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écologie - Page 2

  • L'ADLE veut une industrie verte !

     

    L'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe se félicite que la Commission européenne réaffirme les principes de l'économie de marché et de la bonne gestion budgétaire dans le plan de relance qu'elle a dévoilé aujourd'hui. Pour l'ADLE en effet, la crise financière ne doit pas marquer le retour vers la vieille économie mais au contraire être l'occasion de tourner tous les efforts d'investissement vers le développement durable et la création d'emplois bien rémunérés et porteurs d'avenir.

    "Les propositions de la Commission européenne contrastent avec les conclusions du G20 à Washington qui avaient relégué le développement durable de la dernière place à l'avant dernière place," souligne Graham WATSON, président du groupe ADLE au Parlement européen, selon qui "le paquet de la Commission démontre une préoccupation plus marquée pour l'investissement vert et la croissance durable. L'Europe doit donner la priorité à une croissance économique durable pour lutter contre la récession actuelle."

    "La Commission européenne doit être attentive à ne pas céder à la tentation d'un retour au passé au détriment des efforts déjà consentis pour se conformer aux objectifs de la Stratégie de Lisbonne. Nous devrions, par exemple, résister à subventionner inutilement l'industrie. Pour faire prospérer l'industrie européenne, il vaudrait mieux en priorité vendre des produits industriels respectueux de l'environnement et augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs," a conclu M. Watson.

    NB : Le MoDem est membre de l'ADLE.

  • Certification européenne environnementale et sociale

    C'est au tour de Thierry de me gratifier d'un excellent commentaire à la suite de celui de Florent, publié hier.  Je rappelle que la problématique porte sur la pertinence et la difficulté d'établir des normes susceptibles d'être codifiées dans le domaine environnemental et social ; ces normes auraient vocation à être utilisées sous forme d'étiquettes de couleur sur les produits que l'on nous vend dans la grande distribution ou ailleurs. Pour ma part, j'ai pensé à une action sur la Toile afin d'interpeler nos élus nationaux à ce sujet. Thierry, lui, pense qu'il vaut mieux d'abord passer par l'Europe, voici ses arguments :

    Comme souvent Florent apporte de bonnes remarques.
    Je compléterai son propos en revenant sur les points suivants :
    Contrairement à toi L'Hérétique, je pense qu'il faut dès le début raisonner en européen. En voici quelques raisons ?
    - l'Europe est un grand marché sans barrières douanières
    - Une certification uniforme serait plus facile à mettre en œuvre (sans occulter l'aspect d'instauration de normes a minima que Florent redoute),
    - Une agence européenne de certification offrirait une surface suffisante pour résister aux pressions des lobbies. Par ailleurs, les coûts de certification seraient de facto mutualisés
    - Le niveau européen offre en outre l'avantage d'écarter toute suspicion de protectionnisme étatique puisqu'il s'agit de sensibiliser les citoyens européens à consommer de manière éclairée et reponsable.
    - Une harmonisation sur la base de critères commun à tous met toutes les entreprises sur un même pied d'égalité.

    A quoi pourrait ressembler ces visuels ?
    La notation doit, à mon avis, être limitée à 5 classes (A, B, C, D, E) pour ne pas noyer les consommateurs. Elle offre l'avantage de reprendre l'esprit de la classification qui existe déjà par exemple pour les appareils électroménagers que les consommateurs ont intégré.
    Idéalement j'imagine assez bien des cercles (rouge ou vert) au centre cernés par un liseré bleu parsemé par les douze étoiles. La lettre en blanc serait apparente dans le cercle central. Les étoiles européennes offriraient en outre aux citoyens un remarquable exemple de ce que peut leur apporter concrètement l'Union.

    Ceci dit, je reviens sur la juste remarque d'Aurélien sur le fil précédent :
    "Une question cependant: sur quels critères les pastilles ou les notes seraient elles accordées? Le simple respect de la loi ?"
    Comment déterminer en effet les critères à faire entrer en ligne de compte ?
    Comme Florent l'a parfaitement démontré, il y a une réelle difficulté pour définir des critères pertinents et qui soient reconnus par tous.
    Voici l'état de quelques questions que ce point peut soulèver.
    Le Grenelle avait avancé l'idée de prendre en compte le "bilan carbone" des produits qui arrivent sur nos marchés.
    Mais comment noter par exemple une tomate produite sous serre dans la province d'Almeria qui est vendue en bout de chaine dans un magasin de Paris. Cette tomate pourrait avoir été débarquée sur le port de Rotterdam et avoir été transportée par camion réfrigéré ? Si on ajoute que le bateau navigue sous pavillon de complaisance avec des personnels philippins, cela risque d'être vraiment difficile de s'y retrouver !!!

    Si nous raisonnons à l'échelle de l'Union européenne, il serait difficile d'affecter un coefficient transport infra communautaire. Car notre tomate espagnole peut être vendue aussi bien à Paris qu'à Dublin. Un produit extra communautaire, une tomate chilienne serait plus facilement affectée d'un "malus".
    Mais se pose alors le problème des produits provenant des territoires européens qui sont des confettis d'Europe répartis dans le monde. Une banane antillaise doit-elle être "notée" comme une banane produite dans une république d'Amérique centrale ? OUI bien évidemment, si on on s'en tient à la pastille verte. La différence en l'occurrence serait visible dans la pastille sociale rouge.

    Pour la pastille verte, j'estime qu'un critère devrait absolument être pris en compte. Il s'agit de tout ce qui concerne le conditionnement.
    Cet aspect, en théorie, est facile à déterminer et à quantifier :
    - Quels sont les coûts de production de l'emballage ?
    - Quels en sont les composants et d'où viennent-ils ?
    - Quels sont les coûts de recyclage théorique des matériaux composant l'emballage ?
    => S'il s'agit d'un produit non consommable, on pourrait dès sa fabrication en estimer le coût de recyclage (dans l'idéal à 100%).
    Cette échelle de coût de production et de recyclage des emballages peut être très facilement transposée par la suite dans la Grille A, B, C, D, E.

    S'agissant des critères qui seraient pris en compte pour attribuer une note sociale. C'est très difficile à imaginer.
    Au niveau de l'Union, il n'y a pas d'harmonisation des règles sociales qui sont donc différentes d'un état à un autre.
    Quels critères objectifs retenir ?
    Ci-après, je propose une liste indicative :
    - Pour une entreprise donnée, établir un salaire moyen des employés, hors encadrement. Ce salaire serait comparé à un salaire moyen européen des employés de cette branche d'activité. Se poserait alors la question de définir ou pas les bases d'un SMIC européen.
    - A l'intérieur de chaque entreprise établir l'échelle de rémunération. Quel est le rapport de salaires entre l'ouvrier en production et le dirigeant de l'entreprise ? Quel ratio est socialement juste (1 à 5, 1 à 10) ?
    - Quelle est la structure du capital de l'entreprise, il y a-t-il une part d'actionnariat-salarié ?
    - Quel est le taux de formation appliqué aux employés ?
    - Il y aurait-il une différence des salaires entre hommes et femmes à travail et niveau de responsabilités identiques ?
    - Quel est le taux d'emploi réel de travailleur handicapés ?
    - L'entreprise contribue-t-elle à financer une partie des complémentaires santé de ses employés ?
    - Il y a-t-il des formes d'intéressement aux résultats de l'entreprise (Stock options, primes...) ?
    - Quel est le taux d'arrêts de travail (conflits sociaux, arrêts maladie)
    - Quel est le taux d'accidents de travail ?
    Pour les entreprises hors Union européenne, je le reconnais, c'est réellement la jungle et terra incognita !!!

    Après réflexion, je pense qu'il serait bon dans un premier temps de proposer cette forme de labellisation à des entreprises européennes sur la base du volontariat (démarche de type IGP). Cet effort de transparence devrait donc en toute logique être soutenu par des campagnes d'information des consommateurs les incitant à privilégier dans leurs actes d'achat les entreprises s'étant engagées dans cette démarche.

  • pastilles de couleurs et problématique d'une notation environnementale

    Merci à Florent, qui tient le très bon blog Ataraxosphère au passage, pour son éclairage à propos de ma note d'hier sur le commerce solidaire. Voici ce qu'il a écrit dans un commentaire de cette note :

    La notation environnementale existe déjà pour certains produits (cf. électroménager, même si je vous accorde que c'est encore à perfectionner) et est - théoriquement - en cours de réalisation pour d'autres (cf. Grenelle de l'Environnement). Il faut savoir que cela prend du temps (et des moyens ! or l'ADEME est sous-dotée ; et cela dépasse largement le prix des petits autocollants, d'autant plus qu'il faudra un suivi...) et qu'on ne peut pas évaluer et classer les produits d'un simple claquement de doigts. Exemple : un gâteau qui contient des ingrédients qui viennent de différents pays, où ils ont été produits selon différents modes d'agriculture, et qui sont réunis pour être cuisinés dans un pays tiers avant d'arriver sur nos étalages. On fait quoi ? On somme les émissions de CO2 pour chaque ingrédient ? On fait une moyenne au prorata des constituants ? A partir de quel lieu ? etc... N'oublions pas non plus qu'il y a controverse sur certains aspects écologiques (par ex. une forêt mature n'est pas forcément un puits de carbone, donc l'impact d'une action sur cette forêt n'est pas forcément celui que l'on imaginerait au premier abord).

    Evidemment, il faudrait mettre ça en place au niveau européen. Mais là encore, difficile de trouver l'harmonie ! Les critères ne sont pas appréciés de la même manière selon les pays... (ce qui nous paraît acceptable environnementalement peut être perçu comme très insuffisant dans les pays nordiques, et réciproquement pour des aspects sociaux...). Sans parler des lobbies divers et variés. Alors ? On va encore niveler par le bas ?

    Je me demande si je ne suis pas allé un peu vite sur certains points ; mais les lecteurs rectifieront...

    Je voudrais rajouter encore un élément : s'il faut rajouter les aspects chimiques et sanitaires en plus des aspects énergétiques (CO2 & co) dans la note environnementale, on se heurte à de  nombreux écueils. Outre la longueur et la complexité exacerbées des listes obtenues (même si un système de code comme les fameux "E" pourrait être intéressant), il y a notamment le problème du secret industriel (de nombreuses "recettes" ne sont pas divulguées, qu'il s'agisse de produits alimentaires ou non) et là encore de l'évaluation (on ignore tout des effets sanitaires des milliers de composés que nous utilisons et dispersons joyeusement chaque jour, et il n'est même pas sûr qu'on en sache suffisamment un jour...).

    Si ces étiquettes n'existent pas encore, c'est certes en raison de l'incurie du personnel politique et de sa soumission aux lobbies, mais c'est aussi, plus profondément, en raison de la complexité et même de la faisabilité de cette évaluation... Des gens y pensent déjà depuis un certain temps, mais si ce n'est pas encore au point ce n'est pas anodin...

  • Électricité solaire, Borloo veut 400 fois plus !

    Avant toutes choses, pour bien comprendre les mesures, l'équivalence suivante : un TWh (terawattheure) vaut 1 000 000 de MWh (mégawattheure).

    Je viens donc de lire , à la page 19 de son plan pour les énergies renouvelables que Borloo se propose de multiplier par 400 la production d'électricité d'origine solaire, c'est à dire, de passer de 13 MWh actuellement à 5 400 en 2020.  La consommation intérieure totale d'électricité, en France est de 458.3 TWh en 2007. C'est à dire 458 300 000 MWh.Ce que je voudrais savoir, c'est à quoi cela correspond en production annuelle, 5400 de puissance. Actuellement, le solaire, c'est 35 000 MWh par an. Mais sur une base d'une puissance de 29.5. Donc, savant calcul, si je m'appuie sur les chiffres du ministère, je multiplie mes 35 000 MWh par 200, ce qui donne 7 TWh. Pas mal, mais rapporté à notre production actuelle seulement. Faut voir  ce que nous consommerons en 2020. Actuellement, cela atteindrait presque 1.5% pour le seul solaire. Ce serait déjà un début.

    Maintenant, j'espère que je sais lire les chiffres, et puis, évidemment, il faut aller plus loin...

  • Salon de l'automobile, l'hydrogène ?

    J'ai achevé mon week-end par une petite visite au Salon de l'Automobile. Une bonne occasion de se tenir au courant de l'évolution des technologies propres. Pas d'innovations majeures, de mon point de vue, mais, la présentation de la Honda Charity, une magnifique berline dont j'ai déjàn parlé ici, qui fonctionne à hydrogène. Le présentateur m'a assuré que, contrairement à ce que j'avais précédemment écrit ici, même aux USA, le véhicule n'était pas directement commercialisé. En revanche, Honda propose un service de location comprenant assurance, entretien, garantie, et fourniture d'une borne de conversion méthanol/hydrogène pour 650 dollars par mois, soit, environ 400-450 euros.

    Je me suis du coup livré à un petit calcul sur dix années : aujourd'hui, une berline coûte environ 24 000 euros. Sur dix années, cela représente 2400 euros par an, soit 200 euros par mois. Ensuite, il faut tabler sur au moins 1200 euros par an d'entretien en moyenne, soit, 100 euros de plus. A cela ajoutez autant d'assurance, et l'on est à un coût total de 400 euros par mois. Il reste alors à comptabiliser le carburant. A mille kilomètres par mois, on peut compter sur bien 150 euros de carburant par mois, voire plus en consommation de ville.

    Je ne connais pas le coût du méthanol, mais il est très inférieur. La conversion méthanol/hydrogène ne dégage aucun rejet de même que la combustion de la honda charity. Pourtant, le représentant de Honda m'a dit qu'aucune commercialisation n'était prévue en Europe.

    Ils ont un problème de calculatrice ?

  • A quand l'industrie verte ?

    Je vais bientôt acheter le livre de Jean Peyrelevade sur l'échec historique de Nicolas Sarkozy. D'après ce que j'en entends, il y a un aspect qui va fort m'intéresser. A ce que j'ai cru comprendre, et contre l'avis dominant qui ne s'attache qu'aux activités de service, il propose de miser sur une réindustrialisation de la France.

    Nous ne pouvons pas rivaliser avec les pays émergents sur des biens industriels à faible technologie et faible valeur ajoutée. Mais, sur des technologies innovantes, nous pouvons encore rattraper le train de la modernité.

    Au MoDem, nous avons une véritable chance : nous avons avec nous les militants les plus intelligents de la mouvance écologique, avec à leur tête la brillantissime Corine Lepage. Je parle de Cap21, bien sûr. Ce sont les seuls, à ma connaissance, à raisonner en termes de stratégie industrielle pour l'écologie. Car pour ce qui est des Verts...Mis à part demander la régularisation massive des sans-papiers, emmerder les automobilistes dans les grandes villes et prôner la décroissance, on peut dire que leur bilan est proche du néant alors même qu'un boulevard s'ouvrait pour eux au début des années 90 et qu'ils ont eu une ministre sous le gouvernement de gauche de Lionel Jospin. En Allemagne, le bilan des Grungen n'a pas l'air fameux non plus, tout du moins, dans les domaines économique et industriel. Les mouvements écologiques alternatifs se sont montrés généralement plus pressés d'avancer leur gauchitude que de faire avancer la cause écologiste par des mesures concrètes et réalistes.

    Le malheur, c'est qu'en France, nous aurions les technologies pour lancer un audacieux programme industriel, mais qu'aucune volonté politique n'appuie une telle possibilité. Nous nous endormons sur nos lauriers, nous satisfaisant en matière de haute technologie du pis-aller que représente le nucléaire.

    Symptômatique, l'automobile. Aujourd'hui, Honda commence à commercialiser des véhicules à hydrogène. Ils ne sont toutefois pas aussi propres qu'il y paraît puisqu'il faut du méthane pour produire l'hydrogène consommé par ces véhicules, or, cette ressource est fossile. A côté de cela, dès 2002, peugeot avait réalisé un bijou technologique : le concept car h2O, véhicule convertissant de l'eau en hydrogène via du borohydrure de sodium, une sorte de sel.

    Nous n'avons certes plus d'argent, et nos déficits plombent nos moyens d'action, mais, nous aurions pu, à l'époque, via la commande publique en équipement favoriser le production en série d'un tel véhicule en passant une commande massive. Au lieu de cela, le concept car h2o est demeuré un beau jouet technologique. Notre système juridique ne prévoit même pas d'homologuer autre chose que de l'essence ou du diesel sur les cartes grises, à la rigueur du GPL. Actuellement, on ne pourrait pas vendre des automobiles à hydrogène à cause de cela.

    Quand Schumpeter décrit l'ouragan capitaliste, chaque fois qu'une révolution industrielle se produit, il est clair : adieu, entreprises qui n'ont su s'adapter. Sommes-nous condamnés à devenir une nation en voie avancée de désindustrialisation ?

    La nouvelle révolution industrielle est là, et elle est verte. Si nous ne nous positionnons pas très vite sur ces nouveaux créneaux très porteurs, par une politique volontariste et massive, il ne nous restera pas même le wagon à bestiaux pour monter dans le train de l'innovation.

    Ce que j'attends du MoDem, désormais, c'est un programme politique bien plus engagé en ce sens, afin de rompre définitivement avec les énergies d'antan et un modèle économique d'exploitation des ressources complètement périmé, car non-viable à terme. Soyons les premiers à partir pour ne pas être les derniers à arriver, voire pire, ne jamais franchir la ligne d'arrivée...

     

  • Asie centrale, le mauvais calcul de l'Europe

    Un forum de rencontre entre pays de l'Asie Centrale et l'Europe s'est déroulé tout récemment à Paris. Cette région du monde intéresse l'Europe, car elle y voit une alternative à la Russie pour diversifier ses sources d'énergie. L'Europe cherche donc à nouer une relation privilégiée avec cette région du monde, d'autant que les enjeux ne manquent pas : poussée de l'islamisme, mais, surtout, ressources énergétiques abondantes.

    Ce qui me scie, c'est la persistance effrante de l'Europe dans l'erreur de calcul. Nous fondons nos partenariats géostratégiques sur nos besoins énergétiques en énergies fossiles ! énergies fossiles, cela veut dire non-renouvelables et épuisables à court-terme désormais. Si l'Europe veut l'indépendance énergétique, elle doit se tourner vers l'énergie solaire, certains bio-carburants et l'hydrogène. C'est une question de volonté politique. J'ai souvent le sentiment que l'écologie n'est sur le fond pas rentrée dans les moeurs : elle demeure essentiellement un élément du décor, un effet brigth pour faire paraître les dents plus blanches, mais absolument pas une lame de fond qui devrait irriguer toute la classe politique.

    Les républiques d'Asie centrale vivent quasiment toutes sous le régime du despotisme, avec un mépris à peu près total pour les droits humains. S'engager dans cette zone du monde a un sens si nous y souhaitons une évolution politique, les régimes despotiques étant souvent instables. Mais s'y engager uniquement pour nous assurer des sources d'énergie alors que ces dernières vont disparaître,  quelle erreur d'appréciation sur le fond !

    Demandez donc à Annakourban Amanklytchev et Sapardourdy Khadjiev qui croupissent au fond d'une geôle dans des conditions épouvantables ce qu'ils pensent du régime turkmène... et quid d'Ogoulsapar Mouradova morte sous les coups en prison dans cette même "république" ?

    C'est assez comique, d'ailleurs, de voir toute la presse française au garde-à-vous parler gentiment de "république" pour ces régimes despotiques. Montesquieu doit se retourner dans sa tombe, lui qui voyait dans la République le plus vertueux des régimes, et dans le régime despotique, le plus néfaste et vicieux des régimes politiques.

  • Cap21 envoie paître Cohn-Bendit

    Lu avec un plaisir non dissimulé ce communiqué de Cap21 sur le blog Essonne en Mouvement :

    Sur décision de son bureau politique réuni à Paris ce samedi 13 septembre, CAP21, parti écologiste présidé par Corinne Lepage, ne participera pas à l’alliance menée par Daniel Cohn Bendit pour les élections européennes car elle ne repose sur aucun idéal commun et ne s’inscrit en aucune manière dans une démarche de long terme de rassemblement de la famille écologiste.
    Ce « one shot » aux fondements idéologiques fragiles entre décroissance solidaire et altermondialisme ne trouve ainsi pas de prolongement politique pour sortir l’écologie du ghetto dans lequel certains l’ont enfermée.
    L’alliance construite par Daniel Cohn Bendit appuyée par quelques personnalités de la société civile sauvera peut-être les Verts d’une nouvelle déroute électorale mais ne permettra pas de rompre avec les archaïsmes d’une direction emmenée par Cécile Duflot qui refuse d’entendre les appels d’une partie de son électorat en faveur d’une refondation au-delà de la gauche et de la droite.
    Les élections européennes doivent être l’occasion de défendre une vision positive de l'intégration européenne en faveur d'un modèle de développement humain capable de répondre aux défis d'un monde en crise. La création d’un authentique parti du développement durable est la seule réponse à la crise de système que nous vivons.
    C’est la raison pour laquelle CAP21 appelle les militants écologistes qui sont prêts à bousculer les conservatismes à le rejoindre et à participer activement à la construction du projet démocrate au sein du MoDem.

  • Le piège à c... de Cohn-Bendit

    La grande idée de Dany le rouge, ex-mao reconverti au libéralisme libertaire écolo, c'est de rassembler les mouvances écologistes aux prochaines européennes.

    S'il y a bien un piège à c..., c'est bien celui-là. Ce que veut Cohn-Bendit, c'est un parti de gauche. Les Verts avaient un boulevard devant eux au début des années 90, en France, mais parce qu'ils ont voulu faire les gauchistes, leurs préoccupations essentielles ont été sociales et politiques, pour ne pas dire idéologiques. Plus préoccupés des sans-papiers que de l'écologie, ils ont fini par lasser.

    Plus navrant encore, au lieu de proumouvoir une industrie de pointe, moderne et écologique, leur grande (et stupide) idée, désormais, c'est la décroissance. Voilà des gens qui rêvent de régresser à l'âge de pierre. En tout cas, leur bilan politique, après presque 20 ans, est nul ou presque.

    Je souhaite, dans ces conditions que Corine Lepage clarifie sa position : c'est à elle de voir si elle a quelque chose de commun avec José Bové et les altermondialistes, mais mieux vaut éclairicir ses positions assez rapidement. Je note que Cap21 ne se fond finalement pas dans le MoDem et conserve ses structures. Corine Lepage est une femme très intelligente et une avocate brillante. Elle sait ce qu'elle fait.

    Qu'elle mette fin une bonne fois pour toutes aux rumeurs. L'engagement écologique du MoDem ne peut pas être mis en doute. A quoi joue-t-elle quand elle se demande s'il est sincère et si Bayrou va poursuivre son chemin sur la voix du développement durable ? J'espère que ce n'est pas un prétexte. Vient, en tout cas, un moment où l'on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Il faut choisir.

    Les Verts sont dans l'ensemble des braves gens, mais leurs revendications souvent absurdes n'aboutiront jamais, parce que l'idéologie marxiste et alter-mondialiste vient régulièrement polluer leurs propositions.

    Alors le grand rassemblement des Verts, il me fait doucement rigoler, moi.

  • Honda commercialise une berline à hydrogène à moins de 20 000 euros

    honda-hydrogene.jpg C'est tout simplement historique : Honda commercialise une berline fonctionnant entièrement à hydrogène. Elle dispose d'une autonomie de 450 kms, atteint la vitesse de 160 km/h et pour le reste présente toutes les caractéristiques habituelles d'une berline. La Honda FCX Clarity est une automobile qui fonctionne grâce à une pile à combustible fabriquant de l'électricité, grâce à de l'hydrogène. Honda développe une station-service personnalisée à installer chez soi pour le ravitaillement en "carburant".

    Voici les caractéristiques techniques de ce petit bijou. Inconvénient : il n'est commercialisé qu'au Japon et aux USA, mais, à ce prix, il devrait vite arriver en Europe ! Des précisions ici .

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