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mercredi, 26 décembre 2007

Nicolas, tu n'auras pas Marielle !

Intéressante lecture que celle du Canard Enchaîné de ce matin. On y trouve vérifié ce qui bruissait depuis quelques temps. Si Christian Saint-Etienne a quitté Bayrou, c'est bien le fruit d'une tactique de débauchage systématique de Nicolas Sarkozy. Mais ce que l'on apprend dans ce numéro du 26 décembre 2007, c'est que Nicolas Sarkozy rêverait de débaucher Marielle de Sarnez, qui est, on le sait, le bras droit de François Bayrou. Il serait même prêt à lui offrir un ministère de taille.

8d51ea8667f0a0fd3baf56924cb29ff2.jpgNicolas Sarkozy va, pour une fois, se heurter à une réalité qu'il a rarement à affronter dans son entourage. Marielle de Sarnez n'échangera jamais ses valeurs et ses convictions contre de l'argent ou du pouvoir. Alors, ne te fatigue pas, Nicolas, c'est peine perdue. Occupe-toi plutôt de la France, qui en a bien besoin.

Pour le reste, nous appelons, sur notre blog, Démocratie et hérésie économique, tous les Démocrates à faire bloc autour de Marielle de Sarnez, et nous nous adressons tout particulièrement aux Parisiens afin qu'ils adressent un message fort à Nicolas Sarkozy en particulier et à l'UMP en général contre ces pratiques peu reluisantes. 

vendredi, 21 décembre 2007

Crèches à Paris, les solutions du MoDem

Il y a une vraie difficulté avec l'accueil de la petite enfance à Paris. Depuis l'an 2000, la démographie a rebondi dans la capitale, et les familles de deux à trois enfants sont de plus en plus nombreuses. Le programme de crèches de la municipalité n'est pas suffisant, et, parfois, l'équipe de Bertrand Delanoë a usé de subterfuges, en tentant de faire fermer des jardins d'enfants pour les transformer en crèches. Du coup, en apparence, c'est une crèche supplémentaire qui ouvre, mais dans la réalité, c'est un jardin d'enfants de la ville de Paris qui ferme et donc, moins d'enfants accueillis.

f5181cdd56e673355b20e2302de17baf.jpgChristelle de Crémiers, conseillère municipale MoDem dans le 17ème arrondissement, a pris en charge le dossier social au sein des commissions de travail du MoDem. Avec Marielle de Sarnez , et face à l'urgence, elles ont tenté de proposer des solutions novatrices afin de répondre au défi.

Notamment, le MoDem a pris acte qu'en raison de l'exiguité de Paris et le prix du foncier, il ne serait pas possible de proposer suffisamment de crèches pour satisfaire à la demande, et ce, même avec un effort financier significatif.

 

Mais, elles ont eu à la place une idée très intéressante : développer un lieu d'accueil intermédiaire entre la crèche associative, la crèche familiale et la demeure de l'assistante maternelle.

79fdfe3c11c7c76facb11334094ba1cc.jpgMarielle de Sarnez propose  un certain nombre de pistes sur son blog, afin d'améliorer autant que faire se peut l'existant. L'accueil à domicile est l'une des pierres angulaires de ces nouvelles pistes. 

« Repenser l’accueil à domicile et le rôle de la mairie comme garant de la sécurité et de la qualité. En effet, il ne sera pas possible de financer l’ensemble des besoins des familles à coup d’ouverture de places en crèche collective. Le métier d’assistante maternelle doit être fortement valorisé et le mode d’accueil en crèche familiale, délaissé par la mandature, développé» 

 

L'idée est de travailler avec ces dernières de manière à mettre en place un système où les assistantes maternelles recevraient très régulièrement la visite de professionnels de l'enfance : directrices de crèche, psychologues, infirmière, éducatrices de jeunes enfants, seraient amener à rendre visite régulièrement aux assistantes maternelles, afin de la conseiller, de contrôler la qualité du service rendu, et, le cas échéant de la former.

 Cette offre ne serait bien sûr pas exclusive et s'ajouterait à celles qui existent déjà. Ce pourrait être une opportunité pour un certain nombre de femmes qui ont choisi de demeurer chez elles de trouver un emploi rémunéré et tout à fait essentiel compte-tenu de l'urgence à Paris dans ce domaine.

Cela aurait l'avantage d'être moins coûteux que le système de subventions assez peu contrôlé dont use et abuse l'équipe socialiste, et, mécaniquement, de dégager plus de solutions d'accueil pour les jeunes enfants. De plus, cela revient à remettre l'individu au coeur du projet social, et à en faire un acteur responsable

mercredi, 19 décembre 2007

Des têtes nouvelles sur les listes parisiennes du MoDem !

0a0429f36ceea0e72ebaf688c9106300.jpgMarielle de Sarnez, chef de file du Mouvement Democrate au conseil de Paris, a indiqué lundi que les têtes de liste de son parti dans les vingt arrondissements de la capitale pour les municipales devraient être connues "dans les premiers jours de janvier". "J'ai envie de listes très renouvelées avec une grande participation de jeunes", a ajouté Marielle de Sarnez précisant qu'il y aurait des listes MoDem dans tous les arrondissements de la capitale, "y compris le XIIe" . La candidate du Modem à Paris a plaidé pour "une nouvelle méthode de gouvernement de la ville" où on se parlerait "autrement que par invectives, accusations et dénigrements." Selon elle, "la cohérence veut que les électeurs parisiens aient un choix nouveau, supplémentaire dans les vingt arrondissements".

mardi, 18 décembre 2007

Budget de Delanoë pour 2008 et propositions de Marielle de Sarnez

 Marielle de Sarnez est intervenue lors de la séance du Conseil de Paris du lundi 17 décembre 2007.

Le texte de son intervention est disponible sur le site du Mouvement Démocrate. 

7f1d9ff620e7460cf0cf0c46a0bece8a.jpgMarielle de Sarnez a eu l'honnêté d'admettre que le bilan de Bertrand Delanoë comportait des éléments satisaisants. Elle lui a demandé en retour de reconnaître qu'il avait été soutenu par l'UDF - MoDem pour certains d'entre eux, et que d'autres venaient de ses prédécesseurs (notamment le tramway dont la mise en service avait été décidée avant la mandature de Bertrand Delanoë).

Elle s'est cependant inquiétée avant toutes choses de savoir si les Parisiens vivaient mieux ou non qu'en 2001. Etvoici ce qu'elle a retenue entre autres des doléances des Parisiens :

« Et que nous disent les Parisiens ? Qu’il est de plus en plus difficile de se loger. Les prix de l’immobilier n’ont cessé d’augmenter, pour louer et a fortiori pour acheter. Ils n’ont pas le sentiment, loin de là, que la propreté des rues soit améliorée. Ils ne considèrent pas, loin s’en faut, que l’on se déplace mieux aujourd’hui qu’hier »

Elle a proposé d'introduire une part de logements intermédiaires et privés dans les logements sociaux, et, corollairement une part de logements sociaux dans les programmes privés, et ce afin de rééquilibrer ouest et est parisien, mais aussi afin de garantir une vraie mixité sociale à Paris. Elle s'est également préoccupée du logement des étudiants boursiers.

Opposée aux grandes tours, qualifiées de Totem, elle estime que d'autres solutions sont possibles. Elle a également proposé des logements-relais pour les sans-abris.

Elle a appelé à développer une véritable alternative à l'automobile, c'est à dire une alternative efficace, proposant plutôt d'inciter à l'utilisation de véhicules propres plutôt que de générer les pires embouteillages en menant une politique résolument hostile à l'automobile, propre ou non. 

Elle a demandé également au maire de paris de se soucier du commerce de proximité, souvent abandonné au profit des grandes surfaces, relevant que dans les 12% du budget attribués au dynamisme de Paris, il n'y avait absolument rien pour les commerces et l'artisannat. Elle a appelé notamment à défendre la place des TPE et des PME et à leur créer des conditions d'exercice favorables. 

Elle a rappelé que la démographie des bébés à Paris était en plein essor et appelé à ne pas se voiler la face : les créations de crèches ne suffiront pas. Il faut donc envisager le développement d'autres alternatives, afin que les Parisiens demeurent libres de travailler quand ils ont des enfants. 


Rappelons, enfin, que Marielle de Sarnez met en débat ses propositions sur son blog de travail, Marielle de Sarnez pour Paris.

lundi, 17 décembre 2007

Finance : les audaces du MoDem à Paris

42c1c10a538a62af079752b2624f4123.jpg«De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !» Qui ne connaît cette apostrophe désormais célèbre de l'avocat Georges Danton appelant à sauver la patrie. Il n'est pas dans notre intention d'adopter ici un ton emphatique, mais, il faut l'admettre, nous avons été bluffés par celle de Marielle de Sarnez et du MoDem.

Prendre le risque d'intégrer un projet complet sur la finance tout en admettant que la finance n'a pourtant souvent pas bonne presse, je trouve que cela relève d'un grand courage politique et de tout de même d'une certaine audace. Trouver de surcroît le moyen d'associer la finance et le social, c'est encore plus fort. Pour nous qui nous classons parmi les hérétiques, il est évident qu'un tel projet n'est pas pour nous déplaire.

L'article publié sur le blog de Marielle de Sarnez commence ainsi :

« Souffrant d’une mauvaise image au sein de la population, considérée comme un secteur prospère, la finance est absente des programmes économiques, et n’est mentionnée dans le discours politique que pour stigmatiser ses dérives occasionnelles. Et un soutien politique affiché à un secteur décrié paraît électoralement risqué »

Et pourtant, ce risque, le MoDem le prend, arguments à l'appui. Trois axes organisent le projet :

- Déterminant au sein de l’économie parisienne, le secteur financier est stratégique pour Paris mais aussi pour le pays

- L’apparente prise de conscience des enjeux en 2001 ne s’est pas traduite dans les faits

- La nécessité de préserver et renforcer un secteur stratégique pour Paris pourrait aussi conduire à mieux l’intégrer à l’économie de la Ville

Et voici, autour de ces trois axes les grandes lignes de l'argumentaire :

- Le secteur financier est l’un des piliers de l’économie de Paris.

- Paris ne peut pas faire l’impasse sur un secteur stratégique pour la Ville, l’agglomération et le pays.

- Malgré ses atouts, la Place financière de Paris est menacée et présente des signes inquiétants d’affaiblissement.

- Malgré l’intérêt affiché pour la question en 2001, l’action de la Ville s’est résumée à suivre frileusement les initiatives de la profession. 

- Cet engagement à minima dans des initiatives qui restent encore limitées ne confère à la Ville de Paris qu’un rôle de spectateur face à la situation.

-Paris peut donner au secteur financier les moyens de s’y développer et de rester dans la course mondiale.

-L’excellence de la Finance à Paris peut aussi résider dans son caractère citoyen et son intégration à la Ville.

Ce que j'apprécie, dans ce choix, c'est aussi d'aller contre les déclarations à l'emporte-pièce. C'est toujours une facilité de hurler haro sur la finance, car il est clair que les dérives existent. Mais en même temps, jamais le monde n'aurait connu un tel développement économique sans l'introduction du crédit à une échelle massive. Or, c'est précisément le rôle de la finance que de générer un tel crédit. Bien sûr, il existe aussi des produits financiers sur des crédits, voire sur d'autres produits financiers, et je pense en particulier aux marchés dérivés, mais, les marchés dérivés servent aussi les grandes institutions financières privées à se couvrir quand elles consentent des prêts très importants. 

Il me semble qu'ajourd'hui, le principal problème sur les marchés financiers, c'est la manière dont l'information circule et comment elle est perçue. Sur ce sujet, j'aborderai très prochainement la problématique de la Catallaxie, la thèse sur le sujet de l'école autrichienne, et en particulier la manière dont Hayek la traite. 

On connaissait déjà la sociale-économie chère à François Bayrou (mais aussi Michel Rocard, puisque ce dernier évoque l'économie en ces termes-mêmes dans un récent entretien avec le Nouvel Obs), mais  le MoDem parisien de Marielle de Sarnez a créé un concept politico-économique fort intéressant : la social-finance. Le terme n'existe pas encore, mais l'idée, elle, est en oeuvre ; le projet du MoDem sur la finance comporte en effet un volet social non-négligeable ;

Je trouve en particulier l'idée de faire de Paris la capitale de l'Investissement Socialement Responsable à la fois audacieuse et pertinente. 

De manière générale, concevoir une finance solidaire  non par le biais de la fiscalité (à coups de taxation) comme le font généralement les socialistes, mais au contraire avec des initiatives fortes (micro-crédit, investissement socialement responsable, diversification du recrutement pour citer quelques lignes directrices du projet), c'est une manière de penser la sociale-économie qui me convient parfaitement.

 

Quel Paris pour le MoDem ?

c50f5843be6b473d4cf33ae5f96f4949.jpgAprès la critique du bilan de Bertrand Delanoë, Valérie Sachs (UDF-MoDem) évoque dans son analyse le Paris qui demeure à édifier et fixe les grandes lignes de ce que pourraient être les objectifs d'une prochaine majorité municipale, à l'évidence, en rupture avec les méthodes de gouvernance qui ont prévalu jusqu'ici.

Le projet de Marielle de Sarnez pour la finance (que je commenterai prochainement) intègre très clairement la plupart des analyses de Valérie Sachs : le secteur financier est l'un des piliers de l'économie à Paris. C'est bien pour cela que nous tenons, sur ce blog, le programme économique du MoDem comme le meilleur de tous à Paris.

Valérie Sachs fait émerger clairement une ligne directrice à travers les objectifs fixés. Ce-faisant, son positionnement politique et économique est de la même teneur que le nôtre : en effet, à considérer nos références économiques, Schumpeter évoquant la force du capitalisme pour résorber le problème du chômage, ou Christian Blanc dont nous avons salué à plusieurs reprises la clairvoyance en dépit de nos divergences politiques, c'est la même logique qui est à l'oeuvre.

Dans un prochain billet, je montrerai comment à partir d'une analyse de la situation new-yorkaise par Valérie Sachs on peut tenter une prospective sur ce que la finance pourrait apporter en termes de richesses et d'emplois à Paris. Ce qu'un certain nombre de lecteurs attendent avec impatience est donc désormais très proche, puisque c'est la prochaine étape. J'en donne déjà le titre : des milliers d'emplois pour Paris

De quel Paris rêvons-nous ?

Entre mythe et réalité, Paris dispose d’atouts économiques et structurels, liés à des investissements publics de long terme, d’infrastructures de pointe, d’un capital culturel inouï, d’une main d’œuvre qualifiée, d’une géographie de rêve. Paris a su se spécialiser sur des activités à forte valeur ajoutée, sur des marchés de niche, et reste après Londres une capitale attractive, à la fois capitale internationale, politique, économique et culturelle. Mais Paris fait face à une quadruple concurrence : internationale, européenne, nationale et régionale -où toutes les communes d’Île-de-France sont en rivalité constante avec Paris enfermé dans son périmètre historique- quand il lui faudrait créer une synergie « régionale », structure de base nécessaire à la compétition européenne et mondiale. Paris n’a pas vocation à se spécialiser sur les projets culturels subventionnés, Paris is now open for business[1] !

Nous ne voulons pas d’un Paris muséifié, vieillissant, mais d’une capitale internationale ayant les moyens d’assurer un avenir et d’attirer à elle une population jeune, dynamique, et qualifiée.  Il s’agit de construire, sans faux tabous, une politique non pour les rentiers mais pour les professionnels, les actifs… Et la spirale vertueuse se réenclenchera… Les « classes moyennes » ne seront pas contraintes de quitter Paris, y fonderont une famille, investiront, consommeront, le commerce de proximité retrouvera un avenir,… Et Paris revit. 

Nos objectifs

Nous souhaitons répondre au déficit d’offre dont souffre la France, et proposer des pistes adaptées à Paris et à ses compétences élargies. Centrer un programme électoral sur le développement économique marque une rupture et entérine positivement une situation encore inédite pour Paris : la prise en compte de la concurrence régionale, nationale, européenne et internationale de plus en plus exigeante, les mutations économiques et sociales qui en découlent. L’acceptation que le monde « d’hier » n’est plus.Il va nous falloir parler de l’investissement des entreprises sans faire fuir les électeurs. 

Au risque de nous répéter, nous souhaitons développer une véritable ambition économique pour Paris autour de deux mots-clef : souplesse et innovation. Il s’agit d’une rupture avec la philosophie de l’équipe Delanoë dont les programmes économiques sont trop souvent confiés à des acteurs qui multiplient les guichets d’aides et développent une bureaucratie de contrôle plus que d’innovation.

Paris doit garantir un environnement « parisien » propice aux entreprises, qui associe sans cloisonnements de statuts ou de culture, chercheurs publics et privés, créateurs d’entreprises, investisseurs et dirigeants. La Ville de Paris, de simple co-contractant, deviendrait un véritable partenaire économique par des participations financières ciblées mais d’envergure.

Notre mission est de convaincre la prochaine majorité municipale de s’appuyer sur les trois secteurs-phares qui offrent à Paris les moyens de ses rêves, de poursuivre de grandes ambitions et d’affronter ses nouveaux défis :

-         L’industrie financière, essentiellement parisienne (cadre du « Grand Paris »), qui emploie 700 000 emplois, et contribue à hauteur de 4,5% à la richesse nationale.

-         Le Luxe[2], second secteur économique français et le tourisme[3] : secteurs créateurs d’emplois, peu touchés par la délocalisation, à réelles fonctions sociologiques positives comme la recherche de l’excellence, le respect de l’éthique ou la préservation du tissu social.

L’objectif est de garantir un modèle social parisien qui n’accepte plus que 12% de sa population vive avec moins de 750 euros par mois, compte 58 000 Rmistes, et 109 000 demandeurs de logement social, soit une augmentation de 20% en 6 ans.

 



[1] Christine Lagarde a utilisé la formule pour la France.

[2] Il est inutile de rouvrir la polémique entre Voltaire et Rousseau, luxe et tourisme s’adressent aux étrangers et aux Français : gens « ordinaires ».

[3] 20% des emplois de la capitale dépendent directement ou indirectement du secteur du tourisme.

 

 

vendredi, 14 décembre 2007

Delanoë,Paris et ma petite entreprise...

d4a3aa02a483a5ef6d255b79818c4e59.jpgJe publiais, tout récemment, l'analyse remarquable que Valérie Sachs avait dressé du bilan de la mandature Delanoë. Pour illustrer mon propos, je  m'appuie,  cette fois, sur un autre document d'envergure, celui de Catherine Mouradian et Denis Barras, tous deux adhérents du MoDem, et  membres de l'équipe de Valérie Sachs. Ils se  sont intéressés en particulier aux conditions d'implantation d'une entreprise à Paris.

A la qualité de leur travail, on peut être rassuré sur la solidité des personnes qui entourent Valérie Sachs, Marielle de Sarnez, et plus généralement encadrent le projet MoDem à Paris

Attention, ça va décoiffer...

b6b4efb6c6b8c039172440a2cc73d72a.jpg Observez avec attention l'image ci-contre. En cliquant dessus, on doit même pouvoir ouvrir une fenêtre afin de la voir en grand.

C'est le labyrhinte des interlocuteurs auxquels une entreprise souhaitant s'implanter à Paris peut s'adresser. L'excellent travail de Denis Barras et Catherine Mouradian a permis de le reconstituer.

Alors, c'est très simple : si l'entreprise ne s'appelle pas Ariane, ce n'est pas la peine de s'y risquer.  Dans le cas contraire, gare aux Delanotaures, une version locale, mais redoutable du Minotaure de la légende...

- Denis Barras et Catherine Mouradian écrivent à la suite de ce schéma introducteur :

« A la suite du diagnostic élaboré et présenté à la Commission économique en 2006, il apparaît que Paris est une porte d’accès stratégique au marché européen mais que l’image de Paris souffre d’un marketing défaillant et d’une structure d’information pléthorique et inadaptée à la concurrence actuelle, malgré des atouts indéniables économiques, culturels et sociaux.
La concurrence des grandes agglomérations étrangères est réelle et certaines agglomérations françaises
commencent à avoir vraie image de marque à l’international faisant passer Paris au second plan sur bien des
domaines ; un comble pour la grande capitale culturelle et économique qu’est Paris ! »

Moi, je dirais qu'ils sont encore bien bons. Ce n'est pas défaillant, c'est rachitique pour ne pas dire nécrosé... 

Leur idée principale, c'est de développer un marketing bien plus offensif, pour promouvoir Paris, et, bien évidemment, de rationnaliser l'information. Bien avant Nicolas Sarkozy et Madame de Panafieu, ils avaient déjà pensé l'idée du Grand Paris, puisqu'ils l'évoquent ici en introduction de leur rapport. Il faut savoir que le rapport, qui fait suite au diagnostic de l'UDF durant l'année 2006, a été écrit dès les débuts de l'année 2007, avant d'être complètement finalisé en décembre dernier.


« D’emblée nous soulignons ici le fait que la zone d’activité parisienne dépasse largement les limites du périphérique de Paris et qu’à l’image du « Grand Londres » ou du concept « I love New York », l’idée du Grand Paris s’impose d’elle-même en terme de communication et de marketing.
Notons que sur bien des projets, l’idée du Grand Paris émerge peu à peu (changement du nom de l’aéroport de Roissy, extension de la notion « Université de Paris » et de bien d’autres initiatives citées tout au long de notre analyse « Attractivité de Paris » (Paris place financière, etc...).
Nous pensons que bon nombre de Franciliens sont conscients de la nécessité de motiver l’activité économique en facilitant son accès et en généralisant son information ; cela passe autant par l’augmentation et l’extension des transports en commun (la vie du Parisien devient de plus en plus francilienne), par l’animation de la vie locale que par la valorisation de l’ensemble des opportunités.
Le rayonnement de notre région en France et à l’étranger est aussi un des éléments moteur, évident, du renouveau de l’activité économique
Les outils promotionnels que sont le concept du Grand Paris et la création d'un portail unique nous paraissent indispensables à la réalisation d’une stratégie marketing active et ouverte au bénéfice de notre région.


Ce que nous appellerons ici « Grand Paris » peut bénéficier d’une autre appellation (« Paris Métropole » ou autre … ) pour peu que la dénomination soit fidèle au concept ici développé

Chers amis lecteurs de mon blog, tout comme pour les analyses de Valérie Sachs, j'ai bien l'intention de ne vous diffuser que morceau par morceau, la réalité de ce rapport du plus haut intérêt. La suite prochainement, donc. Ce premier billet n'est qu'une mise en bouche... 

Ce qui m'intéresse, moi, dans ce projet, c'est son idée principale : la rationnalisation et la promotion de l'information économique sont des  idées totalement étrangères à la municipalité socialiste, à Delanoë, et à son équipe. Or, je crois que c'est tout à fait fondamental, par les temps qui courent, et qu'unegrande métropole ne peut absolument pas s'épargner de réfléchir à la manière dont elle communique dans le champ économique. Toutes choses qui indiffèrent royalement à l'équipe municipale en place, mais pas du tout, en revanche, aux entreprises qui viennent s'implanter. Et une entreprise qui s'implante, ce sont des emplois, et du pouvoir d'achat...Or, les entreprises quittent Paris...

mardi, 04 décembre 2007

Versac adoube Marielle de Sarnez

« Le site, pour le coup, est à peu près l'exact inverse des trois autres principaux prétendants. Pas de tivi, au modem. Et on donne clairement le signal que l'on ne prend pas l'électeur pour un idiot, en lui proposant un débat, sur la base de diagnostics et premières propositions, en mode "texte brut".»

 

be7107b9e2d13ef5672b5897414242a7.jpgEncourageant : ce n'est pas moi qui l'écrit, mais Versac, dans un billet du 23 novembre à propos des propositions de Marielle de Sarnez et du MoDem sur le site de la candidate. Voilà qui récompense les justes efforts de ceux qui s'investissent au MoDem, pour faire avancer les débats. Nous avons du retard à combler, au MoDem, mais la volonté d'éviter la politique-spectacle et de débattre sur le fond sera à notre avantage tôt ou tard.

Il faut saluer l'énergie de ceux qui oeuvrent dans l'ombre pour les Parisiens.  

 Et je tiens tout d'abord à saluer Céline Alléaume :

453ced8361f9f9c3676f76b0fa8848ad.jpgParmi les nouvelles têtes du MoDem, on peut dire qu'elle a accompli un travail remarquable :   en l'espace de quelques mois, cette jeune femme a réorganisé et remis en ordre de marche toutes les commissions de l'UDF-MoDem, afin de les rendre opérationnelles. C'est de ces commissions que sont issues les premières propostions du MoDem. Il faut toutefois reconnaître que le travail fourni est de longue haleine, et que les équipe de l'UDF avaient travaillé auparavant pendant presque deux années pour fournir un diagnostic de la ville de Paris très complet aux instances dirigeantes. Pour avoir eu accès à un certain nombre de ces documents (réalisés par des adhérents bénévolement !) je puis vous dire que plus d'un cabinet paierait cher pour disposer de telles analyses et de telles synthèses, étant donné la haute teneur qualitative de ces derniers.

 

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Mais pour nous, hérétiques, qui nous intéressons à l'économie, celle qui détient la bombe qui pourrait bien faire exploser l'aura de l'actuelle équipe municipale sortante, c'est Valérie Sachs.

Cette jeune femme qui s'est intéressée aux activités financières à Paris, est parvenue à mettre en évidence qu'il existait un gisement de pas moins de 70 000 emplois (!!!) totalement inexploités dans le secteur de la finance à Paris intra-muros. En ces temps de disette pour le pouvoir d'achat et l'emploi, voilà une annonce explosive. Démocratie et Hérésie économique qui détient pour l'instant l'exclusivité de ces informations (à l'exception des instances parisiennes du MoDem) fait la promesse àses lecteurs parisiens de diffuser au fil du temps, et jusqu'à l'échéance municipale, les éléments constitutifs de ce dossier détonnant. Très prochainement, nous interwieverons Valérie Sachs à ce sujet.

 

dimanche, 18 novembre 2007

Marielle de Sarnez : un gouvernement ouvert pour Paris

3fa0a3c885a681d7d16000252c27b606.jpgMarielle de Sarnez, chef de file aux municipales de Paris de l’UDF-Mouvement Démocrate a réaffirmé dimanche 11 novembre lors de l’émission Dimanche +, sur Canal +, sa volonté de former « un gouvernement ouvert à Paris, dans lequel l'ensemble des Parisiens auront des représentants ». Elle a par ailleurs estimé « archaïque » l’alternance droite-gauche à Paris : « La vie municipale n'est plus une question de droite ou de gauche, c'est une question d'efficacité dans les projets qu'on défend.» Marielle de Sarnez a notamment expliqué : «Vous ne gouvernez pas une ville tout seul. Une ville, ça se gouverne en partenariat. », ajoutant : « Je fais un rêve pour Paris, c'est celui qui se produit dans les 36.000 communes de France » avec des conseils municipaux qui « représentent l'ensemble des sensibilités à chaque point de la ville.»
Marielle de Sarnez était également l'invitée du Rendez-vous des politiques sur France Culture, le 27 octobre dernier, répondant aux questions de Dominique Rousset, Paul Thibaud et Gérard Grumberg. Après avoir satisfait à l'exercice de l'auto-portrait, la candidate du Mouvement Démocrate pour les municipales à Paris est revenue sur la campagne présidentielle, le projet de Nicolas Sarkozy et sur l'avenir et le travail de l'Union Européenne.

vendredi, 09 novembre 2007

Marielle de Sarnez versus Delanoë (transports)

Ah! Enfin un blog de candidat qui tient compte des réactions des bloggueurs, qui les commente et qui les synthétise ! Alors là, je dis chapeau, et ce n'est pas par solidarité partisane.Merci Marielle de Sarnez ! Voilà qui me change de l'auto-congratulation permanente qui caractérise le blog de Bertand Delanoë. Il faut dire que la certitude d'être réélue rend l'équipe socialiste plus arrogante que jamais.

Sur le site de Françoise de Panafieu, c'est encore pire, on ne peut même pas dialoguer : tout juste laisser une suggestion dont rien ne dit qu'elle ne se perdra pas dans les méandres électroniques de la Toile. 

Dans ces conditions, la première synthèse des 125 réactions du blog de Marielle de Sarnez, qui n'a oublié personne est raffraîchissante, d'autant qu'elle a pris la peine de les classer par thèmes. 

Il y a notamment, pour les transports, des pistes intéressantes pour soulager la fameuse ligne 13 de sinistre mémoire : prolonger le RER E entre Montparnasse et Saint-Lazarre, mais aussi relier la Gare Montparnasse à la ligne 14

La plupart des interlocuteurs s'accordent à penser que la surface doit être réservée aux piétons et cyclistes, mais ils sont quelques uns à penser que cela ne se fera pas sans la création de parkings souterrrains pour l'automobile.

J'ajouterai un point supplémentaire sur le bilan de la mairie de Paris en matière de pollution de l'air : je ne vois pas comment je peux polluer moins dans mon quartier en tournant trois fois plus longtemps avec mon véhicule qu'il y a 5 ans.

En revanche, il est vrai que celui que j'ai, dispose désormais d'un moteur bien plus performant (consommation bien moindre, meilleur filtrage) que les premiers.
Alors je tends à penser que la communication de l'équipe Delanoë est de l'intoxication. Par ailleurs, en 5 ans, aucune avancée sur le métrophérique alors que manifestement ce sont les automobiles venues de la banlieue qui engorgent Paris.
J'ajoute que je suis d'accord pour ne pas circuler dans certaines zones du centre de Paris, à condition de pouvoir garer mon véhicule.

Les traquenards tendus par la Mairie de Paris afin de me contraindre à l'amende m'ont amené, pour ma part, en 5 ans, à grever mon budget de plus de 1500 euros de dépenses supplémentaires.

Merci Bertrand Delnaoë, d'autant que je suis pas un cacique vert ou socialiste qui dispose de ses entrées, moi...

Puisse Paris porter à sa tête une équipe modérée (UDF/MoDem) assistée d'écologistes intelligents (Cap21, verts modérés) et pas d'ayatollah locaux fous furieux férus uniquement d'idéologie.