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mercredi, 17 avril 2013

Revue du foutage de gueule

Y'a pas à dire, c'est pas si simple de prendre les Français pour des c... En tout cas, pas la grande chaîne des blogueurs. Nombre d'entre eux se sont empressés de déclarer leur compte en Suisse, les revenus générés par les millions de clic quotidiens sur leur blogue leurs packs de bières, machines à café et ordinarteurs portables (le kit de survie du blogueur, quoi...).

Ce sale menteur de David a essayé de planquer ses deux appartements cannois et son en Suisse, mais c'est raté.

Kaylan reconnaît enfin que les comptes en Suisse, il y en a en Martinique aussi.

Nicolas n'a pas voulu verser dans la mesquinerie et refuse de donner une valeur pour sa Lamborghini et son 342m2 à Neuilly.

Hashtable, le Saint-Homme, lance une souscription pour les ministres de la République désargentés.

Xerbias nous invite au jeu de la vérité vraie tandis que le Parisien Libéral nous offre sa déclaration de patrimoine en images, s'il vous plaît.

Phil se moque bien de ses potes Balkany, Kaltenbach et Ceccaldi-Reynaud.

Bon, Corto n'a toujours pas réagi à la chaîne, mais son inventaire des couillonnades ministérielles mérite tout de même le détour.

On inviterait bien quelques blogueurs de gauche (Sarkofrance, Melclalex, par exemple) mais allez savoir pourquoi, je ne les sens pas enthousiastes... :-D

lundi, 11 mars 2013

Au nom de la démocratie

S'il y a une chose que je supporte de moins en moins dans l'Europe que nous formons avec d'autres nations, c'est qu'une commission obscure décide pour mon pays et pour moi ce que contient ou pas mon assiette ainsi que les informations auxquelles j'ai droit ou non quand j'achète les aliments de la dite assiette.

Il y a une verticalité dans le fonctionnement de l'Union européenne qui devient insupportable.

Ce devraient être les euro-députés qui fixent les règles qui régissent nos échanges, après qu'il y eût un débat que les opinions en soient saisies.

Ce n'est nullement le cas. Le ramassis de crétins que sont les commissaires, pour reprendre l'expression fleurie d'un de mes commentateurs (il se retrouvera), se comportent en valets idiots mais utiles des oligarchies et groupes d'intérêt de tout calibre.

Dans Mouvement Démocrate, il y a démocrate. J'aimerais que mon parti, par ailleurs profondément européen, prenne la tête d'une fronde sans concessions. Bayrou invitait à étiqueter nos produits alimentaires sans prendre l'avis de Bruxelles, tout récemment ; je suggère de ne plus demander son avis à cette commission quand il y va de notre santé et de notre bien-être.

Il n'existe aucune forme de transparence dans les directives aussi obscures que technocratiques qui redescendent de l'indigeste ventre mou administratif qui sert d'organe central à notre Europe. Pas de transparence, pas de vote, pas de démocratie. Pourquoi devrions-nous lui obéir ?

Je propose pour ma part que nous nous engagions désormais à ne respecter que les décisions qui émanent directement d'un vote du Parlement européen, seule autorité légitime pour décider de notre destin commun, nous autres Européens.

Cet engagement révolutionnaire, véritable coup de force démocratique, pourrait figurer dans le programme du MoDem pour 2014. 

Je pense profondément qu'on n'obtiendra rien sans véritable épreuve de force avec les technostructures nationales et européennes. La transparence a un prix et ce prix sera l'objet d'une lutte sans merci.

12:14 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : transparence, démocratie, europe |  Facebook | | |

dimanche, 05 décembre 2010

Vous ne ferez pas d'Assange et de son wikileaks des héros de la liberté.

J'ai lu successivement les billets de Birenbaum, de Thierry Crouzet et de Pierre Chappaz. Je récuse frontalement les arguments des uns et des autres, tout en recevant jusqu'à un certain point la conclusion de Crouzet. Birenbaum se trompe s'il ne comprend pas, que le super-menteur de l'histoire, dans la série wikileaks, c'est Assange, évidemment. Il devrait lire Martiens, go home, de Frédéric Brown, le compère Birenbaum. Oh, mais je parie qu'il le connaît : récit de SF presque drôlatique dans lequel des petits hommes verts s'abattent sur notre planète. Partout et nulle part, ils s'empressent de dévoiler à toute l'humanité les vices de chacun. Adieu, mensonges, tromperies, vices, petites mesquineries auxquelles nous tenons tant. L'humanité sombre dans l'ennui et la dépression, s'habituant tant bien que mal à vivre dans une transparence totale. Un homme, un seul, a échappé à la catastrophe transparitique qui frappe l'humanité : par un coup de chance extraordinaire, il développe une psychose d'un genre particulier qui le fait ne pas voir ni entendre les petits hommes verts ou quoi que ce soit qui se rapporte à leurs actions.

Dans la vie de tous les jours, quand on a affaire à quelqu'un qui vous dit tout de go tout ce qu'il pense, on juge généralement qu'il n'est rien d'autre qu'un malotru dénué du savoir-vivre le plus élémentaire. Une sorte de casse-couilles saoûlant qui joue les bravaches, en somme.

Qui peut dire vraiment ce qu'est le mensonge ? En un temps très ancien, il y eut tout un mouvement de pensée qui faisait de l'homme la mesure de toutes choses, récusant toute forme de vérité révélée. On appelait ceux qui se rattachaient à ce mouvement des Sophistes. Certains d'entre eux avaient reçu en héritage des disciples d'Héraclite l'idée qu'on ne pouvait se baigner deux fois dans le même fleuve. Les disciples les plus électroniques du philosophe d'Éphèse diraient qu'aujourd'hui, on ne se baigne jamais deux fois dans le même flux. Birenbaum est prisonnier d'une dialectique qu'il ne parvient pas à dépasser : celle du mensonge et de la vérité. J'y reviendrai dans la suite de ce billet.

Pierre Chappaz croit qu'il y a dans l'affaire wikileaks les prémices de la première guerre de l'information. Assange lui paraît un nouveau David affrontant les États-Goliath. Rien de tel, à mon sens. Rien de tel, parce qu'Assange ne délivre pas de l'information, il charrie du fumier. En revanche, ce grand magicien a réussi à faire croire qu'il pouvait transformer le purin en information. Et certains, même parmi les meilleurs, sont tombés dans le panneau.

Il me semble que Thierry Crouzet a mis le doigt sur le noeud de l'histoire, mais s'est en même temps trompé de combat. S'il renvoie dos-à dos les maniaques du secret et ceux de la transparence, il se livre aussi à une authentique hypostasie de l'information : crime de ne pas la laisser circuler comme bon lui semble. Ah. Et en quoi l'information aurait-elle un caractère si particulier qu'elle ne connaîtrait ni frontières ni bonnes moeurs ? Doit-on laisse circuler, par exemple, sans barrières ni protections des données sur un individu lambda sous prétexte que le fait brut est de l'information ? Thierry Crouzet tombe dans le même travers que Pierre Chappaz : il croit que la boue vaut de l'or dès lors qu'elle reçoit le titre ronflant et dûment estampillé d'information. A ce compte-là, tout est information, et le serpent de Crouzet finira par se mordre la queue : tout, au titre de l'information, disposant du droit imprescriptible de circulation, devient alors absolument transparent.

La manoeuvre d'Éric Besson est certainement maladroite ; mais je ne vois pas pourquoi les États ne seraient pas en droit de protéger leurs données privées, au même titre qu'un individu dont on aurait fouillé l'ordinateur. 

La diplomatie, in fine, a un caractère particulier. Ce qu'on nomme vérité est à l'origine d'au moins autant de guerres que ce que l'on appelle mensonge. La diplomatie qui s'emploie souvent en amont des conflits, dévide son fil sinueux à équidistance de ces deux absolus bien peu compatibles avec la paix dans le monde. Il faut être un imbécile ou un fieffé menteur pour méconnaître ces particularités. In fine, Assange est peut-être bien les deux...

 

jeudi, 21 janvier 2010

éco-système de la démocratie

La dernière note de Toréador sur Haïti m'interpelle : en substance, il questionne la pertinence d'amener démocratie et droits de l'homme dans une nation qui n'a pas les moyens de se les offrir. Il observe, en effet, que dans le drame qui touche ce pays, il y a une large part d'impéritie de l'État. Toréador utilise même les termes d'État failli.

Quand on pense à la démocratie, on y associe très souvent les droits de l'homme, l'égalité, la liberté. Il me semble que c'est réducteur, et puis surtout, que d'un point de vue fonctionnel, il n'y a là rien qui garantisse l'exercice effectif de la démocratie. Les exemples de nations qui se proclament "république" et qui ne le sont à aucun point de vue regorgent.

A mon sens, l'un des tous premiers critères pour l'instauration d'une démocratie, c'est en premier lieu la transparence. La transparence est la première des garanties contre la corruption. L'ONU diffusait tout récemment un sondage effectué en Afghanistan : il en ressort que la préoccupation première des Afghans, ce n'est pas l'insécurité mais la corruption ! Ce qui est plus grave encore c'est que plus de la moitié de la population considère ONG et organisations internationales dans le pays comme corrompues.

L'existence de codes et de lois écrites ne suffit pas : ce qui importe, c'est la manière dont les lois deviennent effectives au niveau local. L'entassement des lois les unes sur les autres génère par exemple, comme l'observe C.K Pralahad (4 milliards de nouveaux consommateurs) une prolifération de micro-règles dont l'interprétation dépend du bon vouloir bureaucratique. Ceci favorise l'émergence d'un secteur informel et non codifié. En somme, trop de lois tuent les lois ou valent absence de lois. Ce qui vaut, aux yeux de Pralahad pour les mécanismes de marché s'applique aux miens largement pour l'établissement de la démocratie.

Il vaut mieux donner des dizaine de millions d'euros aux juges et aux forces de police chargés de faire appliquer la loi, si nous devons apporter une aide aux pays les plus en difficultés, que de construire des écoles, des dispensaires ou de faire don de nos surplus alimentaires (sauf urgence, évidemment).

Or, à l'heure actuelle, aucune nation occidentale développée n'a fait des ces axes majeurs une priorité absolue. C'est à mon avis l'une des causes principales de l'échec de nos politiques de droits de l'homme dans  les pays en proie à la misère.

C'est une erreur non moins entretenue que de s'imaginer que la priorité absolue de ces peuples, c'est de manger d'abord. A l'exception des cas de famines, leur priorité, c'est de pouvoir devenir industrieux et développer leur commerce.

Notre vieux fond judéo-chrétien nous pousse à leur faire la charité : c'est là montrer bien du mépris pour ces nations. Par un paradoxe étonnant, la plupart des nations les plus pauvres sont en réalité très riches. Mais, potentiellement, seulement. Il faut donc pouvoir leur donner la possibilité d'exploiter leur potentiel, c'est à dire leur faire confiance, et leur permettre d'établir des marchés transparents avec des états impartiaux. Ce devrait être, même, la seule et unique aide que nous devrions leur apporter.

Nous n'avons cessé, sous l'effet des repentances diverses et variées, notamment issues de la décolonisation, de nous comporter en gentils bwanas dispensateurs d'aumônes.

J'aimerais voir mon parti, le MoDem, amorcer un virage radical, par rapport à toutes les autres formations politiques, et adopter cette perspective pragmatique, issue essentiellement d'économistes libéraux modérés, venus non de la bien-pensance intellectuelle occidentale mais au contraire, des pays en voie de développement.

jeudi, 15 janvier 2009

Jean-Luc Benhamias demande de la transparence à l'Europe

Pour avoir souvent cherché des informations sur les prises de décision et les votes par les gouvernements et le Parlement Européen sur des questions qui touchent tous les citoyens de l'Europe, et avoir le plus souvent peiné, je ne peux qu'appuyer pleinement le voeu émis par Jean-Luc Benhamias, euro-député vert qui s'est rapproché de l'ADLE et a adhéré désormais au MoDem.

Le Parlement européen demande au Conseil européen d'être plus transparent. Voté à une majorité large, le rapport parlementaire de Marco Cappato (ADLE), s'appuyant sur une décision de la cour Européenne de Justice, invite les institutions européennes à ouvrir d'avantage leurs registres et documents aux citoyens. Il demande au Conseil de rendre publics l'ensemble de ses débats et au Parlement de publier d'avantage d'informations sur nos activités. Ce vote renforce la crédibilité de nos institutions.

Soyons clairs! Au Conseil Européen, les masques doivent tomber. La critique est facile, quand ça va mal on dénonce "Bruxelles". Mais qui est "Bruxelles"?
Les Juges de Luxembourg ont estimé que les avis juridiques du Conseil relatifs à un processus législatif devaient être divulgués. Cela doit amener le Conseil à garantir la publicité de l'ensemble de ses documents et de ses informations, y compris l'identité des membres des délégations nationale et des groupes de travail. Nous devons enfin connaître les votes de nos chefs d' Etat, de nos ministres, leurs débats et leurs positions. Il doit être plus facile d'établir la responsabilité politique de chacun, et en ce sens mieux vaut tard que jamais.

L'Europe traverse en ce moment une crise de confiance et c'est un moyen de rassurer la population, de montrer que l'UE n'est pas faite par et pour les technocrates.
Ouvrir les débats législatifs, c'est rapprocher le citoyen de l'Europe, c'est éclaircir les projets de lois adoptés. Par qui, pour quoi et comment? C'est renforcer l'autorité des décisions prises au nom du peuple et donner aux institutions européennes dynamisme, ouverture et une certaine cohérence.
Quant au Parlement Européen, les informations sont disponibles sur internet mais la complexité de la démarche prouve que des initiatives doivent être prises pour plus de transparence.
Pour y arriver le rapport préconise la mise en place d'un portail unique d'information avec un multilinguisme et une technologie efficace permettant l'accès aux personnes handicapées. C'est primordial!