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lundi, 07 décembre 2009

Recherche peuple désespérément...

Je poursuis la lecture du livre Recherche peuple désespérément, et j'en suis arrivé aux lignes dans lesquelles les deux auteurs font un tour rapide des discriminations qui frappent le peuple. Ils observent, par exemple, qu'une jeune issu d'un lycée rural a bien moins de chances d'entrer à science-po qu'un jeune des cités venu de Bobigny. Ils remarquent aussi que la gauche s'est polarisée sur les discriminations ethniques sans prendre garde que les discriminations sociales, aussi muettes que discrètes, étaient bien plus redoutables et prononcées. Tous les partis politiques soignent aujourd'hui leur "diversité". la diversité, c'est tendance, ça fait bien sur un plateau. Mais qui s"'indigne de ce que l'Assemblée Nationale ne compte plus un seul ouvrier dans ses rangs ? Fini les Monory garagiste, ou un Bérégovoy ouvrier-tourneur et premier ministre ! place aux élites embourgeoisées venus des centre-villes !

Il y avait ce week-end un congrès à Arras : le Mouvement Démocrate établissait un programme politique. Dans son discours de clôture, François Bayrou a évoqué une discussion avec Alain Dolium, actuel candidat à la tête de liste pour le MoDem en île de France ; Alain Dolium lui parlait alors des discriminations et voilà ce qu'il lui disait :

J'ai fait ce parcours. J'ai vécu ces discriminations et - une dont je parlerai dans un temps - mais on se tromperait en croyant qu'il n'y a que les garçons et les filles de peau noire ou d'origine étrangère qui vivent ces discriminations, parce que, a-t-il ajouté, les provinciaux à Paris, ceux qui ont de l'accent, ceux qui viennent d'ailleurs, ceux qui ne connaissent pas les codes, ceux qui ne savent pas comment on s'habille quand on sort dans le monde, ceux qui n'ont pas le parcours fléché, tous ceux-là vivent les mêmes obstacles.

Et Bayrou a alors conclu :

C'est bien de tous ceux-là dont nous prenons le destin en charge en ayant choisi les candidats que nous avons choisis. Il y a un peuple de travailleurs qui n'est pas représenté, un peuple de pauvres et, parfois, travailleurs et pauvres en même temps, un peuple de petits retraités - ma mère qui vient de s'en aller percevait pour sa retraite moins de 680 €. Je ne dis pas que ce soit rien, mais, après une longue vie de travail, ce n'est rien. Tous ceux-là constituent, pour nous, notre communauté d'origine, notre enracinement. C'est cet enracinement-là que nous allons porter dans cette élection.

Et moi, je le dis, je suis d'accord avec cette vision ; c'est d'ailleurs le sens de mes deux billets, l'un sur les ouvriers, l'autre sur la social-bourgeoisie. Et je pense, qu'au PS, Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin ont bien raison de se pencher sur la question. J'espère que leur réflexion ensemencera les programmes régionaux des Socialistes.

Pour nous, au MoDem, il ne nous reste plus qu'à bâtir des programmes régionaux qui intègrent ces populations oubliées, sans céder un pouce de terrain aux sirènes chics de la médiatisation urbano-centrée. Foin des métropoles, occupons-nous un peu du peuple...

jeudi, 30 octobre 2008

Sub-urbanisme et développement durable

Beaupuy.jpgJe continue ma petite visite du blog de Jean-Marie Beaupuy, euro-député MoDem, et j'avoue que j'y trouve des choses très intéressantes qui m'avaient jusque là échappé.

J'ai eu récemment une discussion avec une cadre du MoDem, et elle me disait que les territoires seraient l'un des enjeux majeurs de l'Europe dans les 10-15 années à venir. Peut-être ce sujet viendra-t-il d'ailleurs sur la table lors des européennes en juin prochain.

Or, il se trouve que je viens d'achever la lecture d'un entretien sur le site de JM Beaupuy, à propos de l'étalement urbain.

Il est établi que le développement des surfaces urbanisées en périphérie des villes a des conséquences désastreuses sur la ruralité, est très coûteux en énergie et équipements publics, accroissant entre autres la pollution, notamment en gaz carbonique, ne serait-ce que par le jeu des déplacements et génère des villes-dortoirs propices à la criminalité mais peu fécondes pour la culture.

Ce que propose l'euro-député MoDem, c'est d'actionner le levier des fonds structurels européens (ce sont des aides) pour éviter ce phénomène, en refusant le cas échéant de participer au financement d'un projet profitable certes pour son initiateur, mais pas au final pour la collectivité en raison des coûts secondaires générés.

Il y a en revanche un risque de densification des villes, et, sur ce point, J-M Beaupuy élude la question. Cela dit, l'élu rémois connaît son sujet : il est l'initiateur, avec Alain Hutchinson, de l'intergroupe européen Urban Logement. L’objectif de l’Intergroupe est de promouvoir la problématique des politiques urbaines et du logement de façon transversale et intégrée. Or, la politique urbaine ne relevant pas directement de la compétence de l’Europe, l’IUL veille à ce que cette dimension soit prise en compte dans toute la législation communautaire notamment en matière de Transport, d’Environnement, de Développement régional, de Culture et dans les Affaires sociales.

Je me disais, tout de même : il y a plein de choses qui se font au niveau du Parlement Européen, mais qu'est-ce que le citoyen ordinaire en est mal informé. Tenez, J-M Beaupuy a écrit un rapport sur la gouvernance et le partenariat aux niveaux national et régional. Eh bien je trouve le projet de résolution à présenter à la Commission, mais nada sur le rapport lui-même, et pourtant, j'ai cherché sur le site du Parlement Européen...

lundi, 29 septembre 2008

Les Parisiens et les Franciliens vont pleurer !

Oui, les Parisiens et les Franciliens vont pleurer. Je ne sais pas si vous avez lu le dernier Marianne, mais si ce n'est pas fait, je vous le conseille. Allez directement à la page 46 ; le titre du dossier ? 2008-2013, le Grand embouteillage. Une directive européenne datant de 2004 impose de mettre à niveau, en termes de sécurité, tous les tunnels des pays d'Europe. A Paris et en Ile de France, cela représente un réseau énorme, à commencer par le périphérique. L'asphyxie verte du tramway ou encore des couloirs de bus parisiens sous Delanoë I, c'est de la franche rigolade à côté de ce qui nous attend.

Bien sûr, Delanoë s'est bien gardé d'évoquer ce problème pendant les Municipales, mais, il faut lui rendre justice, toutes les équipes de campagne sont passées à travers. D'ailleurs, moi aussi :-(

Il n'empêche que la chose est sérieuse, et que moi j'interpelle plusieurs élus : ceux de la ville, mais aussi ceux de la Région, et également ceux de l'Europe, et notamment nos euro-députés en île de France. Ces chantiers sont une première manifestation des futures politiques de la ville communes de la part de l'Europe. Avec l'enjeu du Grand Paris, vu les conséquences, la politique européenne, et les élections qui vont avec, vont effectuer une entrée fracassante dans la vie politique parisienne.

L'équipe Delanoë a toute une série de projets pharaonesques pour la ville (tours pyramidales, rénovations, nouvelles couvertures de voie, plan de déplacement encore plus restrictif pour les automobilistes, et cetera...).

Le problème, c'est que nous risquons, nous autres Parisiens, une asphyxie insupportable des réseaux de transport, et que la municipalité ne semble pas en avoir pris la mesure.

Par ailleurs, nous pourrions avoir d'autres surprises de ce type avec les directives européennes sur la politique de la ville. Pour cette raison, je souhaite que ce thème soit au coeur des Européennes, et que nous, au MoDem (au moins parisien, en tout cas), nous en emparions les premiers, en associant à cette problématique celle du Grand Paris. J'ajoute que nous aurons certainement, aux Régionales également, à évoquer l'aménagement du territoire, et que là encore, il me paraît inévitable que l'Europe s'invite dans nos élections.

Ce que j'entrevois, c'est qu'il y aura des points nodaux convergents d'une élection à l'autre, et je souhaite donc entendre comment les différents candidats à ces deux élections, régionales et européennes, envisagent la question.

Pour ma part, j'ai bien l'intention de me pencher sur cette problématique et de tenter d'y apporter les éclairages que j'y juge les plus urgents.