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  • Hidalgo veut faire payer 120 euros l'amende de stationnement ?

    Hidalgo a pété une durite : désolé pour la familiarité de l'expression, mais il faut le dire. Un récent sondage montrait que le stationnement à Paris était l'un des points les plus noirs de la politique menée par la majorité socialiste dans la capitale. 

    Le gouvernement vient de décider de lâcher la bride à toutes les mairies (qu'il soit maudit pour cela) sur le coût du stationnement. En cas d'infraction, les amendes vont exploser. L'hypocrisie, évidemment, comme à Paris, c'est de contraindre le conducteur à la faute en faisant en sorte qu'il n'y ait pas suffisamment de places. 

    Alors que NKM vient de promettre de ne pas augmenter le montant de l'actuelle amende (17 euros), Anne Hidalgo promet de la faire grimper et cite en exemple Londres où elle avoisine 140 euros.

    L'automobile va redevenir à Paris ce qu'elle était à l'origine : un luxe pour gens très riches.

    Je me demandais tout récemment pour qui voter au 1er tour des municipales dans le 15ème arrondissement, il y a peu. Avec cette annonce, Hidalgo m'a convaincu, et définitivement.

    Je voterai sans états d'âme pour la liste d'union UMP-Alternative. Arrivé dans le 15 ème il y a 15 ans, j'ai vécu de plein fouet les effets de la politique de circulation et de stationnement menée par la majorité actuelle.

    J'ajoute que l'idée de NKM d'affecter à la sécurité les agents chargés de dresser des contravention est excellente et que je lui apporte toute mon adhésion.

  • Si Bayrou gagne à Pau, ne laissera-t-il pas tomber le reste ?

    Je ne sais pas si je le seul à me poser la question que j'ai choisie comme titre de mon billet. Il se dit que François Bayrou n'a plus que la ville de Pau comme unique centre d'intérêt ou presque.

    J'ai comme l'impression qu'il a très fortement envie de diriger la ville de son pays natal et que ce désir est tellement fort que tout le reste passe au second plan.

    Je souhaite la victoire de Bayrou à Pau, bien sûr, mais cette obsession m'inquiète.

    Il n'aura échappé à personne que Sarkozy, en maître tacticien qu'il est, a su garder le silence le temps nécessaire pour se refaire une santé et se pose en champion incontournable de la droite pour la prochaine présidentielle. Tous les autres sont KO debout sur le ring sans même avoir eu le temps d'amorcer ne serait-ce qu'un upercut.

    La gauche sera en pièces en 2017 : elle ne pourra présenter aucun candidat crédible et partira sans doute divisée sur les décombres de l'échec socialiste.

    Il ne faudrait pas que la seule alternative à Sarkozy devienne alors Marine Le pen.

    Parce qu'au centre, disons-le sans fard et très vulgairement, il est vrai, seul Bayrou a les c... pour y aller et faire autre chose que de la figuration.

    Paradoxalement, Sarkozy a tout intérêt à ce que Bayrou gagne à Pau : certes, cela relégitimera le Béarnais, mais dans le même temps, cela l'occupera pour longtemps. 

    Considérons le seul autre rival modéré possible de Sarkozy, Juppé, et on voit bien que sa principale préoccupation, lui aussi, c'est Bordeaux, désormais. Même pas sûr qu'il se présentera aux législatives.

    Je n'ose pas me figurer 2017 si je devais n'avoir comme choix que Hollande, Mélenchon, Sarkozy ou Le pen. Bayrou a fait vivre le centre depuis 1998 et lui a donné, envers et contre tout, des titres de noblesse qui ne seront pas prêts d'être égalés, et ce, en dépit des déconvenues successives qui ont frappé le MoDem. Personne ne peut le remplacer. Borloo a beau être sympathique et avoir des idées, c'est un affidé de Nicolas Sarkozy. Ce sont des amis. Je ne suis même pas sûr qu'il ne refasse pas en 2017 les mêmes choix qu'en 2007 et 2012. Et pourtant, en 2007, il aurait pu faire pencher définitivement la balance, donnant au centre une victoire historique contre la gauche et la droite.

    Quelle belle épopée, quand j'y repense.

    Mais 2017 ?

  • Chypre à la croisée de l'Europe et de la Russie

    Les choix que Chypre s'apprête à opérer illustre pleinement les limites de cette Europe qui finit toujours par échouer à la marge des peuples qui la composent.

    La Russie a fait à Chypre une demande qui aurait été impensable du temps de l'URSS : des facilités pour sa marine de guerre dans un des ports de l'île hellène. En somme, l'ouverture d'une base militaire contre monnaie sonnante et trébuchante.

    Il y a un an la Russie avait convenu avec Chypre de pouvoir utiliser un aérodrome pour ses avions de chasse.

    Comprenons les Chypriotes :

    - primo, il y a traditionnellement une forte présence russe dans l'île

    - secundo, on peut dire que c'est l'argent russe (y compris l'argent sale) qui a plus ou moins sauvé la peau de l'île favorite de la déesse Aphrodite.

    - tertio, l'aide européenne, et le rôle de la Troïka, fût-elle réelle, est perçue avant tout comme une succession de diktats.

    De toutes façons, c'est simple : les Russes sont pétés de fric et les Européens, de dettes. Les premiers peuvent donc  jouer à la corne d'abondance avec les pays à terre pendant que les autres sont contraints de passer pour des grippe-sou égoïstes et rapiats.

    On est juste mal barrés, une fois de plus (nous les Européens) : une base russe au nez et à la barbe de l'OTAN, c'est trop fort. Je ne parle même d'une Europe de la Défense qui est un voeu pieux et le restera pendant longtemps.

    L'Europe, c'est surtout une zone de libre-échange,  au fond. Pas assez d'unité pour espérer être autre chose. Une zone de libre-échange mandatée par ses chefs d'État pour passer des accords (pas franchement avantageux pour ses peuples) avec d'autres grandes zones de libre-échange. Voilà. Rien d'autre.

    Ce n'est pas que je sois contre le libre-échange en soi, mais c'est que j'aimerais qu'on soit autre chose que ça en Europe. 

    Il faut malheureusement se rendre à l'évidence, et cela me saute de plus en plus aux yeux : on parle souvent d'un modèle européen, mais, désolé, il n'existe pas. Entre pays européens, la vérité, c'est que nous ne voulons pas les mêmes choses, et, à force de compromis bancals, on en arrive à jouer contre notre camp. 

    En tout cas, ce que je vois, c'est que l'attractivité de l'Europe est clairement en chute libre : ceux qui toquent à la porte veulent bien de la zone de libre-échange, mais le modèle européen, ils s'en tapent. 

    Et sans vouloir dériver du sujet initial, la France était seule au Mali, elle l'est toujours en Centrafrique. Les autres Européens ? Ils viendront quand on pourra faire du commerce et ouvrir une nouvelle zone de "libre-échange", je suppose...

    A ce jeu-là, les pays émergents, avec leur main d'oeuvre à bas coût et leurs ressources naturelles risquent très vite d'être bien plus performants que nous (nous, l'Europe, si cela a encore un sens que je m'exprime ainsi)...

  • Philippe Martel, ta g...

    Ça doit être le naturel du FN qui revient au grand galop. Oui, je pense que c'est ça. Il va fermer sa gueule, le c....ard de Philippe Martel. Il se croit autorisé à décréter les noms que l'on a le droit de donner ou non à un enfant en France. Mais ta g.... mon gars, mêle-toi de tes affaires. Chacun sa merde, occupe-toi de la tienne.

    Ce poussah prétentieux se croit autorisé à donner un brevet de francité aux gens selon le nom qu'ils donnent à leurs enfants. Il ferait mieux de commencer par laver son linge sale. Comme le souligne à raison Metronews, c'est quand même un des sept types qui a vécu sur le dos de la bête en bénéficiant d'un emploi fictif à Paris.

    Il y a des choses qui relèvent du rôle de l'État et d'autres du libre choix des individus et des familles. Rachida Dati a choisi d'appeler sa fille Zohra, ce qui signifie la Lumineuse en arabe. Très joli prénom. J'ai connue une Zohra. Une brune magnifique. Et l'autre c.. qui vient cracher sa bave purulente en se permettant de donner son avis sur des choses qui ne le regardent pas.

    Mais la crapule en rajoute une couche avec la fille de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni parce qu'elle s'appelle Giulia, ce qui, je présume, a une consonance trop italienne à ses yeux. Adolf, Benito, ça fait quoi ? Trop étranger aussi ou ça lui convient comme prénoms ?

  • Que voter dans le 15ème arrondissement de Paris ?

    Faute d'Alternative pour le MoDem à Paris, l'électeur centriste et éventuellement le militant centriste vont en être réduits à considérer au cas par cas les listes dans chaque arrondissement. Il faut pouvoir estimer les scores et évaluer par liste qui va représenter les Parisiens au Conseil de Paris et au conseil d'arrondissement.

    A gauche, il y aura Anne Hidalgo, cible prioritaire à faire tomber. Au centre, personne. A droite, il y a Lamour et Goujon. Je sais du second qu'il a essayé de faire passer un amendement pour créer des logements sociaux spécifiques aux étudiants et aux apprentis (mais je crois que Lamour l'a soutenu sur ce point) ; dans cet amendement, il voulait aussi protéger les emplois des gardiens à Paris. Il est aussi vice-président du Club des voitures écologiques et a présidé un groupe de travail sur l'usage du vélo dans les villes. Tout ça figure sur sa fiche wikipedia. Mais rien ne dit que la fiche en question soit 100% objective même si elle est manifestement factuelle.

    Il y a bien Géraldine Poirault-Gauvin, une très jolie fille qui dit des choses intéressantes sur son blogue. Mais elle a un travers rédhibitoire de mon point de vue : elle a soutenu Copé lors des élections internes de l'UMP. 

    Pour revenir à la liste UMP, il y aura en principe des MoDem dessus, et, dans le tas, Yann (Wehrling) et Élisabeth ( de Fresquet). J'ai de l'affection pour Élisabeth, quelqu'un de vraiment sympa, et de l'estime pour Yann. Yann, c'est l'écologie intelligente, tout le contraire de l'écologie punitive caractéristique des khmers verts de l'Hôtel de Ville.

    Ah, les Verts, parlons-en...Je partage leurs buts fondamentaux en matière de qualité d'environnement, mais pas du tout leur goût pour la puissance publique quand il s'agit de faire évoluer les choses dans ce domaine.

    Côté socialiste, c'est assez amusant d'apprendre qu'Hidalgo avait démarché Corine Lepage : elle a refusé parce qu'elle voulait un accord global pour son parti ce dont les Socialistes ne voulaient pas entendre parler. Ça fait quoi de voir une porte claquée au nez une fois de plus ? Pas grave, à gauche on est inventif. Puisque que Corine Lepage ne donnait pas suite, la place a été proposée à Dominique Versini. Elle est sympa Versini, mais elle ne semble pas se rendre compte qu'elle sera la caution idéale de la gauche bobo. La créatrice du SAMU social, ça fait bien sur le papier, mais cela masque aussi le sort échu aux classes intermédiaires parisiennes, laminées par la politique socialiste dans la capitale. Je le dis souvent, dans cette ville, il n'y aura bientôt plus que des riches, des pauvres, et des affidés des partis les plus puissants. Tous les autres auront dégagé.

    Pas d'autres informations pour l'instant, mais je suis maintenant très régulièrement l'excellent Municipales 2014 à Paris  (un blogue dont la fréquentation me paraît absolument indispensable pour avoir connaissance de tout ce qui se trame, se tricote et se détricote dans la sphère politique de la capitale).