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  • Mes blogs du moment...nouveau must de l'hérétique

    Tiens, ça fait un moment que je ne me suis pas fait un classement, ici. A vrai dire, mes classements ne valent que pour un temps, parce que j'évolue dans mes lectures. Ainsi un blog peut disparaître de ma liste puis réapparaître quelques mois après en fonction de ses publications et de mes intérêts du moment.

    Sans conteste, le blog qui me fait le plus rire et dont je me délecte avec gourmandise, par les temps qui courent, c'est celui d'Hashtable. Une perle. Ce n'est pas le seul : je prends connaissance très régulièrement de l'avis de Nicolas. Et là, il y a un truc marrant : je ne le fais pas exprès ! J'ai une liste de partage, outre l'échiquier, dans laquelle j'ai agrégé toute une série de blogs que je suis, et c'est incroyable, mais je clique souvent sur ses titres : en fait, avant même de savoir qui a écrit, je pressens que c 'est lui. Il a un style, quoi, que d'autres essaient d'imiter sur la blogosphère, mais qui lui est vraiment propre. Côté MoDem, Nemo et Unhuman (il n'a pas la frite, en ce moment, d'ailleurs) sont mes deux principales lectures (mais pas les seules). Je crois que Nemo est le blogueur démocrate le plus proche de ma ligne politique tant en interne qu'en externe. Il y a bien sûr les marécages de mon crapouillot favori, au style au moins aussi inimitable que PMA, mais il ne publie pas assez souvent. Je trouve qu'il se bonifie avec le temps, surtout depuis qu'il n'en a plus rien à f... de la blogosphère. Humeurs de vaches et Bob demeurent deux de mes classiques blogosphériques. Juste après Nemo, Humeurs de Vaches doit être le blog le plus proche du mien. Quant à Bob, presque rien ne nous sépare si ce n'est la ligne politique que nous avons choisi chacun. Il peut voter pour le MoDem et moi je peux voter pour le Nouveau Centre ( quand le MoDem n'est pas représenté, que le Nouveau Centre est indépendant et qu'il ne s'appelle pas Santini).Tranche de rire garanti avec CSP (Comité de sévice public). C'est plus grinçant chez Toréador ; tiens, un scoop, à ce sujet : il laisse entendre qu'il serait une femme. Cela me semble impossible, parce qu'il n'écrit ni ne réagit comme une femme et que je ne me trompe jamais dans ce domaine ; en outre, comme on a échangé quelques courriels, j'ai d'autres éléments que son seul blogue. Moi, je dis que c'est de l'intox.

    Après, il y en a un bon paquet d'autres que je vais voir (ils doivent s'en rendre compte s'ils ont un compteur) mais parmi les blogs locaux, il y a paris16.info en particulier qui a droit à ma visite quotidienne ou presque.

  • Subprimes, les Américains n'ont pas retenu la leçon...

    Bon, heureusement, les trois bills, avec leurs gueules veillent : ils n'ont pas raté un discret article du Devoir, quotidien québecois plutôt libéral, observant que les Américains relancent les fameux prêts hypothécaires qui ont flingué la finance mondiale. Amusant de constater, d'ailleurs, qu'il s'agit d'une dépêche de l'AFP : la presse française n'a pas réagi de son côté (à part le Figaro et deux ou trois sites spécialisés ) sans pour autant que la nouvelle fasse le tour des médias. A vrai dire, cette fois, ce sera des fonds publics qui donneront leur garantie aux emprunts des ménages les plus endettés. La spectre d'une nouvelle titrisation sauvage s'éloigne donc, mais enfin, tout ceci aura tout de même un coût : ce n'est déjà pas fameux que les organismes de crédit fassent les c... mais que les États s'y mettent, c'est le bouquet.

  • Israël, terre d'Europe au proche-orient ?

    Je suis assez étonné que personne (y compris sur la Toile) n'ait réagi aux déclarations de Javier Solana, ex-secrétaire général de l'OTAN et actuel haut représentant de la PESC. Roman n'a même pas publié ne serait-ce qu'un communiqué là-dessus, alors que cette déclaration rejoint, me semble-t-il, pleinement la substance de ce qu'il écrivait sur feu Renovatio Occidentalis à propos de l'Occident et d'Israël.

    Il faut dire que lorsqu'un responsable politique de cette envergure énonce une vérité de cette envergure, l'Europe toute entière retient sa respiration pour éviter d'être empoisonnée par les émanations de souffre. Aussi lointaines soient-elles, les croisades demeurent un contentieux non réglé entre le monde arabo-musulman et l'Europe : or, dire tout haut qu'Israël, c'est l'Europe, revient à clamer au nez et à la barbe des pays arabes que les croisades ont réussi et qu'une terre d'Islam a été conquise définitivement. Autant dire un casus belli. Il faut aussi dire que cela donne du grain à moudre à tous ceux, dans le monde arabo-musulman, qui affirment que toute initiative européenne ou américaine dans la région annonce le retour des Croisés...

    Le problème, c'est qu'Israël est loin d'être exclusivement une terre d'Islam : c'est la source des trois religions, et si vraiment, on veut y établir la genèse des faits, c'est le Judaïsme qui y est apparu en premier, puis le Christianisme 1000 années après et encore 700 après l'Islam.

    Javier Solana a raison : les liens entre l'Europe (tout du moins au niveau des programmes communs) sont si forts, que l'on peut dire qu'il n'y a guère de différences entre Israël et un autre état européen. Ce n'est que la géopolitique qui empêche, in fine, Israël de rejoindre l'Europe, non la civilisation ou les valeurs. Et pour enfoncer le clou, j'ajouterai même que la proximité culturelle entre Israël et l'Europe occidentale est plus forte qu'entre Israël et l'Europe orientale, voire même une partie de l'Europe centrale. Javier Solana, vieux briscard de la politique, un tantinet provocateur, ne s'y est pas trompé...

  • Profits des banques ? Rien que de logique et normal !

    Voilà que je lis à nouveau sur la Toile et dans la presse des commentaires acerbes sur les profits surnuméraires que font les banques. On s'indigne çà et là, jugeant qu'ils seraient illégitimes parce que ce serait les prêts consentis par l'État qui les auraient permis.

    Ridicule ! Stupide ! Méconnaissance des mécanismes de marché les plus élémentaires. On dit que les banques ont spéculé : mais non voyons ! Elles ont simplement acheté des titres et des matières premières au plus fort de la crise. Comme les marchés mondiaux se trouvaient au creux de la vague, et, à vrai dire, à un niveau anormalement bas, quelques mois plus tard, ils ont retrouvé leurs niveaux ordinaires, logiques, et donc, tout ce qui se trouvait dans le creux s'est retrouvé à ce niveau. En 2006, les marchés étaient au contraire au sommet de la vague : quand celle-ci est retombée, tout ce qui se trouvait dessus est retombé avec, c'est tout. Simplement, comme le mouvement, au lieu de revenir à son niveau d'équilibre a plongé directement vers le creux, tous les acteurs ont craint la noyade. Finalement, plus de peur que de mal, voilà tout le monde à peu près sur sa ligne de flottaison, entre autres grâce aux bouées de sauvetage consenties par les États.

    Que les banques se soient refaites pour retrouver un niveau d'actifs décent, rien que de normal et de logique : c'est maintenant qu'elles vont pouvoir à nouveau consentir des prêts. On ne peut donc parler de spéculation, mais simplement d'un reflux qui gonfle artificiellement les résultats. J'aimerais d'ailleurs ajouter une remarque : les bénéfices d'une banque en tant que tels ne signifient pas quelque chose de déterminé, parce qu'ils ne se réduisent pas à des liquidités mais comportent aussi des titres et des valeurs diverses. Que l'on revende quelques uns de ces titres pour en tirer des bénéfices, et effectivement, on en obtient la valeur du cours, mais toute vente massive pour les convertir en liquidités en ferait baisser immanquablement le cours et dans ce cas, le bénéfice final fondrait.

    Les bénéfices annoncés ont donc tout d'un caractère très virtuel. Ils indiquent simplement que les marchés financiers se portent mieux et que les échanges ont repris, ce qui est le signe principal d'une bonne santé pour un marché.

  • Bayrou, l'espoir.

    C'est à la mode de taper sur Bayrou, j'ai observé, depuis quelque temps, sur un certain nombre de blogues, qu'il s'agisse d'adversaires politiques, d'ex-MoDem ou de MoDem critiques. J'avoue que cela m'agace pas mal. Pour moi, Bayrou incarne un espoir qu'aucune autre personnalité politique n'incarne en France, et ce, pour au moins trois raisons (il y en a d'autres mais ce sont les principales) :

    1.Parce qu'il a fait de la dette le centre de ses préoccupations : son programme présidentiel était le seul à ne pas verser dans la démagogie. Je l'ai écrit, je suis effrayé par la tournure que prennent les choses. J'ai en mémoire la crise argentine : ce que l'article de Wikipedia omet de détailler, c'est ce qu'il s'est produit dans le secteur public : suppressions massives de postes (ce que l'on vit actuellement en France, c'est de la vaste fumisterie à côté), licenciements dans la fonction publique, réduction du pouvoir d'achat sans précédent et stagnation des salaires. Je suis absolument certain que la France (l'Europe ?) va en arriver là, en dépit de la protection que nous accorde l'euro. Nos partenaires nous mettront au pied du mur, de toutes façons : soit nous mettrons en place un plan d'économies drastiques, soit ceux qui paient pour tous cesseront de soutenir l'euro et ce dernier s'effondrera.

    Il faut donc un homme politique qui ait le courage le plus tôt possible de lutter contre la dette et d'engager un débat sérieux sur nos priorités budgétaires ; une chose est certaine, nous ne pourrons pas tout garder.

    2.De ce point de vue, Bayrou a annoncé clairement les choses : on sait qu'il fera de l'éducation un sanctuaire budgétaire. Ceci ne me convaincrait pas en soi si ses vues dans le domaine n'épousaient pas les miennes. Bayrou est le seul à défendre une conception de l'école qui marie excellence et remédiation. Son idée principale est que dans tout établissement scolaire, des élèves puissent à la fois trouver des classes d'excellence et en même temps des classes passerelle afin de pouvoir se développer à leur rythme. Les conservateurs de l'UMP ne songent qu'à introduire la compétition entre établissements (ce qui n'est pas leur vocation) et les socialistes du PS (sociaux-démocrates et gauche libérale inclus) portent un projet d'abrasion générale de tout ce qui dépasse en instrumentalisant pour ce faire la recherche pédagogique (en soi pas inutile mais désastreuse dès qu'elle est politisée). S'associe à ces vues une vision de la culture et de la société que j'épouse parfaitement : en particulier, Bayrou respecte un équilibre fin et subtil entre tradition et modernité (par exemple sa conviction de l'absolu intérêt de maintenir l'enseignement des humanités à l'école) que gauche et droite sont déterminées à casser : coalisées dans un même mépris de la tradition, l'une et l'autre ne jurent que par le progrès et la modernité, ces derniers prenant évidemment des formes diverses en fonction de la coloration politique. Personnellement, ce boy-scoutisme du progrès a le don de me hérisser plus que tout.

    3.Bayrou avait dit pendant la campagne de 2007 qu'il voulait faire de la France un pays pro-entreprise. Je pense que c'est une idée à laquelle il tient. Les contacts avec Cap21 ont je crois favorisé un mûrissement de sa pensée à cet égard ; Corinne Lepage a sur l'industrie une vision plus développée, plus audacieuse et plus avancée que François Bayrou. Ses réflexions irriguent, je le crois, de plus en plus largement le programme du MoDem. Les commissions du MoDem travaillent d'arrache-pied, à l'heure actuelle : de nombreuses synthèses arrivent dans ma boîte aux lettres, mais nous avons pour consigne de ne pas les rendre publiques. Il faut savoir (ça, je peux le dire) qu'est arrivé le 24 octobre dans ma BAL une synthèse préparatoire au Congrès d'Arras de 66 pages ! Allez, je pense que je ne me ferai pas taper sur les doigts si j'annonce simplement les objectifs du document de travail que j'ai reçu :

    un pays équilibré dans ses finances publiques,   une société à haut niveau d’emploi,  aucun élève illettré à la sortie de l’école primaire,  la démocratie garantie par une authentique séparation des pouvoirs,  la recherche grande cause nationale,  le pays d’Europe le plus sobre en carbone,  la culture comme indice du développement de la nation,  le pays du monde au meilleur niveau de santé, notamment par la prévention.

    Bayrou et le MoDem sont les seuls à prêter une attention particulière aux TPE et PME et pas seulement les PME et TPE innovantes ou écolo (c'est très à la mode, mais les autres, on fait quoi pour elles ?). J'apprécie particulièrement le concept d'environnement amical, la volonté de simplifier l'univers juridique et fiscal auquel elles sont confrontées et le principe de deux emplois francs par entreprise. Le programme actuel du MoDem (qui sera bientôt public) précisera un certain nombre d'autres aspects.

    Je suis vraiment très impressionné par ce document : je ne peux pas révéler pour l'instant ce que l'on y lit sur la liberté d'entreprendre, mais je peux dire que cela rejoint complètement ce que je clame ici depuis longtemps. Les commissions ont mené en un temps record vraiment un travail programmatique hors du commun. Je suis vraiment fier d'appartenir au MoDem quand je lis le résultat. Croyez-moi, quand il viendra dans le domaine public, plus personne en France ne pourra dire que le MoDem n'a pas de programme. Nous allons créer un évènement sans précédent...