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mardi, 22 octobre 2013

100 000 logements à Paris ! Merci qui ? Merci Marielle (de Sarnez) !

Sur le moment, je me suis inquiété de ne voir que le Parisien évoquer le plan Marshall pour le logement de Marielle de Sarnez. Je me suis dit : m... ou quoi ? Dès qu'une personnalité politique aborde un sujet sérieux avec des propositions très concrètes, la presse ne relaie plus. Il n'y a que histoires à deux balles et le sensationnalisme ou quoi qui l'intéresse ? Et puis aujourd'hui et dans les moteurs de recherche, le Parisien se contente de titrer sur sa page de garde qu'elle se rapproche de NKM sans le dire. Information (spéculation ?) passionnante, n'est-ce pas ?

Heureusement, ce matin, plusieurs organes de presse se sont tout de même rattrapés : Le Point, 20Minutes, Metronews, il y en a tout de même quelques uns qui réagissent. C'est fou, tout de même, ce que l'on a du mal à intéresser la sphère médiatique avec des sujets sérieux. Au fil du temps, elle se confond de plus en plus avec le monde du spectacle.

Quant à votre serviteur eh bien il suffisait de l'avoir lu en juin puis en août pour avoir déjà un certain nombre d'informations en avant-première :-)

Marielle récapitule ses principales mesures sur son site de campagne mais le projet complet figure sinon sur le site du Mouvement Démocrate.

Le principal défi c'est évidemment de libérer du terrain pour construire du foncier. Marielle a donc mis en avant trois mesure phare pour tenter de le relever :

- récupérer des hectares qui ne sont pas exploités : couverture du périphérique, couverture des gares là où c'est possible, en particulier. L'idée de couvrir le périphérique pour bâtir est à mon avis apparu à la suite des propositions des libéraux puis du MoDem pour éviter un sort funeste aux Serres d'Auteuil : étendre les courts de tennis sur l'A13 au lieu de saccager les serres. On comprend que les Socialistes n'aient pu avoir une telle idée puisqu'ils ont depuis le début refusé catégoriquement son application pour simplement des terrains dédiés au sport (leur acharnement semble hélas porter ses fruits). Une couverture du périphérique offrirait quelques autres avantages : là où elle réalisera les riverains gagneront en confort de vie (plus de bruit, moins de pollution) et une barrière artificielle entre Paris et la petite couronne tombera (préfigurant de facto le Grand Paris à venir).

- optimiser le foncier : c'est toujours amusant de comparer les méthodes. Côté Hidalgo-Delanoë, on essaie de passer en force depuis plusieurs années pour imposer de gigantesques tours aux portes de Paris. Même si à titre personnel, je ne trouvais pas moche le projet architectural, le principe immobilier et foncier est lui mauvais. Il est évident que l'on crée un ogre énergétique amenant de surcroît du froid, des rafales de vent et de l'ombre à tout son environnement immédiat. Marielle a elle une idée bien plus simple : autoriser les co-propriétés partout où c'est possible à se surélever (immeubles de petite hauteur seulement) et bâtir au-dessus des bâtiments logistiques (entrepôts entre autres, administrations publiques).

- transformer l'existant : il existe par exemple 700 000m2 de bureaux vacants qui ne trouvent pas preneurs en raison de leur vétusté. Peu le savent et pourtant il y a là une mine d'accession au logement pour les classes moyennes. Il y aura en outre des préemptions pour mieux répartir le logement social.

Il existe d'autres mesures dans le projet de Marielle de Sarnez, mais je note la place particulière qu'elle accorde aux familles et aux classes moyennes puisque d'une part, elle entend privilégier les trois pièces et plus pour les nouvelles constructions et favoriser les investisseurs institutionnels, bailleurs offrant généralement plus de garanties de stabilité que les particuliers.

Les commissions du MoDem ont bien travaillé, au moins sur ce sujet, en tout cas. J'invite les lecteurs intéressés à prendre connaissance de la totalité du projet.

10:15 Publié dans Economie, Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : logement, sarnez, modem |  Facebook | | |

samedi, 28 septembre 2013

Les germes de la haine étoufferont la France

C'est le coeur lourd et empli d'affliction que j'assiste au spectacle aussi désolant qu'inquiétant que donne notre pays avec les Roms. Les propos que l'on entend dans notre pays renvoient à une période très noire de l'Europe. Chacun s'obstine à évoquer les Roms en général, amalgamant toute une ethnie et des problèmes de circulation et de sécurité dont ils ne sont pas directement comptables.

Je n'aime plus le mot "stigmatiser" parce que la gauche l'a tellement employé à tort et à travers qu'elle l'a vidé de tout son sens. Et pourtant, aujourd'hui, on stigmatise les Roms en général parce qu'il y a des problèmes réels d'aires d'accueil et d'occupation de propriétés privées. 

Nous ne parvenons pas à gérer la libre-circulation des personnes en Europe : ça, c'est un problème. De nombreuses communes françaises ne mettent pas en place des aires d'accueil pour les nomades. C'est encore un autre problème. Il n'existe par ailleurs aucune association, parmi les populations nomades, qui essaie de trouver une solution privée en acquérant en commun les terrains nécessaires pour pouvoir les louer à prix coûtant à tous ses membres. C'est également un problème. Des propriétés privées sont occupées en France. Cela concerne des Roms, mais bien d'autres populations également. C'est un problème.

Ce qui est inquiétant, c'est de dire que les Roms sont le problème. Et de le dire en usant d'un article défini, ce qui caractérise toute une ethnie. Bayrou a usé d'un mot très juste pour juger la politique menée envers les Roms en France : malsaine.

«Il y a un très grand trouble. En axant toute sa communication sur l'expulsion à grand spectacle de quelques centaines de Roms, le gouvernement a créé un malaise profond, jusque dans sa majorité [...] les gouvernants qui méritent le soutien, et qui l'obtiennent, sont ceux qui tirent les peuples vers le haut et non vers le bas. On a tout entendu cet été: nazis, fascistes, indignité nationale... Ce que nous vivons n'est ni nazi, ni fasciste. Le mot le plus juste est: malsain!».

Merci François Bayrou.

Je refuse donc, comme Bayrou,  de verser dans un discours haineux. De même que je récuse que l'on évoque les Arabes, les Noirs, les Musulmans ou encore les immigrés pour établir des généralités morales. Il y a des Arabes (mais lesquels ? Quoi de commun entre un Tunisien et un Irakien ?), des Noirs (Et quel serait le trait d'union entre un Éthiopien et un Zoulou ?), des Musulmans (là encore, entre un Alaouite et un Sunnite, ou même, au sein de la Sunna, entre un Wahhabite et un Soufi, que de différences !).

Bien peu dans la classe politique française parviennent à allier le bon sens et la dignité. Soit ils nient en bloc les situations difficiles qui existent, comme on le fait par exemple chez les Verts ou du côté de la Commission européenne avec Madame Redding (qui a même réussi à exaspérer Bartolone) soit, au contraire, ils vomissent leur haine du nomade.

Je ne peux que rendre hommage au bon sens et à l'humanité de Marielle de Sarnez pour évoquer ces sujets. Elle l'a compris et dit avec intelligence : 

«Oui, il y a des choses à dire à propos des Roms, notamment sur l'exploitation des enfants, les vols, les rackets. Parlons-en, mais posément et tranquillement. Je n'aime pas quand on a l'impression qu'il y a dans la politique des arrières-pensées. Je pense que l'on doit faire respecter la loi et l'ordre. Il y a des questions de sécurité. On voit des mafieux qui font venir des groupes en France, qui exploitent des enfants. Ces mêmes groupes repartent, financés par l'argent du contribuable, puis reviennent. Il faut mettre fin à cela. J'attends deux choses de la Commission européenne : d'abord, qu'elle mette la même autorité qu'envers la France pour mettre à mal la mafia. Tous ces enfants que nous voyons dans les rues, c'est de l'exploitation, c'est un système mafieux pour leur apprendre à voler, pour les rendre délinquants. Tout cela ne va pas dans le bon sens. Deuxièmement, j'aimerais que l'Europe nous dise pourquoi en Roumanie, en Bulgarie, les efforts ne sont pas faits. Pourquoi l'argent n'y est-il pas correctement dépensé pour intégrer ces populations ? Si les Roms s'en vont de leurs pays, c'est parce que là-bas ils sont plus que discriminés, ils sont traités comme des sous-hommes. Il faut le savoir ! C'est le rôle de l'Europe que d'imposer à la Roumanie, à la Bulgarie et à la Hongrie que l'intégration se fasse en faveur de ces populations. Il y a des dizaines de milliards d'euros au budget européen pour cela.»

Merci Marielle.

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dimanche, 25 août 2013

Logement : le judicieux calcul de Marielle de Sarnez

J'ai entendu plusieurs fois Marielle de Sarnez prévoir de ramener les institutionnels sur le marché de la propriété à Paris. Pour un non-initié, cette mesure pour le logement peut paraître étrange. Un gaucho de base pourrait même penser qu'il ne s'agit là que de rameuter le ban et l'arrière ban du capitalisme étrangleur du petit peuple.

Il n'en est rien. En fait, il faut avoir cherché à se loger à Paris pour comprendre ce que Marielle de Sarnez a derrière la tête. En fait, on n'imagine pas à quel point un rapace sommeille en chacun de nous. Il n'y a de pire bailleur que le particulier. Le particulier propose des baux prohibitifs, n'entretient pas son bien et rechigne aux travaux qu'il est pourtant légalement dans l'obligation de réaliser. Et que l'on ne s'y trompe pas : les opinions politiques n'ont pas cours dans la pensée du bailleur particulier. Pas de pitié pour les canards boiteux. Tout bailleur est persuadé de proposer un palace à la location. On médit des marchands de sommeil, mais qu'on se dise bien que le Parisien bailleur en est un en puissance. Consolation corollaire, le locataire vaut bien son bailleur : il dégrade, exige, reste sans régler son loyer, pinaille pour tout et n'assure pas plus que le bailleur l'entretien dont il devrait se charger.

Et les institutionnels, là-dedans, alors ? C'est quoi au fait ? Eh bien, les assurances, les banques, les grands groupes, et cetera. Un institutionnel n'a en fait pas du tout les mêmes préoccupations qu'un particulier : il ne cherche pas à pressuriser jusqu'à ce que mort s'ensuive son locataire mais à s'assurer un revenu régulier. La plupart du temps, plutôt que de chercher un profit maximal à court-terme, il préfère louer à des tarifs très raisonnables voir bas ses biens immobiliers avec comme effet de pouvoir compter sur le revenu escompté. En outre, comme l'institutionnel privilégie la durée, le locataire na pas à craindre une reprise du domicile au terme d'un bail.

D'une certaine manière, les institutionnels permettent aux classes moyennes aisées parisiennes de trouver un logement. Il est également plus facile d'acquérir un bien auprès de l'institutionnel et, à un prix inférieur à celui de commercialisation.

Bien sûr, le retour de ces propriétaires-là ne saurait être la panacée ni s'avérer l'unique levier pour relancer le logement à Paris, mais, parmi les petits engrenages vertueux que l'on peut essayer d'enclencher c'est très certainement un rouage majeur.

Cette mesure du programme de Marielle de Sarnez est donc loin d'être anodine et elle entre assez bien dans l'idée d'une municipalité facilitatrice pour les Parisiens. Vivement 2014, caramba qu'on confronte les programmes municipaux. Bref, mieux vaut une idée futée que 150 idées bidon (la dernière en date, d'Hidalgo, modifier le Plan Local d'Unrbanisme pour surélever les immeubles)...

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vendredi, 23 août 2013

NKM, Hidalgo, l'école du rire à Paris

Entre NKM qui veut ouvrir des discothèques dans les stations de métro et Hidalgo qui rêve de faire du Pont des Arts un dispensaire pour animaux sauvages (c'est bien connu, ils pullulent à Paris...), nous voilà bien lotis, nous autres Parisiens.

Et si on parlait de la fiscalité locale, par exemple ? Entre les hausses d'impôts décrétées par Ayrault et Hollande et les coups de matraque de Delanoë les années précédentes, même les plus aisées vont commencer à mal sentir la pilule passer.

On le sait, la priorité numéro 1 des Parisiens, c'est le logement. Marielle de Sarnez prévoit la construction de 5000 logements par an en exploitant des espaces déjà bâtis mais sans habitations. On ne peut à mon avis pas faire plus. J'ai toutefois une observation sur la question du logement : en réalité, c'est chez les 18-34 ans que ce souci est très prégnant. C'est à mon avis un aspect auquel il faut bien réfléchir. En réalité, le logement n'est pas un problème général pour les Parisiens, c'est avant tout un problème de jeunes ! Il y a donc une réflexion à mener spécifique à cette population qui doit comprendre une large part d'étudiants.

Le stationnement et la circulation sont la seconde préoccupation des habitants de la capitale. Pour ce que j'en constate tous les jours, la politique menée par l'actuelle majorité est un échec total.

Son autolib qui ne s'adresse qu'à quelques milliers de personnes a ponctionné des centaines de place. La préfecture a carte blanche pour verbaliser tous les automobilistes qui ne rentrent pas dans les clous. Dans le même temps, les divers véhicules professionnels, de livraison ou non, stationnent tranquillement sur les voies de circulation sans aucune réaction des forces de police. Camions, camionnette et fourgonnettes contribuent largement à la pollution atmosphérique générée par l'automobile. Il y a pourtant possibilité de prévoir des parkings au sortir des grands axes de communication autour de Paris et d'assurer les livraisons dans la capitale via des véhicules légers et électriques.

Pour l'automobile, je le dis depuis longtemps, je pense que c'est une liberté fondamentale ; plutôt que de favoriser la transition énergétique vers le véhicule propre, les socialistes n'ont de cesse que de harceler les propriétaires de voitures. Ce n'est pas seulement l'obéissance à la doxa écologiste propre sur soi : je suis convaincu qu'il y a aussi la résilience marxiste socialiste dans ces décisions qui s'oppose fondamentalement à la propriété privée de l'individu, très exactement ce qu'incarne la voiture. Les Verts et les Socialios détestent la bagnole, non pas pour la pollution qu'elle représente mais pour ce qu'elle incarne : la liberté, l'individu, la solution anti-collectiviste aux difficultés de déplacement.

Parlons en, du coup, des transports en commun : sales, vétustes, souvent en retard, gangrenés par l'insécurité (autre préoccupation prioritaire des Parisiens). C'était très tendance (et ça l'est toujours) d'avoir son tramway pour une ville quand Delanoë a commencé la mise en chantier du sien. Oui. Mais ce que les Parisiens ignorent, c'est que pour un coût bien inférieur et bien moins de nuisance, un service de bus en couloirs protégés aurait assuré exactement la même quantité de transports dans des temps similaires. Mieux : une flotte de bus propres aurait coûté bien moins cher que les rames de tramway. Comme d'habitude, Delanoë et les siens ont sacrifié au culte des apparences, et je vois que la droite parisienne ne fait que courir après lui sur ce point depuis plus de 10 années.

J'évoquais l'insécurité : depuis toujours Delanoë refuse la création d'une police municipale. Avec la multiplication des vols et des agressions, ce ne serait pourtant pas du luxe...Petit correctif, il existe un corps spécifique à la ville de Paris chargé d'assurer la sécurité...mais...pas des Parisiens ! Sur 700 individus, une centaine assure la protection des élus ! 200 autres sont dans des bureaux et les 400 restants surveillent bois, parcs, squares et gymnases.

J'attends de voir les programmes finaux des forces centristes, mais j'observe que Marielle de Sarnez au MoDem, Christian Saint-Étienne à l'UDI, me paraissent des candidats d'un autre calibre que nos deux fashionitas de service. On peut attendre de l'un comme de l'autre un programme municipal sérieux comme celui de 2008, par exemple. J'attends avec impatience leurs propositions définitives.

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jeudi, 27 juin 2013

Organiser les JO à Paris ?

J'ai entendu plusieurs candidats à la mairie de Paris s'engager à appuyer une candidature de Paris comme organisatrice des JO en 2024.

Quand bien même une telle candidature serait prise en charge par le Grand Paris, comme le propose Marielle de Sarnez, un tel projet ne manquera pas de générer des coûts considérables que les Parisiens épongeront au final.

Le mythe de la croissance apportée par ruissellement dans ce genre de projet a fait long feu, les derniers organisateurs de grands évènements de ce type en savent quelque chose.

J'invite comme je l'ai déjà suggéré le MoDem à se positionner sur un programme fiscal qui tient compte des coûts exorbitants de la vie parisienne.

Finies les dépenses somptuaires. Renonçons à cette usine à gaz qui ne va amener aux Parisiens que des inconvénients supplémentaires (chantiers, encombrements, surpopulation, accroissement exponentiel de nombreux coûts) et concentrons-nous plutôt sur l'essentiel (santé, logement, transports, vie culturelle et associative...).

NKM et Anne Hidalgo ne manqueront pas de faire assaut de surenchères pour séduire les Parisiens. Ce seront eux pourtant qui parieront l'addition. Marielle de Sarnez gagnera en crédibilité en dénonçant les goûts pharaoniques qui masquent les coûts qui leur sont afférents...

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lundi, 24 juin 2013

Marielle de Sarnez émet une idée très astucieuse sur le logement à Paris

1844502738.jpgC'est une satisfaction morale que de constater que c'est dans son mouvement politique que l'on retrouve les rares personnes à avoir encore une pensée et des idées sur le logement à Paris.

Marielle de Sarnez vient de faire connaître l'un de ses projets à ce sujet pour Paris. Jusqu'ici, je m'étais toujours dit que le logement, c'était foutu à Paris et qu'on ne pouvait rien faire sauf à faire sauter le plafond et construire de grandes tours du genre de celles que Delanoë veut nous imposer, ou alors à détruire des espaces verts.

Mais Marielle vient de penser à une chose qui m'avait totalement échappé : j'avais relayé l'idée, à propos de l'extension de Roland Garros, de couvrir l'A13 pour créer des cour de tennis, mais il ne m'était jamais venu à l'esprit que le périphérique dans son ensemble constituait une conséquente réservoir de foncier à Paris.

C'est cet espace que Marielle de Sarnez vient de proposer d'exploiter aujourd'hui afin de réduire la pression immobilière à Paris. 50 hectares, dans une ville comme Paris, c'est énorme !

Très bien vu. Chapeau. Encore quelques idées aussi astucieuses, et je pense que le MoDem pourrait créer la surprise à Paris aux municipales de 2014.

00:09 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : sarnez, municipales, logement |  Facebook | | |

mardi, 11 juin 2013

Europe/USA : Marielle de Sarnez invite la commission à ne pas lâcher n'importe quoi

Il y a actuellement de monumentales discussions entre Europe et USA pour aboutir à un accord de libre-échange entre les deux zones économiques.

Comme d'hab, la bien-pensance européenne, particulièrement chez nos voisins, est prête à saborder une partie de notre modèle pour ce qu'ils appellent "la croissance".

Un jour, on devrait cesser de donner des indicateurs de croissance. La croissance, cela ne signifie pas grand chose au fond. On devrait cesser de la mesurer. Certains libéraux considèrent tous ces indicateurs comme des données falsificatrices qui occultent la seule vraie mesure du marché : l'offre et la demande.

Bref, les valets de l'OMC et de la mondialisation*, installés à Bruxelles, formés au globish, francs admirateurs du libre-échange en version amerloque (il y a bien échange mais en réalité il n'a rien de libre) sont prêts une fois de plus à tout lâcher et notamment l'exception culturelle avec ces savants arguments :

- si on ne lâche pas sur la culture, les Américains ne feront pas d'efforts sur la finance et tous nos efforts n'auront servi à rien

et, encore plus fort

- si l'accord n'aboutit pas, on sacrifiera les un ou deux points de croissance qu'ils nous rapporteraient.

C'est marrant, ça me rappelle quelque chose : Bayrou fait souvent valoir que c'est chez nous que résident les problèmes qui entravent notre croissance économique, au contraire d'un Hollande qui espère toujours en un Deus ex machina pour lui porter secours.

Eh bien, cette fois, c'est Marielle (de Sarnez) qui met en garde les Européns avec le même raisonnement : nos problèmes économiques européens proviennent de l'Europe elle-même. Par conséquent, sacrifier notre modèle européen en espérant un secours américain extérieur est à la fois suicidaire et débile.

Parce qu'en somme, cela revient à accepter :

a) de bouffer de la viande aux hormones

b) de laisser Amazon décider de la ligne éditoriale de nos publications

c) de renoncer à nos normes (environnementales, sociales, sanitaires)

d) de couler tranquillement nos PME pendant que les Américains (et je ne parle même pas des Chinois) réservent des parts de marché aux leurs.

On en revient toujours au même problème : ce n'est pas le Parlement européen, mais une commission non élue qui a le dernier mot, et, accessoirement, les chefs d'État. Tant qu'il n'y aura pas une véritable transparence et que les décisions européennes ne seront pas soumises au verdict démocratique, on continuera, comme le soulignait le rapporteur du dernier congrès du PDE (Parti Démocrate Européen), à voir dans l'Europe le principal vecteur d'une mondialisation imposée aux peuples.

Comme le disait Bayrou ce matin, on aimerait que Hollande parle le même langage à Paris et à Bruxelles.

Il paraît que la France est prête à mettre son veto sur l'accord pour préserver l'exception culturelle : que va-t-on nous demander de lâcher en échange ?

Moi, je le dis, mieux vaut pas d'accord qu'un mauvais accord, primo, et parfois, je me demande si nos voisins européens et nous voulons vraiment la même Europe.

*NDLR : n'est-ce pas Christian ? :-)

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dimanche, 09 juin 2013

Que Marielle de Sarnez peut-elle proposer pour les femmes à Paris ?

J'ai évoqué à plusieurs reprises ici grands contours des principales problématiques de la capitale pour ses habitants, mais je n'ai pas évoqué spécifiquement ses habitantes ! Je crois pourtant que les Parisiennes sont l'une des principales clefs de notre territoire.

Je vois deux préoccupations majeures pour elles :

- il y a d'abord celles qui sont mères ou qui projettent de le devenir : quel avenir pour elles et leurs enfants alors que le quotient familial baisse engendrant des surcoûts en cascade et que les crédits d'impôts à la garde à domicile et plus généralement aux emplois à domicile vont être rognés ?

- il y a aussi celles qui veulent vivre la vie d'une Parisienne, sortir, rendre visite à leurs ami(e)s, pouvoir revenir tard le soir, se promener et circuler en sécurité aux quatre coins de la capitale. Ma question est donc simple : que fait-on pour la sécurité des femmes à Paris, car la liberté d'aller et de venir me paraît l'une des toutes premières libertés à protéger...

L'un des aspects de la sécurité des femmes comporte entre autres les violences conjugales : si la ville ne peut se substituer au législateur (le gouvernement) elle peut prévoir des dispositifs et faire pression sur le gouvernement pour que ce soit l'homme violent qui quitte le domicile et non la victime.

Notre ville a les moyens d'engager une police municipale : c'est simple, avec un projet pharaonique en moins, nous pouvons financer 10 années d'effectif municipal au moins. 

J'ai donc une proposition : la création de brigades de sécurité oeuvrant spécifiquement dans le domaine de la protection des femmes, particulièrement pour qu'elles puissent se déplacer en toute sécurité dans la capitale.

On peut aussi envisager un label woman friendly pour toutes les entreprises et services qui facilitent la vie des femmes.

On peut agir sur la parité par des lois, bien sûr, mais je crois pour ma part que ce qui est le plus efficace, c'est de mettre en place tout ce qui peut favoriser l'autonomie des femmes. Plus les femmes sont indépendantes et libres, mieux elles sont armées pour grimper dans les échelons de responsabilité.

Il est très probable que le prochain maire de Paris soit une femme. Personnellement j'aimerais deux choses :

a) que l'élue de la capitale le soit sur un programme transparent, pragmatique, réaliste, et empreint des préoccupations réelles (et non supposées) des Parisiens

b) que ce soit Marielle de Sarnez car je crois que c'est la plus à même de rassembler les qualités que je viens d'évoquer.

Il faudra pour cela apporter des voix à un MoDem élargi, mais aussi que ce parti et les équipes qui travaillent avec Marielle sur le projet parisien, élaborent un programme très solide.

09:46 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : femmes, sarnez, modem |  Facebook | | |

lundi, 20 mai 2013

L'union des centres à Paris ? Faisons-la !

Marielle de Sarnez l'a redit, l'union des différentes forces centristes et modérées à Paris lors des prochaines municipales, elle y est favorable. Cela tombe bien, Yves Pozzo di Borgo, l'un des poids lours de l'UDI dans la capitale y est favorable aussi. Reste à voir ce qu'en pense Rama Yade si c'est bien elle qui porte les couleurs du parti de Borloo à Paris.

Il y a toutefois quelques points d'accord qui pourraient être difficiles à trouver.

a) il faut que l'on s'accorde sur le programme que l'on va proposer si on fait un bout de chemin ensemble. Je suis à peu près certain que Hidalgo et NKM ne pourront pas résister à l'irrépressible envie d'amonceler promesses sur promesses. Toutes ces promesses auront un coût, et, de les exécuter continuera de renchérir les impôts, la vie locale et d'accroître la dette municipales. 

Je pense que les centristes doivent au contraire s'engager à réduire la voilure et notamment les dépenses somptuaires et festives (spécialité socialiste locale). Cela suppose un code de conduite qu'il faut respecter.

Toutes nos propositions doivent se faire à budget constant au pire, avec une baisse du budget de la municipalité autant que faire se peut.

b) on va achopper comme d'habitude sur le second tour : l'UDI veut rejoindre l'UMP par principe. Le MoDem se laisse le droit de choisir en fonction des propositions du PS et de ses alliés d'un côté, de l'UMP de l'autre. J'imagine difficilement un panachage si nos listes de premier tour éclatent en morceaux...

c) Je ne suis pas du tout certains que nos électorats s'additionnent. Nous sommes entre 6 et 8 en moyenne et l'UDI à environ 5-6%. Nous devrions ensemble viser les 15% mais les synergies en politique tendent davantage à donner 2+2 = 3 que 2+2 = 5...

jeudi, 16 mai 2013

NKM future maire de Paris ?

J'avoue être assez scié de l'absence totale de commentaires sur le sondage que je viens de découvrir

Il s'agit d'un sondage BVA du vendredi 26 avril dernier et plusieurs questions portent sur la bataille de Paris aux prochaines municipales.

A la question suivante «Lors de l’élection municipale de Paris en 2014, vous personnellement, préférez-vous plutôt la victoire de Nathalie Kosciusko-Morizet ou d’Anne Hidalgo ?» 39% des Parisiens ont choisi Hidalgo et 53% NKM ! Une domination écrasante de la candidate de la droite. 

A vrai dire, je l'écoute régulièrement s'exprimer et franchement, je partage une large part de ses réflexions et interventions sur la politique qu'il convient de mener à Paris. Cela nous change de Delanoë et a fortiori de Hidalgo qui est une dogmatique autoritaire.

Je suis étonné de lire des sondages donnant Hidalgo gagnante en cas de duel : s'il y a un tel décalage entre votes et souhaits de victoire, tôt ou tard, le différentiel va se rééquilibrer et, nul doute à ce moment-là que cela se fera au détriment de la candidate socialiste.

J'apprécie, personnellement, qu'elle observe avec justesse qu'en concentrant les taches des auxiliaire de police sur la sécurité plutôt que sur les contraventions on pourrait espérer une baisse significative de la délinquance. Le libertaire Delanoë se moque bien des questions de délinquance, la priorité étant pour lui de verbaliser les automobilistes...

J'ai bien noté ses positions sur le logement intermédiaire qui me semblent rejoindre ce que proposait Marielle de Sarnez en 2008 et ses prises de position de bon sens sur le stationnement.

J'espère que le MoDem saura présenter aux Parisiens un projet qui sera proche de leurs préoccupations ; en l'état, mais cet avis n'engage que moi, je trouve NKM plus compatible avec le MoDem qu'Hidalgo.

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