte, ce sont les victimes qui ont intérêt à ne pas parler.

Au fait, c'est la journée internationale de la lutte contre violences faites aux femmes, aujourd'hui. Ça commence fort en Égypte.

Je me souviens très bien du voyage que j'ai fait en Égypte, il y a 15 ans. On sentait le mépris et la haine sur tous les circuits touristiques où nous passions. Bien sûr, nous apportions des devises, alors comme sources de profits, nous pouvions être à ce titre respectés. Mais cela s'arrêtait là.

Les Égyptiens (je parle des hommes) méprisent les femmes, et la femme occidentale en particulier en laquelle il voit une proie facile.

Je souhaiterais une réaction diplomatique et médiatique forte de la France exigeant que les auteurs de l'agression contre notre compatriote soient recherchés, identifiés et punis avec ce que permet la rigueur de la loi égyptienne.

J'ai lu le témoignage de Lara Logan. Il y une chose qui me frappe : partout on fait semblait de croire que ces exactions sont l'oeuvre de partisans du régime. Je n'en crois rien. Je crois bien qu'il s'agit d'Égyptiens ordinaires, ce qui montre bien à quel point ce peuple est devenu vil et corrompu.

jeudi, 24 novembre 2011

Blocage des salaires à l'Éducation Nationale

Châtel, il a vraiment la tête du fayot de la Sarkozie. Toujours content de lui, quand il a son nonos. C'est vraiment le roi de l'entube.

Là, il est tout content parce qu'il vient d'annoncer qu'il va augmenter les jeunes profs. Il a juste oublié de préciser qu'il bloquait les salaires de tous les autres enseignants pendant trois ans, dans le même temps.

Hop, un petit coup d'oeil sur le site du SNES, le puissant syndicat des enseignants du secondaire, et qu'apprend-on ?

Le Ministère a dans ses cartons une réforme qui consiste à faire évaluer les enseignants non plus par des inspecteurs, mais par des chefs d'établissement. Au passage, réforme idiote : elle favorise les effets de cour, et surtout, prive l'État d'un corps indispensable : l'inspection. Un État qui se débarasse de ses inspecteurs est un État qui entend bien se laver les mains de ce qu'il se passe dans ses basses oeuvres. Or, partout un corps de contrôle est absolument nécessaire.

Squizzer l'inspection pédagogique est un grand moment de la chateloconnerie. Rendons à Châtel ce qui ne lui appartient pas, c'est en projet sans doute ailleurs qu'à l'UMP.

Non, le tour de force, c'est l'arnaque de 1ère qualité qu'a mis au point Châtel. Pour appliquer sa réforme, il a décidé de bloquer l'avancement des enseignants pendant trois ans à l'ancienneté. De 2012 à 2015.

Or, un enseignant ne met jamais moins de trois ans à franchir un échelon de carrière. C'est même trois ans au début, mais rapidement 3.5, puis 5 ans. 

Je ne suis pas mauvais en soustraction : 2015-2012 = 3.

Les salaires des enseignants seront donc bloqués pendant trois ans à l'Éducation Nationale.

Heureusement qu'il y a le SNES et l'hérétique qui veillent au grain, non ? Y'a quand même un truc qui me frappe,  c'est qu'un grand silence plane dans la presse et les appareils politiques...

On dit quoi, sinon, au Président du pouvoir d'achat, chez les enseignants ? Merci ? Quand je pense que l'UMP veut au passage les coller 35 heures dans les établissements, tout comme les Socialistes, je pense que le recrutement n'a pas fini de s'effondrer...

17:01 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : salaire, enseignant |  Facebook | | |