Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 12 juin 2007

Le pseudo-geste de l'UMP

On pouvait lire cette récente dépêche de l'AFP à propos de la circonscription de François Bayrou :

L'UMP a demandé à son candidat dans la circonscription de François Bayrou de se désister en faveur du président du Mouvement démocrate en vue du second tour des législatives, annonce Jean-Claude Gaudin.

"Nous avons toujours eu cette politique de la main tendue - j'ai même dit quelquefois à François Bayrou 'il va me venir des crampes à force de tendre la main'. Nous allons encore le faire aujourd'hui", a déclaré sur France 2 le président délégué de l'UMP.


François Bayrou est en ballottage favorable dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où une triangulaire se profilait pour dimanche avec les candidats PS Marie-Pierre Cabanne et UMP Jean-Pierre Mariné.

"La direction de l'UMP demande à M. Mariné de ne pas redéposer sa candidature et nous voulons justement laisser la place libre à M. Bayrou", a dit Jean-Claude Gaudin.

"C'est un geste. Il n'y a pas de discussion, pas de compromission, il n'y a pas de négociation. C'est un geste que l'UMP souhaite faire à l'égard de François Bayrou", a ajouté le maire de Marseille, évoquant la "politique d'ouverture" voulue par le président Nicolas Sarkozy.

Non mais de qui se moque-t-on ? Monsieur Gaudin sait très bien que François Bayrou a les moyens d'emporter cette circonscription avec ou sans le retrait du candidat UMP. On comprend bien que son intérêt est seulement de couper l'herbe sous les pieds du Parti Socialiste afin de l'empêcher de se désister également en signe de bonne volonté.

L'UMP n'a rien à offrir au MoDem, voilà tout. 

 

François Bayrou : pas de consignes de vote.

"Je ne donnerai pas de consigne de vote", a confirmé mardi le président du MoDem François Bayrou qui ne contactera pas Ségolène Royal pour éviter "toute ambiguïté".

"Je n’ai pas rappelé Ségolène Royal non pas par manque de respect, mais pour éviter toute ambiguïté", a-t-il expliqué sur RTL. "Si je l’avais appelée il y aurait eu de la communication sur ce sujet et on aurait cru que j’entamais un processus qui était destiné à faire en sorte que le PS et le Mouvement démocrate se retrouvent pour cette élection".

"J’aurais nourri cette accusation qui est une accusation fausse et injuste de ceux qui disaient dans la majorité actuelle ’en fait ils sont passés à gauche’ ; de la même manière qu’à gauche, un certain nombre de gens disent ’en fait ils sont à droite’", a-t-il ajouté.

Le président du MoDem a souligné que "le Mouvement démocrate a choisi une voie difficile qui est la voie de son indépendance : il n’y a pas besoin de négociation avec le PS, avec l’UMP". "Je ne donnerai pas de consigne de vote. Je ne veux pas entrer dans ce genre de mécanisme et de phénomène".

"Chacun doit prendre ses responsabilités : c’est très simple de prendre ses responsabilités : il suffit pour les électeurs et les responsables politiques et les candidats de regarder l’enjeu de ce deuxième tour de l’élection législative et des décisions qu’on doit y prendre", a-t-il conclu.

Alors que Jean-Claude Gaudin annonçait sur France-2 que l’UMP avait demandé à son candidat à se désister en sa faveur dans les Pyrénées atlantiques, François Bayrou a reconnu qu’"étant donné l’ambiance de la campagne, c’est une surprise".

"Je n’ai demandé ni recherché un accord, un désistement, un retrait de personne", a martelé le député des Pyrénées atlantiques. "Je considère que modestement je dois faire la preuve que je peux montrer qu’il existe un chemin politique capable de s’imposer face à l’UMP et au PS".

Interrogé sur le cas où un candidat du MoDem peut aider celui du PS, notamment dans le Val d’Oise pour Dominique Strauss-Kahn, le fondateur du MoDem a reconnu avoir de "l’estime pour" lui. "Je l’avais, avant je l’ai aujourd’hui". "Je suis libre de dire l’estime que j’ai pour Dominique Strauss-Kahn".

lundi, 11 juin 2007

Candidats MoDem présents au second tour

Ces dernières données éclaireront, j'espère, nos décisions pour le second tour :

2° circ. des PA (64)
François Bayrou (MD) 37,25%
Jean-Pierre Marine (UMP) 25,92%
Marie-Pierre Cabanne (PS) 23,32%

4° circ. des PA (64)
Hervé Lucbereilh (UMP) 31,36%
Jean Lassalle (MD) 29,54%
Jean-Pierre Domecq (PS) 19,86%

7° circ. du Finistère (29)
Hélène Tanguy (UMP) 36,33%
Annick Le Loch (PS) 32,13%
Michel Canevet (MD) 19,51%

6° circ. d'Ille-et-Vilaine (35)
Marie-Thérèse Boisseau (UMP) 37,25%
Thierry Benoît (MD) 20,21%

2° circ. de Mayenne (53)
Marc Bernier (UMP) 43,26%
Elisabeth Doisneau (MD) 19,35%

1° circ. du Val-de-Marne (94)
Henri Pagnol (UMP) 44,4%
Jean-Marie Cavada (MD) 22,27%

Enfin, on peut trouver la carte des résultats sur le site de France Soir.

 

Législatives

Quelques éléments de réflexion sur ces législatives :

Le MoDem atteint finalement 7.61% des suffrages. Ce n'est évidemment pas fameux, et bien en deçà des scores espérés, mais, toutefois, des 7.61% font de l'UDF-Mouvement Démocrate la 3ème force politique du pays.

Une donnée rarement analysée par les politologues est l'absorption de l'électorat FN par l'UMP. Gagner contre l'UMP quand cette dernière est amputée de 10 à 20% des voix sur sa droite, c'est possible, mais, dès lors que cet électorat à réintégré son habitat naturel, il devient beaucoup plus difficile de venir à bout de la droite traditionnelle.

En ce sens, il y avait, dès les résultats du 1er tour de la présidentielle connus, assez peu d'espoir.

Par ailleurs 33% des électeurs de François Bayrou à la présidentielle se sont abstenus. Ces chiffres interpellent, et il faudra les analyser. 

De ceux qui restent, 22% ont voté pour le PS et ses alliés, 31% pour l'UMP et le Nouveau Centre et 35% seulement pour le MoDem. 

En terme de sympathie partisane, seuls 50% parmi les votants, des sympathisants du MoDem ont voté pour ce dernier parti. 28 sont allés à l'UMP et au Nouveau Centre et 13 au PS.

Du côté des abstentionnistes, on trouve 51% chez les 18-24, la catégorie d'âge la plus favorable au MoDem.

En termes de sympathies partisanes, 42% des sympathisants MoDem se sont abstenus ! 

Pire encore, ceux qui se positionnent au centre se sont abstenus à 52% soit le plus fort taux d'abstention.

A l'évidence, c'est dans ses chiffres qu'il faut chercher les causes de notre relatif échec, et, en même temps, l'espoir d'un avenir meilleur. 

Enfin, 75% des électeurs du MoDem ont une bonne ou assez bonne opinion de l'action de Nicolas Sarkozy depuis son élection.

Mais ils sont 89% à juger assez ou très positivement l'action de François Bayrou depuis la même date, aucun ne la jugeant très mauvaise.

Ces chiffres ont pu être obtenus grâce à une étude d'IPSOS à la sortie des urnes .

Il y a des raisons d'espérer, car ces chiffres montrent que nous disposons d'un réservoir d'électeurs assez important. Mais, en un temps aussi court, nous n'avons su les convaincre, et, c'est dans ce champ qu'il va falloir désormais travailler.

Notamment, il est indispensable de mettre à jour et affiner nos programmes, notamment dans le domaine économique et fiscal, ainsi que dans le domaine éducatif. Nous avons, en cette fin de campagne bien trop parlé de nos positions"contre" et pas assez de nos propositions.

Il faut préparer les municipales : ceux qui se sont présentés pour la 1ère fois ont acquis une expérience qu'il faut capitaliser. Il nous faudra faire un effort pour développer une politique de propositions, sur des sujets concrets et locaux, tout en donnant une cohérence globale à ces dernières. Il faudra pour cela investir le terrain, tant politique qu'associatif.

Nous avons un travail de fondation à effectuer, et c'est l'impossibilité de l'avoir réalisé en si peu de temps que nous paysons aujourd'hui. A cela s'ajoute la tactique de l'homme extrêmement talentueux qu'est Nicolas Sarkozy.

Alors hauts les coeurs, au travail, et retroussons nos manches ! 

13:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : UDF, MoDem, législatives |  Facebook | | |

vendredi, 08 juin 2007

UDF et Démocrate jusqu'au bout des ongles : Valérie Sachs.

 
Valérie Sachs, candidate de l'UDF - Mouvement Démocrate dans le 16ème arrondissement, expose les raisons de sa candidature et de ses choix :
Electrice de Nicolas Sarkozy au second tour, on comprend vite, à la lueur de ses explications, qu'elle s'est estimée contrainte à un vote par défaut.
A l'heure où beaucoup quittaient le navire, elle choisit un engagement renouvelé qui s'inscrit dans la continuité de son action politique et des valeurs qu'elle a toujours défendues.
Elle précise les ddificultés qui ont été les siennes, dans une circonscription où l'initiative de François Bayrou et la création du Mouvement Démocrate a d'abord éveillé la méfiance.
- difficultés à entamer le dialogue sans partis pris ou a priori des électeurs du 16ème
- difficultés à faire entendre le point de vue du Mouvement Démocrate quant au rôle que veut jouer ce mouvement : l'heure des partis d'opposition est révolue, ce que veut être le MoDem, c'est un parti de positions, où l'élu vote non en fonction de consignes partisanes mais de ce qu'il estime être l'intérêt général de la France
 
Eric Azière, présent à cette réunion, salue le courage de la candidate dans une circonscription où le combat est difficile à mener. Il appelle à un enracinnement dans chaque circonscription parisienne, et, finalement, convie électeurs, sympathisants, adhérents et candidats du Mouvement Démocrate à un moment historique  : la naissance d'une pratique et d'un positionnement nouveaux dans le paysage politique français.
 
Finalement, à l'évocation de la voie difficile qui attend tous ceux qui ont fait le choix de l'UDF - Mouvement Démocrate, on pourrait simplement rappeler ces mots latins fameux :  
 
Ad augusta per angusta ( A des résultats augustes par des voies étroites). Que l'on se rappelle que cette locution latine par laquelle on caractérise un triomphe obtenu en surmontant les plus grandes difficultés,  est aussi le mot de passe des conjurés au IVème acte d'Hernani de Victor Hugo.
 
On pourrait même ajouter celle-là, que Jules César prononça en franchissant le Rubicond (et François Bayrou l'a largement franchi aussi, son Rubicond !) : Alea jacta est (le sort en est jeté). 

mardi, 05 juin 2007

Ecoles : pénurie d'enseignants dans le 16ème !

On croit que seuls les quartiers populaires sont touchés, et pourtant, le prestigieux 16ème arrondissement lui-même, est victime de coupes sombres dans les effectifs des enseignants d’écoles maternelles....


 
 
Le témoignage de la vidéo est édifiant : Valérie Sachs, la candidate UDF à la députation de la 15ème circonscription de Paris (nord du 16ème arrondissement) a enquêté sur la situation des écoles maternelles dans sa circonscription.

Si même les familles les plus influentes et les plus aisées de France ne peuvent obtenir de l’Education Nationale des conditions décentes pour la petite-enfance dans les écoles maternelles, qui le peut ?

Un directeur d’école de cette circonscription confiait à propos de la composition sociale des effectifs que les apparences sont trompeuses.

En réalité, dans le 16ème arrondissement, il y a de grands appartements bourgeois et des ambassades, mais aussi des chambres et mansardes qui accueillent la « domesticité » de ces mêmes appartements et les personnels de service des ambassades.

C’est ce petit peuple qui envoie ses enfants dans les écoles publiques, et, parfois, les directeurs d’école, envers et contre l’idée que l’on pourrait se faire du 16ème arrondissement, sont confrontés à de lourds cas sociaux.

Ces situations de détresse sociale tranchent d’autant plus le un milieu ambiant qu'elles côtoient des familles très fortunées.

Mais, au final, la carence d’enseignants touche pour une fois sans distinction riches et pauvres. Les écoles privées, dès lors qu’elles sont sous contrat, ne sont pas épargnées, car elles n’ont pas l’autorisation d’engager des enseignants supplémentaires. Leur valeur ajoutée ne peut que se faire sur l’encadrement.

Ces problèmes sont connus, et se sont aggravés avec les vagues de naissances des années 2000, 2001 et 2003. Au grand dam des familles, ni la municipalité, ni le député de la circonscription n’ont su anticiper les difficultés à venir.

Valérie Sachs, consciente de ces enjeux rarement évoqués dans le 16ème arrondissement, s’est engagée à porter la question des effectifs enseignants dans l’arrondissement jusqu’à l’assemblée nationale si les électeurs du XVIème arrondissement choisissait de faire d’elle leur représentante au parlement.

Site (avec podcasts et forum) de Valérie Sachs : http://www.valeriesachs.fr/Accueil.html 

 Blog de Valérie Sachs : http://blog.valeriesachs.fr/

François Bayrou élu ?

François Bayrou, candidat UDF-Mouvement démocrate aux élections législatives dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, serait élu au second tour à l'issue d'une triangulaire avec les candidats PS et UMP, selon un sondage Ifop/Fiducial publié mardi.

Le leader du MoDem, avec 46% des intentions de vote, devancerait au second tour la candidate du Parti socialiste, Marie-Pierre Cabanne (28%), et le représentant de l'UMP, Jean-Pierre Marine (26%), selon cette étude.

Au premier tour, M. Bayrou arriverait en tête avec 45% des intentions de vote, devant Mme Cabanne (21%) et M. Marine (20%). Aucun des onze autres candidats ne ferait mieux que 3%, selon ce sondage.

Frédéric Nihous, ancien candidat de Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) à l'élection présidentielle, recueille 3% des intentions de vote.

Sondage réalisé les 1er et 2 juin par téléphone, au domicile des personnes interrogées, auprès de 603 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la commission des sondages.

En 2002, François Bayrou avait été élu au second tour avec 55,58% des suffrages.

Le MoDem existe dans le 16ème nord à Paris

Eh oui :  Le MoDem existe au nord du 16ème arrondissement de Paris, où il se présente sous les traits charmants d'une jolie jeune femme, Valérie Sachs.

Et il en faut du courage, paradoxalement, pour se présenter sur un sol où Nicolas Sarkozy a réuni 82% des suffrages au second tour.

Autant dire que c'est là une terre de mission, et que tenter d'y faire entendre la voix de l'UDF-Mouvement Démocrate est un sacerdoce digne de l'évangélisation d'une terre païenne.

Mais laissons Valérie Sachs se présenter elle-même...

 

 Intrigué, l'Hérétique a décidé, pour ces derniers jours de campagne, de suivre cette candidate du MoDem atypique et courageuse sur les sentiers étroits de la candidature à la députation.

Au fil des derniers jours, nous publierons plusieurs notes sur le parcours et les réunions publiques de Valérie Sachs. 

 

Blog de Valérie 

samedi, 26 mai 2007

Connaissez-vous Médor Morin ?

Désolé, mais c'est trop tentant : trop hilarant, impossible de résister...

Allez plutôt voir à quoi ressemble le dernier des candidats PSLE sur le blog de Sébastien Fontenelle :-) 

jeudi, 24 mai 2007

Qui va défendre les Français ?

e87a3cd7853740ca267ab151d2bcb704.jpg
Si un certain nombre de parlementaires vous abandonnent, c'est dommage. C'est un incident. Mais si vous abandonnez une idée, l'idée dont vous avez vécu, ce n'est pas un incident. C'est un suicide.
Malraux 
 
Il se trouve que le ralliement n’a jamais été mon idée. Mon idée, c’est le rassemblement. L’apparence est la même, mais au fond, c’est à dire exactement le contraire. Le ralliement, ça se fait après, comme un bon coup justement. Le rassemblement, ça s’annonce avant, non pas comme un coup, mais comme un projet pour le pays. Le ralliement, ça se met en scène comme un coup de théâtre, le rassemblement, c’est un esprit.
François Bayrou