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  • Marielle de Sarnez tend la main au Nouveau Centre

    sarnez.jpgLors d'un "tchat" organisé par l'Institut Montaigne, Marielle de Sarnez n'a pas exclu une réunification des centres, même si à l'heure actuelle, elle déplore l'alignement du Nouveau Centre sur l'UMP. Voici ce qu'elle répondait, le 11 juin dernier, à la question de Jean lui demandant quelles étaient ses divergences profondes avec le Nouveau Centre.

    «Prenons les choses dans l'autre sens: je ne vois pas beaucoup de différences, dans les votes au Parlement, entre... les positions du Nouveau centre et celles de l'UMP! Cela se comprend: il est en fait très difficile d'exister quand on est dans le même ensemble que le parti majoritaire, et
    qu'on est élu localement avec les voix de ce parti majoritaire ! Mais pour l'avenir, je forme évidemment le voeu que nous puissions un jour nous retrouver, tous ceux qui veulent, de bonne foi, l'indépendance de ce Centre qui est en construction, sur un projet commun. »

  • Une année de Bayrou

    A voir l'animation flash réalisée par l'humoriste MoDem Grozbulles, d'une année de bayrouisme... :-)

     



    Les dessins politiques de GroZ Bulles

  • Blogs politiques : le Top de l'Hérétique

    C'est très tendance, en ce moment, de proposer un classement des meilleurs blogs de la blogosphère politique (EDIT : je crois que j'ai écrit une connerie : ces blogs ne sont pas les meilleurs de la blogosphère, mais ceux que moi, je préfère lire...) . Alors du coup, je me suis dit que j'allais m'y coller. Une précaution oratoire avant toutes choses : il y a plein de blogs que je ne connais pas, alors évidemment, un certain nombre d'entre eux auront échappé à mon oeil acéré :-)

    Ceux qui lisent régulièrement mon blog ne seront pas surpris de la  Pole-position...Je m'appuie en fait sur la qualité de l'information donnée, sur la puissance de l'analyse et du raisonnement, la qualité des sources, de la discussion et des intervenants, et également des réactions aux interventions du Maître des Lieux, la diversité des thèmes et la régularité des publications.

    Le premier : Sans surprise, le winner, le prince de la blogosphère est...est... : Quindi ! Quindi est un blog spécialisé dans le traitement des grands thèmes internationaux. C'est un blog d'excellente qualité, qui cite ses sources et s'efforce de traiter les principales problématiques géopolitiques, géostratégiques et diplomatiques, avec un esprit non-partisan. C'est à mon avis, le meilleur blog de la blogosphère politique. Je le cite souvent dans mes propres articles, et il me sert de référence quand je veux maîtriser un sujet d'actualité international. Pour la petite anecdote, c'est après avoir imprimé les 30 pages de Quindi sur l'OTAN, et donc armé de ce précieux document, que j'ai préparé mes questions à Hervé Morin, Ministre de la Défense, lors du congrès du Nouveau Centre. De manière générale, je ne lis pas Quindi sur la Toile : j'imprime les articles et les consulte à tête reposée, étant donné leur densité. Le MoDem peut être très fier de disposer d'un blog d'une telle qualité, et j'espère bien que ce parti politique fera appel à la haute compétence de Quindi.

    Le second est un blog de droite. Déjà, ce n'est pas fréquent en soi, mais en plus, c'est un blog de droite de qualité. J'ai nommé...j'ai nominé, même...Koztoujours tu m'intéresses ! J'aime bien Koz. Il a évidemment un travers ; en langage démocrate, c'est ce que j'appelle un infidèle. Comprenez, en somme, qu'il n'est pas MoDem. J'ai d'ailleurs une anecdote à ce sujet : un jour que répondais à un de ses commentaires où il critiquait vertement Bayrou, entre autres pour sa stratégie, je lui ai rappelé la très chrétienne parabole de Jésus de Nazareth à propos de Marie-Madeleine : «que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre ». Eh bien devinez ce qu'il m'a répondu, ce paroissien-là.. : «me tente pas.» J'aime bien le blog de Koz parce qu'il a de la profondeur, et aussi parce que Koz prend la peine de répondre à ses interlocuteurs, et, chose rare, il a mis en place un système qui lui permet de mettre en valeur ses ciommentaires préférés. Extrêmement rares sont les blogs qui donnent vraiment la parole aux commentateurs, et, en réalité, dans la blogosphère politique, Koz et moi sommes, je crois, à peu près les seuls à le faire. Koz en plaçant un lien vers ses commentaires favoris à la suite de chaque article, et moi-même, en publiant purement et simplement les analyses les plus remarquables parmi les commentaires. 

    Le troisième est celui d'un homme politique : il s'agit du blog d'Alain Lambert. Alain Lambert a cette qualité de savoir s'entourer d'une équipe extraordinaire et pédagogue. Ses collaborateurs publient des billets de qualité, et ne manquent jamais de répondre aux questions, objurgations, critiques des interlocuteurs et cetera...En particulier, il faut saluer l'extraordinaire AB Galiani pour la fécondité de sa réflexion et son affabilité. J'ai longtemps traîné là-bas sous des identités diverses, et je continue de le consulter régulièrement. 

    En quatrième, c'est le blog de Corine Lepage que je choisis. J'y apprécie la très grande pertinence des textes qui y sont publiés. J'ai vu la lente, mais inexorable montée en puissance de ce blog au sein de la blogosphère. Ce que je déplore, en revanche, c'est ce qu'il y a perdu en convivialité. Dans les premiers temps, Corine Lepage prenait la peine de répondre aux commentateurs. Aujourd'hui, la plupart du temps, elle ne réintervient pas. Par ailleurs, trop de billets sont simplement des copier-coller de ce qu'elle a dit ailleurs (émissions, tribunes) et il ne faudrait pas que le blog se transforme en revue de presse... 

    Mon cinquième blog est le blog d'un casse-c.....es démocrate de première (enfin, de moins en moins MoDem, à vrai dire). J'ai nommé...Farid Taha. Passé les boursouflures de son ego, et quand il ne casse pas du sucre sur le MoDem ou de Bayrou tout en se réclamant de l'esprit du MoDem, c'est un hôte original, aux billets souvent savoureux. En fait, c'est quelqu'un avec lequel j'apprécie tout à fait de me friter régulièrement, d'où mes allées et venues sur son blog.

    Mon sixième blog est une référence de la blogosphère : il s'agit de Maître Eolas. J'aime bien la tonalité de son propos, et sa perspicacité acérée quand il s 'agit de prendre au défaut de la cuirasseles travers de notre système judiciaire me font souvent bien rigoler. J'interviens très rarement, mais je lisde temps à autre. Travers : comme pas mal de "barons" de la blogosphère, il réplique assez peu aux commentateurs, si bien qu'on a souvent l'impression de discuter dans le vide, ou entre gens du bas peuple. Ce vice est malheureuseusement très répandu au sein de la blogosphère.

    Mon septième blog est un blog hélas éteint : il s'agissait de Militer avec le Nouveau Centre de Gérard Bardier. Peut-être que certaines pages existent encore dans le cache google. Le Nouveau Centre a perdu à mon avis son meilleur blog quand ce dernier a fermé. Il s'agit d'un blanchiste du Nouveau Centre qui avait fait partie de l'aventure Energies démocrates, de Christian Blanc. Pas fréquent sur la Toile, et donc très dommage, cette fermeture.

    Mon huitième blog est celui d'un homme politique de Rouen, et autrefois d'une des têtes pensantes de feue l'UDF. Il s'agit de Cap Idées, le blog de Pierre Albertini. J'aime le ton pondéré et tranquille de l'homme. Deux points à améliorer, toutefois : il ne réagit pas assez aux commentaires, d'une part, et, d'autre part, dès qu'il traite des thèmes autres que locaux, il n'approfondit pas assez.

    Mon neuvième blog est Ataraxosphère, le blog de Florent Zanetti et Frédéric Kelder. Et là, j'avoue un péché : je sais qu'il est intéressant, mais je n'y vais pourtant pas suffisamment. J'ai aussi l'impression que ses titres ne paraissent pas dans la widget box MoDem : s'est-il fait enregistrer par Antonin ? Il y a là-bas une diversité du propos et une originalité de la réflexion qui ne sont pas courantes sur la blogosphère politique.

    Mon dixième blog est celui d'une jeune femme (et d'ailleurs, d'une belle jeune femme) : Oréade centriste. J'y apprécie la fraîcheur et la diversité du propos et le courage aussi de dire les choses sans détours et sans démagogie. Bon, en plus, j'ai un faible pour Christelle mais chut, ne le dites pas, et de toutes façons, je sais que je ne suis pas le seul dans la blogosphère, et j'ai des preuves pour l'affirmer :-)

    Le onzième blog est un blog tahitien :-) les connaisseurs identifieront avant même que je l'ai nommé :-) Il s'agit de l'impayable Leroy-Morin.  Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle, Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits, arrête de lire ce poème de Baudelaire à te déprimer bêtement tout seul et va lire le blog de Leroy-Morin afin de te payer une franche tranche de rire. Ia ora na, comme on dit en tahitien, pour reprendre la formule rituelle préférée des néo-centristes :-D

    Mon douzième blog est Démocratie Durable, le blog de Vincent. Voilà un blog qui réfléchit honnêtement et propose des solutions concrètes pour le développement durable. On y trouve des idées parfois très originales. Travers : il faut publier plus, et favoriser les articles de réflexion, car quand l'auteur publie ses propres analyses, elles sont souvent atypiques, originales, et intéressantes. 

     Treizième blog : et puis quoi encore ? Vous ne croyez pas non plus que je vais me coltiner des centaines de blogs, comme wikio, non plus ? C'est pas marqué Technorati dans ma bannière :-) C'est tout pour aujourd'hui. Si je m'en sens l'humeur, je continuerai peut-être un de ces jours.

  • Jérusalem : bravo Sarko !

    C'est suffisamment rare que j'aie l'occasion de féliciter Nicolas Sarkozy sur ce blog pour que je ne saisisse pas l'occasion qui existe aujourd'hui. Je salue sa position responsable sur la question de Jérusalem et l'attitude à adopter vis-à-vis du Hamas et de Gaza.

    J'ai trouvé ses propos diplomatiques et modérés. Je pense qu'ils ont d'autant plus de poids qu'Israël considère Nicolas Sarkozy comme un ami. Si la France s'était bien comportée envers Israël depuis ans, c'est le genre de conseils que nous aurions pu donner depuis longtemps sans être soupçonnés. Mais comme nous faisons depuis longtemps deux poids deux mesures envers l'état hébreu, nous avons perdu toute crédibilité depuis longtemps.

    Sur ce coup-là, Nicolas Sarkozy redonne une crédibilité à la France, et je lui en suis reconnaissant, parce que c'est un sujet que je souhaite voir avancer positivement tant je suis convaincu que c'est l'un des princpaux sacs de noeuds de l'Etat du Monde aujourd'hui.

    Par ailleurs, des dirigeants israéliens sont, je le crois, prêts à cette concession, mais, les Palestiniens doivent complètement renoncer à toute forme de terrorisme (Hamas) et se battre sur le terrain  du droit et des instances internationales. Et le Hamas doit se résoudre à reconnaître Israël s'il veut revenir dans le jeu politique. De toutes façons, a-t-il encore le choix ? L'Arabie Saoudite a complètement cessé de la financer, et il va devoir faire face à d'importantes difficultés matérielles et financières bientôt. 

  • Géopolitique de la Turquie en Europe

    Mon récent billet, et si la Turquie gagnait l'euro 2008, a attiré des intervenants de qualité ; parmi eux, Didier Colpin dont je reproduis le commentaire. Je tiens toutefois à préciser que je n'épouse pas  les conclusions du point de vue exposé ici. L'exposé occulte d'ailleurs que la Turquie et avant elle l'Empire Ottoman ont toujours eu les yeux tournés vers l'Europe, au cours de leur histoire.

    EUROPE ET TURQUIE

    - Le « Non » au Traité constitutionnelle est encore dans toutes les mémoires. Mais est-ce pour autant l’ « Europe » qui a été ainsi rejetée ? Non, tout le monde en convient ! L’a été une certaine vision, compréhension, conception de l’Europe. Le fameux « sens des mots », trop souvent source d’incompréhension, de confusion …
    Et au sein des causes de ce rejet figurent en bonne place la Turquie !

    - Alors, ce pays, européen ou pas ?

    - Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que l’Iran et l’Irak ont une frontière commune avec le vieux continent... Tout de même estomaquant…

    - Décortiquons, autant que faire ce peux en quelques lignes obligatoirement réductrices. Certains mettront en avant le fait que la Turquie est laïque, et que son alphabet est le latin ! Pourquoi donc ne pas l’accepter ?

    - Notons d’abord que cette position indique que les frontières (ou leurs absences) ne sont pas que géographiques, elles peuvent également être culturelles.

    -Commençons par les géographiques.
    La formule de Gaule est connue : l’Europe s’étend de l’Oural à l’atlantique et s’arrête au Bosphore. Cohérent. Mais, en rapport avec notre question, il y a un « hic »… La Turquie se jette sur des deux rives du Bosphore, et les puissances victorieuses du premier conflit mondial qui ont redessinée, avec un trait de plume parfois malheureux, les frontières ont validé cet existant. Aussi, de quel côté faire pencher la balance ? Et si l’ont prenait tout simplement comme unité de mesure le km2 ? Où en trouvent-on le plus ? En Europe ou en Asie ?
    Evident, non…

    - Frontières culturelles.
    Comme « nous », n’est-elle pas laïque, et si l’écriture est un des éléments constituant la culture d’un peuple, comment ne pas mettre en avant son alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement…
    Mais tout cela n’est que greffon au devenir incertain… Un risque réel de rejet par la souche existe…
    - Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ?
    - A la façon d’une plaque photographique classique qui renvoi une image inversée, la laïcité turque est l’inverse de la notre (occultons le fait que la laïcité française n’est pas la laïcité anglaise etc.…) : L’histoire européenne du XX siècle ne manque pas d’exemples -pensons à l’Espagne de Franco- ou un pouvoir « fort » utilise la puissance de l’armée pour imposer une idéologie religieuse au mépris de la laïcité, alors qu’en Turquie, à partir des années 20, le pouvoir a utilisé la force de l’armée pour imposer la laïcité, au mépris de l’idéologie religieuse dominante… D’ailleurs le mot « laïque » est inconnu du vocabulaire arabe et le terme turc utilisé est emprunté au vocabulaire occidental… Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… En français cela s’appelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes d’honneur », coutumiers en Turquie…
    - Revenons en France. La sérénité et le recul que donne l’écoulement du temps, permet de dire que, paradoxalement, et au-delà des déchirements consécutifs à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et à l’opposition des « culs bénis » et des « bouffeurs de curés », la laïcité est aussi fille de la célèbre parole christique « Rendez les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu »… Dans la même veine, pourquoi les « Droits de l’homme » peinent-ils tant à s’imposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de l’humanisme chrétien, pour devenir l’expression d’un christianisme déchristianisé, d’une foi chrétienne désacralisée, laïcisée…
    - Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité.
    Nous parlions à l’instant de « bouffeurs de curé », terme né à une époque ou le paysage religieux français métropolitain était majoritairement occupé par le catholicisme. Aujourd’hui existe toujours des « Talibans de la laïcité » qui prônent l’athéisme comme Vérité révélée et rêvent de marginaliser les citoyens qui ont pour défaut d’être croyants et de le dire !
    Espagne mauresque : L’arrivée des arabes en Espagne au VIII° siècle mit fin à la persécution dont les juifs étaient victimes de la part des Wisigoths qui avaient abandonnés l’arianisme pour le catholicisme. Et pendant de nombreux siècles sous domination musulmane, l’Espagne a été une terre de paix et de tolérance pour les trois religions monothéistes ! Comme quoi, Islam n’est pas toujours synonyme de fanatisme et d’intolérance…
    - Fermons la parenthèse.
    - Quand-à l’alphabet latin, il est entré en Turquie à la même époque que la laïcité et lui aussi au forceps, l’Empire ottoman utilisant l’alphabet arabe, c'est-à-dire il y a moins d’un siècle. Alors que « chez nous », déjà avant les premiers écrits en « français » du XV° siècle, les lettrés qu’étaient les clercs, écrivaient évidement et depuis « toujours » en latin !

    - Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétende que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer l’Europe ou la communauté européenne, notions qui sont différentes (La Suisse appartient à la première mais pas à la seconde). Et, pour prétendre le contraire, que l’on ne mette pas en avant un quelconque partenariat économique ! L’Europe peut commercer si elle le souhaite avec l’Afrique du sud sans pour autant que ce pays entre dans l’Europe ! Identique pour la Turquie !

    - Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non...

    - Pour prendre conscience de la relativité des certitudes, également des certitudes géographiques, transportons-nous au temps de Rome.

    - Si l’Empire romain prétendait à l’universalité, dans les faits, des frontières se sont imposées :
    Au nord, l’Ecosse (le mur d’Hadrien).
    A l’ouest, évidement l’atlantique.
    Au nord/est le Rhin et le Danube.
    Au sud l’Afrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de l’Empire -neutralisons Carthage-)
    Au sud/est le Tigre et l’Euphrate.
    Cela pour souligner que si la géographie peut dire ce qu’est l’Europe, cette définition ne vaut que pour « aujourd’hui » (au sens de l’Histoire).
    Si nous demandions à nos contemporains européens où se trouve le centre géographique de l’Europe, qui citerait la capitale de l’Italie ? Personne !
    Mais l’Empire s’est construit autour de la Méditerranée avec en son centre cette ville, Rome, elle même située sur cette péninsule, cet appendice pénétrant ce « centre du monde » qu’était la « Grande mer », comme on l’appelait alors.
    Toujours à cette époque, le civilisé, était logiquement de type méditerranéen, c'est-à-dire pas très grand, brun et basané. Et le barbare, lui était grand, blond et à la peau très blanche…
    Relativité des concepts, disions-nous…
    Et parmi ces barbares, il est des tribus germaniques qui allaient nous devenirs « chers » à nous français, celles des Francs…

    - Le rapport avec notre sujet ? Dans le monde romain, la région nommée de nos jours Turquie ne posait pas de problème : elle appartenait à l’Empire, tant pour des raisons géographiques que culturelles ! Et elle n’était même pas en zone frontière ! Et le latin, comme ailleurs, y était aussi la langue officielle, administrative !
    Mais cela était il y a « deux milles ans »…

    - Certitudes, avez-vous un socle digne de ce nom ?

    - Pour conclure, maniant le paradoxe, clin d’œil à Edmond Wells et à son Encyclopédie du savoir absolu relatif, je dirais que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe et qu’il s’agit là d’une position objective élaborée au sein d’un concept qui lui, ne l’est pas…
    Cette affirmation découle d’une prise de conscience selon laquelle il n’y a pas une vision du monde mais plusieurs, indissociables de grilles de lecture, parfois inconscientes, qui sont autant de filtres. Et la pseudo objectivité de la de la stricte géographie s’efface devant le poids de la géopolitique qui elle-même s’efface devant celui de la géoculture, autant de réalités subjectives dans leurs valeurs.