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mercredi, 28 novembre 2007

Val d'Oise, la vérité sur les émeutes à Villiers le Bel

La vérité, elle est très simple : c'est qu'il est insupportable que des hordes de voyous terrorisent un quartier et décrètent qu'ils feront la loi à la place de la police.

La vérité, c'est qu'il y a une mini-moto qui a coupé la route d'une voiture de police, qui n'allait pourtant pas vite, en lui grillant la priorité.

La vérité, c'est que les familles feraient bien de s'interroger sur les fameuses mini-bikes et le danger qu'elles représentent pour leurs enfants, d'autant plus qu'elles ne sont pas homologuées pour rouler dans une rue.

La vérité, c'est que cela commence à bien faire, la suspicion dont la police est systématiquement l'objet dans les quartiers sensibles, avec la complicité d'une partie de la classe politique, gauche en tête, et de plusieurs médias.

La vérité, c'est que Michèle Alliot-Marie et François Fillon ont raison d'appeler un chat un chat quand ils parlent de "criminels" à propos de ceux qui tirent sur les policiers

La vérité, c'est que les habitants sont exaspérés par ces voyous, comme l'atteste l'interview d'une mère de famille du quartier, Solange, sur France Info. 

La vérité, c'est que c'est pour les commerçants ruinés et les victimes des émeutiers qu'il faut avant tout compatir, et cesser de "comprendre" les "jeunes en colère". Je ne vois pas pour ma part de "jeunes en colère". Je vois des voyous. 

 Alors il n'y a pas à prendre de gants avec les fauteurs  de trouble.

MAIS :

La vérité, c'est aussi qu'il y a beaucoup de frustrations dans ces quartiers sensibles, parce qu'il n'y a pas d'emploi, et que depuis 2005, la situation n'a pas changé.

La vérité, c'est aussi que la police doit rétablir un lien social avec les quartiers, si elle veut espérer y être entendue, et qu'il est grand temps de rétablir la police de proximité en cessant de faire de l'idéologie : ce n'est parce que Jospin l'a mise en place que c'est une mauvaise chose. Il faut au contraire reprendre cette idée et l'améliorer

La vérité, c'est qu'il y a aussi des jeunes qui en veulent là-bas, mais ceux-là, ils sont inaudibles, et c'est aux émeutiers que l'on accorde de l'attention.

La vérité, c'est que l'un de deux jeunes qui ont péri était un gars sympathique et dur à la tâche, pâtissier de son état, qui se levait à 4 heures du matin pour aller bosser

La vérité, c'est que Nicolas Sarkozy n'a rien prévu pour améliorer la situation des banlieues si ce n'est des drones et des tasers. Or, il ne peut y avoir de répression efficace sans alternative crédible à la délinquance. Plus que tout, ce dont notre société a besoin aujourd'hui, c'est d'équité, or, en dans nombre de ces banlieues difficiles, nous sommes très loin du compte.

Je me contenterai de citer François Bayrou :

«  Les banlieues, c’est l’immense échec français. Comment peut-on laisser se "durcir" des zones de non-droit et de désespérance ?

Alors que l’État est omniprésent là où tout va bien (dans le centre de Paris, quelle profusion d’uniformes et de gyrophares !), il a complètement disparu des endroits où cela va mal : dans les banlieues sensibles comme dans les zones rurales en difficulté.

Alors l'Etat semble y arriver de l'extérieur, en position d'intrusion ou de contrôle. Et il y intervient pour réprimer, la situation tourne à l'affrontement. »