Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Bien fait pour les petits c...

    Tiens, encore un fait divers :  trois merdeux s'en sont pris à une gamine dans un lycée de Marseille. Trois garçons contre une fille, courageux «jeunes déçus» (©h16) qu'ils sont, la gamine ne s'est pas laissée faire et s'est plainte à sa mère. Pas de pot pour les petits cons, la mère en question était officier de police. Moyennant quoi les pandores ont débarqué en uniforme dans le lycée et, au bout du compte, huit heures de garde à vue. Seulement, voilà, la presse hurle au scandale, et le ban et l'arrière-ban des fédérations de parents, d'élèves, et des syndicats enseignants hurlent à l'état fasciste. Et pendant ce temps, les agressions croîssent de mois en mois dans les établissements scolaires. On entend de ci de là que le proviseur aurait pu régler cela en interne. La vérité, c'est que si la gamine s'en était remise à l'administration, il ne se serait strictement rien passé, et elle aurait pu faire l'objet de brimades, voire de menaces par la suite.

    Moi, ce que je pense, c'est qu'à un moment donné, il va bien falloir commencer à les poser, les limites. C'est bien fait pour leurs gueules à ces petits cons*. Ça va leur apprendre la vie en société. Ce qui m'étonne, c'est de voir un journal de droite comme Le Figaro quasi-emboiter le pas à la presse de gauche sur un incident de ce type. Moi, en fait, le seul truc qui me choque vraiment, c'est que je me demande comment peuvent faire ceux dont les parents n'exercent pas une profession à responsabilité dans la police. C'est plutôt cela qui est troublant, que tout le monde ne soit pas protégé également. Mais que les petits cons en aient pris plein la gueule et aient peut-être chié dans leur froc en pleurnichant pour leur connerie et leur lâcheté, je m'en réjouis haut et fort. Il paraît que la gamine s'est prise un bouchon de champagne au visage. Ah bon ? Champagne pour vos gueules, les merdeux, j'ouvre la bouteille : le prochain coup, vous vous la péterez moins...

    *NDLR : je sais, je suis réac et alors ? J'assume.

  • L'Église a bon dos !

    «Voici de quelle manière Aaron entrera dans le sanctuaire [...] Il recevra de l’assemblée des enfants d’Israël deux boucs pour le sacrifice d’expiation [...] Il prendra les deux boucs, et il les placera devant l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation.[...] Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Éternel et un sort pour Azazel. Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Éternel, et il l’offrira en sacrifice d’expiation. Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Éternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le désert pour Azazel.[...] Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché ; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge. » (Lévitique, XVI)

    Ainsi naquit le bouc-émissaire...

    Mon dernier billet sur le devenir de l'Église catholique a fait réagir, notamment du côté de Houilles, où l'on m'en veut beaucoup...Ce n'était pourtant pas un billet à charge : j'y écris simplement que l'Église catholique, en raison de sa vocation universaliste est une grande caisse de résonance. Dans une cathédrale, le moindre individu qui chante faux s'entend de loin, quand bien même il serait dissimulé au milieu d'un choeur.

    En réalité, sur les affaires de pédophilie, l'Église n'a fait ni pire ni mieux que bien d'autres institutions dans le monde, à commencer par l'Éducation Nationale française qui mutait d'office tous les cas qui lui étaient signalés. Jusqu'au milieu des années 90, la pédophilie demeure un phénomène méconnu ; à vrai dire, depuis fort longtemps, c'est la souffrance, les sentiments des enfants qui sont ignorés. On trouvait des imbéciles dangereux, au début des années 70, pour affirmer que le système nerveux des bébés n'étant pas mature, ils ne ressentaient pas la douleur, leurs cris ayant une autre signification. Pas besoin d'anesthésie, donc, concluaient ces sinistres crétins (qui heureusement, ne parvinrent pas à faire école !). Les Verts allemands, au beau milieu de ces années-là voulaient dépénaliser les relations sexuelles avec les enfants, et cela figurait en bonne place dans leur programme. Ceci explique d'ailleurs, que le mouvement écolo se garde bien de mêler sa voix à l'actuel concert de glapissements...

    Un vieux proverbe dit qu'il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain ; certes l'Église doit faire la lumière sur les scandales qui l'ont entâchée, mais il n'y a pas une spécificité de cette institution ; comme je le disais dans mon dernier billet, les cas de pédophilie parmi les prêtres ne sont pas plus nombreux que dans d'autres catégories sociales. Par ailleurs, je suis étonné de voir tant d'individus bien intentionnés ne rien dire des pratiques qui ont cours dans certains pays d'Asie, en Afrique du Nord et dans le Golfe Arabo-Persique où la loi tolère le mariage, et par suite les relations sexuelles, avec des petites filles pas même nubiles (dès l'âge de 9 ans). Il me semble que voilà un cas de pédophilie institutionnalisée contre lequel il convient, à l'évidence, de lutter avec au moins autant d'énergie que pour obtenir la repentance de l'Église.

    In fine, à tort ou à raison (ce qui est un autre débat), certains médias et une partie du tissu associatif, essaient de régler leurs comptes avec Benoît XVI qu'ils jugent réactionnaire (ce qui n'est pas tout à fait faux) et plus généralement avec le Catholicisme. On peut dire qu'en France, une partie de la gauche s'en prend aux Catholiques, tandis que de l'autre côté, c'est l'Islam que l'on attaque à intervalles réguliers. Pourtant, s'il est bien une église qui s'est montrée vigilante depuis l'émergence des premières affaires, c'est l'Église de France.

    Il me semble que l'on en rajoute beaucoup sur quelque chose qui est établi et reconnu, et que l'on s'empresse de vouer le Catholicisme à Azazel, et cela, je le dis sans vouloir minimiser la souffrance des victimes. Non, il s'agit simplement de ne pas faire endosser à l'institution toute entière et à tous ses membres des comportements qui ont été individuels et qui n'ont, bien sûr, jamais fait partie de sa doctrine sous quelque forme que ce soit. Elle me paraît ressembler furieusement au bouc d'Aaron, celui qui porte le péché du monde, pour le compte, dans cette histoire, l'Église, à l'heure actuelle, dans la sphère médiatique...sphère médiatique qui ne me paraît pas avoir été plus glorieuse que les autres acteurs de notre société au moment où cela aurait pu lui incomber de l'être...

  • Arthuis exclut Morin et...Borloo !

    Très instructif l'entretien de Ouest-France avec Jean Arthuis. Globalement, je m'accorde avec les priorités du Sénateur de la Mayenne, cela n'est pas nouveau, ainsi qu'avec sa dénonciation des lois de circonstances entièrement tournées vers la sphère médiatique. Je me suis entre autres arrêté en particulier sur l'une des questions posées par Ouest-France au président de l'Alliance Centriste :

    Question : Les centristes présenteront-ils un candidat à l'élection présidentielle de 2012 ? Hervé Morin sera-t-il ce candidat ?

    Réponse : Dès que nous aurons bouclé nos propositions, nous devrons choisir un candidat apte à porter notre projet devant les Français. Il sera désigné à l'occasion de primaires. Il n'est pas imaginable que notre candidat soit membre du gouvernement.

    Bon, cela a le mérite d'être clair : exit le père Morin, mais...également Borloo puisque ce dernier est membre du gouvernement. Il reste à trouver un candidat centriste, et cela ne va pas être commode, parce qu'en dehors de Bayrou, je n'en vois pas qui puisse rassembler sur son nom un nombre important de suffrages. André, un des rares libéraux du MoDem, corrobore cette analyse, en posant la question qui taraude vraisemblablement Arthuis, celle de la crédibilité...Et il n'est pas le seul, c'est aussi l'avis du blogueur Reversus... D'autres peinent à se représenter ce qu'il pourra bien émerger de ce grand désordre...

    Paradoxalement, c'est la mort politique qui pourrait permettre à François Bayrou de se recentrer. Comme je l'ai déjà écrit, c'est la dérive bonapartiste sarkozyste qui a poussé François Bayrou à se déporter, par réaction, sur sa gauche. Si la droite revenait à une candidature plus traditionnelle et plus sérieuse, il deviendrait possible à François Bayrou de reprendre sa place naturelle au centre de l'Échiquier politique.

    La droite a reproché à François Bayrou une prétendue obsession anti-sarkozyste, mais voilà, désormais, qu'elle fait le même constat que l'homme du Béarn. Il était temps...

  • Le gratuit va payer cher son erreur d'appréciation !

    Je voulais faire un article sur la gratuité, mais, à vrai dire, je suis pris de court par l'excellent billet de Monique Dagnaud sur le sujet chez Telos. Difficile d'en faire autre chose que de la paraphrase. J'ai toujours été sceptique sur les limites de la publicité sur la Toile. S'il y a eu une levée de boucliers contre Hadopi sur la Toile, c'est parce qu'il est devenu un usage courant de considérer que l'information et la culture ont vocation à être gratuite. Une sacrée connerie. Une connerie qui va nous coûter cher, parce qu'on ne finira plus par trouver que des charlots qui s'auto-proclament journalistes ou artistes. Le problème, c'est que le culte de la gratuité massacre petit à petit tout ce qu'il se fait de qualité sur le web : la presse en ligne se casse la gueule, quotidien après quotidien, et/ou se trouve contrainte de revenir à des formules payantes. Soit dit en passant, j'aurais une suggestion en direction de la presse sur la Toile : je ne peux pas me permettre de payer un abonnement par quotidien ou hebdo suivi, en revanche, je suis près à payer un bon montant pour un pot-pourri, genre 15-20 euros par mois. L'idée serait de le proposer en permettant une sélection de titres, le prix final étant fonction du nombre de périodiques choisis.

    Je suis de ceux qui pensent que la qualité se paie. La gratuité assèche la qualité, parce qu'elle amène des non-professionnels à tenter de prendre la place des pros ou encore à payer au lance-pierre de jeunes journalistes (ou même des journalistes chevronnés). Après, on peut hurler au loup, au complot des médias, à la presse de merde, et juger qu'on ne veut pas payer le prix de la presse, mais il faut bien comprendre que la presse d'opinion est par définition une presse...d'opinion ! Par exemple, je trouve qu'il y a une offre bien trop abondante sur mon aile gauche sur la Toile ; c'est un tantinet encombré, de ce côté-là...Libre à chacun de choisir son journal. Pour ma part, même si j'admets qu'il existe quelques bons sites amateurs et quelques bons blogues, dans l'ensemble, il n'y a pas photo, les journalistes sont largement au-dessus du lot. Et c'est normal, c'est leur job. On ne s'improvise pas journaliste. On peut générer de l'information, du contenu, mais on ne devient pas un journaliste ni citoyen ni aucune connerie de ce genre par l'opération du Saint-Esprit. C'est un travail, une formation et de l'expérience. Seuls les meilleurs percent.

    L'art aussi paiera cash cette manie détestable de ne pas vouloir payer sa production : imagine-t-on un seul instant Michel-Ange et sa chapelle Sixtine sans des mécènes pour accepter de financer le travail monumental qu'il accomplit il y a plusieurs siècles ? Seulement, voilà, comme il s'agit sur Internet, de biens immatériels, les usagers ne veulent plus payer. Étonnant, d'ailleurs, en regard, un univers comme Second Life, qui a posé dès le départ des règles diamétralement opposés à ce principe...là-bas, le principe, c'est de vendre de l'immatériel, justement.

    C'est assez comique, finalement, quand l'on voit les sommes de plus en plus monumentales que commencent à dépenser, au fil du temps, les internautes. Quelle ironie !

    Comme le conclut Monique Dagnaud, quand le grand coup de balai viendra, ce sera trop tard : le choeur des pleureuses sera bien trop bruyant et en même temps inaudible pour valoir ne serait-ce qu'une tragédie médiocre. Une forêt d'ego hypertrophiés revendiquera chaque micro-parcelle de culture et d'information décomposées. La merde se vendra à perte par excès définitif de l'offre, le plomb aura partout remplacé l'or avec toute la pesanteur de la nullité qui s'y attache. Comme le dit souvent mon exploiteur du peuple favori, ce pays est vraiment foutu...

    Ah, et maintenant, j'attends la pluie de pierres, parce qu'avec ce que j'ai dit, les anti-hadopi frénétiques et les maniaques du gratuit à tous crins vont certainement me lapider à qui mieux qui peut sans même se demander s'il n'y en a pas un parmi eux qui aurait péché ne serait-ce qu'une fois...