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dimanche, 03 juin 2012

Table à induction française : des distributeurs pas clairs...

Je me demande si je n'en dis parfois pas trop sur mon blogue à propos de ma vie privée. Mais bon, elle me sert à illustrer tellement de choses...

En la circonstance, c'est Lapeyre que j'ai dans le collimateur et je vais expliquer pourquoi. Il se trouve que l'ignoble capitaliste exploiteur du peuple et koulak enrichi à la sueur des honnêtes travailleurs que je suis a un locataire. On a beau être un sale libéral, un centriste comme diraient les Trotskistes, on a tout de même des valeurs, et, notamment, je me refuse à imiter ces salauds de gounaffiers de marchands de sommeil. 

Ce que je joue est donc d'une propreté à toute épreuve, moderne et entretenu. Et comme je soigne mes locataires (c'est une petite studette donc ça change souvent) mon dernier projet est d'échanger les plaques de cuissson pourraves qu'un de ces voleurs d'artisan m'a installé il y a 5 ans contre une plaque à induction deux feux vitro-cérame flambante neuve. Et tant qu'à faire, je remplace toute la kitchenette de ma locataire. Elle y gagne parce qu'il va me falloir quelques mois de loyers pour rentrer dans les fonds du réaménagement...

Je me suis rendu donc chez Lapeyre pour voir ce que je pouvais trouver dans ce domaine. Là-bas, très bien, une conseillère de première qualité, compétente, efficace et sérieuse, de bon conseil. Bonne offre aussi de Lapeyre qui me propose un artisan partenaire pour installer l'ensemble. Jusque là, tout va bien.

On me propose une kitchenette comprenant plan, évier, réfrigérateur et table à induction deux feux pour la somme de 650 euros environ.

Hop, voilà une bonne occasion de faire travailler l'ouvrier qualifié français : je demande donc s'il y a possibilité d'installer une table deux feux Brandt ou Electrolux : l'une et l'autre sont fabriquées en France (correctif : l'un de mes Trolls m'indique qu'Electrolux ne produit pas de tables à induction en France. Vérification faite, en effet, seul le lave-linge à chargement par le dessus est produit en France. Ouf, restent tout de même Brandt, Thomson, Sauter et De Dietrich). Sauter ou De Dietrich me conviennent bien.

Problème : Lapeyre vend des packs et le matériel prévu, c'est du Beko. Après recherche, Beko, ce sont des Turcs, en fait. Leurs usines sont en Turquie, Russie et Roumanie. Mais pas en France. Belle entreprise, certes, mais côté qualité, allez savoir pourquoi, j'ai davantage confiance dans le savoir-faire français et je ne veux pas installer un matériel en lequel je n'aurais pas confiance surtout s'il me conduit à devoir faire un nouveau rachat 5 ans après.

De bonne composition et partageant ma volonté de faire profiter mon pays de ma consommation, la conseillère Lapeyre s'échine à trouver une solution. Mais, calculs faits, les prix proposés sur son catalogue Lapeyre sont tels que j'arrive à une facture finale entre deux fois et trois supérieure à la proposition initiale. J'aime mon pays et mes compatriotes, mais il y a des limites à mon patriotisme économique. La table Beko en pack revient à 179 euros et le prix proposé pour son équivalent Electrolux ou Brand est de l'ordre de 450 euros.

Dépité, je retourne chez moi après avoir signé la proposition initiale, pestant contre l'incapacité du fournisseur et du revendeur à se mettre d'accord pour proposer un pack made in France.

Mais pris d'un doute dans la soirée, je me lance dans une petite recherche sur google et devinez ce que je trouve ? Une plaque à induction deux feux Brandt, donc fabriquée en France, à 181 euros. Trop tard !

Là, j'avoue que j'ai un peu la haine. Pas contre la conseillère, elle était franchement extra. Contre Lapeyre. Il y a une magouille ou quoi ? En fait, à ce que j'ai compris, parce qu'il n'y a pas de partenariat spécifique entre les producteurs français et Lapeyre sur ce type de produit, tout acheteur doit composer sa cuisine soi-même plutôt que de pouvoir bénéficier d'un pack. Le problème, c'est qu'en proposant à près de deux fois et demi les produits français par rapport aux prix trouvés sur Internet, il y a assurance d'éliminer en effet notre production nationale.

C'est donc bien le distributeur qui fait un sale coup au producteur français ! Je me suis dit que je n'allais pas laisser passer ça sans réagir. Là, je l'ai un peu dans le baba : j'en suis à mon 3ème rendez-vous, ma locataire attend sa nouvelle plaque et les choses ont traîné. Je n'ai pas vraiment envie de tout remettre en cause. Le reste des services de Lapeyre est de bonne qualité. 

Mais je juge complètement idiot et improductif de leur part de ne pas chercher à jouer la carte nationale. Il y a un autre truc qui ne m'a pas plus du tout au demeurant et qui vaut presque publicité mensongère : mon oeil avisé lorsqu'il a contemplé les exemplaires de pack en démonstration a constaté pourtant la présence de tables dont l'intitulé  "Brandt" ne laissait pas de doute sur l'origine. Initialement, c'est même pour cela que j'ai signé immédiatement pour ces solutions. Tout ça pour me retrouver avec du matériel turc. 

Lapeyre, prend garde ne pas te faire retourner une paire de baffes : je déteste que l'on m'ait fait prendre des vessies pour des lanternes.

En tout cas, encore un exemple qui accrédite parfaitement ce que défendent Bayrou et le MoDem : un label clair avec une charte de pratiques commerciales qui empêchent ce genre de coups bas.

Franchement, l'engagement à promouvoir une telle loi est vraiment une de mes motivations majeures, dans cette campagne législative pour accorder mon vote à un ou une candidate.

On a pris l'habitude de commencer à faire attention pour les aliments, mais, nom de Zeus (ou plutôt de Déméter, en la circonstance) la France ne produit pas que de la bouffe !

Commentaires

L'autre jour, voulant remplacer mon vieux barbecue rouillé par une plancha, j'ai fini par choisir un produit chinois (c'est ce que je croyais) car l'équivalent français coûtait hélas le triple.
Mais une fois rendu chez moi, il m'a fallu deux bonnes heures de travail minutieux pour faire le montage de l'engin qui était en menus morceaux dans son emballage !
Donc finalement, je trouve que ma plancha c'est un produit français, non ?

Écrit par : Pierre Héno | dimanche, 03 juin 2012

@Pierre Héno
On peut voir les choses comme ça, évidemment.
Pouvez-vous juste me dire ce que vous avez trouvé, quelle marque, quel prix et à quoi vous avez comparé ? Le témoignage m'intéresse et je voudrais vérifier ce que je trouve parce que des produits français à bon prix, il y en a...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 03 juin 2012

J'ai acheté à Auchan une plancha de marque "Somasia" (large, 2 feux, fonte émaillée, à 179 euros. Ce que j'avais repéré de fabrication française avait la marque Krampouz et coûtait 499 euros pour environ la même chose.

Écrit par : Pierre Héno | dimanche, 03 juin 2012

lumineux

Écrit par : pierre | dimanche, 03 juin 2012

Euh, bon, je cherche des infos mais à ce que j'ai pu comprendre, fonte émaillée = 2 à 3 fois plus lourd qu'acier émaillé et bien moins solide et durable.
Pour l'instant, j'ai trouvé à 475 euros en marque française fabriquée en France, mais je vais chercher demain.
Ce ne sont toutefois pas les mêmes produits.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 03 juin 2012

Mouarf, suis mdlol
Pas trop compris les histoires de plancha qui remplacent les BBQ, certaines fonctionnent à l'électricitè d'autres au gaz...C'est koaaa exactement ces histoires de feux? Merci de bien vouloir m'espiquer...! :o)))

Écrit par : Martine | dimanche, 03 juin 2012

L'idée d'avoir une sorte de traçabilité sur les produits manufacturés est excellente. Surtout que pour d'autres raisons qu'avec l'alimentation et la sécurité sanitaire, l'industrie est obligée de tout compter, référencer, consigner sur des registres, du produit de base au produit fini.

Mais je ne suis pas sûr qu'un nouveau logo ou label certifiant que le produit est bien français soit la solution. Il faudrait une sorte de cotation "profit France" en trois marqueurs de profit sur tous les produits manufacturés façon développement durable (social, écologique, économique) commercialisés en France d'où qu'ils viennent et n'importe-où ils partent.

Par exemple, un produit 100% francais du matériau à la fabrication puis commercialisation dans le respect de l'équilibre durable bénéficierait de la cote maxi alors qu'un autre importé de Chine dont la France ne ferait que le packaging et la distribution (certainement intéressant financièrement mais une catastrophe écologique et des emplois au rabais ici comme aux antipodes) frôlerait la cote mini.

Cela n'oblige personne à rien et c'est le client qui choisit au final, en France ou ailleurs...

Écrit par : Didier | dimanche, 03 juin 2012

Lapeyre, c'est le groupe Saint-Gobin, je crois !!!!

S'ils vendent des packs turcs à bas prix pour attirer le chaland, c'est peut-être pour pouvoir justifier les salaires particulièrment bas des personnels ! :-)

Écrit par : Marie THUREAU | dimanche, 03 juin 2012

Très intéressante, la fin de votre billet.

En somme, le libéral bon teint que vous êtes se plaint d'avoir été victime des agissements qu'un distributeur a jugé bon (à tort ou à raison) de mettre en œuvre pour maximiser son profit à court terme. Et le libéral bon teint que vous êtes en appelle aux pouvoirs publics pour corriger cela par l'intermédiaire d'une loi.

Vous allez finir par brûler ce que vous avez adoré, vous ! ;-)

Écrit par : Ch. Romain | dimanche, 03 juin 2012

@Christian
Vous oubliez, je le crains, tout un aspect du libéralisme : celui de l'individu à se constituer en groupe de pression et le devoir d'information du distributeur. Vous allez un jour m'expliquer qu'en économie libérale il serait normal de vendre du liant faisandé à la dioxine, par exemple ? Rien de plus faux. Pour que la concurrence puisse s'exprimer librement elle doit reposer sur une information saine.
Pour conclure et de plus je suis loin d'être un libéral fanatique. Comme libéral, je me méfie des très grosses structures car en règle générale, elles ne tendent guère à vouloir le bien de l'individu.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 03 juin 2012

@Didier
Oui, mais l'essentiel est d'avoir une sorte de garantie sous forme de logo. Et puis il y a un gros effort à faire au niveau de la distribution.
@Marie
Ils vendent de tout, en fait. En la circonstance, ce n'est même pas un problème de bas prix mais un problème de choix de produits et un affichage quasi-mensonger.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 03 juin 2012

@Didier,
L'héré n'a pas tort, un label avec tracabilité en premier lieu.
Les CCI pourraient jouer le role de recenseur médiateur et promoteur via plateforme web?
Une agence de notation au niveau européen, sur laquelle il serait possible de s'appuyer pour moduler les taxations transports en fonction des distances parcourues...
Ainsi que je verrai les choses. ;)

Écrit par : Martine | dimanche, 03 juin 2012

L'heretique est un cretin. Il parle de la marque elextrolux en tant que marque francaise, alors que c'est une marque suedoise qui fait produire la plupart de ses tables a induction en allemagne. L'article n'a donc aucune légitimité.

Écrit par : Memo | dimanche, 03 juin 2012

@Memo
Electrolux produit aussi en France, abruti.
Cela dit, pour les tables à induction, j'ai en effet un gros doute après vérification. Je ne les trouve pas sur le site de Jégo ni ailleurs.
Comme quoi on peut être un abruti congénital et fournir malgré tout de l'information intéressante. Je vais corriger mon billet.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 03 juin 2012

@Martine
Je pense qu'une reconversion possible de ce blogue, après l'éparpillement définitif des forces centristes, après les législatives, c'est une investissement dans la cause du Made in France.
Ou j'ouvre un nouveau blogue ou je change le nom de celui-ci :-)

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 03 juin 2012

@ L'Héré

Où voyez-vous un "devoir d'information du distributeur" dans la doctrine libérale ? Le principe (d'ailleurs parfaitement inapplicable d'un point de vue pratique) en est "la concurrence pure et parfaite" reposant sur un marché "multiple, transparent, homogène et accessible", le tout étant laissé au libre jeu des acteurs et au pouvoir magique de la "main invisible". En d'autres termes, les acteurs n'informent que de ce qu'ils veulent bien, de façon à maximiser leur profit, et sans "devoir" ni "obligation". En économie libérale absolue, il serait effectivement licite " de vendre du liant faisandé à la dioxine", et après la mort de quelques centaines ou milliers de consommateurs le public se détournerait "naturellement" de cette offre pour lui en préférer d'autres plus conformes à ses goûts. Mais bon, comme je vous le disais, le libéralisme "pur et dur" est une vue de l'esprit, d'ailleurs assez peu souhaitable dans beaucoup de ses conséquences, comme vous le reconnaissez vous-même.

Écrit par : Ch. Romain | dimanche, 03 juin 2012

@Pierre Héno
Je viens de trouver une plancha ENO (marque 100% made in France) à 185 euros sur la Toile. Pari gagné, donc.
@Christian
Vous avez une vision très particulière du libéralisme. Le libéralisme ne tolère pas le mensonge sur la marchandise, du moins, idéalement. En revanche, il reconnaît tout à fait l'effet du groupe de pression sur le producteur ou le distributeur.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 03 juin 2012

@l'hérétique
L'équivalent de mon achat en marque ENO coûte 503,80 euros en vpc, promo à 459 euros jusqu'au 26 !

Écrit par : Pierre Héno | lundi, 04 juin 2012

je voudrais vous signaler que les produits "repére" de Leclerc ne comportent pas de losange. Sur ce losange, sont indiqués le numéro du département français, le numéro de l'usine. Ainsi, rien qu'en regardant ce losange vous savez si la conserve, ou la boite de gateaux a été fabriquée en France. Il est meme interessant de lire la meme chose sur un produit de marque, et on s'éperçoit que le produit de marque provient de la meme usine. Mais Leclerc ne veut pas mettre ce fameux losange. Alors, les produits Leclerc sont chinois ????

Écrit par : cousty | lundi, 04 juin 2012

@ L'Héré

Vous écrivez : "Le libéralisme ne tolère pas le mensonge sur la marchandise, du moins, idéalement."

Il me semble que c'est l'inverse qui est vrai. Le libéralisme "idéal" refuse toute intervention de la force publique et s'en remet exclusivement aux forces du marché. Dès lors, il n'y a ni morale ni réglementation qui tiennent et rien n'interdit le mensonge. Un libéral 100% pur sucre vous dira seulement qu'à moyen terme le mensonge sera contre-productif car l'offre ne correspondra pas à la promesse et les consommateurs, déçus, s'en détourneront.

Ce qui "ne tolère pas le mensonge", c'est le libéralisme encadré par des lois et des réglementations ; donc, justement, le libéralisme "pas idéal".

Bien entendu, je parle ici en théorie pure. Dans les faits, vous et moins savons bien que le libéralisme pur et dur n'est ni possible, ni souhaitable (voir les délires de quelques libertariens aux USA... Je vous recommande par exemple "Défendre les indéfendables" de Walter Block, paru aux Belles Lettres en 1993).

Écrit par : Ch. Romain | lundi, 04 juin 2012

@Pierre Heno
Vous pouvez me fournir un lien sur le produit exact que vous avez acheté ?

Écrit par : l'hérétique | lundi, 04 juin 2012

CH. Romain : Vous avez oublié la signification de "transparent" pour le libéralisme.
C'est d'ailleurs une des bases (impossible à satisfaire en l'état) de tous les systèmes libéraux, qui veut que pour que la concurrence fonctionne, il faut un accès égal ET complet à l'information.

Sans un accès complet à l'information (qualité du matériau, provenance, méthodes d'usinage etc...) les "forces du marché" et la "main invisible" ne peuvent pas fonctionner efficacement.

Écrit par : melianos | lundi, 04 juin 2012

Exactement
melianos a raison ; de plus, l'état libéral est justement là pour faire respecter les règles. L'anarcho-capitalisme n'est qu'une petite branche du libéralisme. Reconnaissez tout de même qu'entre Amartya Sen et Ron Paul, il existe tout de même un spectre assez large.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 04 juin 2012

@cousty
C'est valable sur quel type de produits, ce losange ?

Écrit par : l'hérétique | lundi, 04 juin 2012

@ Mélianos et L'Héré

Je crois qu'il ne faut pas s'exagérer le sens du mot "transparent" dans la doxa libérale. Pour ce que j'en sais, ce mot signifie que le consommateur à une connaissance "universelle" de l'ensemble des offres qui peuvent lui être faites (un peu comme si TOUS les offreurs potentiels répondaient à un appel d'offres) en pouvant comparer les offres et surtout les prix et les qualités. Mais dans le même temps, il peut y avoir mensonge (au moins par omission) de ces offreurs sur tel ou tel aspect de leur offre, ne serait-ce que parce qu'il n'y a aucune réglementation. De toute façon, ce qui me paraît le plus important, c'est que nous sommes d'accord pour reconnaître que le libéralisme "idéal" n'est ni réaliste ni souhaitable, et qu'il n'est supportable que s'il est solidement tempéré par un encadrement de la puissance publique.

Écrit par : Ch. Romain | lundi, 04 juin 2012

@Christian Romain
Non, je ne suis pas d'accord pour que vous appeliez libéralisme idéal l'anarcho-capitalisme auquel vous vous référez implicitement.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 04 juin 2012

@ l'héré, Ch Romain

Il me semble que le capitalisme peut être libéral ou anarchique et même totalitaire.

Il est clair que nos sociétés modernes sont et resteront capitalistes. Il me semble quand-même que le capitalisme a apporté un certain confort de vie à un grand nombre en quelques décennies.

Le libéralisme sait que l'abolition de toutes les règles serait sa fin. Ne sommes-nous pas actuellement dans une situation catastrophique parce-que certains ont confondu libéralisme et capitalisme sauvage?

Ce qui fait de nous des Hommes libres ne sont-elles pas toutes ces règles et lois auxquelles nous sommes soumis?

@ martine
Ce serait effectivement une solution qui permettrait une mise en place relativement rapide de la certification assurant qu'un produit est bien fabriqué par une entreprise déclarée en France. Mais je me demande qui aura la capacité d'attester que le produit est vraiment français. Nombre d'entreprises ne font pas exclusivement de la fabrication et leurs gammes de produits comportent beaucoup d'imports qu'ils assemblent ou distribuent. Faut-il limiter exclusivement la certification au produit fabriqué en france ou l'étendre à d'autres manufacturés ailleurs pour le compte ou sous brevet d'une entreprise française? Je connais un peu l'industrie et il faut dire ce qui est, les possibilités de biaiser dans ce secteur sont inimaginables. C'est comme ça que 90% du foie gras du Périgord vendu de par le monde est bien conditionné en Périgord mais n'est absolument pas issu d'oies ou de canards élevés en Périgord. Il vient parfois de très très loin au-delà des frontières.

Écrit par : Didier | mardi, 05 juin 2012

@ L'Héré

Et moi, je ne suis pas d'accord pour que vous confondiez libéralisme et capitalisme.

Le libéralisme, c'est lorsque les échanges économiques ne sont régulés que par la libre volonté des acteurs, avec une intervention de l'Etat aussi réduite que possible. Les grands théoriciens en sont (entre autres) Smith, Say ou Bastiat, pour ne citer que les précurseurs.

Le capitalisme, c'est lorsque la propriété des moyens de production appartient, non àà celui qui les utilise pour produire, mais à quelqu'un qui a pu les acquérir et qui rétribue le travailleur (manuel ou intellectuel) avec un salaire, en prélevant au passage une plus-value. Le grand théoricien en est évidemment Marx.

Les deux systèmes peuvent cohabiter, et dans le faits ils le font souvent, mais ce n'est pas une raison pour les identifier. Il pourrait tout à fait y avoir libéralisme (au sens que je décris) dans un système non-capitaliste où chaque artisan ou professionnel libéral serait propriétaire de ses moyens de production : le village d'Astérix, par exemple.

Revenez aux sources et vous constaterez que j'appelle "libéralisme" le libéralisme le plus orthodoxe - et le plus irréaliste !

Écrit par : Ch. Romain | mardi, 05 juin 2012

Pardon pour cette formule maladroite : "la propriété appartient..." Beurk ! Lisez plutôt : "La propriété des moyens de production est détenue par, non pas celui qui les utilise pour produire mais par etc."

Écrit par : Ch. Romain | mardi, 05 juin 2012

@Didier,
http://www.foiegras-perigord.com/presentation/les-garanties-igp
;)
FBayrou avait dit,label "produit en France" avec indication sous forme de pourcentage, me semble-t-il, de la part réellement produite chez nous.
@+

Écrit par : Martine | mardi, 05 juin 2012

@Ch. Romain : Le libéralisme n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais je me réfère à la définition que j'en avais trouvé dans "La grande désillusion" de J.Stiglitz

La seule réglementation que je suppute correspondre à ce système c'est justement l'obligation d'informer jusqu'au bout. (ou alors il pense que si un producteur ne dit pas tout, les consommateurs iront ailleurs ?)

Écrit par : melianos | mardi, 05 juin 2012

N'empêche, je reviens à mon propos premier...
La cuisson à la plancha, c'est rudement bon !
:-)

Écrit par : Pierre Héno | mardi, 05 juin 2012

Bonjour Pierre
Bon, ça c'est sûr :-) votre plancha, elle comporte le chariot de bois ou pas ?

Écrit par : l'hérétique | mardi, 05 juin 2012

@L' héré,
Je suppose que Pierre va s'entrainer pour les prochains championnats de cuisine à la plancha et voui c'est en forge-ant que l'on devient forge-ron. ;)
Mdlol, Oups je sors.

Écrit par : Martine | mardi, 05 juin 2012

@ Melianos

Oui, le principe théorique est bien celui-là : chacun fait ce qu'il veut, et si un "offreur" fait mal son boulot (prix élevé sans justification, tromperie sur la qualité, publicité mensongère, mauvaise information...) les consommateurs finiront par s'en rendre compte et par se détourner de lui. Mais pour ça, il faut :
1) qu'il y ait d'autres offres (critère de multiplicité) ;
2) que ces offres soient plus ou moins équivalentes entre elles en termes de valeur d'usage (critère d'homogénéité) ;
3) que le consommateur puisse connaître à un instant T l'ensemble des offres qui lui sont faites, en particulier en termes de contenu et de prix (critère de transparence) ;
4) que le consommateur puisse effectivement accéder à ces différentes offres afin de faire jouer la concurrence (critère de libre accès).

Ces quatre critères constituant le cadre de la concurrence "pure et parfaite".

Écrit par : Ch. Romain | mardi, 05 juin 2012

@Christian
Donc, vous convenez qu'il y a bien un devoir d'information...

Écrit par : l'hérétique | mardi, 05 juin 2012

@ L'Héré

Mais non ! Il n'y a aucun "devoir" ! Je vous dit et je vous répète que chacun fait ce qu'il veut : on est dans le libre choix complet. Ce sont les conséquences de ces choix qui régulent le marché.

Écrit par : Ch. Romain | mardi, 05 juin 2012

@ L'Héré, Ch. Romain,

il existe un grand principe du libéralisme qui consiste à considérer que l'information existe et q'il n'y a aucune obligation pour celui qui la détient de la diffuser mais qu'il n'est interdit à personne d'aller la chercher... :)

@ martine,

oui mais ce produit ipg représente un tout petit pourcentage, pratiquement insignifiant, de la production française et même régionale.

Écrit par : Didier | dimanche, 10 juin 2012

@Didier
Pas sûr que ce soit un principe du libéralisme : on trouve ça chez les Autrichiens, en effet, c'est même ce qui fait de l'entrepreneur un individu hors norme : sa capacité à saisir l'opportunité
Mais là, attention, c'est de l'information sur un produit vendu et sur sa fabrication dont on parle...
Quand il n' y a pas de lois pour garantir l'équité des échanges et le respect des contrats ce n'est pas du libéralisme mais de l'anarchie ou de la tyrannie...

Écrit par : l'hérétique | lundi, 11 juin 2012

@Didier,
Possible, mais, vous qui avez évoqué le premier le thème des foies gras du Périgord...Pour rappel des foi-e-s que^^^. :))

Écrit par : Martine | lundi, 11 juin 2012

@ Didier

Nous sommes 100% d'accord. Je ne dis pas autre chose depuis le début : dans la doxa libérale, chacun est libre d'agir comme il l'entend. Simplement, rien ne doit empêcher personne de subir les conséquences de ses actes, en bien comme en mal.

Écrit par : Ch. Romain | lundi, 11 juin 2012

Sinon, pour les planchas, il y a bien sur la "forge Adour" une espèce de scop assez occulte, il me semble qu'elle a délocalisé en espagne récemment sa production (producteur et distributeur), sinon il y a aussi invicta de trèèès bonne qualité supérieure p'tre meme au premier cité et fabriqué en france, et beaucoup plus abordable en termes de prix d'achat. Après, les guéguerres facon "dents de sabre" très peu pour moi...

Écrit par : Martine | lundi, 11 juin 2012

@ l'Héré, Ch. Romain,

Si vous aimez la lecture, chacun de vous deux devrait trouver ce qu'il cherche là-dedans :
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Lib%C3%A9ralisme&oldid=79535296

M'enfin bon, peu de chances que cela vous réconcilie sur le sujet... :)


@ martine,

il en reste que depuis que depuis que le foie gras est devenu un gros business, il est devenu une grosse arnaque. il suffit de chercher l'étiquette AB sur un conditionnement de ce truc pour comprendre. Au prix où c'est vendu, ces produits devraient être bio avant-tout. Mais voilà, c'est impossible d'en faire de bio, même en petite production.

Écrit par : Didier | lundi, 11 juin 2012

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