vendredi, 13 juin 2008

Ali Menzel n'est plus.

Chaker_ali_menzel_Modem.jpg Ali Menzel, chef de file démocrate à Villiers le Bel a péri tragiquement dans un accident. Je ne le connaissais pas personnellement, mais les échos qui m'étaient revenus aux oreilles m'avaient dessiné le portrait d'un homme d'honneur, courageux et engagé. Lors des émeutes de Villiers le Bel, cet éducateur avait mis son énergie et son talent à pacifier la situation.

Le perte de cet homme estimable est un coup dur pour le MoDem, pour les habitants de Villiers le Bel, et bien plus encore pour sa famille.

Ali Menzel n'est plus, mais il appartient à ceux qui restent, qui l'ont aimé, et qui se sont engagés à ses côtés, de reprendre le flambeau et d'accomplir ce pour quoi il a vécu.

Qu'il repose en paix, désormais, et que sa famille soit assurée des condoléances les plus sincères de l'hérétique.

 

samedi, 08 décembre 2007

Un 4ème député pour le MoDem ?

Dernier message de Jean-Michel CADIOT avant le 1er tour de scrutin
 
 
Nous sommes à l'avant veille d'une échéance électorale importante. Il n'y a que 2 choix qui seraient soit le le soutien à la politique de Nicolas SARKOSY et le libéralisme à tous crins auquel s'ajouterait dans les circonstances actuelles une politique axée sur la seule répression ; et d'autre part un socialisme dépassé qui ne règlerait aucun des problèmes qui rongent nos villes et nos cités.
 
La 3ème voie, c'est celle du renouveau, de la justice sociale, de la lutte pour l'emploi, du dialogue entre jeunes et policiers que je me propose de représenter. Je ressens de la fierté à être le 1er candidat à me lancer dans une bataille législative sous le seul sigle du Mouvement Démocrate.
 
Durant les évènements qui ont endeuillés Villiers le Bel et pendant les incidents qui se sont ensuivis, nous avons voulu agir avec notre morale et nos valeurs politiques et humaines, en marquant notre solidarité avec les familles, avec les policiers, avec les commerçants agressés.
 
Nous avons voulu jouer un rôle d'apaisement. Mais si un calme précaire s'est instauré, les problèmes demeurent. Ils ont nom chômage, pénurie de logements, insécurité, absence d'animations culturelles, ghettoïsation.
 
Je me propose à l'Assemblée Nationale en vous y représentant, de promouvoir au côté de François BAYROU, une politique de justice, de paix sociale, de promotion de l'éducation et de la formation à toutes les étapes de la vie
 
François BAYROU a obtenu 7 millions de suffrages à l'élection présidentielle. Il n'a que 3 députés... Mon plus grand souhait est de devenir le 4ème.

mercredi, 28 novembre 2007

Villiers le Bel, les circonstances de l'accident par un témoin

J'ai eu vent d'un témoignage de première main sur les circonstances de l'accident de Villiers le Bel. Cela n'enlève rien à ma note précédente et à ce que je pense des voyous en général, mais, en revanche, j'aimerais en savoir un peu plus long sur les différents respects de priorité dans cette affaire...

Que chacun se fasse une idée, mais avec prudence : il ne s'agit que d'un témoignage, et moi, j'attends une enquête approdondie. 

 
Dans tous les cas de figure, je me méfie malgré tout des commentaires qui surfent sur l'émotion ou sont débordés par l'émotion elle-même.
Dans une réponse à Hervé Torchet, sur le blog de Quitterie Delmas, je lui rappelais simplement ceci, à propos de la vérité, tout particulièrement autobiographique (et le témoignage rentre dans cette catégorie) :
 
Sincérité et vérité ne font pas nécessairement bon ménage, Jean-Jacques Rousseau le reconnaît lui-même au début des Confessions, en précisant qu'il ne sait pas si ce qu'il dit est vrai, mais qu'il le pense sincèrement au moment où il le dit. En clair, il n'est pas sûr de dire la vérité, mais simplement de penser la dire.
 
Une remarque à propos de l'automobile : les véhicules modernes sont prévus pour que le capot se plie au premier choc, précisément pour minimiser l'impact et pour le conducteur, et pour l'obstacle. Donc l'état de l'automobile n'est pas un argument.
 
Je sais aussi par expérience que tout témoignage est une déformation des faits, et qu'il faut toujours en recouper plusieurs si l'on veut faire émerger la vérité, et encore...
 
Je demeure dans l'expectative, et, en tout cas, maintiens que les circonstances ne justifient en aucune manière une quelconque forme d'angélisme envers les casseurs et les voyous : car eux ne se privent pas d'instrumentaliser les évènements pour mieux faire passer leur délinquance. 

Val d'Oise, la vérité sur les émeutes à Villiers le Bel

La vérité, elle est très simple : c'est qu'il est insupportable que des hordes de voyous terrorisent un quartier et décrètent qu'ils feront la loi à la place de la police.

La vérité, c'est qu'il y a une mini-moto qui a coupé la route d'une voiture de police, qui n'allait pourtant pas vite, en lui grillant la priorité.

La vérité, c'est que les familles feraient bien de s'interroger sur les fameuses mini-bikes et le danger qu'elles représentent pour leurs enfants, d'autant plus qu'elles ne sont pas homologuées pour rouler dans une rue.

La vérité, c'est que cela commence à bien faire, la suspicion dont la police est systématiquement l'objet dans les quartiers sensibles, avec la complicité d'une partie de la classe politique, gauche en tête, et de plusieurs médias.

La vérité, c'est que Michèle Alliot-Marie et François Fillon ont raison d'appeler un chat un chat quand ils parlent de "criminels" à propos de ceux qui tirent sur les policiers

La vérité, c'est que les habitants sont exaspérés par ces voyous, comme l'atteste l'interview d'une mère de famille du quartier, Solange, sur France Info. 

La vérité, c'est que c'est pour les commerçants ruinés et les victimes des émeutiers qu'il faut avant tout compatir, et cesser de "comprendre" les "jeunes en colère". Je ne vois pas pour ma part de "jeunes en colère". Je vois des voyous. 

 Alors il n'y a pas à prendre de gants avec les fauteurs  de trouble.

MAIS :

La vérité, c'est aussi qu'il y a beaucoup de frustrations dans ces quartiers sensibles, parce qu'il n'y a pas d'emploi, et que depuis 2005, la situation n'a pas changé.

La vérité, c'est aussi que la police doit rétablir un lien social avec les quartiers, si elle veut espérer y être entendue, et qu'il est grand temps de rétablir la police de proximité en cessant de faire de l'idéologie : ce n'est parce que Jospin l'a mise en place que c'est une mauvaise chose. Il faut au contraire reprendre cette idée et l'améliorer

La vérité, c'est qu'il y a aussi des jeunes qui en veulent là-bas, mais ceux-là, ils sont inaudibles, et c'est aux émeutiers que l'on accorde de l'attention.

La vérité, c'est que l'un de deux jeunes qui ont péri était un gars sympathique et dur à la tâche, pâtissier de son état, qui se levait à 4 heures du matin pour aller bosser

La vérité, c'est que Nicolas Sarkozy n'a rien prévu pour améliorer la situation des banlieues si ce n'est des drones et des tasers. Or, il ne peut y avoir de répression efficace sans alternative crédible à la délinquance. Plus que tout, ce dont notre société a besoin aujourd'hui, c'est d'équité, or, en dans nombre de ces banlieues difficiles, nous sommes très loin du compte.

Je me contenterai de citer François Bayrou :

«  Les banlieues, c’est l’immense échec français. Comment peut-on laisser se "durcir" des zones de non-droit et de désespérance ?

Alors que l’État est omniprésent là où tout va bien (dans le centre de Paris, quelle profusion d’uniformes et de gyrophares !), il a complètement disparu des endroits où cela va mal : dans les banlieues sensibles comme dans les zones rurales en difficulté.

Alors l'Etat semble y arriver de l'extérieur, en position d'intrusion ou de contrôle. Et il y intervient pour réprimer, la situation tourne à l'affrontement. »