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  • Les Banques pourraient proposer à l'Élysée de renoncer à son bonus...

    Y'a des gens comme ça, dans la vie, z'ont honte de rien...L'hôte de l'Élysée triple son budget en an à peine, tranquillement, nouvelle augmentation comprise alors que la crise a débuté, et le voilà à venir faire la leçon aux banques. Ce qui m'agace, c'est le populisme sous-jacent à son discours (il y en a déjà suffisamment comme cela actuellement) et la vieille manie qui le reprend régulièrement, qui consiste à instrumentaliser une catégorie de la population pour en faire des bouc-émissaires. Et pour les déficits publics qui ont explosé et les taxes nouvelles qui viennent frapper les plus modestes, on fait quoi ? On demande à Nicolas Sarkozy de revenir sur ses augmentations successives ?

    J'ai fait déjà pas mal de billets* sur la crise bancaire et cela devient fatiguant de se répéter. Elle n'est évidemment pas réductible à une histoire de grands méchants banquiers d'un côté et de très gentils petits porteurs de l'autre.

    C'est incroyable : cet homme-là dit en permanence tout et son contraire. Il y a un an et demi il faisait l'apologie des subprimes et le voilà aujourd'hui à marcher dans les pas de Besancenot.

    Comment faire confiance à un homme qui n'a aucune constance, alors que c'est une vertu essentielle dans l'action politique ?

    Voir ce qu'en disait Europium , Marie-Anne Kraft (1) (2), ou moi-même, notamment sur la finance comportementale, par exemple.

  • La Chine s'affirme comme la puissance montante !

    Les chiffres viennent de tomber, et, ce qui devait arriver arriva : la Chine est désormais la troisième puissance économique mondiale. Avec une croissance démentielle, qui frise souvent les deux chiffres, il ne fait aucun doute qu'il lui faudra dix années au plus pour être quasiment au niveau des États Unis. Imaginez : taux de croissance pour 2007 ? 13%. Dix fois le taux de croissance de la France pour une économie désormais largement plus puissante ! Avec un PIB de 3500 milliards de dollars, la Chine passe devant l'Allemagne et ses 3400 milliards de dollars. Seuls le Japon, 4400 milliards, et les USA, 13800 milliards la devancent désormais. Même avec une sérieuse baisse de régime, la croissance chinoise sera encore de 7.5% en 2009. La Chine avait dépassé la France et la Grande-Bretagne en 2005.

    La Chine devra toutefois affronter des dilemmes cruciaux dans les années à venir : la gestion de sa réforme agraire, car la société rurale se paupérise à vue d'oeil (des millions de paysans vivent avec moins d'un dollar par jour), puis sa démographie, car si sa natalité est contrôlée depuis longtemps, conséquemment, sa pyramide des âges se modifie inéluctablement et sa population va donc vieillir et enfin, sa démocratisation, notamment avec l'émergence, tôt ou tard, d'une classe moyenne urbanisée et donc de revendications sociales et politiques nouvelles.

    Quand on songe, dans le même temps, que la Chine compte 300 millions d'internautes, et qu'elle sera même vraisemblablement d'ici peu la première communauté électronique mondiale, on mesure l'ampleur des disparités qui la traversent. Pour l'année qui vient de s'écouler, le nombre d'internautes a crû de 41.9% !!! à une cadence semblable, même si elle finira par se ralentir, la présence chinoise deviendra bientôt prépondérante.

    Grande gagnante des derniers jeux olympiques, au prix souvent de sacrifices épuisants pour les athlètes, la Chine peut voir venir son destin.

    Toutefois, peu impliquée dans la politique internationale, la Chine va devoir assumer son statut de grand désormais, dans la gestion du monde, et assurer de nouvelles responsabilités, notamment en cessant de soutenir des régimes impliqués dans des exactions particulièrement brutales envers leur population (Zimbabwe, Birmanie, Corée du Nord).

    Dans le domaine des droits de l'homme, enfin, elle a récemment filtré le site d'Amnesty International et se trouve régulièrement dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme.

  • Jean-Luc Benhamias demande de la transparence à l'Europe

    Pour avoir souvent cherché des informations sur les prises de décision et les votes par les gouvernements et le Parlement Européen sur des questions qui touchent tous les citoyens de l'Europe, et avoir le plus souvent peiné, je ne peux qu'appuyer pleinement le voeu émis par Jean-Luc Benhamias, euro-député vert qui s'est rapproché de l'ADLE et a adhéré désormais au MoDem.

    Le Parlement européen demande au Conseil européen d'être plus transparent. Voté à une majorité large, le rapport parlementaire de Marco Cappato (ADLE), s'appuyant sur une décision de la cour Européenne de Justice, invite les institutions européennes à ouvrir d'avantage leurs registres et documents aux citoyens. Il demande au Conseil de rendre publics l'ensemble de ses débats et au Parlement de publier d'avantage d'informations sur nos activités. Ce vote renforce la crédibilité de nos institutions.

    Soyons clairs! Au Conseil Européen, les masques doivent tomber. La critique est facile, quand ça va mal on dénonce "Bruxelles". Mais qui est "Bruxelles"?
    Les Juges de Luxembourg ont estimé que les avis juridiques du Conseil relatifs à un processus législatif devaient être divulgués. Cela doit amener le Conseil à garantir la publicité de l'ensemble de ses documents et de ses informations, y compris l'identité des membres des délégations nationale et des groupes de travail. Nous devons enfin connaître les votes de nos chefs d' Etat, de nos ministres, leurs débats et leurs positions. Il doit être plus facile d'établir la responsabilité politique de chacun, et en ce sens mieux vaut tard que jamais.

    L'Europe traverse en ce moment une crise de confiance et c'est un moyen de rassurer la population, de montrer que l'UE n'est pas faite par et pour les technocrates.
    Ouvrir les débats législatifs, c'est rapprocher le citoyen de l'Europe, c'est éclaircir les projets de lois adoptés. Par qui, pour quoi et comment? C'est renforcer l'autorité des décisions prises au nom du peuple et donner aux institutions européennes dynamisme, ouverture et une certaine cohérence.
    Quant au Parlement Européen, les informations sont disponibles sur internet mais la complexité de la démarche prouve que des initiatives doivent être prises pour plus de transparence.
    Pour y arriver le rapport préconise la mise en place d'un portail unique d'information avec un multilinguisme et une technologie efficace permettant l'accès aux personnes handicapées. C'est primordial!

  • Marielle de Sarnez réagit à la situation à Gaza

    Marielle de Sarnez, euro-députée PDE-ADLE et vice-présidente du MoDem est intervenue sur la situation à Gaza au Parlement Européen.

    Sarnez.jpgNous avons tous une part de responsabilité dans ce qui se passe aujourd'hui au Proche-Orient. Nous, l'Europe et nous, la Communauté internationale.
    Nous avons laissé se dégrader la situation. Nous avons laissé faire quand la sécurité d'Israël était menacée. Et nous avons laissé faire quand le blocus rendait la vie à Gaza absolument impossible.
    Aujourd'hui c'est le 19e jour de guerre. 985 morts dont 292 enfants.
    Des milliers de blessés, dont certains attendent encore d'être évacués. Des dizaines de milliers de réfugiés qui n'ont plus de maison et qui ne savent où aller.
    C'est une situation humanitaire de plus en plus dégradée : 700 000 Gazawi qui n'ont plus d'électricité, un tiers des habitants n'ont plus d'eau et plus de gaz. Cela fait trois semaines que ça dure, Cela fait 3 semaines qu'ils vivent ou plutôt qu'ils s'efforcent de survivre.
    Il y a trop de souffrance, trop de malheurs
    Il faut que ça cesse, que ça s'arrête maintenant.
    Et notre responsabilité à nous Européens, elle est de n'être complaisant à l'égard de personne.
    Notre responsabilité, à nous Européens, elle est de faire pression sur les 2 parties, pour qu'elles acceptent enfin de négocier.
    C'est une question de jours, peut-être même d'heures, avant que l'irréparable d'une offensive terrestre ne soit commis, en particulier à Gaza- ville.
    Il faut garantir à Israël sa sécurité et il faut garantir au peuple de Gaza qu'il pourra vivre demain dans la paix.
    Il faut le contrôle des frontières, il faut la levée du blocus.
    Et nous le savons tous ici, pour obtenir cet accord il faudrait que l'Union européenne, les Etats-Unis et les pays arabes qui se réunissent après-demain, parlent tous d'une même voix.
    Et je veux vous dire mon intime conviction avant de conclure : ce n'est pas la guerre qu'il s'agit de gagner, c'est la paix.