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Modem

  • Retraites, SNU, le MoDem m'agace souverainement...

    Je n'avais pas écrit depuis longtemps, peinant à me motiver, mais l'actualité a fini par rattraper ma motivation.

    Je suis très agacé par le positionnement du MoDem et encore plus bien plus par celui de Renaissance, le parti d'Emmanuel Macron.

    Emmanuel Macron et sa majorité sont en train de dérouler un tapis rouge au RN. 

    Commençons par la réforme des retraites : ce devrait être un principe éthique de ne pas faire passer une loi quand des deux tiers aux trois quarts des Français y sont opposés. A fortiori quand on songe que ce sont les actifs et les futurs actifs qui y sont le plus rétifs.

    Je ne dénie pas la nécessité d'une réforme, mais pas de cette manière, pas sans avoir pris des dispositions sérieuses pour favoriser le travail des seniors, et pas en fanfaronnant sur la nécessité et la durabilité d'une telle réforme. 

    Il y avait un projet de retraites à points. Il fallait le reprendre et en faire quelque chose de viable au lieu de trahir une promesse de campagne.

    Le MoDem voulait incarner l'aile sociale de la majorité. Là, il lui sert plutôt de paillasson et de faire-valoir. La seule idée proposée, le principe d'une revoyure, était vraiment à jeter car conditionnée à une remise en cause des 35 heures.

    Il faut cesser de provoquer les Français, de fanfaronner et poser les choses à plat.  Les Décodeurs du Monde ont écrit un article intéressant et fouillé sur le sujet. Dans 3 scénarii sur quatre du COR, les finances reviennent à l'équilibre dès 2030. Pourquoi le gouvernement inscrit-il donc dans le marbre sa réforme ? 

    Par ailleurs, la réforme qu'Emmanuel Macron veut faire, la Suède l'a faite. Le résultat a été une baisse sévère des pensions, car en réalité, passé un certain âge, il n'est plus possible de soutenir les rythmes de notre monde du travail actuel. Et donc, comme les gens ne peuvent plus travailler, ils n'ont pas toutes leurs annuités, et de ce fait, perdent considérablement en pouvoir d'achat. Et c'est l'homme qui a été le promoteur de cette réforme qui le dit (voir article du Point)

    Que fait le MoDem pour pondérer le gouvernement ? Rien...

    Le SNU est une bêtise coûteuse, une mesure impopulaire, inutile, d'un autre temps, qui n'a d'autre objet que de flatter les conservatismes. Les lycéens ont mieux à faire qu'à gâcher deux semaines dans cette ineptie. Et quitte à dépenser de l'argent, mieux vaudrait accroître les salaires des enseignants plutôt que de dépenser sans compter pour une usine à gaz.

    Cela me désole de voir Sarah el Haïry, un jeune espoir du MoDem longtemps brillant, se fourvoyer dans un soutien sans faille à cette mesure imbécile.

    Quand on commence à parler d'uniforme à l'école, quelle qu'en soit la forme, c'est vraiment qu'on a plus d'idées.

    Où est donc le Bayrou flamboyant d'autrefois ? Lui si souvent et si longtemps si juste et percutant sur l'école ? Sur le made in France, sur l'industrie et sur beaucoup d'autres sujets encore ?

    Qu'est devenu le MoDem ? Un parti croupion ? Sans idées ?

    Amis démocrates, reprenez-vous ! Je ne vous demande pas d'imiter les clowns de la NUPES, mais il y a un moyen terme entre votre soumission et leur "insoumission" ! 

    Renaissance porte un très beau nom, mais Renaissance vous entraîne vers la mort avec elle. 

  • Hulot pas très loyal...

    J'aurais pas mal de choses à dire sur l'écologie parce que je trouve que le gouvernement ne fait pas assez. Cela dit, à propos de Nicolas Hulot et de sa démission, j'ai deux mots à dire : je trouve que c'est peu loyal de partir quand les choses deviennent plus difficiles pour le gouvernement. J'ai toujours jugé Nicolas Hulot velléitaire. Il veut bien faire de l'écologie à condition qu'elle soit posturale, c'est à dire perché sur une position où il n'y a pas à prendre de décisions. Il aurait pu continuer à se battre ou au moins poser un ultimatum là où on aurait pu l'attendre (agriculture biologique, labels, étiquetage clair des produits dans les commerces) : au lieu de cela, il s'échappe à la nage quand il sent le vent tourner. 

     Je n'aime pas ça.

    Je ne trouve pas non plus très honnête ni correct de n'avoir averti personne au sein du gouvernement de sa décision. 

    Ce n'est pas facile de gouverner. Il faut mettre les mains dans le cambouis. Hulot veut rester "pur" et voudrait vivre dans un monde de bisounours où il n'y a pas de méchants, pas de combats. Il devrait lire Les mains sales de Sartre. Et pourtant c'est une histoire de communistes. Ce n'est pas si fréquent que je recommande ce genre de lecture. La pièce de théâtre n'en a pas moins le mérite de poser avec acuité la question de la confrontation de l'idéalisme et la participation au pouvoir. On y voit que les purs aspirent davantage à "purifier" l'humanité qu'à s'occuper du bien des hommes...

    Il faut lutter camarade, la posture protestataire, c'est bon pour les Insoumis et autres gauchos. On voit ce que cela produit partout ailleurs : rien de bon pour l'écologie. Le marxisme a produit au moins autant de dommages que le libéralisme, et, à vrai dire, la question n'est pas tant celle du marxisme et du libéralisme que celle du productivisme, présent dans à peu près toutes les idéologies politiques.

    Même dans ce champ, on pourrait s'engager dans un productivisme basé sur le recyclage et l'immatériel peu enclins à générer des dommages écologiques.

    Ça n'a pas dû vraiment effleurer Nicolas Hulot.

    En tout cas, il y a des individus de qualité pour le remplacer, et, pour ma part, j'ai un nom. Et sérieux. Yann Wehrling, aujourd'hui au MoDem, par le passé chez les Verts, est une personnalité politique réfléchie, honnête et pondérée, sincèrement engagée dans l'écologie. S'il devenait ministre de l'écologie, il aurait tout le poids du MoDem avec lui. Et je pense que François Bayrou en serait ravi.

    Edouard Philippe et Emmanuel Macron peuvent faire un bon choix. A eux de voir.

  • Une opposition sans projet...

    Je ne dis pas qu'il n'y a pas de temps à autre dans l'équipe gouvernementale de Macron et dans son entourage élyséen quelques accrocs, mais franchement, quand je compare à ce que j'ai vu dans les précédents gouvernements, à ce qu'ont fait les Socialistes et l'UMP quand ils ont été au pouvoir et à ce qu'ils font encore quand ils l'ont, c'est le jour et la nuit.

    Il y a eu un gros couac avec Benalla mais ce n'est pas une affaire d'État, bien loin des financements occultes de l'ère UMP ou des doubles discours des Cahuzac et compagnie. 

    On reproche des erreurs à Madame Nyssen qui datent de plus de 20 ans. Certes, ça fait un peu tache mais il n'y a pas de quoi démissionner, non plus. 

    En fait, je crois que l'opposition dans son ensemble n'a rien d'intelligent ou de novateur à proposer. Elle ne sait pas quoi dire, elle n'a rien de viable à reprocher en termes de probité à Macron et à son équipe alors du coup, elle s'accroche au moindre bout de gras.

    Je n'entends pas que la politique de Macron est irréprochable et j'aurais bien des critiques à exprimer, mais en revanche, l'opposition est d'une nullité si absolue que je ne vois pas ce que je pourrais voter d'autre que MoDem/LREM à l'heure actuelle.

  • Cheminots : il faut un avantage gagnant en échange de la réforme.

    Je crois l'avoir déjà écrit, je ne jette pas la pierre aux cheminots. Je refuse même qu'on les pointe du doigt en disant que c'est l'usager qui paie les dépenses qu'ils engendrent. Ceux qui disent cela doivent comprendre quelque chose : si nous devions payer dans un contexte de concurrence la qualité de service qu'offre la SNCF, les prix seraient de quatre à dix fois supérieurs. Il n'y a qu'à voir le coût des distances parcourues au Japon pour s'en convaincre, même si le service y est excellent.

    Je pense qu'il est difficilement évitable de réformer la SNCF pour une raison très simple : son bilan financier n'est pas équilibré, et, à terme, c'est intenable.

    Pour autant, le rejet massif de la réforme de Macron à la SNCF est provoqué par l'absence d'alternative et de compensation gagnante. 

    N'avoir que du désagrément à offrir ne peut amener l'adhésion des personnels roulants. En échange du recul du départ à la retraite, il aurait fallu leur proposer un très gros avantage financier. Gratuité totale d'utilisation du transport de la SNCF, heures supplémentaires 100% défiscalisées, intéressement systématique sur les bénéfices de l'entreprise, en somme, des choses fortes pour qu'ils n'y voient pas un très mauvais coup pour eux.

    Plus généralement, je le conseille à Emmanuel Macron et à son Premier Ministre, Édouard Philippe, ce doit être cette méthode de réforme qu'ils doivent propulser, faute de quoi, ils finiront tôt ou tard par cristalliser les mécontentements.

    Attention : pas la peine de dire qu'il faut faire de la pédagogie. Quand on n'a que de la merde à donner, on n'a que de la merde, pas la peine de prétendre que c'est du caviar. Il faut rester honnête jusqu'au bout. 

    Le MoDem a l'ambition d'être l'aile sociale de la majorité présidentielle. A mon avis, ce serait son rôle que de proposer des aménagements avantageux pour tous ceux qui sont l'objet d'une réforme afin de la leur rendre intéressantes. En agissant ainsi, mon parti rendrait un fier service à tout le monde.

  • Et le MoDem devint invisible...

    J'ai connaissance des états d'âme du MoDem. Mon parti ne se sent pas entendu dans l'actuelle majorité. Au risque d'être très dur, je trouve le MoDem totalement insipide depuis un moment. Je juge inutile la volonté d'incarner l'aile sociale de l'axe centrale. Nul n'en donnera quitus au MoDem. J'ai été agacé à plusieurs reprises par les positions exprimées par le MoDem, notamment sur la fiscalité. Je crois l'avoir déjà dit à propos du MoDem, pas la peine d'imiter le PS ou tout autre parti de gauche en faisant de la surenchère sur les cris d'orfraie de la gauche. 

    Je trouve regrettable de la part du MoDem d'avoir voulu maintenir l'ISF. Heureusement, il y avait LREM. Pour le reste, le parti est souvent inaudible . 47 députés et peu d'écho, c'est ennuyeux.

    Je me serais attendu à ce que le MoDem, un parti censé être décentralisateur, amène une réflexion sur la taxe d'habitation. La supprimer est une bonne chose mais le fait que ce soit l'État qui pourvoit au manque revient à centraliser le pouvoir. Il eût mieux valu mettre fin d'abord aux intercommunalités dispendieuses et bien peu démocratiques car elles génèrent à tous les coups des dépenses en plus. On aurait pu voter aussi l'interdiction aux maires de présenter des budgets en déséquilibres et revoir leurs pouvoirs discrétionnaires dans de nombreux domaines, notamment vis à vis des particuliers. On aurait pu aussi revenir sur les départements dont je souhaite ardemment la suppression tant ils génèrent de la bureaucratie et des obstacles à toute action de vente et d'achat sur leur territoire. Le MoDem a parlé pendant des années de démocratie locale mais n'a pas l'once d'un projet de réforme pour empêcher les débordements et réduire le nombre de maillons inutiles. Dieu sait, pourtant, si ce serait utile aux citoyens et aux acteurs économiques.

    J'aurais voulu du MoDem qu'il ne soit pas l'aile sociale de la majorité mais son aile intelligente, foin des postures, sa boîte à idées comme a pu l'être à une époque donnée l'UDF.

    Le problème, c'est que ce parti essoufflé est souvent pris de vitesse par l'audace du jeune Macron et de ses troupes. 

    Il est vrai que le programme de Macron est si proche de ce que j'ai lu et entendu parfois dans le Nouvelle UDF de 2002-2007 et dans une moindre mesure du MoDem qu'il semble  difficile pour ce parti de se faire une place.

    Je pense pourtant, que sur certains sujets, nous pouvons encore proposer des choses à condition de ne pas se satisfaire d'incantations et de proposer des actions concrètes, innovantes mais réalistes. 

    Je me réjouis toutefois que le Groupe MoDem dispose enfin d'un site pour faire connaître son action à l'Assemblée : http://groupemodem.fr/a-l-assemblee/

    Je trouve fort utile la lettre de Marielle de Sarnez, une bonne introduction aux questions d'actualités et aux grands enjeux au Parlement européen.

  • ISF : le MoDem a bien tort d'imiter la gauche

    J'ai été assez agacé des réactions du MoDem sur l'ISF. L'amendement présenté visait à vider de sa substance la courageuse décision d'Emmanuel Macron. Heureusement, Bruno Lemaire n'a rien lâché. Ce n'est pas la première fois que je le dis : le MoDem ne gagne rien à imiter la gauche. On peut dire que le projet qui consistait juste à sortir la détention de titres de l'assiette de l'ISF n'était ni plus ni moins une manière de conserver cet impôt imbécile et spoliateur. Aucun autre pays que la France ne le pratique, d'ailleurs. Macron, qui me plaît de plus en plus, a très finement analysé ce qu'il y a derrière l'ISF et, par là, le mal dont souffre la France : la jalousie. Mon éducation catholique me pousserait plutôt à dire qu'il s'agit d'un des sept péchés capitaux : l'envie.

    En tout cas, un sondage du début du mois d'octobre montre qu'il existe une majorité de Français pour ne pas être aussi hostiles qu'on pouvait le croire à cette réforme : à condition d'inclure les signes ostentatoires de richesses, yachts, lingots, voitures de luxe, 56% d'entre eux sont favorables à la réforme proposée par Macron.

    J'apprécie, pour l'instant, que ce président fasse exactement ce qu'il a dit, ni plus ni moins. 

  • Accusation contre le MoDem : du vide, la preuve ci-dessous.

    J'ai déjà écrit pour démontrer que rien ne tient dans ce que la presse relaie contre le MoDem.  Je vois que mon amie Françoise a relayé sur facebook l'avis d'un expert des partis politiques. Je cite intégralement son message, ce sera le plus simple :

    Voici ci-dessous les explications claires d’un ami Facebook qui connaît parfaitement le fonctionnement des partis et qui explique très précisément la différence indéniable entre la situation au MoDem et celle au FN. Un grand merci à lui !!! 
    Si vous êtes suffisamment intelligent et donc honnête (on le sait bien que la bêtise est source d’ignorance satisfaite et ne se donne pas la peine de chercher la vérité…), lisez attentivement et vous serez d’accord avec moi pour comprendre que des médias comme "Contrepoints" ou "France Info" ne font que dans la manipulation des faits.
    ►►C'est donc très simple : cherchons leurs commanditaires et nous saurons pourquoi François Bayrou a été ciblé !!!
    (Je rajoute ►des flèches◄ pour appuyer sur les points importants à mes yeux.)
    « Déjà dit ailleurs : aucun rapport.
    L'enquête préliminaire concerne un soupçon d'abus de confiance, pas de détournement de fonds. ►Juridiquement, cela n'a rien à voir.◄
    D'abord, il faut connaître le règlement du Parlement Européen : chaque député européen dispose d'une enveloppe maximun qui lui permet d'employer des assistants parlementaires. ►Il est libre de les choisir.
    Il y a 2 types d'assistants : les assistants accrédités et les assistants locaux.
    Les assistants accrédités sont directement rémunérés par le PE et travaillent à Strasbourg, Luxembourg et Bruxelles.
    Les assistants locaux sont rémunérés par un tiers payant accrédité (souvent une personne morale spécialement créée à cet effet), domicilié dans le pays d'élection du député et selon les législations locales. ►Les assistants locaux travaillent dans le pays d'origine.
    Ce qui est reproché au FN : 2 affaires.
    Certains assistants accrédités n'ont jamais mis les pieds au PE. C'est donc une procédure réglementaire du PE, en tant qu'employeur et après un contrôle en interne, qui a abouti au licenciement des assistants et à la demande de remboursement des sommes indues. ►►C'est une affaire d'emplois fictifs. Dans les faits, ces assistants accrédités, payés à 100% et directement par le PE, travaillaient au siège du FN.◄
    La seconde affaire concerne le tiers payant accrédité, l'association créée par le FN pour rémunérer les assistants locaux. Ce tiers payant a perçu des sommes du PE pour rémunérer des assistants qui n'existaient pas. ►►Ou plutôt qui n'ont jamais été payés, l'argent étant reversé dans les caisses du parti. Une affaire d'employés fictifs, donc. Tout ceci est pénalement très grave.
    Ce qui est reproché au MoDem : j'avoue que j'ai du mal à le comprendre. ►D'ailleurs, il n'y a aucune plainte, juste des dénonciations.◄
    Les assistants accrédités travaillent bien au PE. Les assistants locaux existent bien, travaillent en France et sont payés par leurs tiers payants.
    La particularité sur laquelle s'appuient les délateurs et certains journalistes peu scrupuleux pour y voir des malversations concerne l'aspect temps partiel des contrats et le cumul avec un autre temps partiel rémunéré directement par le parti.
    Selon les périodes et les assistants, les rémunérations par le PE varient entre 20 et 80% des salaires cumulés. ►Ce cumul de rémunération est autorisé par le PE s'il lui est déclaré ce qui est bien sûr le cas.
    La question va donc concerner la répartition des salaires PE/MoDem. Est-elle équilibrée ? ►Sachant que sur la période concernée, 2010 à 2014, les quasi seuls élus et vice-présidents du MoDem étaient les députés européens, il était certainement très difficile de travailler pour le MoDem sans travailler pour eux !
    D'autre part, le MoDem n'a jamais abusé des enveloppes financières offertes par le PE puisque, par exemple, Marielle de Sarnez et Robert Rochefort n'employaient chacun qu'un seul assistant accrédité, Nathalie Griesbeck deux, alors que ►le PE en autorise et peut en rémunérer jusqu'à 3 voire 4 par député. »

  • Démission de Bayrou et Marielle de Sarnez : je suis écoeuré.

    Je suis vraiment furieux de voir que des calomnies ont finalement amené François Bayrou et Marielle de Sarnez à démissionner du gouvernement d'Édouard Philippe sans parler de Sylvie Goulard.

    Je respecte leurs décisions mais j'espère que l'instruction judiciaire va aller vite afin de donner un fin mot à cette histoire. Je réitère mon opinion sur le sujet : à mes yeux, le MoDem n'a pas commis de faute, et, en tout cas, une chose dont je suis absolument certain, c'est qu'il a toujours agi en toute bonne foi et jamais avec l'idée que des contrats pourraient être illégaux.

    Cela ne me paraît pas possible qu'ils soient jugés comme tels alors que tous ces contrats ont été présentés au Parlement européen et que le MoDem n'a jamais rien caché : c'est d'ailleurs pour cela que mon parti dispose d'autant d'éléments.

    J'ai aussi la haine contre les connards de tout acabit qui crachent sur Bayrou et Marielle, notamment des fachos qui sont experts en saloperie et révisionnismes de toute sorte, ça les connaît, les faux et le mensonge, depuis le Protocole des Sages de Sion et Je suis partout. Les sujets ont changé (à peine, parfois) les méthodes sont les mêmes. Mais il y a aussi tous les bobos auto-satisfaits, ce petit milieu parisianiste, cette presse de merde qui donne son avis sur tout, tant dans les organes de presse que sur les réseaux sociaux. Je les conchie, je les emmerde, et je leur pisse à la raie, tas de connards. 

    Depuis le début ils cherchent à taper sur le MoDem et sur Bayrou, sans doute pas assez "moderne", "jeune" et/ou "progressiste" à leurs yeux. Ce sont les mêmes qui méprisent la terre, le sol, les bouseux, ou la culture classique. On n'est pas assez dans le vent, nous autres au MoDem, pas assez start-uper, j'imagine.

    J'ai fait une erreur d'appréciation à propos de Macron, parce que je l'ai confondu  tort avec une partie de ses supporteurs : les sociaux-libéraux contents d'eux-mêmes et toujours ravis de cracher sur ceux qui ne leur ressemblent pas. Il y a un point sur lequel je n'ai pas varié : je ne les supporte toujours pas.

    J'espère que l'on pourra retrouver quelques personnalités du MoDem au gouvernement, moins connues, mais pas forcément moins compétentes. A la justice, par exemple, je trouverais pertinent de propulser Laurence Vichnievsky, femme de qualité qui a une véritable compétence.

    Cela dit, j'aimerais aussi retrouver des MoDem historiques dans le nouveau gouvernement. Je me sens vraiment floué par la suite des événements. Ni le MoDem, ni Bayrou, ni Marielle de Sarnez ne méritaient cela. On aura d'autant plus la haine quand il se sera avéré que toute cette histoire aura fait un flop.

     

  • Assistants parlementaires du MoDem : rien dans le Canard

    Quand je dis qu'une accusation va faire flop parce qu'il n'y a rien, je ne me trompe pas généralement. J'ai expliqué comment avait été monté en épingle le fonctionnement standard et tout à fait légal du MoDem dans un récent billet. J'ai vu hier que le Canard enchaîné annonçait avec force coups de cornes et trompettes «l'aveu» d'anciens permanents du MoDem. J'ai attendu tranquillement en rigolant. J'ai lu il y a 10 minutes. Il n'y a rien. Le Canard n'ose pas même accuser Bayrou ou le MoDem de malversations parce qu'il sait très bien qu'il n'y a ni malhonnêteté, ni volonté de l'être tant chez Bayrou qu'au MoDem. Bien sûr, le volatile se gausse en évoquant une tambouille, mais, ça, je l'ai expliqué hier. On peut toujours qualifier de tambouille ce mélange de fonctions, il me paraît inévitable voire souhaitable dans la sphère politique. Il y a une inter-connexion constante entre le parti et l'élu du parti, cela me paraît normal. Dès lors qu'il n'y a pas tricherie et que les contrats sont clairs, on ne peut reprocher une définition floue des taches, la frontière l'est et on n'y peut rien.

    Dans cette histoire, il n'y a doublement rien. Pas de manigances, pas de mensonges, pas de profits personnels, pas de dissimulation. Tenter de faire la liaison avec d'autres affaires est 100% malhonnête. 

    Que le Canard se gausse, soit, il est dans son rôle, et encore, je pense que c'est encore l'organe de presse qui énonce le moins de contre-vérités bien qu'il le fasse avec une solide mauvaise foi. Mais les autres...incurie, incompétence, recherche du scoop sans souci de la vérité. Ces vices, je les ai constatés à de nombreuses reprises, dans les domaines les plus divers.

    J'aurais donné un bon conseil à François Bayrou : ne plus s'en occuper, ne plus en parler. Il n'y a de toutes façons rien et les Français le savent très bien. L'impact sur le second tour des législatives sera égal à zéro et Bayrou ne perdra pas en crédibilité. 

    Maintenant, il est Garde des Sceaux. Je comprends bien qu'il est aussi président du MoDem et simple citoyen, mais il devrait laisser, désormais, le secrétaire général du MoDem, Marc Fesneau prendre le relais pour d'éventuelles communications si elles sont nécessaires. Si on l'apostrophe là-dessus, qu'il réponde qu'il a déjà dit ce qu'il avait à dire sur le sujet, qu'il ne se répétera donc pas, et que le MoDem a indiqué à plusieurs reprises qu'il tenait à la disposition de la justice tous les éléments que cette dernière souhaiterait.

    Et voilà.

    Rien d'autre à dire sur cette calomnie minable, elle n'a déjà eu que trop de publicité.

  • L'euro-député MoDem et son assistant parlementaire

    Je viens d'exposer aujourd'hui dans un billet précédent comment pouvait s'organiser le partage des taches pour un militant employé par un parti et en même temps assistant parlementaire. Je vois tellement de confusion dans la presse et dans certains commentaires que j"y reviens. Je prends le cas du MoDem pour être clair.

    L'assistant parlementaire d'un euro-député ne vit pas dans une tour d'ivoire pas plus que l'euro-député. Quand on a été choisi par un parti, on lui rend tout de même légitimement quelques comptes. Ce n'est pas une simple coopérative  pour truster des postes électifs confortables et grassement rémunérés. Le parti hôte s'attend donc à un certain retour de communication de son député. C'est en règle générale là que commence une des missions de l'assistant parlementaire. Pour un tel travail, il est préférable d'avoir affaire à quelqu'un qui connaisse bien les rouages et la vie interne du parti, typiquement, plutôt un militant. Et il n'y a là rien d'illégal ni d'immoral. C'est même le bon sens le plus élémentaire. Si vraiment l'assistant doit effectuer des taches qui ne concernent que le parti, il signe un second contrat avec ce dernier, et c'est ce qui s'est passé avec le MoDem car ce parti a toujours eu à coeur de faire les choses dans les règles.

    Corinne Lepage a affirmé en 2014 que le MoDem avait voulu faire travailler son assistant pour le parti. J'ai une autre interprétation : Corinne Lepage ne s'est jamais sentie impliquée dans le MoDem et lui a toujours préféré son micro-parti, Cap21. De plus, c'est quelqu'un de très individualiste, pas franchement solidaire dans la sphère politique. Il n'y a qu'à voir comment elle s'est tournée vers Europe-écologie les verts en 2009, se rendant à certains de leurs meetings et ne faisant pas même le service minimum pour le MoDem. Elle a donc perçu toute demande de coopération de la part du MoDem comme une intrusion sur son pré-carré. Il n'y avait rien d'anormal dans la demande du MoDem , juste un refus de coopération d'une eurodéputée qui lui devait son siège. Comme le MoDem est un parti très souple et pas franchement contrariant, il a laissé courir.

    Donc, je vois venir le radieux témoignage anonyme qui vient de tomber ces derniers jours : il repose sur les mêmes bases. C'est la raison pour laquelle il coulera à pic devant la justice. Tout ce que la justice pourra rétorquer à l'accusateur, c'est qu'il s'est trompé sur le périmètre de définition de son poste. A ceux qui en douteraient, je mets à disposition gentiment la fiche métier d'un quotidien sur ce métier. Sauf que venant de quelqu'un qui connaît la sphère politique, c'est juste étonnant d'avoir un tel ressenti qu'on pourrait à la rigueur comprendre de la part d'un étudiant qui se serait trompé d'orientation...

    Difficile de ne pas y voir de la malveillance, dans ce conditions, et une volonté intéressée, à la veille d'une grande élection, de salir un parti politique et ses figures principales. Sans compter les assistants parlementaires qui ne se sont jamais plaints quoi que ce soit...