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  • La main invisible

    Quoi de plus drôle que de lire les éructations d'un socialo (de préférence avec les cheveux gras) sur la fameuse main invisible d'Adam Smith. Au demeurant, ce qu'il y a de drôle, c'est que ce concept est mineur chez Adam Smith et que ce sont ses successeurs, surtout, qui s'en sont emparés.

    Nos socialos se prennent pour des Voltaire en herbe en acceptant implicitement une définition leibnizienne de la main invisible, comme si ses tenants, à l'instar du Pangloss béat de Candide, jugeaient que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes et que le marché était naturellement efficient.

    Cette acception mérite une correction radicale : 

    La théorie de la main invisible affirme que si chaque consommateur peut choisir librement ses achats et si chaque producteur peut choisir librement les produits qu'il vendra et la façon de les produire, alors, le marché évoluera vers une situation mutuellement bénéfique pour tous les agents.

    C'est en tout cas la réinterprétation qu'en fait Pareto, et je m'accorde avec cette lecture.

    Tout le problème réside dans le «si» et dans le «librement». 

    Comme plusieurs lecteurs ont pu le constater, je me suis intéressé ici principalement à la liberté du point de vue du consommateur et, pour moi, elle consiste d'abord dans la possibilité pour lui d'être informé sur ce qu'il achète. Dès lors qu'il a cette information, il commande le producteur, et, dans ce cas, j'agrée tout à fait l'idée que le marché évolue vers une situation mutuellement bénéfique pour tous ses acteurs.

    Le problème, c'est que l'on est loin du compte. Très loin, même. La concurrence libre et non faussée à la sauce TCE a quasi-occulté cet aspect alors qu'il eût dû être essentiel.

    Être informé sur un produit c'est avoir la possibilité de savoir où il est produit, comment, ce qui le compose et quels sont ses effets.

    Le jour où le consommateur disposera de toutes ces informations avant de pouvoir acheter un produit, on aura fait une première moitié de chemin vers une société économiquement libérale

    Voilà pourquoi, pour ma part, je me suis tant engagé derrière le label que Bayrou proposait de mettre en place, et, plus généralement, derrière l'idée centriste qu'il portait qui était que bien loin d'être une portion de cerveau disponible, le consommateur avait vocation à devenir «consommacteur» dans la sphère économique. A cet effet, les puissantes et efficaces associations de consommateurs démontrent, par leur vitalité, que l'association est la cellule politique de base dans une société libérale.

    Une telle réflexion sur la main invisible mérite d'être collective. Voilà pourquoi j'invite les blogueurs libéraux à répliquer à leur tour à la gauche qui s'essaie systématiquement à caricaturer l'esprit du libéralisme.

    Xerbias, Libertarien, Alexandre, Hashtable, le Parisien libéral, Objectif Liberté, Aurélien Véron, Lupus, Humeurs de vache, Libertas, blogs emblématiques dans la sphère libérale, sont cordialement invités à proposer leur propre définition de la main invisible, pour autant qu'ils admettent que ce qu'en dit Adam Smith n'est pas suffisant pour s'en faire une idée claire. J'ajouterai à tous ceux-là un blogueur que je ne connais pas mais dont je lis parfois le blog : Nicomaque. Je subodore que son nom ne doit rien au hasard et se réfère à une oeuvre aristotélicienne culte pour moi, l'Éthique à Nicomaque.

    Parmi les politiques blogueurs, j'ai déjà lu Alain Lambert se revendiquer du libéralisme. Comme il se mêle assez facilement au petit peuple des blogueurs, je le tague aussi...

    Si le libéralisme veut s'extraire de la caricature à laquelle on le réduit (et à vrai dire à laquelle certains libéraux se prêtent aussi parfois...) un débat d'idées doit pouvoir émerger sur les grands concepts libéraux tant je crois profondément qu'ils ont vocation à être revisités.

  • Bayrou demeure le leader du centre

    Le sondage commandé par Atlantico est sans appel : Bayrou demeure dans l'opinion le principal représentant du Centre. Loin devant Borloo. Quoi que l'on pense de Bayrou, tout le monde s'accorde à reconnaître que c'est un type courageux et qu'au niveau des valeurs et des actes, il est irréprochable. En soi, je n'ai pas une mauvaise opinion de Borloo, mais je ne le trouve pas fiable. En 2012 il n'a pas osé aller jusqu'au bout parce qu'il se voyait roi avant même d'avoir été sacré et, au final, il s'est dégonflé. Borloo, il ne fait du bruit que lorsqu'il n'y a pas de risques. Bayrou, c'est tout de même autre chose. Il va jusqu'au bout de ce qu'il pense y compris si cela doit lui coûter sa place en politique.

    Moi, j'aime bien ce gars-là pour ça, parce qu'il n'a peur de rien.

    J'espère qu'il représentera à nouveau le centre en 2017 aux présidentielles. J'espère aussi qu'on réussira à monter une coalition centriste, mais là encore, je crains la faiblesse de Borloo et la pusilanimité de Morin. Bayrou a viré tous les élus qui étaient prêts à s'allier avec le FN en 1998. Borloo, là-dessus, je n'ai pas confiance. J'ai retenu qu'il avait envisagé des alliances en 1993. Cela ne me donne pas confiance, car comme l'écrasante majorité des centristes, je suis radicalement allergique au Front National.

    Déjà, de voir dans l'UDI des représentants du CNIP cela me file des boutons. Je n'ai jamais considéré ce parti comme centriste. Quand j'étais jeune, on le plaçait entre le RPR et le FN.

    L'UDI de Borloo commence à ressembler à l'UDF de Giscard. Je n'ai jamais reconnu Giscard ni son UDF comme centristes. Il y avait aux côtés de Giscard d'authentiques pré-fachos comme Ponatiowski sans parler d'individus aux parcours plus que tortueux. L'UDF de Giscard était un parti de droite, parfois plus dure que le RPR. Le candidat centriste en 1974, c'était Chaban et pas Giscard. En tout cas, disons que Chaban incarnait la démocratie-chrétienne par ses valeurs et son courage politique. 

    Les manuels officiels et la plupart des journalistes s'obstinent à nous présenter les choses ainsi, mais c'est une falsification. Pas des faits en tant que tels, mais de la pensée politique. 

    Si je devais faire la genèse de l'ADN du MoDem, j'y trouverais le MRP, Mendès-France, Lecanuet, le CDS puis la Nouvelle UDF, celle de Bayrou. 

    En 2017 si Hollande se représente et qu'en face il y a Fillon, je vais être ennuyé si ces deux-là arrivent au second tour. J'ai de l'estime pour Fillon et je le crois sérieux. Mais si entre-temps les Socialistes sont parvenus à l'équilibre budgétaire, ce serait raide de les désavouer.

    J'examinerai à la loupe les discours de l'un et de l'autre pour faire un choix. Les Socialistes auront fait leurs preuves s'ils se présentent avec ce bilan-là, pas Fillon. Un handicap pour lui.

    Tout dépend aussi de la manière dont ils auront traité la réduction de la dépense publique et les entreprises. Pour les secondes, le compte n'y est pas pour l'instant, et pour la première, je n'ai pas vu grand chose.

    En attendant, pour revenir à mes moutons grenouilles centristes, le compte n'y est pas avec l'UDI. Le parti de Borloo est moins indépendant que ne l'était l'UDF. Je peux admettre que l'on préfère une alliance à droite mais déclarer dès la création du parti qu'elle est inconditionnelle, c'est scier d'ores et déjà la branche sur laquelle on est assis.

  • Criminalité, l'art gauchiste de faisander les faits

    On les connaît les gauchistes : les délinquants sont toujours de malheureuses victimes de la société et la police de dangereux fascistes.

    Sur médiapart, c'est l'un d'eux qui essaye d'attendrir le chaland en nous relatant comment la police "violente" les enfants des rues.

    L'oeil expert qui est le le mien ne se laisse évidemment pas prendre aux gauchâsseries de toutes sortes à force de les traquer depuis de longues années.

    Témoignage gauchiste :

    Roman (1) a 12 ans. Il fait la manche dans le métro en fin d’après-midi quand il aborde une passante qui le repousse. Probablement surpris par la réaction de la femme et se sentant agressé, il la pousse également et lui donne une tape au moment où elle se retourne pour partir. La main de l’enfant atterrit sur la partie postérieure de la dame. L’histoire aurait pu s’arrêter là. L’enfant n’a pas eu ce qu’il voulait et la femme a courageusement repoussé une tentative d’extorsion de quelques centimes par un enfant des rues qui faisait appel à sa générosité. Mais en réalité, l’histoire ne s’arrête pas là. Elle ne fait que commencer. A l’affût comme des chasseurs de gros gibiers, 3 policiers en civil surgissent et se précipitent sur l’enfant. Roman n’est pas vraiment un colosse. Il est même plutôt petit pour son âge. Il mesure 1m40 et pèse 45 kilos. Un de nos héros policiers sauveur de dame en détresse saute courageusement sur Roman et le projette contre un portillon en verre sécurit qui explose sous le choc. L’enfant a le bras en sang. Toute la scène est filmée par les caméras de surveillance. L’un des témoins raconte : « J’ai vu les policiers le traîner dans un coin à l’abri des regards. Beaucoup de sang coulait par terre. Un des policiers est parti en courant et les autres ont emmené le gamin derrière la porte qui donne sur les taxis. » Des copains de Roman essayent de pousser la porte pour rester près de lui. Ils sont violemment repoussés par les policiers qui se sentent probablement en grand danger face à deux enfants d’une quinzaine d’années.

    Réécriture probable de la réalité :

    Une jeune roumain (un Rom ?) faisait la manche à la manière rom, c'est à dire en insistant et en harcelant. Il avait quelques copains dans le coin pour intimider les personnes seules. Une jeune femme résiste. Voulant faire comme les grands, le jeune roumain met une main aux fesses de la jeune femme (une agression sexuelle, quoi...). Pas de chance pour lui, des flics déterminés à mettre fin aux agressions (s'ils sont là en civil c'est que le phénomène doit durer depuis un moment) l'alpaguent sur le fait. La racaille tente de fuir mais pas de pot, en fuyant, il atterrit sur le portillon. Évidemment, du verre, ça coupe, et il se retrouve avec de sacrées estafilades (le gauchiste a bien pris soin mettre la chose sur le compte du flic). La racaille locale qui copine avec le jeune roumain se croit forte et elle pense pouvoir emmerder les flics, comme dans les cités chaudes. Raté caramba, ils ne se laissent pas faire et l'embarquent au poste. Je n'ai pas tout recopié mais l'épisode de la mère est à pisser de rire. Je les vois les mères Roms qui traînent leurs poussettes et mettent leurs enfants à mendier. Le jeune Rom était en effet abandonné quand les flics l'ont chopé. Et comme le petit manège dure certainement depuis un moment, ils ont juste un peu la haine, c'est tout. Ils ont donc raison d'envoyer dans un foyer pour mineurs un adolescent qui mendie et agresse les femmes. Voilà comment dans le récit d'un improbable gauchiste dégoûlinant les faits se sont transformés en une insupportable agression d'un enfant par la police.

    En ce qui concerne les témoignages des deux jeunes filles (que je n'ai pas retranscrit ici, il faut aller lire le blogue en lien), probablement des Roms elles aussi (notez comme notre gauchiste n'a pas poussé le vice jusqu'à donner en noms d'emprunt des noms de Gaulois) en revanche, les faits pourraient être exacts. Si tel est le cas, une sanction très lourde doit s'appliquer. Cela dit, j'aimerais d'abord avoir les tenants et les aboutissants. Mon expérience en matière de faits divers à propos de la criminalité m'a appris que la presse commence toujours par raconter n'importe quoi sans vérifications. Le premier témoignage venu leur suffit. 

    Il faut dire que le gauchiste avait une occasion en or avec les agissements de la BAC à Marseille : très bonne opportunité d'associer deux histoires différentes en tentant de faire porter le chapeau à l'État "fasciste" et à ses flics.

    Un dernier détail : l'enfance s'arrête à 12 ans. Après, ce sont des adolescents, et, dans notre société, c'est l'une des classes d'âge qui génère le plus de criminalité et de violence, en proportion.

  • Voile, viol, presque des anagrammes...

    La mobilisation semble pouvoir payer en Tunisie. La société civile tunisienne ne semble pas prête à admettre la main mise d'Islamistes sur le pays et le chef de l'État tunisien a dû concéder des excuses à la jeune tunisienne violée par des porcs en uniformes sous les yeux de son compagnon. 

    Toutefois, la procédure judiciaire qui voudrait la juger pour atteinte à la pudeur est-elle à l'arrêt ?

    Là où il y a des islamistes, il y a recrudescence des viols de femme. Il y a un mois de cela le magazine Elle relatait le martyre d'une jeune fille somalienne de 13 ans violée puis lapidée pour adultère après qu'elle eut essayé de se plaindre. Là encore, des islamistes étaient à l'oeuvre.

    La racaille islamisée qui oeuvre dans nos cités n'est pas fondalement différente de celle qui a pris le pouvoir à Kismayo en Somalie. Ce ne sont que nos lois et notre culture qui l'empêchent d'essaimer et de s'en prendre à toutes les filles de France.

    On peut agir en Tunisie car plus l'islamisme se montrera menaçant plus le tourisme s'effondrera. Les Tunisiens commencent à le comprendre et, dans les intentions de vote, Ennahda plie sérieusement puisque le parti islamiste a perdu près de 6 à 7% d'intentions de vote en 4 mois.

    En Somalie, pays sans foi ni loi, hélas, c'est très difficile. Pas d'opinion publique, pas de pouvoir central, peu de réseaux de communication. 

    L'Islam, comme le Christiannisme au plus fort du Moyen-Âge vit un âge de ténèbres. Il est entre les mains d'individus peu scrupuleux mais fanatisés. 

    Le Prophète de l'Islam, Mahomet, voulait faire de sa foi un glaive pour les faibles et les petits. Que l'on juge l'état de décomposition diabolique qui frappe cette religion quand on considère que ce sont 50 miliciens devant un stade rempli de 1000 personnes qui se sont ligués pour tuer à coups de pierre une pauvre jeune fille.

    Hélas, il ne s'agit pas là d'un fait isolé. Partout, ce sont les plus faibles qui souffrent d'une islamisation qui va à rebours du message initial de l'Islam, et il n'est pas un pays musulman où je voie une raison d'espérer en des lendemains meilleurs...

  • Le vieux fond marxiste de la gauche et les koulaks...

    Moi qui commençais à me dire "zut, je vais m'ennuyer si je ne trouve plus à critiquer la gauche. Il ne va me rester que Peillon", me voilà soulagé : avec les dernières bêtasseries de la gauche dans le domaine de l'industrie et de l'entreprise, je vais avoir du boulot.

    En combinant les 75% de taxes sur le revenu aux 62.21% de taxation des plus-value de cessions d'actions de start-up, le gouvernement a réussi en un temps record à faire décamper une premier wagon de notre dernière génération de jeunes entrepreneurs.

    Bingo. Rien qu'à Paris, 400 à 500 logements de luxe viennent soudainement d'arriver sur le marché. De jeunes dirigeants qui se barrent.

    La chasse aux koulaks est ouverte. Et après, Mosco nous pond son récital de bonnes intentions sur le coût du travail. Une entreprise, ce n'est pas une oeuvre de charité ni un kolkhoze. Z'ont pas l'air d'avoir compris ça à gauche.

    Évidemment, comme ils ne sont pas si butés qu'ils en ont l'air, quand ils ont vu l'escadrille de pigeons voyageurs bien déterminés à faire valoir ses droits qui leur tombaient dessus en rase-motte, ils commencent à reculer.

    C'est un peu tard. Avec leurs discours débiles sur les riches, largement promus depuis de longues années par Normal 1er, ils ont fini par croire aux sornettes qu'ils débitaient.

    Résultat, le très précieux capital-risque, celui qui vient s'investir dans votre création quand les banques traditionnelles ne donnent pas un kopeck de chances à votre projet, fait ses valises.

    Je sais qu'il y a des jonctions entre ce que fait Hollande et ce que proposait Bayrou. Mais il y a aussi des différences majeures. Bayrou proposait ni  plus ni moins que de permettre au capital-risque de déduire ses pertes de ses impôts afin de l'engager à s'investir auprès des jeunes pousses.

    Entre ça et la mise à mal du statut d'auto-entrepeneur, voilà le retour des sovkhozes. Certes, au Kremlin de Bercy on a reculé là encore en précisant que l'exonération des cotisations resterait en l'absence de bénéfices. Mais elles seront augmentées de 2 à 3% dans tous les autres cas. Bravo pour continuer à décourager l'esprit d'entreprise.

    Il y a tout de même quelque chose qui me frappe, du côté des Socialistes : très bien, la volonté de revenir à 3% du déficit budgétaire, mais on ne voit toujours pas la couleur des économies à faire dans les services de l'État. Plutôt que d'essayer de faire maigrir tout le monde, il vaudrait mieux commencer par supprimer ce qui ne sert à rien et revenir sur certaines mesures idiotes.

    En attendant, ce sont les Koulaks qui paient la tournée gratis et tant pis s'ils n'ont rien demandé...

    Comme dit mon bouvier favori, à force de taxes  la goutte de bière  fait déborder le verre...

  • Ardoise Bic : de nouveaux horizons ?

    J'ai appris que Bic lançait une tablette pour les écoliers. La nouvelle en soi me fait plaisir, car il s'agit d'une tablette 100% made in France. Réalisée à Dijon, les amis !

    En soi, la tablette, à l'école, ce n'est pas une mauvaise idée ; non, ce qui est calamiteux, ce sont les usages que les experts ès pédagogie en proposent.

    Quel devrait être l'intérêt principal d'une tablette ? Très simple. De limiter le poids des manuels et d'une partie de l'équipement, de faciliter le transfert de documents de l'élève au maître et du maître à l'élève, productions des dits élèves comprises.

    Pour le reste, elle devrait pouvoir se comporter comme un cahier afin que l'on puisse y répliquer les gestes ordinaires qui séquencent le quotidien de l'écolier : continuer à tracer des traits avec des règles, des équerres, réaliser des cercles avec des compas, et cetera.

    Bref, ne rien changer de ce qui unit l'intelligence et la main. Surtout, ne pas regorger de menus compliqués propres à égarer l'esprit de jeunes enfants et de logiciels aussi complexes qu'inutiles.

    J'ai lu que la tablette était reliée à un serveur. Malheureux ! Surtout pas. Si le serveur se ramasse, plus aucune tablette n'est opérante !

    Cela dit, j'ai jeté un oeil sur les vidéos de présentation et la solution éducative de Bic a l'air très astucieuse. L'enseignant peut importer en un tour de main tout le contenu des tablettes des enfants sur un clef USB. Pratique et pas lourd pour corriger chez lui. 

    Il peut aussi observer de son ordinateur portable chaque tablette. A condition que l'ergonomie du logiciel d'observation soit simple et pratique, cela peut vite devenir un gros avantage en classe.

    Enfin, on voit que Bic a fait de l'écriture à la main la pierre angulaire de sa solution logicielle. Bon poitn pour eux.

    J'en entends qui comparent le coût de l'ardoise numérique de Bic et celui de tablettes moins coûteuses. Comparaison inepte. Une tablette n'est pas conçue pour écrire. L'ardoise de Bic, avec son stylet numérique, si.

    In fine, plus que les outils, ce sont les usages qui comptent. L'initiative de Bic est une bonne idée. Attendons de voir ce que cela va donner dans la pratique.

  • Ben oui, Jean-Marie, les détails, ça compte...

    Jean-Marie s'excite parce que la droite ne veut pas s'allier avec le FN. Comme on lui fait observer que ses propos sur les chambres à gaz, le fameux "détail" de l'histoire, comme il dit, ont un tantinet enfoncé la stratégie d'alliance de son parti, il réplique qu'il ne comprend pas que les chambres à gaz aient une importance fondatrice dans la politique française.

    Ben mon vieux facho, c'est bien ça le problème : t'as toujours pas compris qu'en effet les chambres à gaz ont une importance fondatrice dans la politique nationale française. En fait, mon gros facho, tu n'as, je crois, toujours pas percuté que cela a même une importance fondamentale dans l'histoire de l'humanité.

    Mais bon, j'imagine que c'est le genre de "détails" qui t'échappe...

  • Les Roms...

    Y'en a, des Roms, en ce moment, dans mon quartier. Ailleurs, comme à Marseille, ça chauffe. D'un côté, je ne suis pas outré des expulsions auxquelles procède Valls. Mais voilà, ça, ce sont les Roms que je ne connais pas. De l'autre, il y a ceux que je croise et là, deux catégories : ceux qui me gonflent et ceux avec lesquels j'ai plus ou moins sympathisé.

    Le problème, c'est d'en croiser à tous les carrefours, devant les boulangeries, aux feux rouges pour imposer de force le nettoyage des vitres (que l'on n'a pas demandé) au pied des distributeurs et cetera...

    Je déteste que l'on me force la main. Et je ne parle pas des enfants qui mendient dans le métro et réclament davantage si l'on a le malheur de leur lâcher la moindre pièce.

    Mais en même temps, il y a la Rom qui me propose un vieux Entraide perclus de froissures pour deux euros chaque samedi. Je le lui achète. Oh, c'est vrai, il est frippé, l'Entraide ; souvent datant de deux mois, s'adressant aux Nancéens, pas aux Parisiens et j'en passe. Mais que de bonnes infos dedans. Pas de l'actualité façon Figaro mais plutôt des trucs et astuces, de la survie ou parfois des entretiens sur des grands sujets de société.

    Et puis ma Rom, je la connais : tous ceux qui tentent d'alpaguer le passant dans le coin sont de sa famille. Je les ai plusieurs fois vus se réunir. Mais voilà, je la connais et elle me connaît. On se salue civilement. Elle sait que je lui achète son journal et que je le lis. Ce n'est pas de la charité. Il m'intéresse, moi, son magazine. Elle me rend un service. Je l'ai déjà vue demander du fric à quelqu'un à titre gratuit. Mais jamais à moi. Je ne dis pas qu'on est amis, mais on se respecte. 

    Un jour, l'une de ses filles s'est avancée vers moi, à la Rom, c'est à dire insistante, presqu'agressive. Elle s'en est approchée et elle lui a dit : laisse, je le connais. Et paf, elle a dégagé sa fille. 

    La dernière fois, elle n'avait rien. On s'est souri, et j'ai passé mon chemin et je lui ai dit "bah, ce sera pour une prochaine fois". Je n'avais pas envie d'entrer dans une relation de mendicité. Et puis cela me gêne quand elle est là, en train d'attendre avec une de ses petites filles. Mais bon, un sandwiche, ça ne fait pas de mal. Alors je suis rentré dans la boulangerie, et je suis revenu avec un bagnat. Dans ce genre de cas, je prends un truc mou (passé un certain âge pas mal de Roms n'ont plus de dents ou presque) et en l'absence d'informations sur la pratique religieuse de mon mendiant, je n'offre jamais quelque chose qui contient du porc. L'Didier va s'étouffer s'il lit ça. «ah, le con ! même quand ce sont des mendiants il a intégré leurs interdits alimentaires !»

    On ne sait pas de quoi demain est fait.

    Il y en a une autre de Rom. C'est celle que je croise très souvent au feu rouge. Toujours souriante, jamais agressive. Mais elle ne me demande jamais mon avis pour nettoyer mon pare-brise. On se connaît maintenant. Elle sait que je vais lui refiler une pièce. Mais elle ne râle pas non plus si je n'ai rien. Maquillée, coiffée, bien habillée, elle pourrait devenir une jolie fille. Peut-être. Là, elle ressemble plutôt à un palefrenier de ferme. D'un côté, ça me gonfle que l'on m'alpague à un feu rouge. J'aime ma tranquillité quand je suis dans mon automobile. De l'autre, je suis aussi un repère pour cette fille. Elle sourit quand elle me voit. 

    Est-ce qu'elles me manqueraient mes Roms si elles étaient expulsées ? Sans doute pas. Mais je n'ai pas non plus le sentiment de souhaiter qu'elles ne soient plus là.

    Il y a en avait une troisième que je connaissais mais que je ne vois plus depuis un an. Là, en revanche, j'ai demandé des nouvelles. Elle se trouvait à la sortie d'un Franprix et vendait l'Itinérant. Caramba : plus d'Itinérant depuis sa disparition. Elle, je l'aimais bien. Elle se tenait droite, là, sans rien dire, toujours aimable, discrète et souriante. C'était ma livreuse. Elle avait fini par m'identifier ainsi que mes enfants. On ne manquait jamais de se saluer, elle demandait des nouvelles des enfants. Comme je ne pouvais pas acheter deux fois l'Itinérant, si on se voyait deux fois dans la semaine, bah, je lui glissais une petite pièce.

    Elle n'a jamais mendié. Je n'ai jamais considéré que c'était de la charité. Un petit coup de main par les temps qui courent, c'est pas du luxe. De mes trois Roms, c'est la seule dont je connaisse le nom. Elle s'appelle Maria. Et franchement, Maria, si tu as été expulsée, je l'ai mauvaise...