Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Capitalisme, Socialisme et Démocratie (3) : le capitalisme, fondement de la sociale-économie | Page d'accueil | PS à l'ouest et humour démocrate »

mercredi, 28 novembre 2007

Villiers le Bel, les circonstances de l'accident par un témoin

J'ai eu vent d'un témoignage de première main sur les circonstances de l'accident de Villiers le Bel. Cela n'enlève rien à ma note précédente et à ce que je pense des voyous en général, mais, en revanche, j'aimerais en savoir un peu plus long sur les différents respects de priorité dans cette affaire...

Que chacun se fasse une idée, mais avec prudence : il ne s'agit que d'un témoignage, et moi, j'attends une enquête approdondie. 

 
Dans tous les cas de figure, je me méfie malgré tout des commentaires qui surfent sur l'émotion ou sont débordés par l'émotion elle-même.
Dans une réponse à Hervé Torchet, sur le blog de Quitterie Delmas, je lui rappelais simplement ceci, à propos de la vérité, tout particulièrement autobiographique (et le témoignage rentre dans cette catégorie) :
 
Sincérité et vérité ne font pas nécessairement bon ménage, Jean-Jacques Rousseau le reconnaît lui-même au début des Confessions, en précisant qu'il ne sait pas si ce qu'il dit est vrai, mais qu'il le pense sincèrement au moment où il le dit. En clair, il n'est pas sûr de dire la vérité, mais simplement de penser la dire.
 
Une remarque à propos de l'automobile : les véhicules modernes sont prévus pour que le capot se plie au premier choc, précisément pour minimiser l'impact et pour le conducteur, et pour l'obstacle. Donc l'état de l'automobile n'est pas un argument.
 
Je sais aussi par expérience que tout témoignage est une déformation des faits, et qu'il faut toujours en recouper plusieurs si l'on veut faire émerger la vérité, et encore...
 
Je demeure dans l'expectative, et, en tout cas, maintiens que les circonstances ne justifient en aucune manière une quelconque forme d'angélisme envers les casseurs et les voyous : car eux ne se privent pas d'instrumentaliser les évènements pour mieux faire passer leur délinquance. 

Commentaires

Il ressort d'une autre vidéo et de ce témoignage que les jeunes n'ont pu abîmer la voiture comme l'IGPN le prétendait. Il ressort donc de l'ensemble que c'est le choc avec les jeunes qui a défoncé l'avant de la voiture. Donc la voiture des policiers roulait bien plus vite qu'on ne l'a prétendu aussi.

Ali Menzel qui a été sur les lieux affirme qu'il n'y a aucune trace de freinage sur la chaussée.

Donc les policiers n'ont pas tenté de freiner. Ont-ils braqué pour éviter les jeunes ? Ce sont des questions pour les juges.

Quitterie Delmas a parfaitement cerné la latitude de commentaire désormais.

Écrit par : Hervé Torchet | mercredi, 28 novembre 2007

@ Hervé

Désolé, mais sur la vitesse, j'attends les conclusions de l'expert : étant donné les normes actuelles, il est possible qu'un capot se plie complètement à la suite d'un impact à 40km/h.

Et je trouve que Quitterie traite la question sur le mode de l'émotion, ce avec quoi je ne suis pas d'accord.

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 28 novembre 2007

Je reprends enfin une autre réponse sur le blog de Quitterie :

Je pense qu'il y a deux travers dans la manière de traiter les informations de Villers le Bel : on peut reprocher à Quitterie de ne pas publier un billet sur la jeune femme victime d'un crime abominable et lui faire le procès d'adopter deux poids deux mesures en surfant sur l'audimat.

Ce raisonnement me paraît un sophisme dont il est aisé de mettre en évidence la teneure : il se trouve que les deux morts ne sont pas équivalentes du point de vue du traitement de l'information.

En effet, d'un côté il s'agit d'une victime d'un déséquilibré , et s'il fallait se poser une question, c'est celui du sort qu'il convient de réserver aux violeurs (que l'on ne devrait pas libérer de mon point de vue) alors que dans l'autre, c'est un phénomène de société qui est en jeu. C'est clair, elle a mis en gras ce qui est en jeu :
- la mort de deux jeunes
- la suspicion.
Ce sont à mon avis deux des problèmes de fond de cette histoire, et surtout le fait qu'ils puissent être reliés l'un à l'autre.

Donc, sur ce point, elle a raison. Par ailleurs, elle signale également que l'on n'a pas forcément un rapport exact des faits par les grands médias (mais sur ce sujet, je ne suis pas convaincu que la Toile soit tellement plus fiable, ni même la parole de quelques témoins, et j'en explique les raisons ici : http://heresie.hautetfort.com/archive/2007/11/28/villiers-le-bel-les-circonstances-de-l-accident.html ...)

Moi, ce que je reproche à ce billet, ce n'est pas de poser ces questions, qui sont légitimes, c'est de les traiter sous l'angle de l'émotion, et c'est la réponse apportée que je ne partage que partiellement.
En effet, deux adolescents sont morts, mais ce n'est pas cela qui est important, car, et hélas, devrais-je dire, des adolescents meurent partout dans le monde, et dans des circonstances souvent autrement plus dramatiques, sans que leur fin brutale ne fasse l'objet d'un billet.
Non, ce qui est dramatique, c'est qu'un fait en soi divers provoque une suspicion généralisée dans tout un quartier.
Mais il n'y a pas que la suspicion, et c'est là où pour ma part je diverge : il y a aussi une instrumentalisation, parce qu'en réalité, ces deux morts servent aussi d'exutoires à des frustrations. Or, si certaines de ces frustrations sont fondées, elles ne le sont pas toutes, et notamment, dans ces frustrations, il y a les limites que le pouvoir politique cherche à imposer aux gangs qui se voient comme les maîtres des lieux.
A ces frustrations-là, il faut répondre par une fin de non-recevoir inflexible, et se défier, dans ces conditions, des marches silencieuses qui sont souvent le lieu de toutes les démagogies.

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 28 novembre 2007

Les récentes émeutes ont un goût de cendre car elles ont été d’une violence jamais atteinte et ceci est le révélateur de l’éclatement du Réseau social, de son délitement, de l’apparition de deux France, l’une qui vit dans la paix, et l’autre dans l’angoisse de l’agression et des émeutes.

Comment en est-on arrivés là ?...

Il y a plusieurs raisons, mais la principale me semble le fait que nous vivons depuis trois décennies au sein d’un Etat qui s’est progressivement transformé en un totalitarisme mafieux dans lequel le Président de la République n’est contrôlé ni par les institutions, ni par les citoyens.

Cette situation pathogène a permis de développer une corruption de nos dirigeants politiques à un niveau est inégalé dans aucune autre démocratie du monde occidental.

Et si cet embrasement de Villiers-le-Bel n’était, en fait, qu’un soubresaut d’une république à l’agonie qui a été incapable de donner une véritable formation humaine aux jeunes et de leur assurer un avenir ?

Je me dois d’apporter un développement à ces affirmations :

J’ai créé, en novembre 1993, un laboratoire d’idées « les Clippers de France » qui avait pour ambition de définir les conditions dans lesquelles il serait possible de donner un complément de formation humaine aux jeunes, notamment à ceux des banlieues, par la navigation, en équipage, à bord de grands voiliers :

http://euroclippers.typepad.fr/mon_weblog/le_tarangini_voiliercole_de_la_marine_indienne/index.html

Cette association a compté jusqu’à trente amiraux, dont trois chefs d’Etat Major de la Royale, mais aussi des capitaines au long cours, des capitaines de pêche, des éducateurs, des psychiatres, un magistrat de chambre des comptes, le directeur de marketing d’une très importante société du spatial, etc…

En avril 1995, j’ai reçu une lettre de Jacques Chirac qui me souhaitait bonne chance dans cette entreprise…

Notre président de la république a préféré ignorer un ensemble d’études et de recommandations émises par une élite maritime qui s’était constituée afin d’améliorer l’avenir des jeunes…

Pour quelles raisons ?...

En serions nous là si un important programme de formation humaine des jeunes avait été mis en place il y après de dix ans ?...

Puis, en janvier 1998, j’ai dénoncé, à la DNEF, le détournement des indemnités de la guerre du Golfe par François Mitterrand, et qui se monte à près de 3,5 milliards de dollars:

http://euroclippers.typepad.fr/mon_weblog/socialisme_et_corruption/index.html

Ce détournement de fonds aurait permis de faire construire, pour nos jeunes étudiants, lycéens ou marginalisés, près de 100 voiliers de 80 mètres du type « Gorch Fock », voilier-école de Marine allemande !!!...

Puis, il faut savoir que, de 1998 à 2007, j’ai alerté régulièrement l’Elysée sur cette affaire !...

Pour quelles raisons notre ancien président de la République, Jacques Chirac, a-t-il protégé les responsables d’un détournement de fonds publics de plusieurs milliards de dollars?...

Je dois avouer que j’ai maintenant acquis la certitude que nous avons été dirigés, jusqu’à maintenant, non pas par de véritables dirigeants mais par d’authentiques mafieux, sans scrupule, qui sont plus soucieux d’arriver au pouvoir et de se constituer une fortune colossale plutôt que d’être de vrais chefs d’Etat.

Ces dirigeants peuvent-ils réellement faire les bons choix pour nos « ados » ?

Non, bien sûr, et c’est ainsi que j’avance l’hypothèse que la situation dramatique dans laquelle se trouve nos banlieues, et par là même nos forces de l’ordre, ainsi qu’à l’ensemble de la société, pourrait bien avoir pour principal responsable Jacques Chirac qui n’a à aucun moment lutté contre la corruption installée par les Mitterrandiens.

Mais, s’il ne faut pas sous-estimer l’aspect négatif des années mitterrandiennes, nous devons reconnaître que la rupture n’a pas eu lieu avec Jacques Chirac.

En effet, en 1995, celui-ci avait la possibilité de lancer un important programme maritime pour les jeunes, et il n’a rien fait alors même qu’il ignorait, volontairement, le détournement des indemnités de la guerre du Golfe par François Mitterrand…

Jusqu’à quand devrons-nous supporter un tel niveau de corruption et d’irresponsabilité mafieuse ?...

Jusqu’à quand les fonctionnaires de nos grands ministères, les journalistes de nos nombreux journaux, les dirigeants de nos grandes sociétés, seront-ils les complices, par peur, lâcheté ou compromission, d’un système mafieux dans lequel chaque citoyen se doit d’être le sujet du prince qui nous gouverne ?

Nicolas Sarkozy sera-t-il celui de la rupture ?...

Et si notre nouveau chef de l’Etat, dont la popularité s’érode progressivement, n’a pas le courage de faire table rase d’une époque rétrograde indigne d’une démocratie, de s’occuper réellement des jeunes, il y aura, inévitablement, d’autres émeutes, et à chaque fois un peu plus violente.

Voilà où nous en sommes.

Jean-Charles Duboc

Écrit par : Jean-Charles Duboc | vendredi, 30 novembre 2007

Les commentaires sont fermés.