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  • De la normalité dans la doulce France

    Me voilà tagué en sandwich par Hashtable et Alcibiade qui souhaitent tous deux que j'écrive un cahier de doléances et m'invitent à faire passer le mot...

    Je vais donc bien volontiers m'exécuter. La vache, moi qui escomptais prendre du repos, me voilà à écrire une quantité phénoménale de billets par jour...

    I. Est-ce qu'il est normal qu'au nom de la liberté d'expression, on compare à Rimbaud et on prenne la défense d'un mec qui se vante dans une chanson de pouvoir maritrintigner une femme et la faire avorter à l'opinel ?

    II. Est-ce qu'il est normal de prendre à témoin le Président des USA qui n'a rien demandé pour contraindre des magasins à ouvrir le dimanche ? Et d'ailleurs, est-ce qu'il est normal de pondre une loi sur mesure pour dépénaliser ceux qui n'ont pas respecté la loi précédente ?

    III. Est-ce qu'il est normal qu'un ex-hiérarque socialiste (merci à Hashtable pour l'info), devenu entre temps directeur de l'OMC tente de s'octroyer à l'oeil une augmentation de 32% sur un salaire de 300 000 euros par an en prétextant qu'il n'a pas de retraite ?

    Il ne me reste plus qu'à refiler le bâton merdeux à quelques blogueurs. Par exemple, mon ruminant favori avec ses humeurs, SOS-éducation (là, ça va saigner compte-tenu des positions exprimées là-bas sur l'éducation), pour faire bonne mesure les privilégiés, Christine (Bellégo), Barrejadis et Toréador.

  • être de droite, c'est ça

    Tiens tiens : Némo se demande ce que c'est, être de droite. C'est vrai, par les temps qui courent, ce n'est pas facile d'être de droite. Moi, j'ai simplement une anecdote que m'a raconté quelqu'un qui m'est très proche. Dans sa famille, on était à gauche, enfin, du moins, ses soeurs l'étaient. Petite, un jour, elle demande à une de ses grandes soeurs : c'est quoi la gauche et la droite. Et la grande soeur de répondre : eh bien être à droite, c'est avoir un jardin pour soi tout seul. Et être à gauche, c'est avoir un grand jardin où tout le monde joue. Que croyez-vous que choisit l'enfant ? Elle décréta qu'elle était à droite...

    Aujourd'hui, elle vote à gauche (modérée) et il y a pour elle une ligne quasi-infranchissable entre la gauche et la droite (sauf circonstances exceptionnelles : Chirac contre Le pen en 2002, par exemple). Et pourtant, ce n'est pas une idéologue et elle n'est pas butée. Elle a même parfois envisagé de voter Bayrou (pour faire ch... le PS, pas par conviction en dépit de mes efforts constants, bien qu'elle apprécie que le personnage soit sans concessions face à Sarkozy). Mais elle ne l'a jamais fait. Elle appartient à l'évidence à cette frange social-démocrate, que certains, à gauche, voient à droite, que moi, je vois plutôt au centre, mais qui indéfectiblement, vote PS quand bien même le PS présenterait un cochon aux élections. Pas simple, la gauche et la droite, non ?

    En tout cas, je sais une chose : si un jour cette personne vote Bayrou, alors Bayrou passera le premier tour de l'élection présidentielle. Pas facile et surtout pas si simple de venir à bout de la frontière droite-gauche, comme l'espère Chritophe...

    Et moi, que devrais-je dire ? Je suis de centre-droit et je vote comme un c.. à gauche au second tour depuis de nombreuses années...(quand je peux éviter de le faire, je le fais, évidemment, et puis il y a des fois où la gauche m'insupporte trop. Mais la droite, avec l'UMP et désormais, sans l'UDF, est devenue tellement monolithique qu'il n'y a plus d'alternative quand le MoDem n'est pas ou plus présent...)

    Et Vincent, qui a quasiment le même positionnement politique que moi : comment il fait ?

  • Unhuman psychanalyse Martine

    Comme j'ai bien rigolé en lisant l'analyse de la lettre de Martine à Manuel par Unhuman, je veux en faire profiter tous mes lecteurs et mets donc en lien direct son billet. A lire et à relire :-)

    Pauvre Valls : plus moyen de l'ouvrir sans se faire taper sur les doigs par la Mère emptoire. On rigole bien, au PS, en tout cas. Bon, évidemment, il y en a qui prennent la chose avec moins d'humour...

  • PME, un capitaine à bord

    Je vois que Florent divague largement : le voilà à remettre en question la pertinence des PME comme modèle d'organisation économique, avec au passage, quelques arguments bien pensés. Je ne vais pas être original, mais simplement reprendre un argument développé par Schumpeter, mais aussi Jean Peyrelevade. Ce qui nuit à l'efficience globale d'une entreprise, c'est d'abord la dilution des responsabilités. Et plus elle est grosse, plus la responsabilité se dilue. Schumpeter voyait dans l'apparition des Conseils d'administration la mort du capitalisme. Ce capitalisme-là, c'est aussi celui que Jean Peyrelevade nomme capitalisme entrepreneurial, par opposition au capitalisme financier. Sans responsabilité, il n'y a plus de pilote à bord, plus d'éclairs de génie, ni de capacité à donner le brusque coup de barre à babord ou à tribord qui permettra à l'entreprise de se dégager d'une mauvaise passe.

    Alors bien sûr, les grosses entreprises disposent de structures qui permettent davantage d'expression, mais l'autorité est inaccessible bien plus que dans une PME puisque plus éloignée. Les idées y circulent donc bien moins vite. Les grosses entreprises sont tout autant tributaires de leurs clients que les petites. Qu'importe la proximité quand les gros sous sont en jeu...!

    Les grosses entreprises réalisent peut-être des économies d'échelle, mais elles génèrent au moins autant de lourdeurs coûteuses. Elles ont souvent le plus grand mal à réorienter leur production et à se diversifier quand il s'agit d'industrie, par exemple. Des PME innovantes aux structures plus légères y parviennent, bien qu'elles aient les reins financiers moins solides.

    J'ai de la sympathie pour le modèle de la SCOP, mais, compte-tenu de son mode de rémunération, je ne vois pas comment les SCOP pourraient lever des capitaux importants, élément essentiel pour initier la R&D. Cela dit, la SCOP offre à mon avis un modèle économique pertinent pour démarrer une TPE ou une entreprise "citoyenne", tel que le projet de Françoise, par exemple, que cite aussi Florent.