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jeudi, 04 octobre 2012

Ardoise Bic : de nouveaux horizons ?

J'ai appris que Bic lançait une tablette pour les écoliers. La nouvelle en soi me fait plaisir, car il s'agit d'une tablette 100% made in France. Réalisée à Dijon, les amis !

En soi, la tablette, à l'école, ce n'est pas une mauvaise idée ; non, ce qui est calamiteux, ce sont les usages que les experts ès pédagogie en proposent.

Quel devrait être l'intérêt principal d'une tablette ? Très simple. De limiter le poids des manuels et d'une partie de l'équipement, de faciliter le transfert de documents de l'élève au maître et du maître à l'élève, productions des dits élèves comprises.

Pour le reste, elle devrait pouvoir se comporter comme un cahier afin que l'on puisse y répliquer les gestes ordinaires qui séquencent le quotidien de l'écolier : continuer à tracer des traits avec des règles, des équerres, réaliser des cercles avec des compas, et cetera.

Bref, ne rien changer de ce qui unit l'intelligence et la main. Surtout, ne pas regorger de menus compliqués propres à égarer l'esprit de jeunes enfants et de logiciels aussi complexes qu'inutiles.

J'ai lu que la tablette était reliée à un serveur. Malheureux ! Surtout pas. Si le serveur se ramasse, plus aucune tablette n'est opérante !

Cela dit, j'ai jeté un oeil sur les vidéos de présentation et la solution éducative de Bic a l'air très astucieuse. L'enseignant peut importer en un tour de main tout le contenu des tablettes des enfants sur un clef USB. Pratique et pas lourd pour corriger chez lui. 

Il peut aussi observer de son ordinateur portable chaque tablette. A condition que l'ergonomie du logiciel d'observation soit simple et pratique, cela peut vite devenir un gros avantage en classe.

Enfin, on voit que Bic a fait de l'écriture à la main la pierre angulaire de sa solution logicielle. Bon poitn pour eux.

J'en entends qui comparent le coût de l'ardoise numérique de Bic et celui de tablettes moins coûteuses. Comparaison inepte. Une tablette n'est pas conçue pour écrire. L'ardoise de Bic, avec son stylet numérique, si.

In fine, plus que les outils, ce sont les usages qui comptent. L'initiative de Bic est une bonne idée. Attendons de voir ce que cela va donner dans la pratique.

10:39 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : bic, ardoise numérique |  Facebook | | |

Commentaires

Bonsoir l' Heretique

vous parlez d' une tablette reliée à un serveur en wifi ou comme les téléphones portables ??

Si c' est le cas
que ce soit fabriqué en France ou à tataouine je m' en moque !
c' est super dangereux pour les gamins, tout le monde le sait ! b.rdel !!
pffffffffff
Rose

Écrit par : Rose E. | jeudi, 04 octobre 2012

Bonjour Rose
Je pense que c'est du wi-fi, je ne vois pas ce que cela peut être d'autre, non ? Ou alors du bluetooth ?

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 04 octobre 2012

@Rose E,
Sans entrer dans ces considérations, ne suis pas certaine de la longévité du matériel, le stylet non solidarisé va très vite disparaitre à mon avis, sans évoquer la maltraitance des cartables, très souvent jetés plutot que déposés (nos chouchous ne sortent pas d'un ouvrage de la comtesse de Ségur, ou si le cas plutot "Sophie").
Donc, les enfants de l'héré étant dans la tranche d'age la plus concernée, je lui propose de participer à l'achat pour un crash-test!

Écrit par : Martine | jeudi, 04 octobre 2012

Je vais te dire l'Hérétique que là-dedans, ce qui me dérange c'est qu'encore une fois on mélange tout... Pourquoi vouloir mélanger l'apprentissage des nouvelles technologies avec d'autres matières? Pourquoi ne pas simplement créer des cours d'informatique?

Je suis désespéré de voir qu'alors que les nouveaux programmes insistent sur la capacité à raisonner en maths, qu'on demande à un élève de seconde de faire des figures géométriques sous GéoPlan ou GéoGebra... Ce n'est plus des maths qu'ils font, ce n'est plus leur esprit logique qu'on cherche à développer, mais uniquement leur capacité à manier une souris et à comprendre des menus déroulants...
Or, ça en général ils l'apprennent très bien en communiquant - au moins 50 fois par jour avec leurs quelques 1000 amis en moyenne - sur Facebook avec leur I-phone dernier cri. Pour le reste, je ne vois pas l'intérêt de s'emmerder à tracer un triangle sous Geogebra plutôt que de le tracer sur papier.
En plus, l'informatique, ça n'est pas utiliser une souris ou un menu déroulant!
J'ai parfois l'impression qu'on veut toujours - au nom du progrès - mettre la charrue avant les boeufs et qu'on crée des besoins artificiels qui deviennent rapidement des normes. Comme programmer des collégiens à utiliser un tableur: comme ça ils seront prêts dès la 3ème à devenir des comptables!

Écrit par : JF le démocrate | vendredi, 05 octobre 2012

@Martine
Apparemment, Bic a anticipé le problème : elles sont quasi-incassables.
@JF
D'accord avec toi sur tout ce que tu dis. Logiciels, tablettes et tutti quanti doivent être ramenés au niveau qui est le leur, c'est à dire celui du stylo, du cahier, du tableau et de la craie.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 05 octobre 2012

@L'héré,
L'écran...En ce qui concerne les composants internes, j'ai des doutes quand aux secousses excessives, d'ou ma proposition, elle est très sérieuse.

Écrit par : Martine | vendredi, 05 octobre 2012

Sans vouloir paraître misonéiste, mon expérience face à des "gamins" de 17 à 19 ans (Terminale STG) montre que l'usage exclusif des calculettes ou d'Internet ne leur fait pas beaucoup de bien.

D'abord, ils développent le réflexe "calculette" pour tout calcul, même le plus simple. Exemple : ils ont TOUS employé une calculette pour calculer les pourcentages que représentaient diverses sommes (en milliers d'euros) sur un total de 100 000 €. Et presque tous sortent la calculette pour multiplier un nombre par 100.

Ensuite, ils n'ont aucun ordre de grandeur dans la tête et semblent ne pas comprendre à quoi correspondent les opérations qu'il font. Si c'est sur l'écran, c'est que c'est bon. Dès lors, s'ils font une erreur de manipulation, ils ne s'en rendent pas compte et prennent le résultat pour argent comptant. Ainsi, si en divisant 350 par 25 ils voient s'afficher un résultat du type "14 000", ça ne les gênera pas. Et si vous leur faites la remarque que ce résultat est aberrant, ils vous répondent : "C'est ce que donne ma calculette !".

Enfin, ils sont globalement incapables de traiter l'information à laquelle ils accèdent ou d'avoir sur elle un regard critique. Toute "info" trouvée est jugée bonne, sans préjudice de sa valeur, de sa cohérence (toujours le problème des ordres de grandeur) ou de sa provenance. Un groupe d'élèves m'a fait une étude sur le marché français d'un quelconque produit sans se rendre compte une seule minute que les trois-quarts de leurs infos provenaient d'un site certes francophone mais... marocain.

Bref, méfiance quant à l'emploi des NTIC en milieu scolaire.

D'autre part, je ne sais pas pour les collègues, mais pour ma part je préfère mille fois corriger une copie papier et la rendre annotée plutôt que corriger un devoir à l'écran.

Écrit par : Ch. Romain | vendredi, 05 octobre 2012

à Martine,

je rentre dans ce genre de considération, comme vous dîtes, car pour moi, ce n' est pas la durée de vie du materiel qui m' inquiète mais la durée de vie des enfants,
l' ardoise s' adresse à de très jeunes enfants, je vous copie colle ce que j' ai trouvé sur le site :

"La solution 6 ardoises permet de tester BIC® Education, en petits groupes de soutien. Elle répond aussi parfaitement aux besoins d'une classe de Grande section de Maternelle."

Les cerveaux de ces gamins sont des éponges, des cerveaux en cours de construction,
nos gamins tombent comme des mouches !
allez au CHU proche de chez vous, visitez le secteur neurochirurgie pédiatrique, le service oncologie, et le service des enfants génétiquement modifiés tant qu' à y être.
Ah et avant d' y aller pensez a collecter des jouets d' occasion pour eux

Faire entrer "ça" dans les maternelles ... c' est ...odieux.

Rose

Écrit par : Rose E. | vendredi, 05 octobre 2012

@RoseE,
Dslée pour vous, que vous n'ayez pas compris...Dans la vie, pour soutenir un objectif qui parfois peut etre le meme^^^, différents axes peuvent etre explorés, en ce qui me concerne j'ai tendance à choisir celui ou la faille est peut etre la plus v-l-isible.

Écrit par : Martine | vendredi, 05 octobre 2012

@ Ch. Romain

Il est clair que la calculatrice fait des ravages... Que les ordres de grandeurs, qui se calculent de tête, ne sont plus connus. Imagine le ravage quand tu découvres sur excel un devis de 3 pages où des incapables faute de savoir contrôler ce qu'ils font comme opération ont fait une grosse erreur de programmation... Et quand tu découvres ça après signature d'un contrat, quand tu constates que sur 3 éléments principaux, ils n'en ont sommé que 2, quand tu dois annoncer que vue l'énorme connerie qui a été faite, la marge brute n'est pas de 27% mais de -9% à la signature du contrat, tu imagines les désastres? Expérience vécue...

Écrit par : JF le démocrate | vendredi, 05 octobre 2012

Tiens, il semblerait Qu'Unowhy ait loupé l'appel d'offre. Cette tablette, la QooQ, made in France est fabriquée depuis deux ou trois ans.

Son P-DG avait espoir de gagner le marché de l'Éducation Nationale voici quelques mois, apparemment Bic lui a damé le pion...

Si cela intéresse quelqu'un, la QOOQ V2 est sortie en 2011. L'idée originale d'Unowhy est d'avoir orienté logiciellement (et commercialement) sa tablette vers la cuisine et la restauration. L'idée de cet "assistant culinaire" ainsi que sa fabrication sont une exclusivité française. On peut bien-sûr l'utiliser comme une tablette graphique normale pour surfer sur le net ou regarder ses photos et écouter de la musique.

Ils en ont parlé :

http://www.journaldugeek.com/2011/11/03/qooq-v2/

le site officiel :

http://www.qooq.com/


Sinon l'idée du système de Bic "tout intégré" est excellente et semble particulièrement fonctionnelle. Je mettrais juste deux bémols sur ce genre d'outil pédagogique. Va-t-il passer le stade de l'expérimentation dans quelques établissements pour se généraliser et tout bêtement pouvoir rester techniquement opérationnel. J'ai vu tellement de superbes outils pédagogiques finir au fond des placards en collège ou lycée pour une raison ou une autre (pas de suivi technique, réticences des enseignants à l'utiliser, changement de programme scolaire et pas de mise à jour disponible, sortie d'un nouveau truc encore mieux qui deviendra obsolète au bout d'une saison, etc genre une machine-outil à 18 briques qui ne sert jamais parce-qu'aucun outil standard ne se monte dessus...) que je doute toujours sur l'efficacité de certains investissements en matière d'éducation.

Écrit par : Didier | vendredi, 05 octobre 2012

Merci à JF et Christian d'apporter un peu de raison dans ce maelstrom.

L'intérêt principal des tablettes à l'école réside dans le stockage de supports pédagogiques (notamment des manuels scolaires) sous forme légère, peu volumineuse et actualisable au fil des réformes ou des besoins. Eventuellement certaines formes d'apprentissage ou d'évaluation, avec modération. Le reste est à prendre avec des pincettes... (surtout avant le secondaire)

Est-il permis d'espérer que la conception du produit serait plus responsable que les pratiques dont Bic est coutumier (jetable & co) ?

Écrit par : florent | samedi, 06 octobre 2012

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