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jeudi, 20 novembre 2014

Ancrage féministe dans l'Histoire et les traditions culturelles

Tous les ans en moyenne, la difficulté me revient comme un boomerang : je cherche toujours des livres pour ma petite fille et je ne suis toujours pas satisfait de ce que je trouve en librairie. Les héroïnes sont toujours aussi rares et j'ai parfois l'impression que les livres (au moins pour les enfants en bas-âge) ne sont écrits ou tout du moins pensés que pour les garçons.

Je dois faire une confidence : j'avais des projets d'écriture la dernière fois, mais je n'en ai pas ramé une et ils sont restés à l'état de projets...

Je cherche donc des petits ouvrages qui comptent une ou plusieurs filles parmi ses personnages principaux. Et j'ai bien du mal à en trouver. Je pourrais me tourner bien sûr vers la littérature féministe engagée, comme me l'avait suggéré par le passé Olympe, mais au féminisme de progrès généralement porté par la gauche, je préfère un féminisme enraciné dans l'Histoire parce que je le crois plus solide et plus indépendant des idéologies.

L'Histoire, comme les mythes, a été écrite par les hommes et pour les hommes. En dépit de cette chape de plomb, de grandes figures féminines la peuplent. Je ne cherche pas celles qui préfigureraient le féminisme moderne ou même qui se seraient battues pour la cause des femmes, mais simplement les écrivains, les femmes d'action, les héroïnes ou, pourquoi pas, les femmes de foi qui ont accompli des choses mémorables.

Des personnages féminins majeurs existent mais on a l'impression que les auteurs, hommes ou femmes, ne songent jamais spontanément à envisager leur point de vue pour dérouler leur histoire.

Considérons Sémiramis, la reine légendaire de Babylone : elle a été si célèbre que la mythologie grecque elle-même l'a intégrée dans ses généalogies en la faisant descendre du héros Achille et de Penthésilée, reine des Amazones, filles d'Arès et puissante alliée des Troyens pendant la Guerre de Troie. Je ne vais pas raconter toute son histoire, mais que l'on sache qu'elle est à l'origine des Jardins suspendus de Babylone, l'une des merveilles du monde antique et qu'elle a conquis un empire sans équivalent à son époque.

N'eût-il pas été logique que les ouvrages de jeunesse, même pour les petits, relatassent la légende dorée de cette reine d'exception ? Que nenni. Nicht, nada et nitchevo. Il n'y a rien à rien de tel.

Au tour d'un personnage mythologique de premier plan, maintenant : je songe à la déesse Héra. On la connaît par les travaux d'Héraclès ou encore par les vengeances qu'elle exerce contre certaines des amantes de Zeus. Si l'on est un peu plus érudit, on peut même connaître sa persévérance dans l'Iliade où elle est bien déterminée à faire la peau des Troyens et emploie tout son art à contourner les interdictions de Zeus.

Jamais je n'ai trouvé un seul livre qui adopte le point de vue d'Héra. On la présente toujours en femme trompée et outragée, un tantinet mégère tant elle paraît agressive.

Aucun livre ne s'appelle Héra ni ne narre ses aventures (J'ai un ami qui s'intéresse au personnage, cela dit, donc, qui sait, on pourrait voir un jour une publication apparaître...). Elle semble n'exister que comme faire-valoir ou figure facile de la femme mariée mais trompée qui se dispute en permanence avec son mari. En voilà une qui ne se laisse pas faire, au moins...

J'ai choisi ces deux femmes mais je pourrais en citer plein d'autres. 

Il me semble que le travail de l'archéologue féministe, ce serait de les exhumer des tréfonds de l'Histoire et des mythes afin de leur donner une seconde vie et de leur rendre justice. 

Héra, icône féministe, ça me plairait bien : c'est assez rare qu'on trouve une femme mariée dans les formes pour endosser un tel rôle.

Pour élargir mon propos, on lutterait bien plus efficacement contre les conservatismes misogyne en allant les affronter sur le terrain des traditions (qu'à mon avis, il ne faut pas leur abandonner) plutôt qu'en renvoyant ces dernières à l'obscurantisme.

23:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : féminisme, littérature |  Facebook | | |

lundi, 09 mars 2009

Littérature et politique-fiction

Cela faisait un moment que j'avais envie de lancer une chaîne sur la littérature et la politique. Le principe en est en fait assez simple : il s'agit de choisir de quatre à six écrivains français, ou alors, pour ceux qui préfèrent la littérature étrangère, des écrivains étrangers, et d'imaginer quel serait leur positionnement politique aujourd'hui. Évidemment, il ne s'agit pas de parler au pif, mais de bien considérer quelles ont été les opinions de chacun d'entre eux, et quelle a été leur existence. En dehors de auteurs gréco-romains, il convient aussi d'adapter chaque auteur à son pays d'origine. Par exemple, pour donner un avis sur Shakespeare, il faudra le faire à la lueur du paysage politique anglais. Lib-Dem, Labour, Tory ? De surcroît, il ne faut pas transposer les situations, mais considérer les convictions profondes de chacun de ces individus. Il est donc souvent plus prudent de s'en tenir aux écrivains français pour nous. Enfin, comme les partis modernes sont apparus vraiment à la fin du XIXème siècle, les auteurs choisis ne doivent pas être postérieurs au XIXème siècle, et il est même souhaitable qu'ils soient antérieurs.

Alors, je commence :

Victor Hugo : en voilà un qui a des positions extrêmement proches du MoDem. Parti d'une droite assez conservatrice à l'origine, il a rapidement évolué vers une certaine forme de catholicisme social, puis vers un libéralisme laïc. On lui doit également d'avoir été un Européen convaincu très en avance sur les hommes et les femmes de son temps. Il est favorable au commerce, qu'il considère comme un vecteur de paix et trouve légitime la volonté de s'enrichir, mais dénonce les inégalités sociales. Particulièrement, il estime que l'argent doit être réinvesti et non capitalisé simplement pour produire plus d'argent. Nul doute qu'il aurait été offusqué du développement de l'actuel système financier. Il a condamné sans concessions la commune autant que la réaction de Thiers. Il a écrit, enfin : «La construction d'une société égalitaire ne saurait découler que d'une recomposition de la société libérale elle-même.» C'est très proche du MoDem. Très très proche.

Montesquieu : centre-droit. Aujourd'hui, il serait au MoDem ou au Nouveau Centre ou entre les deux (tendance Bourlanges, par exemple). A priori, plutôt porté vers le Nouveau Centre que le MoDem, mais il serait très gêné par la manière dont Nicolas Sarkozy absorbe ou vide de leur substance les corps intermédiaires de la République. Le centrisme révolutionnaire pourrait aussi l'indisposer. Montesquieu vivait bien dans la société de son temps. C'est un libéral qui se serait satisfait d'une évolution naturelle vers plus de libertés. Il se défiait absolument de l'abus de pouvoir quelle que fût sa source et pensait que c'était là le principal danger de tout régime politique. Il proposait donc d'organiser le pouvoir de manière à ce que l'abus ne soit pas possible. Sur ce point, il se serait tout à fait entendu avec Bayrou et les libéraux européens.

Voltaire : un homme de droite, à n'en pas douter, mais de droite libérale. Il serait peut-être Nouveau-Centre, plus vraisemblablement  dans la tendance libérale de l'UMP (Alain Lambert, centristes de l'UMP à la rigueur les héritiers de Démocratie Libérale) ou alors dans le mouvement Alternative Libérale. Il détestait la fanatisme sous toutes ses formes.

Émile Zola ne s'est jamais directement engagé en politique, mais il n'y a pas photo : c'est un authentique socialiste, et s'il était au PS aujourd'hui, il serait proche soit de Martine Aubry, soit de Bertrand Delanoë. Plutôt Delanoë, à vrai dire, parce que Zola est plutôt social-libéral que vraiment socialiste.

François Villon : celui-là, j'ai vraiment du mal à le classer quelque part. Il a un côté un peu "lumpen proletariat" qui fait qu'on ne peut pas vraiment le classer  à l'extrême-gauche. Une sorte d'alter-mondialiste anarchiste, peut-être, mais ce n'est pas évident, tant au niveau des idées politiques il n'a rien de révolutionnaire. Il faut dire que le Moyen-âge devient vraiment difficile à intégrer dans nos positionnements politiques modernes, surtout en pleine guerre de 100 ans ! C'est un peu la catégorie délinquant des cités faiblement politisé piochant çà et là de quoi se constituer un corpus vaguement idéologique. Le genre casseurs que l'on retrouve aux franges de l'extrême-gauche, que l'extrême-gauche essaie de récupérer, mais qui sont avant tout des délinquants. Il serait sans doute rappeur des cités aujourd'hui. Ceci n'enlève bien sûr rien aux qualités poétiques de l'écrivain pour lesquelles j'ai la plus grande admiration. Je ne m'ôte en revanche pas le droit de dresser des portraits politiques sans concessions.

Charles Baudelaire. En voilà un authentique individualiste, caractéristique d'une certaine droite. Faiblement politisé, il s'est associé en pensée avec l'extrême-gauche pour finir complètement à droite. Baudelaire, c'est une sorte d'anar de droite qui aime bien les trangressions. Il a donc aimé la République naissante de 1848 parce que c'était le bordell et que tout était remis en cause. Mais sur le fond, c'est un homme de droite. Aujourd'hui, il serait certainement UMP et probablement proche de Sarkozy. Ceci n'enlève d'ailleurs rien à tous ses mérites poétiques et littéraires qui sont immenses.

Il me reste plus qu'à passer la main. Alors je rappelle la règle : pas d'auteurs du 20ème siècle. Même le 19ème, c'est limite si c'est à la fin du 19ème. Je vais proposer donc cette chaîne d'un nouveau genre à :

Criticus, Rubin, LOmiG, mon crapaud favori et Nelly. Cinq blogueurs ça suffit, point trop n'en faut. Je rappelle que tout écrivain fait l'affaire, pas seulement les hommes de lettres. Pascal, Bossuet, Montaigne, Jean-Baptiste Say, Adam Smith, Locke, Descartes, Kant, bref, qui chacun veut. Il faut juste un peu expliciter et argumenter. Cela dit, si d'autres veulent se joindre au jeu, ils sont les bienvenus. J'aimerais qu'ils me signalent dans un commentaire leur sélection que je viendrai commenter alors avec grand plaisir. Quatre à six écrivains, au choix !

lundi, 05 janvier 2009

Six livres

Me voilà pris dans une nouvelle chaîne d'origine LHC. Criticus m'a tagué : il s'agit de donner six titres de livres. Pas facile d'opérer un choix pour moi, mais je vais tout de même le faire.

l'Iliade d'Homère, parce que pour moi, c'est le premier livre d'un authentique humaniste. Les Grecs de l'Antiquité (mais je crois que son étude est encore au programme des élèves de 6ème aujourd'hui en Grèce) faisaient des études de son oeuvre la pierre angulaire de toute éducation, et nombreux sont les philosophes et rhéteurs à avoir spéculé sur les mérites ou non d'un grand nombre de ses héros. Dans l'Iliade, j'ai une affection particulière pour Hector, le meilleur des Troyens, un homme brave, doux, courageux, juste, bon et respectueux de sa femme et de son fils. Mais j'aime aussi l'impétuosité et l'ardeur de Diomède, le fils de Tydée, un être qui ne recule jamais devant l'adversité. Il n'est d'ailleurs pas étonnant qu'il fasse souvent équipe avec l'astucieux Ulysse.

Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire, parce que Baudelaire est le Prince des Poètes et que nul ne lui est égalable tant il fait de la poésie une alchimie sans équivalent. Baudelaire invente un langage à lui seul, car il parvient à exprimer par le pouvoir du mètre et de la rime des sensations et des sentiments qu'il serait autrement impossible de dire.

Les Contes philosophiques de Voltaire, parce que Voltaire me fait rire avec son humour et sa mauvaise foi toute naturelle et son goût immodéré pour la liberté.

L'Esprit des Lois de Montesquieu, parce que la profondeur de ses analyses politiques et l'idéal de modération qu'il offre à l'esprit demeurent sans pareils.

Les Mains Sales de Sartre. Sarte a beau être communiste (un travers très fâcheux à mes yeux) sa pièce de théâtre met en pièce le pseudo-idéalisme des bisounours et des gens qui souhaitent détruire le monde pour le reconstruire (on en trouve dans tous les partis). Bien qu'il soit communiste, Hoederer met les mains dans la m... parce qu'il aime les gens pour ce qu'ils sont, pas pour ce qu'il voudrait qu'ils soient. J'aime bien cette philosophie-là.

Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche parce que c'est la plus belle parabole de l'Homme depuis les grands textes religieux fondateurs que sont la Bible, la Torah ou le Coran.

Je voudrais ajouter deux autres ouvrages qui me tiennent trop à coeur pour que je ne les évoque pas :

Les Rubaïyat d'Omar Khayyâm parce qu'il y chante la liberté et les belles femmes et parce que ses vers magiques sont tout empreints de mysticisme et d'une mélancolique douceur.

La Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau, parce que personne à mes yeux n'a analysé la complexité des sentiments amoureux dans toute leur diversité avec autant de science et de finesse que ce que je trouve dans cet ouvrage. Quand je considère l'existence de Rousseau et ses Rêveries de promeneur solitaire, je me demande comme un tel geignard paranoïaque pathologique a pu se montrer aussi génial en parlant d'amour.

Il me reste à taguer quelques blogueurs à mon tour. Par exemple, Mirabelle, la belle Christelle, la Rose Noire (en espérant qu'elle lise ce billet car elle se fait rare depuis quelques temps sur la blogosphère), tentons le coup, Alain Lambert et son équipe (par exemple, les goûts d'AB Galiani ou de Corine seraient fort intéressants à connaître), Koz (mais il passe très rarement ici et je n'ai pas commenté chez lui depuis un moment, donc verra-t-il ce tag ?), Olivier (KaG) et enfin mon sceptique ami Claudio Pirrone.

On va me dire que je vais être exigeant, mais j'aimerais que les blogueurs taggués me disent pourquoi ils ont choisi ces six livres plutôt que d'autres.

15:09 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : littérature |  Facebook | | |

jeudi, 31 juillet 2008

Absence et vacances

Je vais être dans l'impossibilité de continuer à publier pendant au moins trois semaines, et même après, je n'aurai que deux jours pour prévoir d'autres notes.

J'ai toutefois programmé quelques notes au mois d'août, à raison d'une note tous les deux ou trois jours. Il s'agit entre autres de travaux de sénateurs, notamment sur l'énergie, mais pas seulement.

J'emporte de la lecture. J'ai entre-temps fini de lire Notre-Dame de Paris. Je n'ai pas parlé de la bouillie fade et sans consistance qu'est le Bossu de Notre-Dame dans ma note précédente sur le livre de Victor Hugo, tant je trouve qu'il n'y a pas de rapport entre le chef d'oeuvre d'Hugo ou la magnifique comédie musicale de Richard Cocciante et  Luc Plamondon.

J'achève Roméo et Juliette de Shakespeare, et je compte bien publier tôt ou tard une note en faisant des comparaisons avec l'oeuvre musicale du même nom de Prokofiev et la comédie musicale de Gérard Presgurvic (encore mon fiston qui m'a poussé à relire ce grand classique). Je viens d'ailleurs d'apprendre que Cocciante en a fait une comédie musicale en 2007 : je vais me précipiter chez un discaire pour l'acheter. Bon, pour l'instant, c'est en italien, mais une interprétation française va bien finir par sortir.

J'avancerai plus tard sur la Démocratie en Amérique. En revanche, je prévois un certain nombre de commentaire sur l'Esthétique de Hegel, et surtout, je vais prévoir plusieurs notes sur les apports de l'école autrichienne d'économie de Thierry Aimar (j'avais commencé à commenter le livre, mais je me suis arrêté à Hayek).

Je voudrai remercier les lecteurs et commentateurs de ce blog : pour moi, un commentateur, c'est un co-auteur du blog. Je pense en particulier à Thierry P., Bzhita,champomy,pastel,arnaud H,Luc,Aurélien, Bertrand, Danièle Douet et Fotini (qui a du partir en vacances) pour citer ceux dont je vois les analyses le plus régulièrement ici. Cette liste n'est pas exhaustive (je la compléterai plus tard).

Au fait : lisez la note du 13 août : elle explique pourquoi les sénateurs centristes et MoDem ont voté pour la révision constitutionnelle. C'est très intéressant.

mardi, 01 juillet 2008

La Légende Personnelle de François Bayrou

Comme je le disais récemment, je poursuis mes lectures, et, parmi elles, l'Alchimiste de Paulo Coelho. J'ai beaucoup aimé ce livre, tout particulièrement l'atmosphère néo-platonicienne/néo-pythagoricienne qui en constitue le fond.

Santiago, un berger, à la suite d'un songe, décide de partir à la recherche d'un Trésor caché, censé se trouver au pied des pyramides, en Egypte. Alors qu'il hésite encore à accomplir son destin, il rencontre en chemin le Roi de Salem, un roi-mage, et un échange s'ensuit entre les deux hommes.

« Chacun de nous en sa prime jeunesse sait ce qu'est sa Légende Personnelle.[...] Cependant, à mesure que le temps s'écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu'il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle.[...] Ce sont des forces qui semblent mauvaises, mais qui en réalité t'apprennent comment réaliser ta Légende Personnelle. Ce sont elles qui préparent ton esprit et ta volonté, car il y a une grande vérité en ce monde : qui que tu sois, et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c'est que ce désir est né dans l'Âme de l'Univers. C'est ta mission sur terre.[...] L'Âme du Monde se nourrit du bonheur des gens. Ou de leur malheur, de l'envie, de la jalousie. Accomplir sa Légende Personnelle est la seule unique et obligation des hommes. Et quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir.»

Santiago ira jusqu'en Egypte pour découvrir, grâce à un brigand qui n'a pas cru à un songe, que ce qu'il cherchait était très proche de l'endroit où il avait si longtemps habité. On a souvent lu et entendu, et peut-être l'a-t-il dit lui-même, d'ailleurs, que François Bayrou avait un destin. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de similitudes entre ce berger et Bayrou, de même qu'entre leurs deux parcours. Santiago devra aussi traverser un long désert au péril de son existence, pris sous les feux croisés de deux forces militaires ennemies l'une de l'autre et prêtes toutes deux à l'exécuter. En matière de désert, Bayrou en connaît un rayon aussi. Il y a même perdu ses bédouins, et sans doute pas mal d'illusions sur la nature humaine au passage...

Il me semble que l'engagement au MoDem de bien des nouveaux adhérents pourrait aussi s'inscrire dans leur Légende Personnelle, et tout comme Santiago, peut-être aussi à la suite d'un songe...Il restera maintenant aux lecteurs à découvrir quelle est Leur Légende Personnelle , et quant à François Bayrou, sans doute le sait-il lui-même. Cela ne nous empêche pas d'avoir un avis.

Au mois de juillet fais comme en mai, fais ce qu'il te plaît

Bon, cela devient fatigant d'écrire autant de notes par mois, alors comme c'est les vacances, je vais me relâcher, écrire sur les sujets qui me plaisent et quand cela me plaît.

Il faut se préserver de l'overdose. J'ai toute une série de lectures avec moi que j'aimerais bien commenter tranquillement ici en sirotant un coca fraise :-)

Donc le mois de juillet va être consacré aux lectures, j'en ai pas mal sur le feu :

- l'Alchimiste de Coelho (lu, mais à commenter)

- l'Esthétique de Hegel (un tome lu, mais à commenter)

- De la démocratie en Amérique de Tocqueville (toujours en cours)

- les apports de l'école autichienne d'économie de Thierry Aimar (en cours, faut que j'avance !)

- Notre-Dame de Paris (que je relis pour la 1ère fois depuis fort longtemps et qui est truffé de disgressions intéressantes de la part de Victor Hugo).

 

 

 

 

 

 

11:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, politique |  Facebook | | |