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samedi, 15 juin 2013

Le MoDem aura intérêt à s'allier chaque fois que possible avec l'UDI

Au fil du temps, les positions de l'UDI se précisent : elles sont globalement proches de celles du MoDem. Avec l'UDI on a affaire à un parti qui oscille entre centre-droit et droite modérée avec une composante libérale certaine.

L'UDI, là où elle n'est pas en position de force privilégiera sans doute des alliances avec l'UMP. Mais là où elle dispose de figures implantées et connues, elle aura évidemment plus de marges de manoeuvre.

Il me semble que c'est aux municipales où les alliances entre centre et centre-droit ont le plus de perspectives.

Aux européennes, malheureusement, en dépit de la volonté de plusieurs membres de l'UDI de rejoindre l'ADLE, il me paraît à peu près acté qu'elle fera liste commune avec l'UMP. Je ne sais pas ce que feront ses élus. Pour notre compte, au MoDem, nous irons évidemment seuls à la bataille avec, je l'espère (et nous y travaillons) un programme clair et convainquant.

Je rejoins au fond ce que dit Philippe sur son blogue : la différence entre UDI et MoDem est loin de n'être que tactique. Nous avons des divergences de vue dans un certain nombre de domaine et pas exactement les mêmes idées. Mais elles sont compatibles la plupart du temps.

D'ailleurs, je me reconnais davantage dans les propositions de l'UDI et de ses leaders  que dans celles du MoDem (Bayrou et Marielle de Sarnez mis à part), mais je préfère la ligne d'indépendance d'esprit du mouvement démocrate.

En termes d'élus, l'UDI est plus développée que le MoDem, mais en impact électoral, nous sommes sur des étiages sensiblement équivalents hors Bayrou.

Eb somme, nous avons un véritable intérêt à nous associer partout où cela nous est mutuellement avantageux.

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dimanche, 09 juin 2013

Que Marielle de Sarnez peut-elle proposer pour les femmes à Paris ?

J'ai évoqué à plusieurs reprises ici grands contours des principales problématiques de la capitale pour ses habitants, mais je n'ai pas évoqué spécifiquement ses habitantes ! Je crois pourtant que les Parisiennes sont l'une des principales clefs de notre territoire.

Je vois deux préoccupations majeures pour elles :

- il y a d'abord celles qui sont mères ou qui projettent de le devenir : quel avenir pour elles et leurs enfants alors que le quotient familial baisse engendrant des surcoûts en cascade et que les crédits d'impôts à la garde à domicile et plus généralement aux emplois à domicile vont être rognés ?

- il y a aussi celles qui veulent vivre la vie d'une Parisienne, sortir, rendre visite à leurs ami(e)s, pouvoir revenir tard le soir, se promener et circuler en sécurité aux quatre coins de la capitale. Ma question est donc simple : que fait-on pour la sécurité des femmes à Paris, car la liberté d'aller et de venir me paraît l'une des toutes premières libertés à protéger...

L'un des aspects de la sécurité des femmes comporte entre autres les violences conjugales : si la ville ne peut se substituer au législateur (le gouvernement) elle peut prévoir des dispositifs et faire pression sur le gouvernement pour que ce soit l'homme violent qui quitte le domicile et non la victime.

Notre ville a les moyens d'engager une police municipale : c'est simple, avec un projet pharaonique en moins, nous pouvons financer 10 années d'effectif municipal au moins. 

J'ai donc une proposition : la création de brigades de sécurité oeuvrant spécifiquement dans le domaine de la protection des femmes, particulièrement pour qu'elles puissent se déplacer en toute sécurité dans la capitale.

On peut aussi envisager un label woman friendly pour toutes les entreprises et services qui facilitent la vie des femmes.

On peut agir sur la parité par des lois, bien sûr, mais je crois pour ma part que ce qui est le plus efficace, c'est de mettre en place tout ce qui peut favoriser l'autonomie des femmes. Plus les femmes sont indépendantes et libres, mieux elles sont armées pour grimper dans les échelons de responsabilité.

Il est très probable que le prochain maire de Paris soit une femme. Personnellement j'aimerais deux choses :

a) que l'élue de la capitale le soit sur un programme transparent, pragmatique, réaliste, et empreint des préoccupations réelles (et non supposées) des Parisiens

b) que ce soit Marielle de Sarnez car je crois que c'est la plus à même de rassembler les qualités que je viens d'évoquer.

Il faudra pour cela apporter des voix à un MoDem élargi, mais aussi que ce parti et les équipes qui travaillent avec Marielle sur le projet parisien, élaborent un programme très solide.

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lundi, 20 mai 2013

L'union des centres à Paris ? Faisons-la !

Marielle de Sarnez l'a redit, l'union des différentes forces centristes et modérées à Paris lors des prochaines municipales, elle y est favorable. Cela tombe bien, Yves Pozzo di Borgo, l'un des poids lours de l'UDI dans la capitale y est favorable aussi. Reste à voir ce qu'en pense Rama Yade si c'est bien elle qui porte les couleurs du parti de Borloo à Paris.

Il y a toutefois quelques points d'accord qui pourraient être difficiles à trouver.

a) il faut que l'on s'accorde sur le programme que l'on va proposer si on fait un bout de chemin ensemble. Je suis à peu près certain que Hidalgo et NKM ne pourront pas résister à l'irrépressible envie d'amonceler promesses sur promesses. Toutes ces promesses auront un coût, et, de les exécuter continuera de renchérir les impôts, la vie locale et d'accroître la dette municipales. 

Je pense que les centristes doivent au contraire s'engager à réduire la voilure et notamment les dépenses somptuaires et festives (spécialité socialiste locale). Cela suppose un code de conduite qu'il faut respecter.

Toutes nos propositions doivent se faire à budget constant au pire, avec une baisse du budget de la municipalité autant que faire se peut.

b) on va achopper comme d'habitude sur le second tour : l'UDI veut rejoindre l'UMP par principe. Le MoDem se laisse le droit de choisir en fonction des propositions du PS et de ses alliés d'un côté, de l'UMP de l'autre. J'imagine difficilement un panachage si nos listes de premier tour éclatent en morceaux...

c) Je ne suis pas du tout certains que nos électorats s'additionnent. Nous sommes entre 6 et 8 en moyenne et l'UDI à environ 5-6%. Nous devrions ensemble viser les 15% mais les synergies en politique tendent davantage à donner 2+2 = 3 que 2+2 = 5...

mardi, 30 avril 2013

L'Europe face à Marine Le pen

Je déplorais la vacuité des discours au MoDem dans l'un de mes derniers billets, mais en allant voir chez l'UDI si c'est mieux j'en viens à désespérer du centre. En fait de projet, il y a juste un gouffre abyssal.

Ce qui m'effraie c'est de voir le Front National continuer à progresser dans l'opinion faute de troupes pour faire face et proposer un projet alternatif.

Prenons au hasard l'exemple de l'Europe : Marine Le pen en dénonce tous les jours les méfaits assurant que de quitter l'euro nous redonnera les marges de manoeuvres que nous n'avons plus.

Quelle est la réponse, en face ? Eh bien en quelques mots, c'est de dire que l'Europe c'est bien et qu'il faut continuer comme on le faire parce qu'on n'a pas le choix.

Je me suis échiné sur ce blogue à contester l'acception que les gouvernements européens donnent à la concurrence libre et non faussée.

On peut être profondément européen et ne pas pour autant être trouillard. Je souhaiterais que l'on oppose à Marine Le pen un discours bloc à bloc, non pas pour une suppression de l'Europe mais pour sa transformation.

L'Europe telle qu'elle existe est un gros machin bureaucratique avec ses dévôts, les européistes.

Cette Europe, je n'en veux pas. Je ne veux pas plus d'Europe - c'est un slogan que j'ai entendu - telle qu'elle existe. Je veux une Europe différente et je suis prêt à la quitter si elle demeure ce qu'elle est.

Il y a quelque chose qui me frappe quand je visite les sites et les blogues des euro-députés : ils n'évoquent que les grands accords de solidarité à l'échelle européenne. On y parle "humanitaire", on s'auto-congratule, on se perd en généralités ; jamais un mot sur les accords commerciaux et leurs conséquences et surtout, jamais un mot ou presque sur les votes émis au Parlement européen, particulièrement sur les sujets brûlants.

Mais il y a mieux encore : pas la moindre communication des services ministériels et présidentiels qui sont en réalité ceux qui dirigent vraiment entre eux la politique européenne.

On a constamment le sentiment que l'Europe échappe à ceux qui l'habitent. L'une des priorités d'un projet politique européen devrait déjà avoir pour objet principale de redonner l'Europe aux Européens et non aux bureaucrates, commissaires, chefs d'État et ministres des finances comme c'est le cas aujourd'hui.

Plus fondamental, on ne peut esquiver de se demander ce que l'Europe peut faire pour relancer son industrie, relocaliser ses productions, se défendre contre les concurrences déloyales de toutes sortes.

Il y a derrière ce questionnement des révisions déchirantes et un discours de vérité qui me paraissent incontournables. A défaut, l'Europe toute entière sera submergée par la défiance qu'elle aura engendré et il n'en restera alors plus rien.

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lundi, 29 avril 2013

Bayrou premier ministre ?

Il a suffi d'un sondage rappelant le goût des Français pour une union nationale afin de sortir de la crise pour que fleurissent les hypothèses les plus extravagantes.

On parle de Bayrou premier ministre. Cela me semble invraisemblable pour plusieurs raisons.

a) l'intéressé le dit lui-même, hors de question de gouverner sans ligne claire, et surtout, sans ligne avec laquelle il soit d'accord. Ce que j'entends et vois des Socialistes me fait penser que ce n'est pas demain la veille qu'une telle condition soit remplie.

b) les Socialistes sont majoritaires à l'assemblée : comment pourraient-ils accepter que ce ne soit pas l'un des leurs qui dirige le pays ? Sur quelle majorité pourrait d'ailleurs s'appuyer François Bayrou ? Certainement pas sur les Hamon, Montebourg, Bartolone et compagnie.

c) Pour que cela tienne, il faudrait au moins le soutien de l'UDI pour compenser la probable désintégration du PS avec le départ de sa gauche. Je sais que le PS vit dans un grand écart continuel mais je n'imagine pas non plus ce parti se tirer une balle dans la tête alors qu'il contrôle tous les leviers du pays.

d) Bayrou ne dispose d'aucune force politique qui pourrait faire de lui un renfort politique de choix. Il y a certes sa stature morale, sa prescience, mais, en politique, il faut plus que cela pour peser.

e) Envisager un changement de gouvernement moins d'un an après son entrée en fonction, c'est ridicule.

Il peut y avoir une recomposition, mais elle ne viendra pas avant que les municipales et les européennes soient passées. Sans un score conséquent du MoDem, je vois mal comment le centre pourrait peser.

En revanche, ce que je vois se profiler, c'est une explosion du FN. Seul le programme et les idées de Bayrou pourraient contrer en partie les propositions de ce parti, mais elles doivent être affinées, précisées et approfondies. Cela suppose pour cela un parti capable de creuser et de penser. Le MoDem s'est réorganisé, mais, au niveau des idées et de son appareil militant, c'est pour l'instant une coquille vide. J'écoute et je lis avec beaucoup d'attention ce que disent les militants du MoDem ou même ses cadres : ils sont sympathiques, certes, honnêtes, mais rien d'original ni de percutant n'émane d'eux pour l'instant.

Bayrou fait pourtant des observations intéressantes :

1. Il juge avec beaucoup de justesse que la priorité des priorités c'est la création de richesses sur notre sol.

2. Il estime que baisser les salaires pour faire face à la main d'oeuvre à bas coût est une piste fallacieuse.

Voilà des propos qui devraient plaire aux Français et certainement les rassurer. J'attendrais du MoDem qu'il se lance à corps perdu et de toutes ses forces sur ces deux thèmes qui sont fondateurs car ils sont constitutifs du redressement de notre pays. Au lieu de cela, quelques propos vaseux sur la moralisation de la vie publique, des postures, encore des postures et toujours des postures. 

Il y a un problème avec ce parti : il n'a jamais produit ne serait-ce que le dixième des idées que l'UDF apportait à la politique française sauf en 2009 avec son programme européen atypique. C'est pour cela qu'il perd toutes ses élections, parce qu'à chaque fois, il n'a rien à proposer. Fier d'être démocrate, c'est un slogan en interne, pas un mantra mobilisateur pour le pays...

Bref, ce qu'il faudrait à Bayrou, c'est un think tank (notamment pour réfléchir sur ses propositions économiques) en plus de son parti, et, pour l'instant, rien de tel.

Conclusion du billet, aucune des conditions nécessaires n'est réunie pour que Bayrou puisse aspirer au poste de Premier Ministre (et de toutes façons, il n'y ira pas en l'état).

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samedi, 27 avril 2013

Gare aux discours fumeux

Les temps que nous vivons sont troublés : notre pays est en crise, le chômage explose (comme les impôts, au demeurant), la dépense publique ne baisse pas et les créateurs envisagent l'exil.

Il me paraît dans ce contexte tout à fait essentiel d'apporter des propositions très pragmatiques. Malheureusement, comme au moment des législatives en juin 2012, je n'ai pas le sentiment que ce soit le chemin que prenne le MoDem.

J'ai lu les propositions de nos deux candidats aux toutes proches législatives partielles : il y est question de la moralisation de la vie publique, d'union nationale, du rejet des deux partis dominants, mais, sur l'emploi, l'entreprise ou même des sujets plus mineurs, rien.

Je ne saurais que recommander à mes amis du MoDem la lecture d'une comédie antique édifiante : les Nuées d'Aristophane.

Elle met en scène un philosophe grec généralement connu, Socrate, en le ridiculisant. Nous avons en règle générale une image positive de ce sage parce que ses disciples, Platon principalement, nous en ont transmis un portrait exceptionnel.

Socrate a pourtant été condamné à mort et nombre de ses propos n'ont pas été compris. Aristophane, l'un de plus talentueux auteurs comiques de toute de l'histoire de l'humanité, s'est largement payé la tête de notre philosophe dans sa pièce. Les raisonnement d'Aristophane vont rarement loin. La plupart du temps, il en appelle (et l'applique!) au bon sens populaire.

Ainsi, toute la métaphysique dont se faisait le porteur Socrate lui apparaissait comme des billevisées fumeuses qui discréditait d'autant plus le discours moral du personnage. Les Nuées font de Socrate un imbécile heureux, sorte de Pangloss satisfait de lui-même, dispensant une adoration éperdue pour les nuages. En plus de tenir des raisonnements sans queue ni tête, Socrate, dans la pièce, a la réputation d'un homme capable de tordre les mots et la logique au point de faire passer pour honnête quelqu'un de malhonnête et vice-versa. Cela tombe bien, Strepsiade, un vieux paysan, et personnage principal de la pièce, est justement perclus de dettes à cause de son fils. Quant à la fin il comprend qu'il n'y a que du vent dans les théories de Socrate, il finit par mettre le feu à l'école de ce dernier...

J'espère que les militants et candidats démocrates qui me liront comprendront cette comparaison. Je n'attends pas une énième posture morale de leur part, mais des propositions concrètes avec un discours fort :

«faites-nous confiance et donnez-nous les clefs de notre pays. Si vous nous remettez le pouvoir, en cinq ans, nous rétablirons les comptes, redresserons l'industrie et les services et ferons baisser le chômage. Nous avons un leader qui ne vous a jamais menti, qui se montre lucide, qui se refuse à toute forme d'idéologie et qui se montre modéré.»

La méthode Bayrou, au fond, est assez simple : elle consiste à cerner la cause de nos maux puis, au lieu de sortir des mesures dogmatiques ex nihilo, à aller s'adresser à ceux qui vivent concrètement les maux en question et ont des idées pour les résoudre.

Deux exemples très simples :

Bayrou voulait mettre en place un Conseil d'Analyse Stratégique afin de rétablir notre industrie et il comptait pour cela y convier de très nombreux chefs d'entreprise (pas que le MEDEF ou les très grands patrons de l'industrie et de la distribution). D'ailleurs, lors des présidentielles, quand il s'est rendu à l'invitation de la CGPME il a commenté toutes les mesures de cette confédération au lieu de répondre par un discours en l'air à leurs propositions.

S'agissant d'école, plutot que de procéder par partis pris, il suggérait d'aller observer les réussites des enseignants sur le terrain et de s'en inspirer pour généraliser les choses qui marchent.

Enfin, en matière de droit, il a brandi tout récemment le code du travail suisse, comparant le maquis juridique que constitue le nôtre avec la simplicité helvétique.

In fine j'aimerais trouver dans les propositions de nos candidats des reprises de ce qui figure dans les domaines économiques du programme du MoDem. S'ils s'obstinent à ne faire campagne que sur la morale, je leur prédis une gamelle monumentale et des déceptions de plus...

mercredi, 24 avril 2013

Au-delà de Paris, les bobos n'existent pas

L'Express a réalisé un excellent reportage relayé par la plume de Libie Cousteau sur le transfert de voix socialistes vers le candidat FN lors de la dernière élection législative partielle. J'invite mes lecteurs à en prendre connaissance , on y trouve en quelques témoignages lapidaires un beau bestiaire des errements de l'actuelle majorité.

Conh-Bendit écrivait dans le Nouvel Obs jeudi dernier qu'il existait trois gauches : la gauche autoritaire, la gauche gestionnaire et la gauche libertaire. C'est justement observé, mais je constate qu'aucune des trois ne répond aux attentes populaires.

La gauche libertaire est celle des bobos et des étudiants, la gauche gestionnaire, celles des cadres et des hauts fonctionnaires, et la gauche autoritaire, celles des fonctionnaires, petits profs, instituteurs et administratifs de toutes sortes.

Que reste-t-il pour les ouvriers, les employés, les précaires ? Personne. Tout du moins, si : le Front National dont le discours s'adresse directement à eux.

Si l'assiociation continuelle du mariage pour tous et de la manif pour tous pendant si longtemps dans les médias et les réseaux sociaux m'a prodigieusement agacé, c'est que l'on voit bien à cette turgescence incongrue que les gens qui sont à l'abri du besoin et de la précarité n'ont vraiment rien à f... de leur journée, ou, tout du moins, ignorent clairement les fins de mois difficiles. Qu'ils soient pour ou qu'ils soient contre. Toutes les enquêtes d'opinion l'ont montré clairement, ce sujet est apparu comme tout à fait secondaire aux Français.

Cela me frappe de voir les beaux esprits beugler au fascisme parce qu'ils voient des UMP et des FN côte à côte chez les anti. Ils n'ont vraiment rien compris. Et cela ne m'interroge pas moins de constater l'inanité, la vacuité, même, de la droite, qui escompte se refaire une santé sur un sujet qui concerne moins d'1% des Français (l'écrasante majorité des homosexuels se fiche du mariage comme de l'an 40 de même que près de la moitié des Français toutes orientations sexuelles confondues ne se marient plus, je le rappelle, ou, à défaut, divorcent...).

Fondamentalement, on le voit, les mesures prises par les Socialistes (la fin de l'exonération des heures sup, l'absence de projet pour relancer l'industrie), leurs mensonges, vont à rebours des aspirations populaires dont les envies sont au fond simples : avoir un travail et pouvoir vivre décemment.

J'aimerais que le MoDem ne verse pas dans la boboïsation, en se préoccupant de sujets secondaires, mais se montre capable de s'adresser aux Français délaissés avec des propositions concrètes.

La sauvegarde de l'emploi en France parle certainement à ceux qui en sont privés ou, tout du moins, menacés de perte. Bayrou est un homme honnête. Il a vocation à porter un centrisme populaire et tribunicien, bien loin des éructations d'un Mélenchon, afin de ne pas laisser comme seul et trompeur interlocuteur au peuple le Front National.

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samedi, 13 avril 2013

Bayrou est ce qu'il a toujours été

Plusieurs sondages frémissent en faveur de Bayrou (et du MoDem !) : la presse s'en fait l'écho, mais avec des titres qui me déplaisent.

Le Huffington Post écrit que Bayrou tient sa revanche. Geoffroy Clavel n'a rien compris. 

Qui croit un seul instant que Bayrou cherche une revanche ? Bayrou s'inquiète depuis longtemps de la crise qui mine notre pays. Ce qui se produit ne le réjouit absolument pas même si l'opinion lui donne quitus de son honnêteté et de sa cohérence. Ce n'est donc ni son avenir politique ni un quelconque maroquin qui l'agite mais bien les perspectives qui attendent les Français.

Bayrou reste ce qu'il a toujours été : un honnête homme, modéré et pragmatique, soucieux de l'intérêt commun.

J'entends parfois parler, voire même espérer dans nos rangs un gouvernement Bayrou. Je le dis tout net, ce serait une forfaiture si nous n'avions pas en amont l'assentiment des Français pour une telle majorité.

Un tel assentiment ne peut s'exprimer que dans les urnes et nulle part ailleurs.

Une légistlative partielle se prépare en Amérique pour représenter les Français de cette région du monde en raison de l'annulation du scrutin par le Conseil Constitutionnel. Nicolas Druet va représenter le MoDem.

Si les Français d'Amérique pensent que notre parti exprime bien plus honnêtement leurs aspirations que les autres formations politiques, la balle est dans leur camp et c'est à eux de le faire savoir. Le site des Démocrates d'Amérique du nord donnera au fil du temps plus de précisions sur les positions exprimées par Nicolas Druet.

Si Jérôme Cahuzac démissionne, je puis légitimement espérer qu'un candidat démocrate aille porter nos couleurs dans sa circonscription.

Enfin, dans un an, deux échéances électorales importantes attendent les Français : les municipales et les européennes. Il sera alors bien temps de modifier les rapports de force politiques qui s'imposent à l'heure actuelle pour diriger la France.

En attendant, je l'ai fait savoir il y a peu, le MoDem s'est doté d'un programme fort et concis consultble sur son site.

mercredi, 10 avril 2013

Tiens, y'a le FN petit Suisse ?

On a perdu une occasion de se taire au FN : en attendant le scandale républicain promis par Mediapart, on a déjà un amuse-gueule avec les comptes suisses de Le pen père.

Entre les mauvaises fréquentations de Cahuzac dont le compte a été ouvert par un Gudard et conseiller proche de Marine Le pen, cela commence à faire beaucoup au parti de la vertu.

C'est Aliot ou Philippot, je crois, qui avait évoqué la gauche Caïman ? Et le FN petit Suisse, ils en pensent quoi ?

Il n'en reste pas moins que le déballage actuel frise le ridicule. Tout comme Christine Espert, je juge consternante la course à l'échalotte à laquelle se livrent les élus à l'heure actuelle sur leur patrimoine.

Thierry Robert, élu MoDem de la Réunion, a bien raison de mettre les pieds dans le plat en dénonçant les ponctions monumentales auxquelles se livre l'État, d'abord sarkozyste puis aujourd'hui socialiste. On a jugé extrême sa menace de quitter la France, certains s'en sont offusqués, mais la réalité, c'est qu'il y a une chasse à la richesse complètement ridicule à laquelle se livre toute la classe politique (y compris le FN avec sa dénonciation de la finance) dont les effets sont dévastateurs.

J'ose espérer que le MoDem va se tenir éloigné contre vents et marées de ce populisme-là même si j'entends souvent des voix au sein de mon parti que cette facilité tente.

09:30 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : fn, modem, le pen |  Facebook | | |

dimanche, 07 avril 2013

Trop drôle de voir le PS s'aligner sur une proposition de Bayrou...

Si la situation n'était pas si grave je me laisserais aller à de cinglantes observations envers les Socialistes.

Harlem Désir, 1er secrétaire du PS, sous la pression du scandale, se range donc à l'une des principales propositions de François Bayrou : moraliser la vie publique en passant par la voie référendaire.

Mais il ne fait cette proposition que sous l'effet de la nécessité quand cette dernière était pour Bayrou au coeur de l'action politique.

Allez, un petit flash back : vous rappelez-vous les six premiers mois que Bayrou annonçait s'il devait gouverner ? Non ?

Les voilà : ils sont ici.

Voyons voyons, penchons-nous sur le programme de Bayrou : 10 juin 2012, premier tour des élections législatives, les Français votent par référendum la loi de moralisation de la vie publique.

C'était la première mesure que Bayrou voulait faire passer. C'est dire à quel point il a été, une fois de plus, sage, lucide et visionnaire.

Évidemment, je ne vais pas dire non à la proposition d'Harlem Désir. Je pense même que c'est la meilleure chose que puisse faire le PS car, quelle que soit son impopularité, c'est un vote qu'il peut gagner assez haut la main, ce qui redorerait son blason.

Mais je doute qu'Hollande ait le courage politique nécessaire pour affronter les caciques de son parti. Au cas où il se rangerait toutefois à la proposition de Bayrou, il aura évidemment tout mon soutien. Et probablement celui de beaucoup de sympathisants du MoDem.

En attendant, Bayrou et le MoDem ont bien sûr réitéré leur proposition et appelé les Français à prendre leur destin en mains en signant une pétition à cet effet. Il y a en deux à trois jours près de 28 000 signataires. 

Profond soupir quand je reconsidère le projet politique de Bayrou...Pas de blabla, rien de grandiloquent, mais partout l'essentiel, c'est à dire des mesures pragmatiques, dans le vif du sujet. Des lois pour l'emploi avec le produire en France, des lois pour les entreprises et des lois pour la dette. A cela s'ajoutait une démarche prudente et empirique pour l'école et les fondations institutionnelles avec la loi de moralisation de la vie publique.

Nous sommes coincés, aujourd'hui, avec tout juste deux députés. Mais si les Français s'avisaient de nous soutenir aux prochaines élections, municipales puis européennes, nul doute que notre parole aurait nettement plus de poids, d'autant que les programmes municipaux et européens, même s'ils ont des colorations locales, n'en feront pas moins émerger les mêmes problématiques de fond tant elles traversent tout le territoire national et européen.

00:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : bayrou, désir, modem, ps, moralisation |  Facebook | | |