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  • Crevez, diabétiques, alzheimeriens et sidéens !

    Connaissez-vous le plan génial de Frédéric van Roekeghem, le directeur de l'Assurance-maladie pour redresser les comptes de la sécu ?

    Ne plus prendre en charge les médicaments des maladies longue durée qu'à 35% au lieu de 100%. Il y a trois millions de diabétiques, en France. Certains ne disposent de quasiment aucun moyen. On en fait quoi ? Du caramel ? Et les alzhermeriens ? On les euthanasie ? 

    Le raisonnement est totalement débile et improductif, et caractéristique du technocrate à courte vue. En admettant que l'on mette de côté l'aspect humain, que croyez-vous qu'il se passera si une partie des diabétiques ne se soigne plus faute de moyens, par exemple ? Eh bien il y aura des complications. Voyons voyons, que dit wikipedia sur les complications du diabète :

    Le diabète peut résulter en conséquences lourdes pour la santé. Le diabète est un facteur de risque important de maladies cardiovasculaires, d'accident vasculaire cérébral, de neuropathies, ou encore de troubles micro-angiopathiques pouvant conduire à la cécité, à une insuffisance rénale chronique, à la cécité ou encore à des troubles trophiques et des nécroses tissulaires, conduisant à l'amputation.

    Le diabète est une maladie aggravant l’invalidité, provocant la diminution de l’espérance de vie, et engendrant de forts coûts médicaux
    .

    Donc, Mister van Roekeghem, pour être logique avec votre calcul, je suggère de les laisser crever les diabétiques qui développent des complications, ou d'en faire du caramel. Pourquoi ? Vous vous doutez bien que des pathologies lourdes vont coûter infiniment plus à soigner que vos boîtes de médicaments...

    Je vous fais le même raisonnement pour Alzhermeir et le Sida ?

    De l'art de technocratiquement plomber les comptes de la sécu...m..., j'ai pas fait l'ENA, moi, même pas un bac scientifique, mais je sais quand même faire des multiplications...

  • Directive Retour, position du MoDem

    Marielle de Sarnez et la délégation du Mouvement Démocrate ont souligné cinq points clés à propos de la directive "retour" du Parlement Européen sur l'immigration :

    Des mesures sérieuses de protection des mineurs  afin  qu'ils ne soient pas placés dans ces centres de détention inadaptés, et qu'ils puissent avoir accès à l'éducation. L'allongement de la période de retour volontaire à minimum 4 semaines, une détention maximum de 3 mois (avec possiblité de prolonger de 3 mois maximum) ainsi que des mesures de protection pour les personnes souffrant de maladie leur permettant d'avoir accès à des soins.


    Marielle de Sarnez a estimé qu'"une politique européenne en matière d'immigration est nécessaire mais elle doit concerner d'autres points que celles de l'immmigration illégale. Il faut traiter des mesure à mettre en place pour l'immigration légale, pour l'intégration etc.... Et également essayer de rapprocher nos législations en partant du 'mieux disant', du 'plus protecteur' et non pas comme ici du moins  protecteur".
    Comme ces améliorations au texte n'ont pas été soutenues par la majorité du Parlement européen, la délégation Mouvement Démocrate n' a pas soutenu ce projet de directive.

  • Suite du Top de l'hérétique (blogosphère politique)

    Bon, à la demande générale, je poursuis mon classement de mes blogs favoris, puisque l'on me presse de le faire. Je m'étais arrêté à la douzième place hier.Vous constaterez, chers lecteurs, que dans cette seconde partie de classement, je privilégie davantage les blogs MoDem.

    Ce sont trois blogs démocrates (MoDem) qui s'adjugent les treizième, quatorzième et quinzième positions.

    1. Démocratie sans frontières, l'excellent blog de Frédéric LN. Le problème, c'est qu'il est en stand bye depuis 11 avril dernier. J'avais bien aimé le projet originel qui était d'examiner la démocratie sous toutes ses coutures et sous tous les climats. En revanche, il faudrait, AMHA, revoir la présentation du blog, car elle ne favorise pas la lecture des billets.

    2. Christophe Ginisty. Je ne lis régulièrement le blog de cet entrepreneur que depuis relativement peu de temps, mais j'y apprécie le courage politique, notamment la capacité à se démarquer du sens de la vague. Un regret : dommage que Christophe n'utilise pas sa compétence professionnelle de chef d'entreprise pour donner davantage son avis sur les questions économiques, et notamment les mesures gouvernementales qui touchent les PME.

    3. Ma vie en Narcisse. Il a un mérite, comme MIP ou moi, c'est un Nantais (même si j'habite à Paris aujourd'hui).Je lis avec intérêt ses notes, mais je trouve leur orientation générale un peu à sens unique. Il ne connaît pas sa droite, ce garçon-là :-) 

    Mon seizième blog est aussi un blog démocrate particulièrement original : Ilium.  Ilium a eu l'idée de narrer la bataille des municipales parisiennes via un détour homérique, comme la prise de Troie. L'idée est en fait excellente, mais c'est parfois un peu la confusion, et puis le dernier billet date du 24 mai. Il faudrait à mon avis organiser et généraliser l'idée, qui est, à ma connaissance, unique dans la blogosphère.

    Mon dix-septième blog est également un blog MoDem : Avel Mor . Il y a là-bas d'excellents billets, mais bien trop peu fréquents, et surtout, plus rien depuis le 15 avril dernier :-(

    Je vais, comme pas mal d'individus de la blogosphère, de temps à autre sur le blog de Versac. Il ne serait pas honnête de ne pas reconnaître qu'il y a une réelle qualité éditoriale dans son blog. Mais il incarne au sein de la blogosphère exactement cette forme de parisianisme appliqué à la Toile qui a le don de m'agacer. Une sorte de dandy électronique en somme, un peu à la Baudelaire se réclamant du dandysme. C'est donc mon dix-huitième blog.

    Mon dix-neuvième blog a la même qualité que celui de Luc Mandret : c'est celui d'une Nantaise. Il s'agit de MIP. Facilement atypique au sein de la blogosphère MoDem (elle ne cultive par exemple pas la dérive sectaire d'une bonne partie de cette dernière), je trouve ses billets souvent distrayants.

    Je visite mon vingtième blog depuis peu. C'est un blog de journaliste. Celui de Laurent de Boissieu. C'est un expert du milieu politique.

    Quand je fréquente mon vingt et unième blog, je me penche souvent du bord de ma fenêtre d'où j'aperçois les grands espaces de nos cousins du Québec qui nous ouvrent de nouveaux horizons.

    J'aime bien mon vingt-deuxième blog, qui est celui d'un rôliste, comme moi (enfin je n'ai plus le temps, mais j'en ai conservé la culture et certains réflexes)  :il s'agit de l'Antre de KaG.

    Mon vingt-troisième blog vient de fermer il y a quelques jours. Encore un :-(  Le fond du Bocal représentait un courant atypique au sein de la mouvance centriste. Il faisait partie des utopistes doux rêveurs qui s'imaginent qu'une grande réunification est encore possible. Le pauvre...

    Mon vingt-quatrième blog est très atypique. C'est celui d'une femme, convertie, si j'ai bien compris à l'Islam, et elle est très traditionnaliste, mais...bayrouiste ! Il s'agit donc de Ouktiasma, Message d'Espoir. Malheureusement, Laura s'est un peu mise en retrait du Modem pour une histoire de voile au Conseil Municipal, je crois. Elle continue à écrire des billets, mais malheureusement, beaucoup moins sur la politique, et beaucoup plus sur les bondieuseries. Elle a cela dit une lecture des textes de l'Islam très intéressante.

    Bon, je m'arrête là pour aujourd'hui. Si jamais il y a une pétition pour que je continue, j'aviserai.

  • De la place de la Turquie en Europe...

    A nouveau une contribution d'un lecteur, cette fois de Thierry P, qui donne son point de vue sur le positionnement de la Turquie en Europe.
    Tout comme dans le billet précédent, je ne me range pas nécessairement à ses conclusions.


    Comme souvent, on comprend mal le présent si on a pas entrevu un thème dans sa dimension historique. Après, libre à chacun de se forger une opinion personnelle.

    Je vous livre donc mon point de vue qui n'est qu'une modeste lecture de l'histoire.
    Je pense que l'Europe que nous connaissons aujourd'hui est liée à un événement qui a eu lieu dans la seconde moitié du XVème siècle !

    Une date importante, 1453, mérite en effet d'être connue pour resituer le débat de la place ou non de la Turquie en Europe.
    La prise de Byzance par les Ottomans cette année-là marque (symboliquement) le passage de cette partie du monde dans la sphère orientale.
    La Sublime Porte n'aura de cesse de poursuivre son expansion sur le sol européen (jusqu'au siège de Vienne qui en sera le terme en 1529).
    Deux blocs différents et antagonistes (politiques, culturels et religieux...) étaient désormais face-à-face, l'empire Ottoman et les pays d'Europe. 
    La bataille de Lépante en 1571 est une illustration de cette rivalité entre les deux blocs alors en présence.
    Car c'est à peu près à cette époque que prend forme l'Europe dans l'idée telle que nous la connaissons encore.

    Mais à côté de ces luttes d'influence (à forte connotation religieuse il est vrai), les liens diplomatiques ne seront pas pour autant rompus entre ces deux ensembles. Pour preuve les contacts que le roi François Ier de France noua avec le Sultan Ottoman Soliman II le Magnifique en vue d'une alliance contre les Habsbourg.

    Cet épisode de la chute de Byzance illustre à mes yeux le fait que les critères géographiques ne sont pas suffisants et satisfaisants pour définir ce qu'est l'Europe. Les frontières, c'est une des lois de l'histoire, sont par nature appelées parfois à fluctuer. 

    Pour revenir à cette fin de XVème siècle il est intéressant de souligner qu'à l'ouest, un mouvement "inverse" se produisit peu après. L'année 1492 marque en effet la fin du Royaume maure de Grenade qui met un terme de plusieurs siècles d'une extraordinaire civilisation où ont coexisté en paix les pratiquants des trois grandes religions monothéistes.  

    Pour compléter et relativiser ce raisonnement sur la place de la Turquie dans l'histoire européenne il convient de signaler de notables singularités :
    - Ainsi, la Grèce qui a été de facto une partie intégrante de l'Empire Ottoman a su conserver intacte une forte identité religieuse chrétienne. Laquelle a contribué à favoriser la renaissance de l'Etat Grec au cours de la première moitié du XIXème siècle. 
    - De nombreux Etats européens sont restés dans la sphère d'influence Ottomane jusqu'à la fin du premier conflit mondial (Bulgarie, Albanie par exemple), donc quoi que l'on puisse en penser la présence turque a existé en Europe.  

    Quid du futur européen de la Turquie ?
    S'agissant de la place qu'il conviendrait (ou pas) d'accorder à la Turquie en tant qu'État membre à part entière de l'Union, il faut reconnaître qu'il s'agit d'une demande très ancienne. Elle remonte à 1963.  
    Je vous renvoie à l'excellent commentaire d'ArnaudH (sur le billet du 22 juin de L'Hérétique) qui dresse l'historique de cette demande d'adhésion et qui rappelle la très longue liste des conditions auquel cet État devrait satisfaire pour voir sa candidature validée.
    Si je partage entièrement le constat d'ArnaudH, j'émettrais toutefois une opinion divergente quant à la pertinence de l'adhésion de la Turquie à l'Europe.

    De trop nombreux "obstacles" rendent à mes yeux cette perspective illusoire :
    1. Les arguments que Didier a donnés sont tous fondés pour marquer cette grande césure entre les Etats européens (issus de 5 siècles d'histoire) et ce pays.   
    2. La liste des critères à satisfaire comme préalable à son adhésion (cf. ArnaudH) est trop longue pour ne pas en saisir l'aspect rhédibitoire.
    3. Les peuples des 27 Etats de l'Union ne seraient pas enclins à accepter un tel élargissement de l'Europe. Et sur ce point, je tiens à souligner que l'hypothèse de l'adhésion de la Turquie a gravement hypothéqué le débat autour de la ratification du TCE (en France notamment). Les nationalistes ont su tirer profit de l'ambiguïté des "politiques" face à la question turque et ont pourri le débat avec leurs polémiques populistes.
    4. Enfin, et c'est ce qui constitue le fondement de mon opposition de principe à l'adhésion de la Turquie à l'Union, accepter d'étendre jusqu'aux confins de l'Iran, voire plus loin dans le Caucase comme le suggère ArnaudH, ce serait renoncer de facto à la perspective d'une Europe fédérale. Ce projet ne recueille pas encore l'assentiment des européens (si tant est il le recueille un jour !). Avec la Turquie dans l'Union l'option fédérale aurait fait long feu. Je conçois mal que tous ces efforts consentis depuis 50 ans n'aboutissent qu'à un "machin" qui ne soit finalement qu'une zone de libre-échange !         
    D'aucuns avancent aussi l'argument que la Turquie dans l'Union permettrait d'assurer la garantie d'une des routes du transport de l'énergie. Certes, sous l'angle économique et stratégique, l'argument est recevable.
    Ma vision d'une Europe plus intégrée n'est hélas pas de cet ordre.
    [Cette vision est parfaitement critiquable, je le concède, mais je n'en démordrai pas ! Cela fait partie d'une des convictions d'une vie sur lesquelles il est difficile de revenir !] 

    Alors quelle alternative proposer à la Turquie ?
    D'emblée, je balayerai l'argument qui voudrait que refuser le principe de l'adhésion à ce pays ce serait le condamner au chaos. Mais dans la mesure où cet État participe au Conseil de l'Europe, la question de la stabilité de la démocratie en Turquie ne doit pas être un argument en soi !
    Plutôt que prôner une Turquie dans l'Union, je verrais parfaitement cet État devenir le pivot d'une Union d'Asie Mineure à construire avec les Etats de cette zone géopolitique qui ont des intérêts communs. L'Europe devrait apporter un soutien sans faille à un tel effort de construction.
    Après les échanges entre les deux Unions auraient toute latitude à être formalisés.
    Cette solution aurait le mérite de mettre un terme à cette valse hésitation avec la Turquie depuis des décennies. Loin de rejeter cet État, l'aider à jeter les bases d'une Union dans sa zone d'influence lui confèrerait à coup sûr un rôle plus éminent sur la scène internationale.