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  • Une diplomate française agresse des soldats israéliens

    Marion Castaing se prend pour une héroïne parce que la presse française titre partout qu'elle aurait été victime de mauvais traitements de la part de l'armée israélienne.

    Dans la réalité, pas celle de Rue89, par exemple, c'est plutôt l'inverse qui s'est produit.

    Regardez les deux images ci-dessous et vous allez vite comprendre comment la désinformation s'est faite.

    Première image

    tsahal-marion-castaing.jpeg

    Deuxième image

    tsahal-marion-castaing-fact.jpeg

    Il n'y a aucune menace d'aucune sorte du militaire.

    En revanche, on a une idée plus claire de l'attitude de la jeune femme avec l'image suivante :

    tsahal-marion-castaing-fact-2.png

    La cause est entendue : elle doit être virée. Il n'est pas pensable que le service diplomatique de la France dépende d'une activistes à deux balles qui se dit féministe, au demeurant, mais n'est même pas foutue de défendre les droits des femmes palestiniennes bafoués chaque jour. Et pas par l'armée iasrélienne.

  • Madame de Staël ou Soeur Emmanuelle au Panthéon ?

    Le Centre des Monuments Nationaux organise une consultation afin d'éclairer le choix que fera son président quand il présentera à François Hollande une liste de personnalités susceptibles de venir reposer aux côtés des héros de la république. Il y a beaucoup de héros, dans ce panthéon, mais pas beaucoup d'héroïnes...

    Pour autant que j'en sache chez les Grecs et les Romains, un panthéon accueillait des dieux mais aussi des déesses. Il doit y avoir un oubli à ce sujet dans notre pays.

    Bref, je n'épilogue pas, mais puisque la consultation est publique, je donne mon avis.

    J'ai un coup de coeur pour deux femmes extraordinaires. 

    Madame de Staël, d'abord, dont la lutte constante contre toutes les tyrannies (la monarchie absolue puis la Terreur et enfin la tyrannie napoléonienne) est digne d'éloges. Éprise de liberté, cette femme a joué un rôle majeur au XVIIIème siècle en protégeant, rassemblant et diffusant les esprits les plus éclairés de son temps. Son amour inné de la liberté la place certainement, chez les Libéraux, comme une des figures les plus saisissantes, et ce, en dépit de son admiration pour Rousseau. Il s'ajoute à cela une oeuvre littéraire abondante et remarquable, notamment sa lettre sur l'Allemagne qui demeure un moment de référence de notre littérature nationale mais aussi européenne.

    La deuxième femme à laquelle je pense a une personnalité toute différente mais pas moins puissante et attachante. On ne présente plus Soeur Emmanuelle. Son charisme, son aura, sa ténacité extraordinaire, son sens du sacrifice, et surtout son amour du prochain sans condition lui auront permis de déplacer des montagnes toute son existence. Plus que tout autre individu au XXème siècle, elle constitue une figure morale inégalable qui fait l'honneur et la fierté de tous les Français. Je sais qu'au sein de l'Église Catholique on parle de béatification pour cette grande âme, très certainement l'une des plus dignes des enseignements de Jésus de Nazareth de toute l'histoire de la Chrétienté. Aurons-nous le bon sens, nous Républicains laïcs de coiffer le Vatican sur le poteau et de l'honorer avant l'Église ? Ce serait à n'en pas douter un signe d'intelligence et un exemple pour toutes les générations.

    Espérons que d'autres relaient cet appel pour deux femmes hors norme qui ont plus que mérité de notre patrie.

  • Et pourquoi pas une grande alliance MoDem-UDI-UMP à Paris ?

    Je sais que je viens de jeter un bon gros pavé dans la marre avec ce que je suggère en titre de mon billet, mais, plus j'y réfléchis et plus je me dis qu'un triumvirat Marielle de Sarnez, Christian Saint-Étienne-NKM ça aurait vraiment de la gueule aux prochaines municipales parisiennes.

    On sait que NKM n'appartient pas à la frange extrémiste de l'UMP et qu'elle est et a toujours été très claire avec le FN. 

    Au niveau des idées qu'elle émet sur Paris, je l'ai entendu dire pas mal de choses pertinentes, compatibles avec plusieurs propositions du MoDem et très certainement de l'UDI.

    On a des convergences.

    Il y a deux obstacles, toutefois :

    a) il faut être prêt à liquider Tibéri. Il n'est pas possible de s'allier avec un type qui triche avec la démocratie, l'une des fautes les plus graves de mon point de vue.

    b) il ne faut pas essayer de jouer au concours de guignoleries avec Hidalgo. Plutôt que de faire assaut de surenchères, le mieux est de mettre en évidence la pauvreté du bilan socialiste à Paris et d'en profiter pour revenir sur quelques idées reçues en matière de "réussites" delanoïstes. On peut chercher à se mettre en valeur, mais, de préférence, avec un programme sérieux.

    J'ai dit de longue date que la fiscalité, la sécurité, et, vous le verrez bientôt, la santé seront les enjeux principaux de la prochaine élection. Pas la peine de s'acharner sur le logement parce qu'il n'y a pas de solutions miracle même si évidemment il faut proposer des choses.

    Bon, évidemment, il y a quelques UMP pour lesquels je vais avoir du mal à me faire à l'idée d'une alliance mais enfin, c'est toujours mieux qu'un Cherki ou un ayatollah vert façon Baupin, et, comme le disait très bien le roi Henri IV, Paris vaut bien une messe.

    Moi je dis qu'une grande alliance dès le premier tour ne serait pas idiote à condition qu'on se mette d'accord sur un programme commun puis des listes communes.

  • Nice ou les fruits amers du laxisme

    Par organes de presse interposés, bijoutier et famille se renvoient la responsabilité de la mort du jeune braqueur. Un mot court, tout de même : je rappelle que les deux braqueurs ont menacé avec une arme et roué de coups le bijoutier. Je comprends la douleur d'une famille, mais il faut tout de même rester digne. Anthony Asli était un individu violent, dangereux et sans repères, certainement pas le sympathique jeune homme dont la famille Asli essaie de nous dresser le portrait. Dans cette histoire, ne perdons pas de vue que Stéphane Türk aurait aussi pu mourir sous les coups de ses agresseurs. Parfois, le fil d'un événement ne tient pas à grand chose et les titres de la presse auraient pu être tout autres.

    Cela dit, au fond, tous, famille, bijoutier et braqueur sont les victimes d'un système qui permet à un individu quatorze fois récidiviste de continuer à perpétrer ses délits dans une impunité la plus totale.

    Nous avons d'un côté des juges qui se prennent pour des assistantes sociales, des familles dépassées, des prisons criminogènes et pleines à craquer et de l'autre, des délinquants en pertes de repère.

    Si au premier délit ce garçon avait l'objet d'un rappel à la loi et d'une mesure de suivi éducatif et judiciaire avec des contraintes fortes, on n'en serait sans doute pas là. Il y a le système judiciaire dont je pense le plus grand mal comme responsable, notamment ses juges et ses lois absconses et d'autant plus droitdelhommistes qu'elles permettent de mieux masquer les manquements les plus élémentaires à la dignité humaine, mais il y a aussi l'incroyable inertie de toute la classe politique et du système médiatique.

    On sait qu'il faut investir dans le budget de la justice, dans les prisons et dans les surveillants. On sait aussi qu'il ne faut pas faire le moindre cadeau aux délinquants. La classe politique le sait et elle ne fait rien. Elle se contente de moulinets de bras (à droite) ou d'indignation (à gauche).

    J'ai une proposition choc pour trouver l'argent nécessaire au financement d'un système carcéral rénové : cessons de construire des gymnases qui vont brûler, de dresser des centres culturels pour jeunes exclus, d'engager des animateurs socio-culturels de tout poil et, à la place, construisons des prisons, engageons des surveillants, du personnel pour surveiller l'exécution des peines de ceux qu'on laisse dehors et, en parallèle,  parce que la délinquance prospère aussi sur la misère, créons de véritables zones franches dans les quartiers les plus défavorisés pour inciter les entreprises à s'y installer, sous condition, évidemment, d'engager les habitants des lieux. Cela suppose aussi de réhabiliter l'apprentissage et l'alternance dans les collèges et les lycées.

    Bref, une révolution culturelle dont je crois la gauche et la droite incapables. 

  • On ferait peut-être mieux d'aider Bachar, finalement...

    Je sais que le titre de mon billet est provoquant, et je m'en excuse. Bachar el Assad appartient à la catégorie des tyrans et son régime n'a rien d'une démocratie. Tout cela, je le concède. 

    Mais en face, il est grand temps de comprendre qui l'on a. Il y a un gros problème géopolitique dans notre diplomatie, particulièrement depuis qu'on s'aligne sur les USA. Au Proche et au Moyen-Orient, il y a des pouvoirs qui ont longtemps été proches de l'Union Soviétique puis de la Russie ces soixante dernières années. L'Amérique les a donc toujours considérés comme ses ennemis et s'est appuyée sur les fondamentalistes pour les combattre.

    Le problème, c'est qu'en luttant contre les laïcs, les alaouites, ou même les chiites, nous jouons contre notre camp depuis un bon moment. La violence, le terrorisme ne viennent pas de ces minorités-là. Souvent, bien au contraire, elles tolèrent le christianisme et se montrent plus progressistes avec les femmes. Même l'Iran, à certains égards, en dépit de son obscurantisme religieux, donne aux femmes des droits qu'elles n'ont absolument pas dans les pays du Golfe.

    Il est grand temps que l'Europe comprenne que les masses sunnites la haïssent. Elles détestent les Occidentaux en général. Les témoignages de prisonniers de groupes islamistes en Syrie sont édifiants. Non seulement les groupes fondamentalistes n'éprouvent que de la haine pour nous, mais les Sunnites en Syrie nourrissent des sentiments tout à fait similaires envers nous. En Égypte, on l'a vu avec les viols répétés d'occidentales, il en va de même. Je me rappelle m'y être rendu en 1998 et avoir senti de manière palpable alors qu'ellle était pourtant contenue l'animosité de la population envers moi ou mon groupe de touristes.

    Si j'admets qu'il serait imprudent de prendre officiellement position dans le conflit syrien, nous devrions à défaut nous garder de prendre quelque parti que ce soit là-bas.

  • MoDem/UDI, fusion difficile mais intéressante

    Le Figaro s'est essayé à un exercice intéressant et instructif : comparer les électorats respectifs du MoDem et de l'UDI. Je ne suis pas du tout surpris du résultat. Cela fait un moment déjà que je dis que le MoDem est de centre-gauche et l'UDI de centre-droit.

    Ce que le Figaro met à jour correspond très exactement à mon ressenti tout au long de ces dernières années.

    Je me suis toujours senti bien plus proche idéologiquement des militants du Nouveau Centre puis, plus tard, de l'UDI que de ceux du MoDem que je trouve en général bien trop à gauche à mon goût. Trop de relais de discours gauchisants sur les banques et le capitalisme ou encore la taxation de la richesse, trop de théories complotistes, trop de dénonciation du libéralisme, et, dans bien des cas, un alignement  presque complet sur les thèses vert-gauchistes libertaires.

    Ça ne va pas être facile parce que nous n'avons ni le même électorat ni le même appareil, ni la même base militante.

    Mais, du coup, je suis très curieux de voir le résultat final et je tiens bien à participer à sa construction, d'ailleurs. Si Bayrou et Borloo parviennent enfin à se marier et à établir un compromis programmatique, on aura un parti final authentiquement en plein milieu du centre. Quelque chose qui ne s'était jamais produit jusqu'ici, pas même au temps de la Nouvelle UDF de 2007 et encore moins au MoDem, penchant sur sa gauche dès Villepinte.

    Bon, moi, je suis plutôt content : je vais pouvoir retrouver des amis que je n'ai jamais perdu de vue partis généralement au Nouveau Centre au bout d'un certain temps.

    A Paris, personnellement, je trouve Christian Saint-Étienne et Marielle de Sarnez très complémentaires.

    Je pense que l'UMP et le PS vont faire assaut de guignoleries : on n'a pas du tout intérêt à rentrer dans ce jeu-là. Finie la fête, que l'on revienne aux choses sérieuses.