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mardi, 04 mars 2008
Hou hou, y'a un hibou !

Puisque Christelle adore les hiboux...
Le hibou est un sympathique volatile qui se nourrit essentiellement de rongeurs et fait des "hou hou" la nuit. A vrai dire, le hou hou, c'est un mythe : quand j'étais plus jeune, j'ai animé un stage en pleine nature avec des ados, en Corse, et pendant une semaine, j'ai cru que le réfrigérateur déconnait : j'entendais sans cesse, une sorte de bip-bip annonciateur d'une panne catastrophique, compte-tenu du nombre de boutonneux à qui il fallait que je fasse la bouffe. En fait, ce sont ces misérables bestioles qui m'ont induit en erreur pendant une semaine avec leur bip-bip !
Au-delà de ça, c'est un bestiau sympa comme tout, victime de pas mal de préjugés, en particulier au Moyen-âge, mais pas seulement, tout ça parce qu'il vit la nuit plutôt que le jour. De ce fait on l'a souvent associé à la mort, à la sorcellerie ou encore à la mélancolie. Quelques esprits fûtés en ont tout de même fait un symbole de sagesse et d'intelligence.
Perso, je trouve très chouette sa copine ci-dessous . Tout aussi victime de superstitions idiotes, et tout aussi utile que son cousin, les Grecs avaient fait d'elle le symbole de la déesse Athéna, déesse de la sagesse et de l'intelligence.
Personnellement, j'ai un très gros faible pour une variété, la Harfang, ou chouette des neiges :
Je me souviens notamment d'une visite dans un zoo, dans ma tendre jeunesse où j'avais eu la chance de tomber sur des poussins harfangounets : c'est simple, ce sont d'authentiques peluches sur deux papattes.
C'est craquouille au possible, quand ça piaille tout ce que cela peut pour avoir une bouchée pré-mâchée d'une purée de bons cloportes aux cafards pré-digérée.
On devrait faire de ces sympathiques rapaces notre totem, à nous autres démocrates, je trouve que ce serait une chouette idée :-) Ben oui,un totem pour le MoDem, sympa comme titre de billet, non ? Je vais faire campagne en ce sens après les municipales.
Tiens, d'ailleurs, j'ai toujours trouvé que Marielle de Sarnez avait un peu le regard d'une chouette, mais c'est mon impression personnelle, évidemment.


Pas votre avis ?
Regardez bien, oui ? non ?
19:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hibou, christelle carcone, chouette, harfang, modem, totem, sarnez
Statistiques de l'hérétique pour le mois de février 2008
Statistiques de fréquentation de février 2007 à février 2008 du blog Démocratie et hérésie économique.
| 2007/2008 | Visites | Visiteurs | Visites par jour (Moyen / Max) |
| Février | 2040 | 802 | 72 / 116 |
| Mars | 2356 | 831 | 76 /119 |
| Avril | 2249 | 617 | 74 /101 |
| Mai | 10893 | 7810 | 351 /1198 |
| Juin | 3920 | 1455 | 130 /214 |
| Juillet | 2950 | 1409 | 95 /252 |
| Août | 4482 | 2405 | 144 /294 |
| Septembre | 5456 | 2804 | 181 /395 |
| Octobre | 6543 | 4020 | 211 /675 |
| Novembre | 7378 | 4239 | 245 /397 |
| Décembre | 9908 | 5740 | 319 /574 |
| Janvier | 12089 | 7360 | 389 /591 |
| Février | 13858 | 8084 | 477 /754 |
Bon, le record du mois de mai 2007 est battu. Sans surprise, le poids de google devient de plus en plus prépondérant, tout particulièrement googlenews. Loin derrière, wikio m'amène un certain nombre de visiteurs. Ce qui mle sidère, c'est qu'au fur et à mesure que je progresse en lecteurs, je recule dans le classement wikio : à 2500 lecteurs, fin août, j'étais 65ème, avec 8 000 lecteurs uniques, aujourd'hui, je suis 98ème...vivement que je sois millième, tiens...Cela dit, je pense plafonner d'ici peu, d'autant que je ne suis pas certain de maintenir un tel rythme de publication. Ce sont les démêlés de François Bayrou avec Rue89, le feuilleton lyonnais et les applaudissements de Christian Blanc à françois Bayrou lors de la tentative de modification de financement des partis d'octobre dernier qui ont attiré le plus les lecteurs.
Ma réponse à Betrand Delanoë, le feuilleton Dassault à Corbeil et l'affaire du SMS de Nicolas Sarkozy ont également remporté de courts mais francs succès.
15:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'hérétique, démocratie et hérésie économique, statistiques, influence
et si Paris devenait une démocratie ?
Je viens de jeter un oeil sur le simulateur de MuniParis (carte interactive) et j'avoue qu'il n'incite pas à l'optimisme ; le scrutin municipal est l'un des plus injustes de toutes les élections françaises. Le parti qui arrive en tête ramasse doublement la mise. 1. Il obtient évidemment une majorité absolue de sièges. 2. Mais cela ne s'arrête pas là : le reste des sièges est distribué au plus fort reste en comptant à nouveau l'intégralité du pourcentage obtenu pour le parti majoritaire. De cette manière, non seulement il s'adjuge la majorité absolue des sièges, mais aussi son pourcentage sur le reste des sièges. Autant dire qu'il ne reste de place que pour les poids lourds...
Pour que le MoDem obtienne des conseillers municipaux, il faudra la plupart du temps obtenir des scores très importants, supérieurs à ce que nous prédisent les sondages voire devenir par arrondissement l'opposant principal. Et quand il s'agit d'un arrondissement qui ne donne pas beaucoup de conseillers de Paris, il faut alors réaliser un score monstrueux.
Pour ma part, je plaide pour une réforme de ce scrutin de manière à ce qu'il respecte mieux la pluralité des avis exprimés. Le fonctionnement actuel permet de "punir" les mauvais arrondissements (ceux qui n'ont pas voté pour la majorité) sans aucun recours pour ces derniers. Et quand c'est une troisième voie qui s'exprime, indépendante des deux autres, c'est pire, car elle n'a pas voix au chaptire.
De ce que j'ai examiné, pour l'instant, il me semble que Marielle de Sarnez, Elisabeth de Fresquet, Didier Bariani ont des chances de parvenir en cas d'indépendance au second tour, à devenir conseiller de Paris. Corine Lepage et Jean Peyrelevade pourraient aussi créer la surprise.
Peut-être aussi Olivier Pagès et Géraldine Martiano dans le Xème et XIème. Eric Azière pourrait aussi s'en sortir pas trop al s'il dépasse 14%. Ce qui est sûr, c'est que cela sera difficile. Par exemple, pour que Véronique Devolvé-Rosset obtienne un siège de conseiller, il faut qu'elle dépasse purement et simplement la gauche au second tour : exercice difficile car cela suppose au moins 25% des voix !!!
Je relisais la note du 04 septembre de Marielle de Sarnez dans Féminin au singulier, son journal de bord, et notamment ses observations sur la démocratie à Paris.
Elle y juge anormal que le maire de Paris ne soit pas élu directement par les Parisiens, et que les maires d'arrondissement aient si peu de pouvoirs. Elle trouve également très regrettable qu'un seul bord dirige la ville, au mépris de l'autre et s'engage, en ce qui la concerne, à associer les principales sensibilités politiques à la gestion de la ville.
Pour moi qui ai expérimenté dans les trois arrondissements successifs où j'ai habité (5ème, 15ème et 16ème) cette réalité, j'appelle en effet de mes voeux un tel changement.
Je propose également à cet effet de renforcer les pouvoirs de conseillers de quartier, et de les faire élire de manière à ce qu'ils aient une légitimité démocratique.
Je rappelle à ce sujet les propositions du MoDem et de Marielle de Sarnez sur la Vie citoyenne et les conseils de quartier :
Valoriser les corps intermédiaires
- Améliorer la représentativité des conseils de quartiers par la rédaction d’une Charte de fonctionnement des conseils de quartier, qui permettra d’assurer une meilleure représentativité de la population en élargissant l’accès des conseils à l’ensemble des Parisiens.- Renforcer l’information de la population parisienne sur les conseils de quartiers afin d’é largir leur assise, notamment en direction des populations défavorisées.
- Engager une réflexion sur l’élection par les habitants des membres des conseils de quartier.- Augmenter leurs moyens budgétaires ; retransmettre par Internet leurs débats.
- Leur conférer un droit d’initiative, les intégrer dans toutes les procédures de concertation pour les projets locaux.- Associer les Conseils de quartier à la réflexion sur l’implantation de zones de livraison et de parkings pour les 2 roues.
- Organiser une conférence annuelle des conseils de quartier à l’échelle de Paris.
Que des idées excellentes qui me conviennent tout à fait et qui permettraient aux Parisiens de ne pas se retrouver systématiquement devant le fait accompli. L'exemple de cela, c'est la construction d'un centre commercial à Beaugrennelle dans le 15ème avec d'immenses galeries sans concertation aucune avec les habitants du quartier, ou encore la volonté d'amputer le parc Sainte-Perine d'une partie de sa verdure pour construire des logements sociaux (ce que l'on appelle déshabiller Pierre pour habiller Paul, en somme) et je passe sur toutes les rues et voiries transformées par surprise sans en aviser les riverains. Il n'est pas inutile de préciser que le 15ème et le 16ème sont des arrondissements qui ont l'habitude de "mal" voter...
Je ne suis pas étonné de voir Marielle de Sarnez valoriser les corps intermédiaires dans son programme de démocratie locale. Jai écrit à ce sujet une note le 10 janvier dernier à propos des connexions entre la pensée politique de Montesquieu et la pratique politique de Marielle de Sarnez et plus généralement du MoDem.
J'en profite également pour signaler ce très bon blog du 16ème arrondissement : paris16.info. On ne partage pas forcément les mêmes convictions politiques, mais le maître des lieux est un individu très honnête et courtois, et le site est préoccupé de longue date par les problèmes de démocratie locale dans le 16ème.
12:39 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarnez, modem, paris, municipales 2008, démocratie, gouvernance
Blood'en nuts : il faut que j'en tague six !
Bon, BGR m'a tagué, alors du coup, je suis obligé de taguer six blogs à mon tour.
Six petits aspects de ma personnalité
1. J'adore le débat. Je suis même parfois de mauvaise foi, je l'avoue, mais personne ne me fera démordre de l'idée que j'ai raison, au final. De toutes façons, comme je ne suis pas le seul être de mauvaise foi, je contribue à participer au grand équilibre universel de la foi, bonne ou mauvaise.
2. Je me demande si je ne suis pas limite net-addict...D'ailleurs, depuis que j'ai ouvert ce blog, j'ai pris 3 kilos en plus et j'ai doublé ma consommation de coca-cola, ma boisson favorite (doux nectar divin qui vaut à mon avis l'ambroisie des mythiques dieux Olympiens). Tiens d'ailleurs, je vais aller décapsuler une ch'tite canette.
3. Les belles filles me font craquer (les mecs, m'en fous) et cela va s'en ressentir dans mon choix final de blogs à taguer.
4. S'il y a un truc que j'adore par dessus-tout, c'est ramer à contre-courant et prendre l'opinion blogosphérique à rebrousse-poil, tout particulièrement quand il s'agit de la blogosphère MoDem.
5. Je fais partie des Bayroulâtres.
6. Je suis fasciné par tout ce qui sent le souffre, et tout particulièrement les bûchers :-D
Bon voilà mes tags (je vous avais bien dit que je craquais pour les jolies filles) :
Oréade (Christelle) - Quitterie - Syrine - Christelle - Valérie - Raphaële
Mignonnes, toutes, non ? Axel, t'es là ?
12:18 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chistelle carcone, quitterie delmas, syrine catahier, christelle de crémiers, valérie sachs, raphaële bidault-waddington, modem
De Note2be à L'évaluation des enseignants
Note2be s'est finalement vu condamné par la justice, ce qui est une bonne chose. Barrejadis, réagissant à ma note d'hier, tout en approuvant la condamnation de ce site, déplore le risque de voir la question de l'évaluation des enseignants enterrée, suggestion que l'on retrouvait dans les propositions d'Attali.
J'ai lu avec attention son billet, et je le trouve intéressant. Deux observations, toutefois : ce qu'il évoque, ce sont des étudiants du supérieur, et non des collégiens. En terme de développement cognitif, de capacité de prospection et d'abstraction et de motivation, il n'y a aucune commune mesure entre ces deux types d'étudiants.
Je trouve son idée d'évaluation à 360° où tous sont partie prenante très intéressante. Je rappelle cependant qu'une évaluation des enseignants existe de longue date : il s'agit de l'Inspection Pédagogique. Sa compétence est reconnue, et, l'Inspecteur, qui passe d'établissements en établissements, dispose d'un recul supplémentaire. Bien sûr, en son sein, il existe quelques dérives (carriérisme, monomanie, obsessions didactiques comme les fameuses séquences ou encore la méthode globale), mais en règle générale, les Inspecteurs sont compétents et perspicaces. La principale difficulté vient de ce qu'ils ne passent pas assez souvent, et cela parce qu'ils sont progressivement assomés à coup de tâches administratives qui ne devraient pas relever de leur fonction.
Pour répondre à AriesFr qui est également intervenu sur mon article d'hier, je répliquerai simplement la chose suivante : qui évalue ? être évalué par un adulte habilité à le faire et par un collégien ce n'est pas pareil. Il cite son exemple, mais je suis certain que ce ne sont pas des adolescents de 14 ans qui le "notent". Cela fait une différence de taille, et son propos, l'air de rien, a finalement glissé. En outre, son évaluation n'est pas publique, et encore heureux : qu'il imagine que ses amis, son banquier, ses co-équipiers dans le domaine sportif, son agent immobilier puisse prendre connaissance de ce que pensent ses supérieurs hiérarchique de sa compétence, qu'en penserait-il ? Je ne le suppose pas d'assez mauvaise foi pour me répondre qu'il est d'accord avec une telle pratique. Alors, évidemment, une telle chose le gênerait, mais, pour des enseignants, cela ne le dérange pas. Deux poids, deux mesures ?
En revanche qu'un enseignant puisse disposer d'une grille s'appréciation sur ce que pensent des étudiants ou des élèves de son enseignement (et non de lui), cela peut être intéressant, à condition qu'elle garantisse la confidentialité et l'anonymat au sein de la classe elle-même. Cela pourrait aider l'enseignant à s'améliorer, à l'évidence, sans pour autant rentrer dans une logique de confrontation.
J'ajoute qu'évaluer un enseignant c'est difficile, en raison des critères qu'il faut appliquer : comment savoir quel est l'impact d'un enseignement sur un élève ? Souvent, il se mesure bien des années après, et les élèves eux-mêmes sont amenés à varier leur réponse sur la question. Quand on travaille sur de l'humain, tout devient bien plus incertain et glissant. C'est en ce sens que je dénonce l'irréflexion, et souvent la malhonnêteté intellectuelle de ceux qui proposent des solutions toutes faites et simplistes à ce problème.
Cela ne doit en revanche naturellement pas entraver une réflexion de fond sur la question.
11:22 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : note2be, enseignant, évaluation
Saint-Etienne : programme économique de Gilles Artigues et du MoDem
J'ai déjà eu l'occasion de souligner sur ce blog à quel point Gilles Artigues, candidat UDF-MoDem à Saint-Etienne, était un homme de coeur. Mais, sur son site, la Voix des Stéphanois, je me suis aussi intéressé à son programme économique. Il y a de grandes lignes de force que j'ai jugé très pertinentes, notamment l"idée que c'est le dynamisme économique de la ville qui permet sa restructuration et son développement culturel, et non l'inverse. C''est l'idée que j'ai eu maintes fois l'occasion d'exposer ici, et que je trouve édictée aussi bien chez Schumpeter que chez Christian Blanc. C'est aussi ce qu'évoque Jean Peyrelevade à l'échelle nationale lorsqu'il réclame de donner la priorité à l'offre. J'ai bien aimé également l'idée d'associer les principaux acteurs économiques, et notamment le département, la région et les CCI. Somme toute, je trouve que ce programme est un exemple de ce qu'il convient de faire pour une ville régionale de taille, mais également un concentré de ce que l'on devrait appliquer dans chaque région.
Dans une ville où le plein emploi était de mise depuis des décennies, la crise des années 80 a frappé très durement la population locale. Cette situation de grande difficulté est ressentie d’autant plus vivement que la main d-oeuvre stéphanoise avait la réputation d’offrir un travail de qualité. Double peine si l’on peut dire.
Actuellement le taux de chômage reste toujours plus élevé que dans d’autres villes comparables, et de toute façon plus élevé que celui des villes des 3 premiers départements de Rhône Alpes.
A l’intérieur du bassin Loire Sud, la communauté d’agglomération de Saint-Etienne Métropole est plus en difficulté que le reste du territoire et la démographie y est moins favorable puisque un grand nombre d’activités économiques ont progressivement migré vers la plaine du Forez. La structuration indispensable de ce grand territoire Loire Sud est très en retard, du majoritairement au retard des politiques.
Quant à la relation avec LYON pour constituer une Région Urbaine de taille européenne favorable aux deux villes, il ne se passe rien de déterminant dans les initiatives de ces dix dernières années.
Quant à la pression exercée pour faire la A 45, malheureusement indispensable avant d’ouvrir une nouvelle ère incertaine à l’horizon de 30 ans, c’est l’arbre qui cache la forêt des relations incertaines entre les deux villes malgré les efforts apparents. Le fiasco de la concurrence entre les deux villes pour être capitale européenne de la culture 2013 démontre que l’on ne peut plus se contenter de relations superficielles. Une réelle volonté politique portée au plus haut niveau et une stratégie partagée par les deux collectivités est possible. Elle n’a pas réellement commencée.
Au niveau national, la récente création de l’Etablissement Public d’Aménagement, l’EPASE, initiative intéressante de l’état, démontre clairement que notre ville n’a pas encore les moyens de financer son renouvellement avec un endettement élevé.
Dans ce contexte la ville est confrontée en même temps à la nécessité d’une restructuration urbaine profonde. La réussite de cette entreprise vitale impose aux décideurs locaux à faire de l’économie la première composante du projet urbain. Ce n’est pas le cas depuis plus de 10 ans. Saint-Etienne vit encore trop à l’ère de la gestion de son patrimoine industriel et tertiaire acquis lors des grandes décisions des années 80 avec la restructuration des friches industrielles.
On vit une « confusion doctrinale » et idéologique sur l’équilibre du projet de la ville : culture et urbanisme doivent reprendre leur vraie place actuellement surévaluée au détriment de l’économie et du social, indissociables, qui doivent retrouver leur prééminence. C’est le dynamisme économique de la ville qui permet la restructuration urbaine , pas l’inverse. La ville se développe parce qu’il y a du travail en son lieu. On ne régénère pas une ville à partir d’un grand équipement culturel ; au mieux, il peut produire un effet déclencheur, d’ailleurs sans effet assuré à long terme sur le développement économique, et même soumis aux effets de mode. Il peut aussi produire de l’économie résidentielle et touristique. En aucun cas il ne substitue à la création de richesse de l’industrie et des services.
Voilà dans quel contexte s’inscrit le projet de la Cité du Design, équipement utile et pertinent pour participer à l’attractivité de la ville, mais qui ne résout en rien la question du développement économique de la Ville et n’exonère pas les acteurs économiques locaux, dont les élus municipaux et communautaires de faire leur job. Le musée Guggenheim n’a pas sauvé BILBAO, il a accompagné le redéveloppement économique initié avant sa création et boosté durablement l’économie touristique.
Compte-tenu du contexte général décrit, notre objectif est donc de remettre le développement économique, et par là même l’emploi, au coeur de l’action des 6 prochaines années après une longue période de confusion sur les priorités , d’hésitation, même si de nombreuses initiatives ont été prises ici et là. Il y a donc une vision à préciser et partager, puis à mettre en action en réglant les questions de méthode et d’ingénierie à mettre en place.
La gouvernance de ce territoire n’est actuellement pas lisible. Le développement économique n’est pas traité à la bonne échelle : ou les services de Saint-Etienne Métropole traitent le territoire dans son ensemble mais sans associer les communes, ou les communes s’assument mais sans les services de l’agglomération. On assiste d’autre part à un empilement de structures et de concurrence des politiques menées.
Nous proposons de mettre en harmonie l’ensemble des acteurs Ville, Agglomération, Conseil général, Conseil régional, EPASE, CCI, Chambre des Métiers, CEEI, clubs par une mise en place de séminaires réguliers impliquant d’abord les élus pour assurer un réel portage politique, puis les services , avec une mesure permanente de la réalisation des objectifs.
La ville de Saint-Etienne transfère l’ensemble de ses moyens opérationnels à l’agglomération qui se restructure en créant une antenne qui prend en compte la spécificité de la ville centre et son développement : si la ville centre boîte, c’est l’ensemble qui se fragilise. l n’est pas acceptable que le développement économique du territoire puisse s’envisager sans donner à la ville de Saint-Etienne la première place. C’est un fait.
La Ville et les chambres consulaires se répartissent les rôles et les missions sur le commerce, l’industrie et les services. Elles produisent des actions collectives de communication et de prospection ce qui est encore très insuffisamment exploité.
Nous nous engageons à régler la question du traitement de l’échelle du territoire : nous sommes favorables à considérer que la couronne stéphanoise dépasse les limites de l’agglomération et que nous avons à poser les termes d’une collaboration efficace et sincère avec Andrézieux, un « bout deplaine » à définir et même avec nos voisins de Haute Loire.
Nous engagerons une collaboration avec la ville de LYON pour accélérer la constitution de la Région Urbaine de LYON qui ne peut se résumer à la construction de la A 45 . Toutes les synergies possibles seront à encourager et des projets à mutualiser.
Nous engagerons les équipes opérationnelles des villes à se rencontrer pour penser un territoire économique commun à horizon de 10 ans, à travailler à donner à l’extérieur l’image d’une métropole européenne.
Le développement universitaire et économique de Saint-Etienne passe par une mise en commun des spécificités des deux villes : pas de concurrence, de la complémentarité. L’innovation qui représente l’avenir économique de nos entreprises , que ce soit en recherche pure comme en valorisation des découvertes, sera pensé à l’échelle de la Région Urbaine.
Pour redonner à l’économie toute sa place dans le projet urbain, nous proposons que la ville prenne en compte les vrais besoins structurants de notre territoire :
- en plus des pôles et des filières existants ( mécanique, textile, optique, design,…) à développer et soutenir, accompagner les grands projets économiques privés structurants sur lesquels on a des atouts reconnus : projets de Rand D, plates-formes technologiques à fort potentiel , voire projet de pôle automobile. Anticiper plus, être plus réactif aux besoins locaux.
- donner aux entreprises une place réfléchie et suffisante, notamment dans l’évolution du Plan Local d’Urbanisme qui a été pensé sans concertation suffisante avec les acteurs de l’économie.
Nous nous engageons à accompagner les relocalisations d’entreprises chaque fois que c’est possible sur la Ville : le départ d’une entreprise, même à quelques kilomètres entraîne systématiquement des déménagements de salariés ce qui ne contribue pas à stabiliser la population stéphanoise. Aussi après un inventaire serré ds possibilités, nous faciliterons la création de villages d’entreprises, raisonnablement consommateurs de foncier mais au service de nos PME/PMI locales, premières créatrices d’emploi et pourvoyeuses d’emploi dans les services.
Nous évaluerons avec les CCI et syndicats professionnels les bases d’une politique industrielle locale prospective. Il n’est pas sérieux de vouloir développer Plusieurs centaines de milliers de mètres carré de bureaux pour des activités tertiaires à CHATEAUCREUX si l’on n’a pas une vision de l’avenir de l’essentiel du tissu de nos PME/PMI susceptibles de créer des services. Le démarrage de cette zone d’activités de CHATEAUCREUX par la construction d’un bâtiment regroupant des administrations ou des bureaux de collectivités publiques locales n’est pas un bon signal pour l’activité économique privée à laquelle cette zone est destinée. De plus en regroupant ces structures publiques toutes à la même adresse, on a privé des opérateurs immobiliers privés de cette clientèle que l’on aurait pu « offrir» pour démarrer des opérations.
Nous remettrons dans nos priorités la question de l’accessibilité et des transports : outre l’incontournable A 45, nous engagerons les bases d’un vrai partenariat avec Saint-Exupéry, et le redémarrage du trafic comme l’ont réussi CHAMBERY et GRENOBLE. La gestion de cet aéroport devra être partagée entre les différents financeurs mais surtout avec un projet accepté.
Bien évidemment nous entendons accorder une attention particulière au développement de l’artisanat si présent sur notre vile, par tradition et par dynamisme.
10:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gilles artigues, modem, saint-etienne, municipales 2008
Paris 15ème : de Monte-Carlo à Saint-Lambert
Le saviez-vous ? Elisabeth de Fresquet, la tête de liste UDF-MoDem dans le 15ème arrondissement de Paris pour les municipales 2008, recèle des talents cachés qui font d'elle plus que d'autres, une personnalité particulièrement autorisée à donner son avis sur la circulation parisienne. La lecture de cet entretien réalisée par L'Hérétique va vous permettre, lecteurs de passage ou réguliers, de comprendre pourquoi :-)
Elisabeth de Fresquet, vous avez deux particularités : la première, c'est d'être la tête de liste MoDem dans le 15ème arrondissement de Paris, et...la seconde, c'est d'être une ancienne championne de rallye !
Denis Baupin, en 2001 a écrit : "nous allons faire vivre l'enfer aux automobilistes".
Alors : le plus difficile, c'est Monte-Carlo ou Paris ?
Il y a beaucoup de points communs, en fait ! La politique est aussi une compétition, même si ce n'est pas la partie la plus noble de l'activité... Ensuite, c'est un travail d'équipe où chaque maillon est aussi important que celui qui personnifie le projet. Un simple écrou mal fixé par un mécanicien peut causer un drame dans un lacet de l'Esterel, comme une phrase mal interprétée ou une initiative malheureuse de l'un des co-listiers peut gâcher vos chances dans une campagne. Et c'est valable dans la victoire comme dans la défaite : derrière les apparences, le rôle de chacun est déterminant. Après, concernant Paris, la question de l'automobile et de la circulation doivent y être traitées avec courage mais aussi pragmatisme. S'il est de notre devoir à tous de peser pour changer les comportements, de promouvoir toutes les solutions de développement durable, il ne sert à rien de créer des divisions et de dresser les uns contre les autres. Automobilistes, piétons ou cycliste nous sommes tous victimes de la pollution. Il faut donc trouver les meilleures solutions pour réduire le poids de la voiture, augmenter la qualité et le nombre des transports en commun, et développer les possibilités de stationnement résidentiel et souterrain. Il ne suffit pas de supprimer des places de stationnement et d'engorger certaines grandes artères avec des chantiers pharaoniques. Et de ce point de vue, il en va aussi du développement économique de Paris.
A ce sujet, que pensez-vous du projet autolib de Bertrand ?
De la même manière que nous étions favorables au Vélib, nous sommes d'autant plus favorables à autolib qu'il figure dans notre projet.
Le stationnement dans le 15ème arrondissement est devenu très difficile, tout particulièrement dans le quartier Saint-Lambert où le nombre de places en 5 ans a été divisé par trois. Que préconisez-vous pour trouver des solutions ?
Le 15ème est l'arrondissement de Paris où il y a le plus de propriétaires de voitures et le stationnement y est d'autant plus un problème que, comme vous le dites, les places y sont de plus en plus rares. C'est encore le fruit d'une politique qui met la charrue avant les boeufs. Il fallait d'abord inciter les habitants à pouvoir se passer de leur voiture par une meilleure offre de transports en commun et développer le stationnement souterrain. Je propose de ce point de vue la construction d'un deuxième grand parc souterrain dans le 15ème, en plus de celui de Frémicourt, (ce que la majorité actuelle a refusé), et la création de plusieurs lignes de minibus pour les courtes liaisons. Pour le reste, les habitants du 15ème, comme les autres dépendent de notre politique à l'échelle parisienne. La plupart se servant de leur voiture pour travailler dans les autres arrondissements, il faut développer l'offre de transport alternative pour les amener à reconsidérer la question de l'automobile. De la même manière, si pour donner un nouveau souffle à la vie des quartiers, il faut développer les axes piétonniers, cela ne doit pas se faire au détriment du stationnement et nécessite donc, de s'orienter davantage vers le semi-pietonniers qui autorise le stationnement.
Entre moteur hybride et moteurs électrique, qui ont le vent en poupe, quel est à votre avis l'avenir ? On sait que Carlos Ghosn, le PDG de Renault mise sur le second.
Dans un premier temps, et même si la France accuse un grand retard en la matière au regard des Japonais ou des Américains, le moteur hybride présente l'avantage d'être déjà opérationnel et d'avoir fait ses preuves, notamment avec la Prius. Le moteur électrique représente sans doute la solution d'avenir, mais sa généralisation sera extrêmement complexes en terme d'infrastructures et de coûts. Nous avons l'avantage que les industriels français travaillent dessus depuis longtemps et notre pays peut jouer un rôle pionnier en la matière. La priorité est sans doute dans l'adoption du moteur électrique pour l'ensemble du parc de véhicules publics, mais cela sera long, sans compter qu'il faudra prendre en compte la question d'une éventuelle pollution ultérieure dûe aux accumulateurs.
Que pensez-vous du transfert du Paris-Dakar en Amérique latine ?
En dehors d'un certain ridicule, notamment en terme d'appellation, je ne suis pas certaine que cette compétition aille encore vraiment dans le sens de l'histoire. Même si le rallye représente une manne pour les pays traversés, il flotte dans son sillage un déplaisant parfum d'indécence. Après, je comprends la décision d'ASO, dans la mesure où le sport ne peut pas accepter être l'otage des conflits géopolitiques, ni ajouter aux dangers déjà encouru par les compétiteurs.
Seriez-vous prête à concourir à nouveau sur un véhicule vert, à énergie solaire, ou hybride, dans une grande compétition ? Ou, à défaut, si l'on vous sollicitait, à organiser celle-ci ?
L'organiser, sans doute pas. C'est une affaire de professionnels et chacun doit oeuvrer dans sa spécialité. Piloter ? Mais oui, un volant ne se refuse pas ! Avec plaisir !
En conclusion, quel mot de la fin adresseriez-vous aux automobilistes parisiens ?
La question qui se pose n'est pas de revenir en arrière et de supprimer l'automobile, qu'ils se rassurent. L'enjeu consiste à concilier plusieurs réalités paradoxales en faisant appel à l'innovation autant qu'à la responsabilité individuelle et des collectivités. L'innovation, ce sont les énergies moins polluantes, les véhicules hybrides, électriques et la recherche sur les bio-carburants. La responsabilité individuelle, c'est de cesser de prendre constamment sa voiture sur les plus petits trajets, vélib proposant une véritable alternative en la matière, d'acheter en priorité des véhicules moins polluants, de développer l'auto-partage et les comportements vertueux. La responsabilité des collectivités, en dehors d'un soutien massif à l'innovation, c'est de mener une politique intelligente qui n'ait pas pour seule conséquence d'opposer les parisiens... Une politique qui mise sur un développement de nouveaux modes de transports en commun, que ce soit de proximité, comme le minibus, ou sur les grands axes comme le tramway ainsi sur que l'augmentation des lignes et l'amélioration du confort, de la sécurité et des horaires du métro et du RER. Mais c'est aussi le désenclavement de la banlieue et un maillage de transports qui facilite la vie des franciliens et les dissuade positivement d'emprunter leur véhicule pour se rendre dans Paris.
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