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  • Hamon annonce la réouverture de la chasse aux Koulaks !

    Benoît Hamon vient de l'annoncer, la chasse aux Koulaks est ouverte.

    Koulak (russe : « poing » (кулак), c'est-à-dire « tenu fermement dans la main ») désignait, de façon péjorative, dans la Russie tsariste, un paysan qui possédait sur ses terres de grandes fermes dans lesquelles il faisait travailler des ouvriers agricoles salariés.

    Après la révolution de 1917, la situation des koulaks change dramatiquement. Les bolcheviks au pouvoir assimilent au koulak tout paysan mécontent de leur politique. Grigori Zinoviev déclarait en 1924 : « On aime parfois chez nous qualifier de koulak tout paysan qui a de quoi manger ». (Source : wikipedia)

    Vous vous souvenez du «Moi, je n'aime pas les riches» de notre assujetti à l'ISF François Hollande de la campagne présidentielle de 2007 ? 90 ans après la Révolution bolchevik dont on a pu mesurer les "réussites" tout au long du XXème siècle, 2010 odyssée du socialisme, voilà dans le rôle de Hal Benoît Hamon :

    « Je vais rassurer les gens qui gagnent beaucoup d’argent : si nous revenons au pouvoir, nous allons en prendre un peu plus, voire même beaucoup plus, que ce que la droite leur prend aujourd’hui. »

    Ah, et la presse de droite croit que même la gauche du PS s'est rangée à l'idée de la suppression de l'ISF ; que nenni, écoutons plutôt le propos de Hamon s'exprimant sur l'opinion de Manuel Valls :

    «Si ça doit passer par la fusion de l'ISF dans un impôt plus large qui serait un impôt sur le patrimoine, pourquoi pas ?»

    Vous avez compris, bobos qui votez socialiste à chaque élection en pensant préserver vos intérêts ? im-pôt sur le pa-tri-moi-ne, il vous dit le Hamon. Et ça va concerner évidemment tout le monde. En fait, la nouvelle fiscalité socialiste, ce n'est pas d'en finir avec les impôts débiles mais de taxer encore plus et plus largement, d'autant qu'ils veulent ajouter une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu.

    Bref, chez les socialistes, c'est travailler plus pour être taxé plus...Conclusion de Hamon : «problème" du parti socialiste, c'est que les gens qui s'enrichissent payent plus d'impôts ». Corollaire, comme le dit h16, appauvrissez-vous, les amis...Hollande, Hamon, ça me fait rigoler, ces mecs qui vivent aux frais de l'État, dont les indemnités ne sont pas taxées, et qui doivent bien gagner, avec tous les dividendes de leurs divers cumuls quatre à cinq fois ce que je gagne chaque mois. A votre avis, c'est moi qui gagne très peu ou eux qui touchent beaucoup ?

  • Bayrou le franc-tireur

    Qu'est-ce qu'il peut en prendre pour son grade, ce pauvre François Bayrou, tout de même, depuis l'échec des Régionales...On le voit comme mort, de même que son parti. L'une des critiques les plus récurrentes, c'est son incapacité à gérer un parti.

    Soyons honnête : ce n'est pas tout à fait faux. Mais cela a aussi une explication assez simple : François Bayrou n'est pas un homme de parti. En politique, c'est un OVNI. Il a essayé de ressusciter une famille politique qui avait disparu de la vie politique française : la famille démocrate, dont le MRP a été le plus illustre représentant en son temps. A côté de cela, l'individu est incapable de se plier à une discipline et une logique de parti, parce qu'il est bien trop épris de liberté pour cela. D'ailleurs, seul le MoDem a inscrit dans ses statuts la liberté de vote de ses élus. De la même manière, du temps de l'UDF, le groupe, vers la fin de la précédente législature, a pris l'habitude de voter parfois en ordre dispersé.

    Je suis souvent étonné que l'on considère Marielle comme son conseiller occulte. En réalité, au niveau des idées, ils ont au contraire des vues différentes, voire même éloignées, parfois. En revanche, ils ont exactement le même tempérament, très indépendant et n'aiment pas plus l'un que l'autre se sentir liés par une consigne partisane.

    C'est à mes yeux la marque d'hommes et de femmes d'État. Mauvais politicards, grandes figures politiques au sens noble. L'inconvénient, c'est que des individus de ce calibre, finalement bien moins calculateurs que l'homme politique ordinaire, ont quelques difficultés à percer : il suffit de considérer les destins des Mendès-France, Seguin ou Rocard pour s'en rendre compte.

    La presse lui tombe dessus à bras raccourcis, et les sondages ne le créditent pas d'une grande côte d'amour ni d'espoir à l'heure actuelle. Pourtant, à mes yeux, et à ceux d'autres sans doute, Bayrou a les qualités indispensables pour sortir notre pays de la nasse. Il ne doit rien à personne et ne dépend d'aucun réseau. S'il arrive aux plus hautes responsabilités, il n'aura aucun compte à rendre aux lobbies de toute obédience qui font le jour et la nuit à l'heure actuelle en France.

    Je ne dirais pas qu'il y a un complot contre Bayrou, je ne suis pas un adepte des théories du complot et autre bilevisées. En revanche, je pense que Bayrou est victime d'une logique de réseaux qui est contre lui. Il ne figure pas dans les clubs très select des élites, n'a pas d'accointances avec des banquiers, des imprimeurs, des journalistes, des stars et plus généralement tous ceux qui font l'opinion. S'il a bénéficié un temps de nombreux soutiens sur la Toile, cette époque est révolue, parce que fondamentalement, la Toile qui aspire à devenir une alternative au tout médiatique, ne fonctionne pas autrement. La Toile n'est pas une autre voie, quelle que soit la confiance que Bayrou ait pu lui accorder, au demeurant, mais une voie parallèle. Il ne faut donc pas s'attendre à des miracles de ce côté-là.

    Il reste à espérer que des esprits forts se lèveront pour soutenir et aider un homme aux défauts bien utiles à notre pays en temps de crise. Ceci suppose une certaine abnégation, d'une part, et une vraie souplesse d'autre part. L'homme a ses travers. Il est fait ainsi et on ne peut le changer. On peut en revanche l'infléchir en lui parlant. Il faut, désormais, le remettre en selle, c'est l'une des dernières voix libres et indépendantes dans un paysage politique de plus en plus terne.