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  • La délicate question du diesel à Paris

    La pollution de l'air s'est invitée dans tous les programmes des candidats à la mandature suprême à Paris.

    C'est le projet de Marielle de Sarnez qui a fait l'objet de la meilleure couverture médiatique mais, bien entendu, tous les candidats ont présent à l'esprit cette problématique. Le diesel ne représente pas la totalité de la pollution atmosphérique, loin de là, mais bien 25 à 30% sans doute.

    Je parle en connaissance de cause : j'ai un véhicule diesel et j'habite Paris. Cela fait un moment que je fais mes comptes et mes décomptes. Il n'y a rien à faire : quelle que soit la solution envisagée, je suis vraiment perdant financièrement si j'opte pour la solution sans voiture ou pour l'achat d'un véhicule propre. La seule location d'une automobile pour partir en vacances me coûterait l'équivalent de l'entretien de mon véhicule personnel pendant un an. Si je devais ajouter les frais d'utilisation d'autolib et ceux des transports en commun en prime, je double voire triple mon budget de déplacement. Sans véhicule, tous mes temps de transport sont de doublés à triplés et cela m'occasionnerait d'autres frais (gardes d'enfants entre autres) et un inconfort bien supérieur (sans automobile on doit renoncer aux visites en banlieue, aux départs en vacances au moment souhaité et, sur le lieu de vacances, à toute forme de mobilité).

    En somme, l'absence d'automobile est une perte terrible de mobilité, particulièrement si l'on a une famille relativement nombreuse.

    Face à cela, il y a les effets de la pollution de l'air. Des maladies respiratoires à répétition : asthmes, pharyngites, bronchites, laryngites et cetera. Sans en être la conséquence directe , elles "bénéficient" d'un environnement devenu propice.

    S'il est évident que le trafic automobile dégrade la qualité de l'air, il n'est pas évident du tout que sa réduction améliore les choses. Une étude de l'ANPAA semble même démontrer une très faible incidence des mesures de ce type.

    Accessoirement, la pollution ne connaît pas de frontières : à Paris subit par exemple toute la pollution venue d'île de France et inversement d'ailleurs. On peut toujours pointer du doigt la voiture, mais c'est un plan global, incluant les autres sources de pollution, qui peut avoir quelques chances d'améliorer la situation.

    Si on considère l'histoire de la pollution de l'air on voit que ce sont les retenues et filtres à la source qui sont les plus efficaces en matière de pollution atmosphérique. C'est très net en Europe.

    Je n'ai pas de solution miracle, mais je vois que la majorité socialiste à Paris a favorisé l'achat de centaines de bus au diesel quand il eût été possible de choisir du GNV. Et pendant ce temps, des centaines de millions d'euros, peut-être même des milliards, ont été gaspillés en projet qui n'amenaient rien à la qualité de l'air à Paris.

    Paris a toutefois un vrai problème : la municipalité ne contrôle pas la flotte de véhicules qui la parcourt parce qu'une très grande partie d'entre eux viennent de banlieue, de province ou de l'étranger.

    Il existerait sans doute des solutions pour amener un air propre à Paris, mais elles seraient brutales : prévoir de gigantesques parkings aux portes de Paris, voire même un peu plus loin  pour tous les véhicules extérieurs à la capitale (sauf ceux qui sont propres) et prévoir des taxes records pour ceux qui polluent intra-muros. 

    De telles mesures sont inconcevables si elles ne s'accompagnent pas d'un quadrillage parfait, propre, fréquent, et à toute heure du jour et de la nuit de toute la ville. Ce n'est pas le cas actuellement. Prévoir une voie réservé aux transports en commun et aux taxis sur le périphérique, en soi, ce n'est pas stupide, à condition que ces transports soient propres et rivalisent en régularité, prix et vitesse avec le véhicule individuel. Nous n'y sommes absolument pas y compris là où des couloirs spécifiques ont été créés. 

    C'est un trait, une manière de penser qui m'agace à gauche et chez les Verts. Par idéologie, ils prennent des mesurettes qui ne sont satisfaisantes pour personne au lieu d'attaquer le mal à la racine en commençant par le plus efficace et le plus pratique.

    Il en va dans les transports comme pour tout le reste : c'est une affaire de concurrence. Tant que les transports collectifs ne sont pas concurrentiels (et la concurrence, ce n'est pas seulement une histoire de prix), ils ne peuvent emporter la victoire.

     

  • Contre NKM, la gauche minable est de retour.

    Il faut l'entendre et le lire pour le croire : une ministre socialiste en exercice critiquant une photo d'une candidate qui discute avec des SDF. Carlotti ferait mieux de s'occuper de son boulot, qui est de trouver entre autres des solutions pour les sans-abri. Et au passage, puisque la gauche parisienne ricane, il faudrait peut-être se souvenir que le maire actuel, à Paris, est socialiste. A leur place, je ne la ramènerais pas. On voit la coalition de haineux de tout horizon :  la dissidence déçue faute de soupe, la gauche dépourvue d'os à ronger, et la rancune tenace des fachos du FN, toujours à l'affût d'un mauvais coup contre une femme qui ne fait aucune concession quand il s'agit d'eux. 

    Le réveil de la chienlit qui n'a rien à dire ni à proposer. Ce n'est pas minable, c'est minablissime (pardon aux puristes pour le néologisme). NKM fait bien de ne pas trop réagir aux saloperies de toutes sortes qui essaient de la salir, blagues sexistes et salaces en tête. Il suffit de considérer la condescendance de ses opposants pour être écœuré. Je l'ai déjà écrit, je n'aime guère les barons UMP de Paris, mais le déferlement de haine auquel j'assiste contre NKM chaque fois qu'elle ouvre la bouche à propos de Paris me la rend éminemment sympathique d'autant que ses propositions ne sont pas inintéressantes.

    Mais les Parisiens ne sont pas stupides. Ils n'oublieront pas, et je gage que ce déferlement de rage furieuse contre cette jeune femme se retournera contre leurs auteurs. J'espère que la gauche, le FN et les dissidents vont continuer dans le même sens : électoralement, Nathalie Kosciuzko-Morizet capitalisera et elle aura au moins gagné la bataille de la dignité.

  • Des critiques contre NKM incroyablement ridicules

    Même les magazines people écrivent des choses plus intéressantes que ce qui se lit sur les réseaux sociaux et dans la presse politique. Je suis assez effaré. A l'occasion des élections municipales de 2014, je me serais attendu qu'à Paris, on comparât les projets et les propositions des différents candidats. Pensez-vous ! Les réseaux sociaux si prompts à dénoncer la presse sont les premiers à l'alimenter en âneries.

    Ce qui fait jaser ? Une photographie de NKM discutant avec un SDF en fumant une cigarette. Son tort ? D'avoir eu l'occasion d'échanger quelques mots en polonais avec l'un d'entre eux. Plus généralement, elle multiplie les sorties au milieu des Parisiens de tous milieux (elle voyait des prostituées et un centre d'accueil la semaine précédente). Cela ne me paraît pas idiot à l'orée d'une élection où l'on aspire à diriger la capitale.

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    On ricane à gauche (pas tout le monde), évidemment, mais pas moins à l'extrême-droite ou du côté des "dissidents" auto-proclamés. Les dissidents, je l'ai déjà dit : ce qu'ils veulent, c'est des places éligibles. Il n'existe aucune autre motivation à la constitution de leurs listes.

    Je ne prends pas la défense de NKM par parti pris et franchement, s'il y avait eu une liste MoDem ou Alternative rivale, je ne me serais pas comporté différemment. Pas plus que je ne bêle avec les moutons je ne hurle avec les loups.

    A la limite, plus ça glapit du côté des réseaux sociaux, meilleur signe c'est : ce qui vote, c'est la France réelle, pas la France virtuelle. NKM est partie avec 8 points de retard contre Hidalgo, elle n'était plus qu'à 5 en octobre. On parie que cela va continuer à se resserrer ?

    Les programmes, ils existent, ce n'est pas sorcier de les trouver : 

    Tout le programme d'Anne Hidalgo est sur la Toile, celui de NKM aussi. Les Verts ont un projet en cours de constitution mais suffisamment avancé ; côté FN, toujours pas de projet pour l'instant.

    Alors le petit jeu qui consiste à extraire des petites phrases de leur contexte, ça va un temps mais ça fatigue.

    Je n'attends plus grand chose des réseaux, mais les blogues, j'ai toujours l'espoir qu'ils proposent un regard différent, plus profond. J'en lis plusieurs pour cette raison : Hashtable, PMA, le Parisien Libéral, Authueil, Sarkofrance, A toi l'honneur, le Faucon , Humeurs de Vaches, Démocratie sans frontières, Verel , Noix Vomique, le petit conservateur palaisien pour en citer quelques uns parmi les plus actifs ; je peux avoir de profonds désaccords avec eux, ils peuvent même être de très mauvaise foi (moi, jamais, cela va de soi), eux, au moins, ils font de la politique.

  • J'ai lu le pacte pour Paris : je suis sceptique.

    J'ai le parti pris, en politique, de toujours aller lire ce que proposent les uns et les autres afin de me faire une idée de ce qu'ils feraient s'ils étaient élus. J'ai donc jeté un oeil au Pacte pour Paris de Charles Beigdeber, puisqu'il tente de fédérer les dissidences de droite.

    Il y a une chose qui me frappe dans cette municipale parisienne, c'est qu'à la lecture des programmes, quels qu'il soient, il n'y a jamais de chiffrage, tout du moins, de chiffrages de dépenses.

    Beaucoup de voeux, d'intentions qui se ressemblent, mais le concret, comment on fait, ça, nada. Le projet de Beigdeber ne déroge pas à la règle.

    Par exemple, le pacte évoque le projet de creuser des parkings un peu partout dans Paris : je suis désolé, mais notre capitale est déjà un gros gruyère qui menace de s'effondrer. A moins de se diriger vers le noyau terrestre en descendant toujours plus bas, j'ai du mal à imaginer qu'il y ait beaucoup de marges de manoeuvre. Alors évidemment, quand il est question en plus de créer une gigantesque autoroute souterraine qui traverserait Paris, je demande à voir le coût et la faisabilité de la chose même si l'idée paraît astucieuse.

    Cette autoroute aurait vocation, je suppose à permettre à tous les véhicules qui traversent la capitale ou s'y rendent de ne pas passer en surface. J'imagine déjà les bouchons aux sorties d'une telle voie. En parallèle, Beigdeber veut imposer un péage à l'entrée de Paris. C'est une véritable déclaration de guerre à la banlieue. Où construira-t-il les parkings gratuits qu'il propose à la périphérie ?

    De manière générale, sur tous les projets de réhabilitation de friches, de couverture de voies, de creusement de parkings et cetera, qui figurent dans tous les programmes des candidats, j'aimerais bien avoir l'avis d'urbanistes, d'architectes et de techniciens et ingénieurs du bâtiment histoire de déterminer ce que l'on peut faire ou non. Et à cela, il faudrait ajouter des économistes, des experts et des banquiers capables de chiffrer le coût de l'opération.

    Il y a sinon des choses qui me conviennent dans ce projet : toute la partie sécurité, par exemple, qui me paraît juste et qui ne verse ni dans la langue de bois ni dans le politiquement correct.

    • - lutter efficacement contre l’insécurité
      • Sanctionner systématiquement toute incivilité
      • Convoquer les parents aux commissariats lorsque les « incivilités » ont été commises par des mineurs
      • Imputer les amendes pour contraventions liées à ces « incivilités » sur allocations perçues par des familles concernées
      • Rétablir les « inspecteurs de cour » et renforcer le gardiennage dans les ensembles sociaux
      • Expulser les familles à problèmes pour troubles de jouissance en cas de non-respect systématique du règlement intérieur des ensembles sociaux
      • Accélérer le déploiement de caméras de vidéo-surveillance

    Ce qui est dit en culture et savoirs me paraît juste aussi, mais je rappelle que l'ouverture sur des horaires plus étendus a un coût : qui l'assumera ? Surtout quand il s'agit de musées nationaux. Et quitte à ouvrir les équipements de la ville, j'aimerais bien qu'on en fasse autant des équipements sportifs dont une large part demeurent inaccessibles. Par exemple, toutes les piscines et les stades fermés de Paris devraient pouvoir ouvrir jusqu'à minuit (en payant bien sûr en heures abondées ceux qui en assureraient la surveillance). Cela permettrait à ceux qui rentrent tard d'en profiter, sachant qu'en journée, les scolaires en utilisent déjà largement les possibilités d'occupation.

    Plus généralement pour la culture, au fond, ce ne devrait pas être à la ville de créer l’événement : ceci devrait rester du ressort des associations et du mécénat, mais, en contrepartie, la ville devrait avoir vocation à leur en faciliter l'organisation.

    Sur la partie transport, comme je l'ai dit, j'ai un doute sur la faisabilité des travaux envisagés, mais il y a une mesure que je salue : en permettant les 3/8 pour les travaux de voirie, on éviterait certains encombrements ou du moins, on les limiterait dans le temps.

  • Israël : l'ennemi intérieur est le religieux ultra-orthodoxe intégriste

    Il y a un danger bien pire que l'extrémisme palestinien ou le nucléaire iranien qui menace l'État d'Israël : les religieux ultra-réactionnaires qui essaiment partout sur le territoire.

    Arriérés, moyen-âgeux, empreints de haine pour les femmes qu'ils veulent voiler tout comme leurs semblables talibans en Afghanistan, ce sont aussi des bons à rien qui ne font pas même le service militaire auquel ils devraient être astreints pour protéger leur patrie. Quand on voit que certains refusent de s'asseoir à côté d'une femme dans un avion, on comprend que les islamistes intégristes ont trouvé des potes auxquels s'adresser.

    Alors qu'Israël et le peuple juif dans son ensemble sont une lumière dans l'humanité, faisant progresser la science, la philosophie et le commerce, les trois piliers de leur civilisation, ces ânes bâtés ouvrent la voie à un âge de ténèbres pour l'état hébreu. Tout comme les ultra-conservateurs chrétiens d'Amérique, ils tentent d'imposer une vision religieuse et mythologique de l'histoire, de la création et par ricochet de la science, tout prêts qu'ils sont à faire régresser l'humanité à l'âge de pierre.

    Je les ai comparés aux Talibans, mais les Talibans, au moins, se battent pour étendre leur pouvoir. Rien de tel pour ceux-là qui attendent que les laïcs fassent couler leur sang pour s'installer.

    La bonne nouvelle, c'est que l'État d'Israël s'est enfin décidé à leur imposer les mêmes obligations qu'à leurs concitoyens. Quelques furieux ont évidemment manifesté à New-York, à la grande joie des antisémites et antisionistes de tout poil. Les mêmes individus qui s'installent sans vergogne à Jérusalem brandissent ensuite des panneaux en faisant valoir qu'il ne fallait pas créer l'État d'Israël.

    Mais le mieux, c'est de lire ce qu'en dit un citoyen israélien lui-même : racistes, antisionistes, violents, sexistes, traîtres à leur pays, on peut dire que ces ultra-orthodoxes cumulent des tares rarement réunies en un seul individu.

  • Le très mauvais conseil de Goasguen à NKM

    Claude Goasguen fait partie de cette droite parisienne qui s'est montrée incapable de reconquérir Paris depuis 2001. Et je ne m'en étonne pas quand j'écoute les raisonnements de l'individu : il suggère à Nathalie Kosciusko-Morizet de "nationaliser" l'élection municipale parisienne sous prétexte que les résultats de l'actuel gouvernement socialiste ne sont pas fameux.

    Surtout pas malheureux ! 

    En voilà un qui ne comprend rien à rien. L'électorat parisien n'est pas comparable aux autres, primo, et, secundo, les problématiques de la ville ne sont qu'en partie celles du pays.

    Tout au contraire, la campagne doit être locale. La vraie difficulté, c'est de trouver le moyen de proposer un projet aux Parisiens sans se montrer à la remorque d'Anne Hidalgo. Il faut éviter à tout prix le Delanoëlike, et ça, ce n'est pas simple.

    Il se dit qu'à droite on enterre déjà NKM. Pourtant, si l'on considère les sondages, elle a régulièrement progressé depuis son annonce de candidature et elle est sur un score final qui est le meilleur à droite, à Paris, depuis bien longtemps. Je ne sais pas si elle parviendra à l'emporter, mais elle aura tout de même remis en selle la droite dans la capitale, en dépit de ses baronnets et des chausse-trappe.

    Vaincre Hidalgo est une vraie gageure. Elle est bien implantée et confortée par l'exercice du pouvoir. Elle connaît évidemment bien sa ville. Ses principales failles, ce sont ses promesses et le renchérissement incessant du coût de la vie à Paris. La schizophrénie socialiste est aussi une aide précieuse : taper sur les riches et se faire élire par les bobos. La pathologie trouve toutefois ses limites : j'ai eu la surprise de voir des électeurs/électrices de gauche commencer à s'enquérir du parcours et des propositions de candidats UMP. Ils/elles escomptaient voter MoDem, voire Alternative, à l'origine, par mécontentement envers la gauche, mais faute de listes indépendantes au centre, les voilà à considérer ce qui se dit à droite. 

    Je parle de personnes qui n'ont JAMAIS voté à droite.

    La personnalité de NKM joue aussi beaucoup. J'ai eu un échange récemment avec une blogueuse fameuse qui la considérait d'un bon oeil, bien que ne prisant guère l'UMP. Quelque chose d'imprévu et d'imprévisible.

    En somme, tout n'est pas perdu. Si je comprends bien que NKM doit soigner sa droite, qu'elle songe aussi au centre. A Paris, c'est Marielle de Sarnez qui l'incarne. Je pense que NKM a très intérêt à l'associer ainsi que le MoDem, car l'électorat auquel je fais allusion un peu plus haut dans le billet y est sensible. De ce point de vue, ce n'est pas forcément une très riche idée que de n'avoir proposé à aucun MoDem une tête de liste. Non qu'il s'agisse de se battre pour des sièges d'élus, mais plutôt qu'il sera plus difficile d'argumenter pour montrer que le rassemblement voulu par NKM va bien au-delà de la droite et que les adversaires d'hier y participent.

  • Femen-Dieudonné : aucune commune mesure.

    Je viens de lire la dernière note du Parisien Libéral : il s'étonne de ce qu'un ministre réagisse aux propos de Dieudonné mais ne dise rien des sacrilèges commis par les Femen.

    Alors moi, je dis stop, et tout de suite : il faut arrêter de placer sur le même plan quelques hystériques certes ridicules mais bien peu nocives et des salopards qui font l'apologie d'une idéologie qui a fait des dizaines de millions de victimes tout en ayant ruiné (entre autres) l'Europe entière.

    Les Femens sont tout justes bonnes à faire se pâmer quelques bobos. Elles méritent une condamnation pénale pour leurs cochonneries dans les églises. Mais cela s'arrête là et ridicule serait un chef d'État ou un ministre qui prendrait la peine de réagir à leurs provocations tendance rive gauche.

    Pour ce connard de Dieudonné et toute sa horde de sbires anti-systèmes (mais dont certains gagnent quand même des dizaines de millions aux frais de la princesse) il en va autrement.

    Les Femens sont des idiotes, mais c'est tout. Dieudonné et ses quenellards sont des ordures. Rien de comparable. Cela dit, je concède qu'une action de la société civile sera certainement plus efficace qu'une loi ou un décret. Il n'en faut pas moins laisser croire à cette enflure et à tous ceux qui l'imitent qu'on peut célébrer les chambres à gaz sans risquer la moindre mesure de rétorsion.

    Il est donc tout à fait normal de lui savonner la planche autant que possible, en espérant qu'il se brise tous les os en glissant dessus.

    Ce type a bouffé à tous les râteliers. Tantôt d'extrême-gauche, tantôt aux côtés des écolos, comme en 1999 à Dreux contre le FN, tantôt copain avec les Islamistes, puis avec le FN, rien ne le rebute. Tout ça après avoir fait équipe avec un humoriste juif pendant des années puis avoir été produit jusqu'à il y a quelques mois encore par une productrice sépharade (elle est vraiment foldingo, celle...enfin...il paraît qu'Hitler aussi avait "son" juif...).

    L'obséquiosité d'Alain Soral (pseudo-intellectuel, mais bien d'extrême-droite radicale, en revanche) à son égard est pathétique tant elle participe d'un intérêt bien compris. Soral sans Dieudonné n'est rien. Si, pardon : une sous-merde à laquelle personne ne porte intérêt. Il n'existe que par Dieudonné et la femme de ce dernier qui le méprise à peu près autant que son groupuscule, Égalité et Réconcilitation, le sait bien.

    Revenons à notre sujet initial : les Femen, ce n'est rien. Du pipi de chat (ça tombe bien, elles aiment uriner). Quelques amendes pour dégradations de biens et troubles à l'ordre public dans des édifices religieux devraient avoir raison assez vite de leurs velléités.

    Pour Dieudonné, c'est autre chose, il va falloir du lourd. Il faut dénoncer inlassablement ce qu'il est et bien faire comprendre que bien loin d'être un anti-système, ses potes (Nasri, Anelka, Parker, Sakho) en profitent à plein. Quant à son discours sur la colonialisme, tous ceux qui se positionnent sur ce créneau depuis bien plus longtemps que lui ne veulent plus avoir affaire avec lui. C'est un pestiféré, même parmi les siens.

  • Dieudonné : convergence racaille-islamisme-FN

    Je rigole quand j'entends des responsables du Front National dénoncer la France islamisée ou réclamer la peine de mort pour les délinquants. Dans l'histoire des partis fachos, il y a toujours, à un moment donné, une récupération du lumpen prolétariat, comme dit Marx. Chez les nazis, on appelait ça des SA. Au FN, il y a la dieudosphère et son grand prêtre, Soral. Soral, Tariq Ramadan, Dieudonné, Jean-Marie Le pen, tous unis par une même haine : la haine du Juif.

    On croit souvent que tout devrait les opposer : Dieudonné est noir, et en principe, le FN n'aime guère les Noirs. Ramadan est musulman radical et l'Islam est considéré comme un poison par le FN. Mais en fait, c'est très simple  : les valeurs de fond sont les mêmes. Voilà pourquoi tous ces gens-là se rassemblent. Ils haïssent l'égalité entre hommes et femmes, les Juifs, les "mauvais" immigrés (ceux qui ne sont pas susceptibles de voter, les fils d'immigrés naturalisés français sont les bienvenus), ils détestent les libertés et plus généralement toute la philosophie que portent le libéralisme et la social-démocratie. Quand on les interroge sur les violences faites aux femmes, on s'aperçoit que leurs militants de base, comme la racaille des cités, pensent qu'une femme ne se fait violer que si elle le veut bien, et que, dans tous les cas de figure, celles qui portent une tenue jugée "provocante" l'ont bien cherché.

    Tous adhèrent à des degrés divers aux théories complotistes de toutes sortes. Ils détestent pêle-mêle la démocratie, l'Amérique, l'Angleterre et bien plus encore l'Europe.

    Mais le pire, c'est la contamination. Je suis sidéré de voir Corto apporter un soutien, même pondéré, à une enflure telle que Dieudonné. C'est grave. Pour moi, l'ennemi à abattre ne se trouve pas ici (chez PMA) mais chez le salopard de Dieudonné et ses copains, chez les fachos, chez les islamistes radicaux.

    Je ne peux pas davantage admettre le raisonnement du tovaritch h16 : non, Dieudonné n'est pas réductible à un bouffon. Et non, ce n'est pas du contrôle de la pensée que de vouloir lui interdire le crachat de prurit haineux et antisémite. Ce n'est pas ça, la liberté : laisser étaler la haine comme un long filet de diarrhée qui finirait par engloutir notre démocratie. Et le bien et le mal ne sont pas relatifs, dépendants de ce que chacun pense.

    Cela dit, Valls va avoir du mal à réduire au silence Dieudonné. Notre droit ne peut admettre les procès d'intention. Plus qu'aux politiques, c'est aux citoyens, aux associations de mener le combat contre la diarrhée brune. Cela suppose d'intenter des procès comme le fait avec justesse le MRAP. J'ai dit que la racaille trouvait en Dieudonné son furhër-taliban, en voilà la preuve : une citation en justice conjointe avec les gros porcs Faurisson (négationniste) et Youssouf Fofana (tortionnaire du jeune Ilan Halimi) exigeant la dissolution de la LICRA (haine du Juif, quand tu nous tiens...).

    De façon générale, l'histoire devrait nous apprendre qu'il ne faut pas faire le moindre cadeau aux fachos. Leur cheval de bataille, c'est toujours l'antisémitisme, et ils ont toujours essayé de passer pour respectables tout en promouvant en loucedé leurs propagandsfel dégueulasse (Soral est expert dans ce domaine). Il faut être sans pitié. Aucun régime totalitaire ne s'est installé en luttant contre le totalitarisme. Leur cible prioritaire a toujours été la démocratie et ses principaux soutiens : socialistes, chrétiens-démocrates et libéraux.