samedi, 15 octobre 2011

Il est amusant, Montebourg

Tout ce cirque sur la démondialisation, quand j'y pense, pour finir par admettre qu'en fait il avait prévu de voter pour le candidat arrivé en tête.

Sacré Montebourg. Sacré mauvaise foi aussi. Les sondages donnent Martine Aubry gagnante contre Sarkozy. Mais bon, Montebourg préfère, j'imagine, ne pas injurier l'avenir.

Oh, il n'est pas le seul. Ce sont des comiques, les Guignols de l'info : le Hollande nouveau n'est plus tout à fait celui de 2007, là-bas, étonnant, non ? En revanche, Martine, elle en prend plein la tronche. 

Finalement, l'histoire politique, est-ce que c'est autre chose que la grande histoire de l'Opportunisme...?

00:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : montebourg, hollande, aubry, guignols, info | | |  Facebook

mardi, 11 octobre 2011

J'ai trouvé Aubry et Hollande très responsables

Dans les dents, l'Montebourg. Il a voulu faire le malin avec sa démondialisation et se prend pour le preneur d'otages de la gauche, moyennant quoi Martine Aubry et François Hollande ont tous deux rejeté le protectionnisme ; Martine a clairement fait savoir qu'elle ne changerait pas, et Hollande a récusé les zig-zags, tous deux substituant à la démondialisation le concept d'échanges justes (que défend aussi le MoDem).

Bref, en somme, la ligne choisie est celle, claire, de la social-démocratie. De toutes façons, j'ai fait mes comptes :  31+39 = 70% pour la social-démocratie. A cela il faut ajouter 6(Royal) + 5(Valls) de gauche réformiste. Total = 81%.

Les Français de gauche ne vont pas se laisser emm... par les diktats des démondialisateurs dont seuls l'extrême-gauche et le FN partagent l'analyse économique alors qu'ils ont été plus de 80% (pour ceux qui ont voté) à choisir la social-démocratie ou le réformisme de gauche.

Perso, je préfère la démocratie-chrétienne et/ou les libéraux, mais je pense qu'on peut s'entendre sur un certains nombres de points (pas tous) avec les sociaux-démocrates.

Voilà qui devrait apporter une réponse à Fillon qui avait sommé les deux leaders sociaux-démocrates de choisir entre le gauchisme et la social-démocratie.

lundi, 05 septembre 2011

Montebourg a perdu la raison...

Ben tiens, l'ami Unhuman a bien raison : ils nous gonflent avec leurs primaires à la noix. Cela dit, ce n'est tout de même pas inintéressant de considérer ce que chacun des candidats dit. 

Je vois qu'on a perdu la raison au point de soutenir un démondialisateur, chez Melclalex...

Bon, il a peu de chance, le Montebourg : il en est réduit à répondre aux tweets des blogueurs !... J'ai toutefois jeté un oeil sur son projet pour l'école .

Il y a un sacré paquet de choses qui me hérissent, notamment, la volonté d'unifier la totalité du système scolaire et de faire disparaître toute forme de particularités. Cela va pour ma part, tout à fait à l'inverse de ce que je pense : jusqu'à un certain degré, je suis favorable à l'individualisation des parcours (pas le soupe hypocrite et infâme que nous sert Nonos-pipo Châtel, mais bien un projet soucieux du développement de chaque individu).

La seule mention du socle commun dont Montebourg veut faire la pierre angulaire de son projet pédagogique me donne des boutons. Mais, à côté de cela, je reconnais une véritable volonté de sa part de proposer un véritable développement des savoirs culturels qu'il n'oublie pas, en tête desquels il place...le latin ! Eh oui, le latin, parce qu'il lui reconnaît un statut fondateur pour la société dans laquelle nous vivons. On ne saurait mieux dire, et je partage évidemment son avis sur le sujet.

Les enseignants feront toutefois une drôle de tronche en constatant que comme Châtel (mais aussi le MoDem), il est fermement décidé à allonger l'année scolaire d'au moins deux semaines.

Personnellement, ce qui m'horripile dans son projet, c'est la volonté affichée de contraindre les familles et leurs enfants à rentrer dans les cadres très rigides qu'il veut communs à tous. Plus moyen de choisir son école, plus de classes profilées, un rejet pathologique de toute forme d'excellence.

Bon, j'avoue, à la page 102, j'ai craqué. Je n'ai pas continué la lecture, ça devenait vraiment indigeste. Plus de 100 pages d'un projet d'un socialiste, faut avoir la dose d'aspirire et de spasfon pour tenir...

23:59 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (34) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : montebourg, école | | |  Facebook

mardi, 08 janvier 2008

Bayrou, Montebourg et le cumul des mandats

Une fois de plus, c'est de l'excellent Betrand que je reprends un commentaire pour en faire un billet. Cette fois, il ne provient pas de mon blog, mais de celui de Militer avec le Nouveau Centre de Gérard Bardier. Gérard Bardier s'étonne de ce que Montebourg et Bayrou choisissent de cumuler deux mandats. Réponse et explication de texte de Bertrand, que je fais en grande partie miennes. A noter qu'il vaut aussi pour un billet de même teneur sur Ma vie en Narcisse de Luc Mandret.

Associer Bayrou et Montebourg est osé... et je suppose volontairement polémiste ! A ce début de liste on peut ajouter quelques dizaines de personnalités, de droite, du centre ou de gauche, qui eux aussi se sont prononcé contre le cumul des mandats à l'exception de leur propre personne. A l'exception notable de C. Blanc, j'ai souvenir qu'à peu près tous les parlementaires NC étaient il y a moins d'un an totalement opposés au cumul des mandats, et dénonçaient régulièrement les cas de ces ministres ou parlementaires par ailleurs à la tête d'un exécutif local.
(Avoir en charge un ministère ne serait donc qu'un temps partiel ?)

Un an après, effectivement, Montebourg veut cumuler députation et présidence de Conseil Général ; Bayrou, Sauvadet, Dionis, Perruchot ou Foliot, députation et mairie ; Santini, Dati, Morin ou Wauquiez ministère et mairie, etc etc... On peut procéder de la même façon de la gauche à la droite de l'échiquier politique, avec les mêmes résultats. Le cas extrême étant représenté par Copé qui considère que ni son mandat de maire de Meaux, ni celui de député et président de groupe, ni celui de Président de la Communauté Urbaine, ne sont des postes à temps plein, et qui cumule ces fonctions avec son nouveau job d'avocat d'affaires.

Trois exceptions notables : Blanc et Delanoë par conviction, et Royal (probablement plus par calcul politique).

Donc, au delà des postures de tel ou telle, la question qu'engendre ce constat est la suivante : comment se fait-il qu'alors qu'il semble y avoir globalement un consensus sur le problème du cumul des mandats hors période électorale, les intérêts particuliers/partisans reprennent immédiatement le dessus dès qu'une échéance approche ?

Jospin avait, avec raison, interdit à ses ministres de cumuler leurs fonctions ministérielles avec un exécutif local. Chirac et Raffarin en 2002 avaient affirmé faire leur cette « doctrine ». Jusqu’à l’entrée au gouvernement d’Hubert Falco qui, au prétexte qu’il avait repris la Mairie de Toulon au FN, a donc obtenu le droit de garder sa mairie tout en étant ministre. La tentative de moralisation initiée par Jospin est morte ce jour là. Le cas Falco a ouvert la voie aux suivants, dont notamment Sarkozy, lui aussi ministre et Président de Conseil Général.
Bref, échec ! On est aujourd’hui dans une situation où tandis que le rapport Balladur préconise l’interdiction totale d’une fonction ministérielle avec un mandat exécutif local, le Président de la République, qui affirme faire sienne les propositions Balladur, pousse ses Ministres à devenir maire… après avoir « viré » Juppé, coupable lui d’avoir perdu aux législatives. Bref l’incohérence est totale. (C’est pas très différent à gauche d’ailleurs).

La seule façon de moraliser tout cela serait de légiférer. Mais problème, près de 80% des parlementaires sont cumulards…et rarement suicidaires. Et légiférer, oui, pourquoi pas, mais pour faire quelle loi ?

-    Est-il anormal qu’un ministre puisse détenir aussi un mandat local ? Pour moi, oui, c’est indéniable. Mais pour autant, le job de ministre étant par définition un CDD, il n’est pas incohérent qu’ils souhaitant garder un pied sur le terrain…au cas où.

-    Jusqu’où doit aller l’interdiction du cumul ? Il n’est pas normal que l’on puisse être parlementaire et maire d’une grande ville. Mais être jusqu’au-boutiste en interdisant à un parlementaire d’être par ailleurs maire de son village, c’est interdire aux villages à faire appel à des gens aguerris… alors que leurs édiles affirment souvent être perdus dans les arcanes de l’Etat.

-    Un mandat de parlementaire est-il, oui ou non, un emploi à temps plein ? Accepter le cumul c’est dire non. Mais alors, pourquoi ne pas réduire de 30 ou 40% le nombre de nos parlementaires pour faire en sorte qu’ils se consacrent uniquement à cette tâche ? (malheureusement, la tendance est plutôt à l’inflation qu’à autre chose).

Etc, etc…

Bref, au delà de la polémique, ce problème pose mille questions. Sarkozy a semblé un moment vouloir faire évoluer les choses. Malheureusement, je crains qu’il ne soit déjà trop tard. Il aurait probablement pu faire accepter par les élus UMP une modification des règles au lendemain même des législatives, pour peu qu’elle ait été préparée et expliquée avant, plutôt que de faire voter en urgence la loi Tepa. Mais désormais, j’ai un doute, et sur sa volonté en la matière, et sur la réaction des groupes parlementaires.