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vendredi, 12 octobre 2012

Un trésor de maroquinerie made in France : Des Sacs

La difficulté quand on cherche un cadeau, c'est de pouvoir se montrer original. Perso, ma marque de fabrique, dans ce domaine, c'est déjà d'acheter local. Made in France donc.

Je savais que ma compagne avait besoin d'un nouveau sac à main et je suis donc parti en quête de l'Eldorado. Coup de chance, la Fabrique Hexagonale avait fait le boulot pour moi en janvier dernier en établissant la liste d'usines et de créateurs qui conçoivent et réalisent leurs produits de maroquinerie en France. Et là, j'ai craqué. Ça a failli être compulsif. J'ai adoré ces sacs aux lignes épurées, à la couleur unie mais chatoyante. Là, je me suis dit que le Made in France, ça pouvait vraiment être classe.

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Céline Ballet est une jeune créatrice et elle a du talent. J'ai pu la rencontrer puisque je suis venu lui acheter directement l'une de ses créations.

Bon, c'est vrai le sac que j'ai acheté coûte 240 euros. Mais il s'agit de l'anniversaire de ma compagne (que je suis habitué à couvrir de pierreries de toutes sortes de toutes façons : quand on aime, on ne compte pas...).

J'entends déjà la tovaritch prolétaire qui va encore me resservir que le commun des mortels ne peut pas acheter ce que j'achète. Bon, calcul simple, tovaritch prolétarovicth gochodelagochovitski : avec trois matchs du PSG, tu offres le sac à ta compagne si tu le veux. Perso, c'est aussi un choix de vie : pas de restaurants, pas de high-tech made in China dernier cri chez moi, pas de sorties non plus ou culturelles seulement. Ça dégage des moyens. Et puis in fine, achètent ceux qui le peuvent ou le veulent. 

Comparez avec les marques de luxe les plus en vue : elles sous-traitent à l'étranger autant qu'elles le peuvent comme l'atteste une enquête réalisée par le magazine Challenges en juillet dernier. Le sac plus élégant ? Celui de ma jeune créatrice, voyons ! Plus fin, plus rare, plus stylé et 6 à 7 fois moins coûteux. L'anti bling-bling par excellence. La véritable élégance française. Le cuir vient d'Italie, tout le reste est confectionné par un atelier textile de Vendôme sur la base du patron conçu par Céline Ballet.

Il y a deux Vendôme : celui de la place fameuse à Paris où se trouvent nombre de marques de luxe dont l'arrière-cour se situe quelque part du côté de Hangzu en Chine et puis il y a la ville française du même nom où un petit atelier tente de faire survivre un art de vivre et une qualité spécifiquement français. Moi, j'ai choisi la deuxième.

De quoi avez-vous envie, les amis ? D'équiper votre moitié comme une poulette des beaux arrondissements ou de lui offrir le rare trésor de la créativité française sachant qu'il est fait sur mesure et que seules quelques heureuses élues pourront le porter sur elles ?

Quand Bayrou a promu le Made in France, certains y ont vu quelque chose de cosmétique. Moi, je fais partie de ceux qui croient dur comme fer que c'est une lame de fond et qui agitent la vague dans leur petit coin. L'idée continuera de faire son chemin parce que Bayrou et Robert Rochefort, qui y a consacré une livre, ont vu juste en observant que nous pourrions substituer un grand nombre de produits étrangers pour des produits français à prix quasiment coûtants. 

Bref, des-sacs, c'est ici et la page de contact avec mail et numéro de téléphone, c'est là. Pour information, la créatrice présente sa collection au Viaduc des Arts, arche n°36, les Ateliers de Paris, avenue Daumesnil jusqu'au 14 octobre. Ensuite, du 15 au 21 octobre, il faudra se rendre au 31 rue Violet, dans le 15ème, non loin de la rue du Commerce. Petit tour aussi possible sur la page facebook pour ceux qui préfèrent ce canal.

Et si je rebaptisais mon blogue Mode in France, moi ? 

dimanche, 30 septembre 2012

L'excellente idée de Spontex

Je me demande si cela ne vaudrait pas le coût/ le coup que je publie un guide du Made in France, moi, parce que je commence à devenir bon dans ce domaine :-)

Comme j'ai dû l'écrire il y a quelque temps, je regarde aussi l'origine de fabrication de mes produits ménagers et j'achète pour cette raison tous les produits Spontex fabriqués en France. On y compte les éponges, simples et grattantes.

Il y a deux raisons pour jeter une éponge : soit elle part en morceaux, soit elle sent mauvais. On arrive la plupart du temps plus souvent au second cas qu'au premier. Perso, je déteste les éponges qui puent. Et le nettoyage à la javel simple ne vient généralement pas à bout des odeurs s'il ne s'agit que d'un simple trempage.

Mais là, Spontex a trouvé une belle astuce : ses éponges, plus exactement, celles qui ont une surface noire grattante renforcée, passent au lave-linge et au lave-vaisselle ! Et elles supportent 70° de température. 

Alors ça, c'est sympa, parce que cela n'a pas l'air dit comme ça, mais les éponges, cela finit vite par représenter un budget par forcément négligeable quand on fait les comptes sur l'année.

Bien sûr les éponges ne sont pas éternelles et elles finiront tôt ou tard par s'effilocher, mais je les aurais usées jusqu'à la corde. 

Ces éponges coûtent un peu plus cher que des éponges lambda produites probablement en Asie mais sur la durée, elles sont plus rentables.

Comme quoi, on peut acheter Made in France et dépenser moins.

Quand je pense que je m'étais inscrit au service wikio shopping qui n'a finalement pas eu de lendemain : on ne nous proposait que de commenter des produits high-tech ou presque alors que moi, mon truc, ce sont les serpilières, les éponges, les seaux et les balayettes ou, dans un autre registre, les vêtements...

vendredi, 21 septembre 2012

Et hop, 12 archiduchesses pour ma petite duchesse !

Après une exploration relativement méticuleuse des boutiques de production de chaussettes pour enfants made in France, j'ai fini par porter mon choix sur Archiduchesse. Six euros la paire, ce n'est vraiment pas donné, mais c'est moins cher que ses concurrents français et de surcroît, les chaussettes ont l'air joliment filés si, du moins, le site ne ment pas. Notez qu'en soquettes, le prix unitaire tombe à 4.50 euros la paire.

J'avais trouvé Broussaud mais un catalogue sans prix et sinon un lien renvoyant vers Archiduchesse pour les achats en ligne : ils ont fusionné ??? Restait  Labonal qui faisait des prix relativement similaires mais les coloris n'étaient pas la tasse de thé de ma petite dernière.

Il y avait quelques autres fabricants mais dont les prix étaient vraiment trop élevés. J'achète des chaussettes, pas du caviar...

Pour le prix, j'ai fait un choix : consommer moins en quantité mais mieux en qualité. Je ne ferai pas l'acquisition de monceaux de chaussettes à bas prix comme je le faisais jusqu'ici, mais je table sur la qualité des chaussettes achetées pour pouvoir les faire tourner sur deux semaines complètement. Il y a intérêt à ce que je ne sois pas déçu parce face à des chaussettes made in ailleurs, là, c'est tout de même deux à trois fois plus cher.

Associées à la robe AD Confection que je lui ai acheté récemment, l'ensemble devrait faire fureur :-)

Nouveau challenge à venir pour moi : je dois changer les baskets de mon aîné, et il faut que j'en trouve de fabrication française.

samedi, 01 septembre 2012

Fournitures d'école en mode Made in France...

Cette fois, j'ai fait attention et je m'y suis pris à l'avance : la plupart des fournitures que j'ai choisies ont été conçues et fabriquées en France !

Classeurs, j'ai pris des souples exacompta et les intercalaires de la même marque ; cahiers et feuilles ? C'est clairefontaine : au passage, je ne veux pas dire, mais essayer de gommer sur une feuille made in China puis sur une clairefontaine, vous allez voir tout de suite la différence. Sur la première, déchirure assurée à brève échéance, et sur la seconde, vous pouvez y aller sauf à gommer comme une brute, et encore !

La pub des crayons de couleur bic Kids m'a bien fait rigoler : ils veulent faire valoir que leurs crayons sont hyper-résistants et insèrent une icône  cet effet sur le paquet qui représente un marteau échouant à casser la mine d'un crayon. Ne rigolez pas : les crayons de vos enfants tombent certainement des dizaines et des dizaines de fois au sol. J'ai remarqué à l'usage que la mine se fractionne alors de l'intérieur au fil du temps, particulièrement quand on achète un crayon de m... Là, avec mon crayon bic made in France, je pense qu'ils peuvent tomber, ils attendent les chutes d'un pied ferme :-)

Évidemment, j'ai aussi pris les stylos dans la même marque. Idem pour les feutres. Côté stylo-plume, j'ai fait confiance à Waterman : plus cher qu'un plume made in ailleurs, certes, mais ils annoncent trois ans de garantie et des plumes en acier hyper-résistantes. Quand je vois l'état des plumes (que j'ai dû changer trois fois tout de même) de mes fistons, l'année passée, je pense que j'ai fait un bon investissement. On verra à l'usage de toutes façons. Trois stylos-plume à bas prix, c'est en gros ce que vaut un waterman.

Les outils mathématiques ensuite : pour l'instant, je n'ai rien trouvé de français pour le compas, les règles, les équerres, les rapporteurs et cetera, mais je ne désespère pas d'y arriver. La Fabrique hexagonale n'a pas l'air très optimiste sur le sujet : l'Empire du Milieu y règne en maître. L'article date de 2009 : des compas maped made in France, pas vu. En, fait, tout ce que j'ai vu en maped était systématiquement produit en Chine, toutes fournitures confondues.

Après, les arts plastiques : j'ai réussi à trouver de la peinture italienne en pastille. C'est toujours mieux que du made in China, les Italiens sont nos cousins.

Ce qui est bien, c'est que mes fistons commencent à regarder l'origine géographique des produits, maintenant, parce qu'évidemment je les emmène, et ils commencent à prendre l'habitude de ne sélectionner que du Made in France.

Comme quoi, c'est une question d'habitude et...d'éducation :-)

 

samedi, 28 juillet 2012

Saleté de bottes...

Toujours motivé par la volonté d'acheter le plus local possible, j'ai observé que la marque Moussaillon que je subodore être bretonne, vendait des bottes pour enfants. Bon, eh bien celles-là, je ne les conseille pas. J'en ai acheté une paire pour mon second fiston, et, résultat des courses, il s'est retrouvé avec une série de plaies à hauteur de la bordure des bottes en question.

Franchement, faut être nul pour ne pas être fichus d'anticiper ce genre de défauts et en arriver à réaliser des bordures tranchantes. Dommages, car l'idée de départ, réaliser des bottes marinières est plutôt futée et le résultat esthétiquement appréciable, mais le reste est calamiteux.

J'ai réussi à trouver (avec du mal) que Le Moussaillon était une marque de Bretagne-Diffusion. Pas moyen de savoir où ils produisent, ceux-là. Pas trace chez HexaConso, et encore moins du côté de la Fabrique Hexagonale. Rien non plus chez madeinfrance.Ça sent le made in ailleurs ; cela ne m'étonnerait pas vu la qualité de m... des bottes en question. Je n'aime pas trop, d'ailleurs, le principe qui consiste à se donner un air local tout en important de Petaouchnok des produits mal conçus et mal finis. Mauvais pour l'image de la Bretagne, ça, alors qu'elle n'y est pour rien.

En règle générale, quand je cherche à savoir si quelque chose est produit en Bretagne ou non, je m'adresse à David, mais là, il a du abuser du taffia pendant les Tonnerres de Brest et il est aux abonnés absents :-)

Ça reste compliqué, au final, de savoir où est fabriqué ce qu'on achète. Je parlais d'Armor Lux, précédemment, mais la lecture de l'avis de la Fabrique Hexagonale sur le sujet m'a un tantinet douché. Cela reste une marque plutôt française, mais une bonne partie de la production vient aussi d'ailleurs.

Et puis il y a beaucoup d'entreprises qui se créent puis ferment faute de parvenir à percer. Cliquez sur les liens de la Fabrique Hexagonale, vous allez voir lesquels sont encore valides...

Allez, je finis sur une note heureuse : j'ai eu la joie de retrouver la trace d'Alma Mater qui avait réalisé les tee-shirts de l'exposition sur les dragons du Muséum d'Histoire Naturelle à Paris, il y a quelques années ! J'en ai quelques exemplaires que j'avais alors achetés que je conserve avec émotion en dépit de l'augmentation de mon tour de taille depuis (snif) :-)

dimanche, 10 juin 2012

Mieux que le Made in France : la traçabilité !

On faisait la fête chez moi ce week-end : célébration d'anniversaires. Cela allait donc de soi que j'allais passer l'après-midi à la recherche de cadeaux pour les invités concernés.

Joindre l'utile à l'agréable. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que j'ai la même obsession que Bayrou : le Made in France.

L'inconvénient, quand on ne s'y prend pas à l'avance, c'est qu'il faut farfouiller et chercher un peu au hasard. J'avoue que je n'ai pas pu acheter tous mes cadeaux en made in France, mais pour certains, cela a été possible.

C'est là où l'on se dit qu'on apprécierait une boutique en dur, pas seulement sur Internet, exclusivement dédiée aux produits fabriqués en France. C'était le projet d'un twittos auquel je me suis abonné, il y a quelque temps. Ils ont bien commencé à construire un site, mais cela ne semble pas avoir vraiment évolué depuis. Ni le site ni la boutique en dur.

Il y a ceux qui veulent distribuer et ceux qui veulent produire. Je vous conseille de suivre de près le blogue de mon amie Françoise, elle s'apprête à présenter un projet décoiffant, projet pour lequel elle est d'ailleurs à la recherche de partenaires. En attendant, vu son positionnement google sur l'item "canard à l'orange", elle a un coup à jouer avec ces mots-là ou dans la restauration de produits de haute gastronomie :-).

Revenons à mes cadeaux : cherchant quelque chose pour mon frérot, celui-là même auquel j'avais offert précédemment une chemise Lordon, j'ai cette fois ouvert la porte d'une boutique Lacoste. Méfiant, j'ai d'emblée demandé aux vendeurs ce qui était produit en France dans leurs articles.

Les polos, les chemises et les pulls sont fabriqués à Troyes intégralement : de la bobine de fil de coton jusqu'au dernier bouton de manchette. Pour le reste, en revanche, le tissu est bien filé en France mais l'article est réalisé ailleurs.

Le soir venant, j'ai discuté avec un autre de mes frères (nous sommes une grande fratrie) parce que je pèse et soupèse l'opportunité de racheter un ordinateur portable. Je suis très déçu par l'ASUS que j'ai acheté il y a 4 ans. L'habitacle tombe en pièces détachées et l'emplacement d'un slot de mémoire vive n'a jamais fonctionné.

C'est pourtant mon frérot qui m'avait recommandé cet achat. Et là, j'ai appris un truc intéressant : récemment, il a acheté un SONY en ordinateur portable. J'étais un peu surpris parce que généralement, ce n'est pas une marque qu'il privilégie en informatique.

En fait, il l'a acheté parce qu'il est intégralement construit et assemblé au Japon. Pour cette raison, il est d'excellente qualité. Quand le même Sony est réalisé en Chine, le niveau de qualité s'en trouve singulièrement amoindri.

Au fond, c'est ça qui compte : on devrait toujours  pouvoir disposer d'une information transparente sur l'origine d'un produit. C'est cela qu'il faudrait défendre au niveau de la Commission européenne. Évidemment, en termes de faisabilité, ce n'est pas simple, bien des produits finis étant un assemblage de composants venus parfois des quatre coins du monde.

Peut-être.

Mais au final, force est de constater que la qualité de réalisation varie considérablement d'un lieu de production à l'autre. Il est de bon ton de récuser l'impact des avantages sociaux dans la qualité de réalisation d'un produit, aujourd'hui. Pourtant, il semble bien que le lien direct entre les deux données existes. La norme éthique et sociale a donc des conséquences économiques bien plus importantes que ceux qui ne jurent que par une concurrence sauvage ne l'imagine.

J'ai eu cette discussion avec Christian (Romain) qui lit souvent mon blogue récemment : il pense, lui, que le libéralisme, c'est de vendre n'importe quoi à n'importe qui sans contrôle. Ce n'est pas mon avis : je pense que la concurrence libre et non faussée implique une transparence totale.

Les libéraux s'honoreraient en commençant par défendre en priorité cet aspect au niveau européen. Cela correspond, me semble-t-il, à l'une des préoccupations de l'ADLE que l'on présente comme d'affreux ultra-libéraux alors que ce sont de sympathiques libéraux et démocrates-chrétiens centristes.

La traçabilité, voilà l'enjeu-phare, à mon sens, des prochaines années dans la sphère de la consommation. 

Notre modèle consumériste est une calamité à tout point de vue : il gaspille, coûte plus cher, ment et écrase l'humain. Et, bien évidemment, il s'oppose frontalement à toute idée de transparence.

Voilà pourquoi, pour ce qui me concerne, j'essaie d'acheter des produits bio, made in France, ou commerce équitable, avec des logos reconnus tel que le AB, le Max Havelaar ou Alter Eco, et, pour le Made in France, un label qui demeure à promouvoir si ce n'est à inventer...

dimanche, 03 juin 2012

Table à induction française : des distributeurs pas clairs...

Je me demande si je n'en dis parfois pas trop sur mon blogue à propos de ma vie privée. Mais bon, elle me sert à illustrer tellement de choses...

En la circonstance, c'est Lapeyre que j'ai dans le collimateur et je vais expliquer pourquoi. Il se trouve que l'ignoble capitaliste exploiteur du peuple et koulak enrichi à la sueur des honnêtes travailleurs que je suis a un locataire. On a beau être un sale libéral, un centriste comme diraient les Trotskistes, on a tout de même des valeurs, et, notamment, je me refuse à imiter ces salauds de gounaffiers de marchands de sommeil. 

Ce que je joue est donc d'une propreté à toute épreuve, moderne et entretenu. Et comme je soigne mes locataires (c'est une petite studette donc ça change souvent) mon dernier projet est d'échanger les plaques de cuissson pourraves qu'un de ces voleurs d'artisan m'a installé il y a 5 ans contre une plaque à induction deux feux vitro-cérame flambante neuve. Et tant qu'à faire, je remplace toute la kitchenette de ma locataire. Elle y gagne parce qu'il va me falloir quelques mois de loyers pour rentrer dans les fonds du réaménagement...

Je me suis rendu donc chez Lapeyre pour voir ce que je pouvais trouver dans ce domaine. Là-bas, très bien, une conseillère de première qualité, compétente, efficace et sérieuse, de bon conseil. Bonne offre aussi de Lapeyre qui me propose un artisan partenaire pour installer l'ensemble. Jusque là, tout va bien.

On me propose une kitchenette comprenant plan, évier, réfrigérateur et table à induction deux feux pour la somme de 650 euros environ.

Hop, voilà une bonne occasion de faire travailler l'ouvrier qualifié français : je demande donc s'il y a possibilité d'installer une table deux feux Brandt ou Electrolux : l'une et l'autre sont fabriquées en France (correctif : l'un de mes Trolls m'indique qu'Electrolux ne produit pas de tables à induction en France. Vérification faite, en effet, seul le lave-linge à chargement par le dessus est produit en France. Ouf, restent tout de même Brandt, Thomson, Sauter et De Dietrich). Sauter ou De Dietrich me conviennent bien.

Problème : Lapeyre vend des packs et le matériel prévu, c'est du Beko. Après recherche, Beko, ce sont des Turcs, en fait. Leurs usines sont en Turquie, Russie et Roumanie. Mais pas en France. Belle entreprise, certes, mais côté qualité, allez savoir pourquoi, j'ai davantage confiance dans le savoir-faire français et je ne veux pas installer un matériel en lequel je n'aurais pas confiance surtout s'il me conduit à devoir faire un nouveau rachat 5 ans après.

De bonne composition et partageant ma volonté de faire profiter mon pays de ma consommation, la conseillère Lapeyre s'échine à trouver une solution. Mais, calculs faits, les prix proposés sur son catalogue Lapeyre sont tels que j'arrive à une facture finale entre deux fois et trois supérieure à la proposition initiale. J'aime mon pays et mes compatriotes, mais il y a des limites à mon patriotisme économique. La table Beko en pack revient à 179 euros et le prix proposé pour son équivalent Electrolux ou Brand est de l'ordre de 450 euros.

Dépité, je retourne chez moi après avoir signé la proposition initiale, pestant contre l'incapacité du fournisseur et du revendeur à se mettre d'accord pour proposer un pack made in France.

Mais pris d'un doute dans la soirée, je me lance dans une petite recherche sur google et devinez ce que je trouve ? Une plaque à induction deux feux Brandt, donc fabriquée en France, à 181 euros. Trop tard !

Là, j'avoue que j'ai un peu la haine. Pas contre la conseillère, elle était franchement extra. Contre Lapeyre. Il y a une magouille ou quoi ? En fait, à ce que j'ai compris, parce qu'il n'y a pas de partenariat spécifique entre les producteurs français et Lapeyre sur ce type de produit, tout acheteur doit composer sa cuisine soi-même plutôt que de pouvoir bénéficier d'un pack. Le problème, c'est qu'en proposant à près de deux fois et demi les produits français par rapport aux prix trouvés sur Internet, il y a assurance d'éliminer en effet notre production nationale.

C'est donc bien le distributeur qui fait un sale coup au producteur français ! Je me suis dit que je n'allais pas laisser passer ça sans réagir. Là, je l'ai un peu dans le baba : j'en suis à mon 3ème rendez-vous, ma locataire attend sa nouvelle plaque et les choses ont traîné. Je n'ai pas vraiment envie de tout remettre en cause. Le reste des services de Lapeyre est de bonne qualité. 

Mais je juge complètement idiot et improductif de leur part de ne pas chercher à jouer la carte nationale. Il y a un autre truc qui ne m'a pas plus du tout au demeurant et qui vaut presque publicité mensongère : mon oeil avisé lorsqu'il a contemplé les exemplaires de pack en démonstration a constaté pourtant la présence de tables dont l'intitulé  "Brandt" ne laissait pas de doute sur l'origine. Initialement, c'est même pour cela que j'ai signé immédiatement pour ces solutions. Tout ça pour me retrouver avec du matériel turc. 

Lapeyre, prend garde ne pas te faire retourner une paire de baffes : je déteste que l'on m'ait fait prendre des vessies pour des lanternes.

En tout cas, encore un exemple qui accrédite parfaitement ce que défendent Bayrou et le MoDem : un label clair avec une charte de pratiques commerciales qui empêchent ce genre de coups bas.

Franchement, l'engagement à promouvoir une telle loi est vraiment une de mes motivations majeures, dans cette campagne législative pour accorder mon vote à un ou une candidate.

On a pris l'habitude de commencer à faire attention pour les aliments, mais, nom de Zeus (ou plutôt de Déméter, en la circonstance) la France ne produit pas que de la bouffe !

vendredi, 01 juin 2012

Un piou-piou déterminé à sauver usine et made in France

David Burlot, blogueur de gauche, se moque de la benjamine centriste parmi les candidats à l'élection législative. IL a extrait du programme de la plus jeune candidate du centre ce qui l'intéressait pour dénigrer le programme du MoDem aux législatives. L'esprit curieux de l'infâme blogueur capitaliste, libéral et dextro-centriste que je suis s'est donc rendu sur le blogue d'Amélie Pinheiro, candidate dans la 10ème circonscription de Seine Saint-Denis, histoire d'en avoir le coeur net.

L'objet du litige ce sont les fameuses 35 heures. Je n'ai pour ma part, jamais eu d'opinion tranchée sur le sujet. La seule chose que je reçois parfaitement, en revanche, sur ce sujet, c'est que cela a foutu le bordel dans la fonction publique hospitalière. Mais bon, je n'ai pas de religion dans ce domaine.

Cela dit, il se trouve que le piou-piou en question a tout de même dit juste un petit peu autre chose que ce que relève David Burlot. Elle prend notamment des engagements très clairs en faveur de la production en France. L'un d'entre eux, c'est la proposition emblématique de François Bayrou de créer un label Made in France. Voici ce qu'elle en dit :

Pour terminer le consommateur doit aussi jouer son rôle en privilégiant, à rapport qualité/prix identique, un produit fabriquè en France.
Pour l’aider à choisir et rétablir une saine concurrence entre les produits fabriqués en France et ceux provenant d’autres pays, il ne s’agit pas d’augmenter la TVA ou de mettre en place des barrières douanières, il faut simplement créer un label France, réglementer certains circuits de distribution par plus de transparence sur les prix, cela concerne principalement la grande distribution dans les relations commerciales qu’elle entretient avec les industriels,
en leur demandant de s’engager et de contrôler encore davantage les produits venant de l’extérieur sur leur qualité et leur traçabilité et en réduisant leur marge arrière sur les produits fabriqués en France contrairement aux autres qui pourraient être vendus plus chers par l’établissement d’une taxe carbone collectée par la grande distribution, voilà pour la grande distribution, mais le contrôle pourra être aussi celui du réseau de la vente sur Internet pour lequel il n’existe aucune règle ni aucun contrôle, surtout lorsqu’il s’agit de concurrence déloyale.

Amélie Pinheiro s'agace à mots à peine couverts du technocratisme délétère du Ministère Montebourg et son redressement productif :

nous n’avons plus le temps de créer un ministère pour faire croire que nous nous occupons du produire en France, nous n’avons pas le temps de désigner des experts pour qu’ils réfléchissent à tel où tel sujet, nous connaissons nos priorités, nous devons être dans l’action

L'action, ce n'est pas de Montebourg ni de Hollande ou des Socialistes qu'il faut l'attendre sur ce sujet : ils se fichent comme de l'an 40 du label proposé par Bayrou et seule une pression venue de la société ou des urnes pourraient les amener à récipiscence...

Et elle en sait quelque chose, Amélie, des liens qui existent entre l'emploi et nos productions nationales : lors d'une interview pour Monaulnay.com, elle a juré de faire de la sauvegarde du site industriel PSA son dossier prioritaire. Plus généralement la réindustrialisation est son principal objectif si jamais elle est élue députée.

Ce que peuvent ou comptent faire les Socialistes de notre production nationale, Alain Juppé l'a mis en évidence dans un billet éclairant aujourd'hui-même : rien. Ah si, pardon : Montebourg vient de mettre en place une cellule en forme de commando composée de quatre personnes qui parent à l’urgence.

Trop drôle : on envoie le GIGN au prochain plan social dans une usine ? Amélie révèle qu'elle n'a voté ni pour Sarkozy ni pour Hollande au second tour de la présidentielle : elle s'est juste contentée de griffonner "démerdez-vous" sur un bulletin blanc. 

Prescience ? Prémonition ?

dimanche, 20 mai 2012

Ce n'était pas le pays des épées autrefois, la France ?

J'ai souvent pesté contre la camelote que l'on sert en jouets à nos enfants, à 90% issue des ateliers chinois alors quand je peux éviter de leur acheter de la m... j'évite. Tout récemment, comme je joue souvent avec mes petits, je me suis mis en tête de leur acheter des épées. Pas des saletés en plastique qui se tordent et se déchirent en moins de trois semaines, ni les sal...eries en mousse souple sans doute utiles comme marque-pages mais totalement inconséquentes pour se poursuivre en poussant des cris de guerre,  mais quelque chose de fiable et de testé.

Trouver une épée non-léthale de combat pour les enfants ? Eh bien il suffit de consulter les spécialistes : les joueurs de jeu de rôle Grandeur Nature ! Leurs boutiques mettent en vente des modèles de toute beauté, et on en trouve pour tous les goûts, même les plus improbables. Un petit tour sur le site de l'Atelier du GN, donc. A tout hasard, un oeil chez Armae.com (Attention, ils arrêtent les armes de GN et leur catalogue n'est pas à jour) et hop, me voilà avec des modèles financièrement accessibles.

Dommage pour Armae : leurs premières armes de mousse/pvc étaient à 20 euros seulement. Entre-temps, j'ai reçu la marchandise et j'ai testé : exceptionnel ! On peut vraiment bien rire et s'amuser avec sa petite famille, avec ces trucs-là :-)

Même quand on ne peut investir plus, faire le compte est aisé : les saletés de foire qui coûtent entre 5  et 10 euros voire plus, on a vite fait d'en acheter à la pelle au fil du temps.

Mes lecteurs le savent, quand je le peux, j'essaie d'acheter français. J'espérais donc trouver des armes de GN françaises. Raté. Enfin, pendant un certain temps du moins...Alors autant acheter de la qualité une fois et la garder !

Quand je pense que l'épée mérovingienne puis l'épée carolingienne ont été les modèles émérites de toutes les épées au haut Moyen-Âge...Ah, au moins, on savait produire français à l'époque...

Résultat des courses, ce sont bien des cousins de la France qui font encore les meilleures armes de ce type, mais ce sont ceux qui ont émigré au Canada, nos cousins Québecois. Callimacil, Némésis et sinon...les Danois ! Palnatoke a eu la riche idée, d'ailleurs, de concevoir une épée de GN pour enfant. Ils pensent à tout les Danois. Merci Hamlet ! On pense à tout au pays du lego. On trouve également là-bas Iron Fortress, nettement moins connu, toutefois. Cela aurait été surprenant de ne pas retrouver les Allemands : ils sont sur le marché avec Forgotten Dreams.

En farfouillant, j'ai tout de même trouvé quelques artisans français, mais surtout pour les armures : Karbanog, par exemple.

Il y a une boutique française, GN Boutyk, avec des prix compétitifs, de surcroît, mais je ne sais pas en termes de qualité ce que valent les armes ni même si elles sont vraiment de fabrication française. Pas de mention claire à ce sujet.

Mais, par chance, j'ai enfin trouvé un fabricant français : un amateur passionné qui réalise des productions de toute beauté : le Gonpat. Et en plus il fait des promotions. Là, je viens d'acheter une épée bâtarde magnifique en promotion. 

Mais bon sang ! On a un fabricant en France, il n'est pas plus cher (même moins) que les Québecois, les Danois, les Allemands et pourtant, il m'a fallu pas moins de dix recherches sur les mot-clefs associés pour tomber dessus, par hasard et pas de manière directe. J'ai récupéré l'adresse en visitant un site spécialisé sur le GN. C'est dire son positionnement sur Internet. Il ne risque pas de trouver des clients...

Et on retombe sur le problème du Made in France : on trouve des produits en France, mais personne ou presque n'est au courant, et, en règle générale, les revendeurs privilégient des produits qui ont pignon sur rue. Que je tape épée en mousse et je tombe presque toujours en priorité sur Calimacil (il faut toutefois reconnaître que leur travail est extraordinaire).

Frédéric Gonzalez est le jeune créateur/artisan qui réalise les armes de GN de Gonpat. A sa place, je commencerais par me faire référencer chez madeinfrance dans la catégorie jouet/loisirs, ce serait un bon début. Même chose chez Hexaconso, la Fabrique hexagonale et France référence.

Bon, heureusement, je suis persévérant, mais entre-temps, j'ai passé 4 commandes : si j'avais localisé tout de suite Gonpat, c'est sans doute à lui que je me serais adressé d'emblée...

Consolation, nous avons de quoi bien nous amuser les dimanche et l'été ma petite famille et moi et nous avons tout de même réussi à récupérer une arme française sur les 6 commandées en un mois...

10:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : épée, jouet, gn, made in france |  Facebook | | |

lundi, 14 mai 2012

Le Made in France, cela reste une culture à acquérir...

Je me dis tout de même qu'il y a vraiment un gros boulot de communication avant de faire en sorte que le Made in France prenne comme habitude de consommation dans l'opinion.

Je dois racheter un lave-linge après 15 années de bons et loyaux services de ma Miele (une seule panne en 15 ans, et encore, c'était du calcaire parce que je ne mettais pas de calgon dedans) : elle est encore en bon état, juste le tambour qui commence à tanguer un peu. Mais bon, j'ai un réaménagement à faire chez moi : il me faut un lave-linge et un sèche-linge superposé.

J'ai tout de suite cherché dans les biens de ce type fabriqués en France. Pas de pot, les lave-linges à hublot, il n'y en a pas de fabrication française.

Et puis il n'y a pas que cette difficulté : pour convaincre ma moitié d'acheter français, c'est la croix et la bannière. Quand j'ai changé de lave-vaisselle, cela a été la croix et la bannière pour la convaincre des mérites de Brandt. Mais, j'y suis parvenu.

Là, elle ne veut pas entendre parler d'autre chose que de Miele ou à la rigueur Bosch : la qualité allemande, quoi...

C'est marrant, parfois, sur les forums, je lis des commentaires qui citent Brandt aux côtés de Miele et Bosch. Pourquoi ? Parce qu'il y a pas mal de gens qui pensent que c'est une marque allemande...

Là, ça va être dur : il y a bien des sèche-linge Brandt ou Thomson, mais elle ne veut pas entendre parler de deux marques différentes.

Je pense, au fond, que Bayrou est précurseur : le Made in France, ça fera comme le bio : ça finira par s'imposer, mais il faudra du temps s'il n'y a pas une action énergique des pouvoirs publics (celle-là même que Bayrou voulait impulser).

Je ne peux même pas la convaincre par le sentiment bio : elle s'en fiche aussi des produits bio. Oui, parce qu'on peut tout de même faire valoir que Made in France = filières courtes et donc, économies d'énergie et pollution bien moindre.

C'est là où il y a un aspect philosophique, au fond : même si elle a quand même voté Bayrou au 1er tour (je n'en reviens toujours pas) elle reste fondamentalement de gauche.

Or, la pensée de gauche est fondamentalement différente du volontarisme centriste et démocrate-chrétien qui repose sur l'exemplarité et l'initiative personnelle. A gauche, on attend toujours des interventions ou des pressions de l'État pour s'engager dans un chemin.

Pour nous autres centristes, ce sont les individus, pas les États, qui tracent les chemins. Sans sensibilisation personnelle, les habitudes peines à s'installer. 

Et pourtant, c'est tellement d'emplois, d'argent gagné sur notre balance commerciale, de revenus en plus dans les portefeuilles et dans le budget de l'État...

En tout cas, tel que c'est parti chez moi, je sens que c'est encore de l'argent qui va finir dans la poche de nos cousins Allemands... (d'ailleurs, faufrait que je vérifie tout de même que c'est fabriqué en Allemagne, au moins ).

Il va y avoir une nouvelle bataille à mener : j'ai le lit de mon fiston à changer.

J'ai aussi acheté des plaques de cuisson, tout récemment, et là, par contre, je n'ai pas pensé à vérifier si elles étaient fabriquées en France ou non.

Zut. On n'y pense pas forcément tout le temps. Difficile de se le fourrer dans la tête. S'il y avait un gros  logo Made in France à chaque fois, ce serait tellement plus simple...