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samedi, 09 février 2008

François Bayrou ne soutient pas Nathalie Boulay à Corbeil-Essonnes

Le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, s'est désolidarisé samedi de la chef de file locale de son mouvement à Corbeil-Essonnes, dans la banlieue parisienne, qui figure sur la liste UMP pour les élections municipales des 9 et 16 mars.

Nathalie Boulay-Laurent se retrouve ainsi colistière du maire sortant Serge Dassault, par ailleurs sénateur UMP, grand industriel et propriétaire du quotidien Le Figaro.

"Je n'entre pas dans ce genre de collusion-là", a déclaré François Bayrou sur France-Info. "Le mouvement démocrate a sa propre vision, elle n'est pas résumable à une liste UMP dans cette ville". Prié de dire, en conclusion, s'il ne soutenait pas la liste UMP, il a répondu : "Vous avez bien compris".

"Je crois au centre indépendant, (...) je ne veux pas du centre qui soit dépendant, qui soit une roue de secours, qui soit un strapontin, je déteste cette idée qu'il faille constamment aller dans la servilité pour se faire entendre dans la politique ou pour faire son chemin", a ajouté le président du Modem, pour qui "il n'est pas vrai que le XXIe siècle va se dérouler avec les mêmes repères que le XXe siècle qui est fini depuis bientôt dix ans".

Voilà, c'est dit, et tant mieux ! Merci François ! On ne peut pas faire n'importe quoi en se réclamant du MoDem.

vendredi, 01 février 2008

Christian Blanc avait applaudi François Bayrou...

Vous vous souvenez de l'exception d'irrecevabilité déposée par François Bayrou à l'Assemblée nationale contre le projet du Nouveau Centre pour se financer sur le dos du contribuable sans avoir eu le nombre d'électeurs requis ? On s'apprêtait alors à offrir au Nouveau Centre ce que le MoDem avait lui gagné dans les urnes...

C'était le 24 octobre 2007. Or, en relisant l'intervention de François Bayrou au Parlement et le débat dans son intégralité, j'ai trouvé ce passage...

M. François Bayrou. « Utiliser l’affectation de députés plutôt que les suffrages des citoyens pour créer des coopératives ou des groupements d’intérêt particulier est un danger pour la vie politique. Ce danger, nous l’avions déjà dénoncé lorsque nous avons adopté la loi de 2003. Il est juste que nous y réfléchissions aujourd’hui. Je suis certain que le texte que vous présentez là n’est pas conforme aux principes généraux du droit et de la Constitution. Le Conseil constitutionnel ne manquera pas de le sanctionner ! »  (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. – M. Jean Lassalle et M. Christian Blanc applaudissent également.

J'ai tout de même lu que le Nouveau Centre (dont Christian Blanc fait partie) avait finalement voté intégralement contre la motion d'irrecevabilité de François Bayrou.

Eh bien, Monsieur Blanc : il fallait aller jusqu'au bout, si vous étiez d'accord avec François... 

lundi, 22 octobre 2007

François Bayrou, la présidence, l'Europe et l'Histoire.

François Bayrou était l’invité, dimanche 21 octobre, du Grand Rendez-vous, animé par Jean-Pierre Elkabbach et diffusé sur Europe 1, TV5 Monde et Le Parisien-Aujourd’hui en France. Du traité simplifié à la réforme des institutions en passant par la lecture de la lettre de Guy Moquet et l'avenir de l'Europe, François Bayrou a exposé pendant près d’une heure sa vision des équilibres démocratiques et politiques nécessaires, insistant notamment sur les exigences de la fonction présidentielle.

Réagissant à la présence du Président de la république au bureau politique de l’UMP, François Bayrou a estimé : « C'est une faute contre la fonction » précisant :«  La fonction de président de la République exige quelqu'un qui soit au-dessus des partis et non pas qui considère que c'est devant son parti qu'il doit aller s'expliquer, ou même devant les partis. »

Concernant le traité simplifié adopté par les vingt-sept chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne à Lisbonne, il a expliqué : « Je voterai ce traité, mais je considère qu'on a laissé en route des choses qui étaient essentielles pour l'avenir, l'idéal européen. Ne me demandez pas d'enthousiasme, je n'en ai pas. » François Bayrou a notamment regretté la disparition des symboles européens : « Pour la mécanique, ça va à peu près, pour l'âme c'est zéro » mettant ainsi en avant une crise d'inspiration.

Enfin, concernant la lecture de la lettre de Guy Moquet dans les écoles, le président du Mouvement Démocrates a estimé que « l'Etat ne doit pas se mêler de l'Histoire. L'Etat ne doit pas organiser la promotion en figure héroïque de qui que ce soit. Le propre d'une démocratie, c'est que l'Etat est respectueux de la séparation nécessaire entre les historiens, les professeurs et les ordres qu'il donne ». « Chaque fois que l'Etat se mêle de l'exploitation de l'Histoire, c'est un très mauvais signe. » a ajouté François Bayrou.

jeudi, 18 octobre 2007

Quitterie Delmas et Marielle de Sarnez

Elles se sont donc rencontrées au bar de l'imprévu hier soir. Il ressort de l'entrevue entre les jeunes MoDem et Marielle de Sarnez quelques éléments significatifs.

  • Jusqu'à la tenue d'un congrès constitutif du MoDem, ce sont les statuts de l'UDF qui régissent la vie du MoDem et les investitures. Ils ne prévoient pas de primaires.
  • Marielle de Sarnez souhaite faire appel largement à la société civile et ouvrir à d'autres sensibilités politiques pour conduire des listes MoDem aux municipales, et donc, fatalement moins, du moins en tête de liste, aux militants et adhérents de base
  • La plupart des parlementaires rechignent à suivre François Bayrou. Nous sommes désormais seuls avec lui et quelques fidèles.
  • François Bayrou maintient contre vents et marées la ligne qui a toujours été la sienne.
  • Quitterie Delmas s'est vue proposer une mission pour trouver des procédures de désignation rapides et démocratiques mais l'a refusée en raison de la charge de travail que cela représente.
  • Quitterie Delmas renoncerait à l'investiture aux Municipales parisiennes.

Sur ce dernier point, je crois que l'UDF-MoDem aurait tort de ne pas lancer des têtes jeunes et charismatiques dans la bataille. Quitterie Delmas a un réseau, commence à être connue, il lui faut, désormais, acquérir une expérience politique. Participer aux municipales et devenir au minimum une conseillère municipale devrait être un objectif. Et puis vient un moment où il faut se confronter au suffrage universel.

Espérons donc qu'elle reviendra sur cette décision, et, si ce n'est pas elle qui l'a prise, que Marielle de Sarnez fera preuve de bon sens sur cet aspect des choses. 

samedi, 11 août 2007

François Bayrou invite les démocrates au Forum des Démocrates

Il était temps que je le signale tout de même...Voici l'invitation officielle de François Bayrou.

Chers amis, Je suis très heureux de vous convier au Forum des Démocrates, qui aura lieu du 13 au 16 septembre 2007 à Seignosse, dans les Landes. Cette manifestation constitue une étape importante avant le congrès constitutif du Mouvement Démocrate. Au cours des ces quatre journées de travail, nous allons réfléchir, ensemble, aux grands sujets qui constitueront les prémices de notre projet, aux règles d’organisation interne de notre mouvement et à la préparation des élections municipales.

ous trouverez sur le site du forum des démocrates le pré-programme de ces journées, qui comprendront des séances plénières thématiques, des ateliers de réflexion et de formation, deux débats de politique générale en soirée, ainsi que les animations traditionnelles.

Je vous invite à profiter des congés estivaux pour réfléchir à ces différents sujets, en nous adressant, si vous le souhaitez, vos contributions
- par mail : contributions@forumdesdemocrates.fr
- ou par courrier : Forum des démocrates, 133 bis rue de l’Université 75007 Paris

Je compte sur votre présence effective à Seignosse et vous assure, chers amis, de ma fidèle amitié.

Au passage, je me faisais une petite réflexion : MoDem = Mouvement Démocrate. Et UDF = Union pour la Démocratie Française. C'est bien pour cela que ce forum est celui des démocrates en général, parce que les Démocrates sont présents aussi bien à l'UDF qu'au MoDem, les sigles en attestent.
 

mardi, 05 juin 2007

François Bayrou élu ?

François Bayrou, candidat UDF-Mouvement démocrate aux élections législatives dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, serait élu au second tour à l'issue d'une triangulaire avec les candidats PS et UMP, selon un sondage Ifop/Fiducial publié mardi.

Le leader du MoDem, avec 46% des intentions de vote, devancerait au second tour la candidate du Parti socialiste, Marie-Pierre Cabanne (28%), et le représentant de l'UMP, Jean-Pierre Marine (26%), selon cette étude.

Au premier tour, M. Bayrou arriverait en tête avec 45% des intentions de vote, devant Mme Cabanne (21%) et M. Marine (20%). Aucun des onze autres candidats ne ferait mieux que 3%, selon ce sondage.

Frédéric Nihous, ancien candidat de Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) à l'élection présidentielle, recueille 3% des intentions de vote.

Sondage réalisé les 1er et 2 juin par téléphone, au domicile des personnes interrogées, auprès de 603 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la commission des sondages.

En 2002, François Bayrou avait été élu au second tour avec 55,58% des suffrages.

vendredi, 10 novembre 2006

Ségolène Royal et les enseignants : l'imposture...


Profs: Ségolène en off
Vidéo envoyée par Jules-ferry

L'analyse des propos de Ségolène Royal dénote et son absence de connaissance du sujet et une malhonnêteté foncière. 

Elle conclut en estimant à 17 heures le temps de travail des enseignants. En réalité, il est statutairement de 18 heures sur place, auxquelles s'ajoutent généralement autant d' heures de préparation de cours (selon les disciplines, toutefois : il faut reconnaître que les professeurs de lettres travaillent davantage que les autres).

On peut s'inquiéter légitimement de la réflexion globale de Madame Royal. En effet, manifestement, pour elle, une intervention devant un public ne se prépare pas : à preuve, peut-être, ses déclarations à l'emporte-pièce dans les commissions et les débats ?... 

Très peu d'enseignants travaillent en réalité dans les officines privées pour une raison extrêmement simple : on y est tellement mal payé que même une heure supplémentaire à l'Education Nationale est plus rentable.

Ces sociétés de cours particuliers recrutent essentiellement des étudiants, quelques enseignants du privé  ou parfois aussi, des contractuels et des vacataires.

 Comment Ségolène Royal peut-elle parler d'un sujet qu'elle connaît si peu puisque toute sa progéniture a suivi sa scolarité dans les prestigieux établissements privés parisiens, au coeur des 6ème et 7ème arrondissements de Paris ?

Si l'on considère la gestion de Claude Allègre de 1999 à 2000, les propos de Monsieur Strauss-Khan estimant le métier d'enseignant de moindre pénibilité - et pour cause, il n'a enseigné qu'en faculté ! - il est désormais clair que le Parti Socialiste méprise les enseignants. Sur les 35 heures des enseignants au collège, Dominique Straus-Khan s'est simplement contenté de commenter sur I-Téléa insi les propos de Ségolène Royal :"le point important, c'est qu'on s'occupe plus des enfants à l'intérieur de l'école". Qui ne dit mot, consent, à l'évidence...

Le comble du cynisme est tout de même atteint par Ségolène Royal, suggérant un pacte avec les organisations syndicales afin d'avoir la "tranquilité" pendant les élections. 

En fait de Révolution, Madame Royal pourrait bien allumer une guerre scolaire aux conséquences incalculables.

En proposant ni plus ni moins de doubler le temps de présence des enseignements, évidemment sans contrepartie (elle avait évoqué dans une autre commission la "liberté pédagogique" comme paiement, hypocrisie socialiste supplémentaire, quand on sait à quel point les programmes socialistes en matière d'éducation ont fait de la pédagogie l'étendard de la réforme ) , Ségolène Royal marche allègrement sur le droit sans aucune pudeur.

Il faut espérer, désormais, que les enseignants sauront se souvenir des propos de Madame Royal, mais aussi de Dominique Strauss-Khan, au moment des élections...

Coincés entre une UMP qui rêve de déréguler totalement le marché de l'Education, et un PS prêt à assommer les enseignants, il ne reste désormais plus guère d'options aux enseignants.

Seuls le PCF et l'UDF adoptent, à l'heure actuelle, un ton nettement plus empreint d'humanité envers les professeurs.

La comparaison entre l'indigence des deux grands partis en matière d'éducation, et les vues clairement plus hautes et inspirées d'un François Bayrou (http://www.udf.org/participer/colloques/education/bayrou_...) laisse à penser pour ceux qui se soucient d'éducation en vue des prochaines élections...