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mardi, 02 mars 2010

Paris Hilton défraye la chronique brésilienne

Tiens, Paris Hilton fait encore parler d'elle. Elle vient de tourner une publicité pour une bière au Brésil, dans laquelle le comité de censure local lui reproche des poses suggestives.

Après avoir visionné la vidéo, bon, de mon point de vue, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Je crois parfois que le combat féministe s'égare : Paris Hilton est certes une people provocante, parfois agaçante. C'est aussi une femme d'affaires redoutable, à la tête d'un des plus puissants empires financiers et immobiliers de la planète. On évoque ses revenus tirés de la sphère showbiz, mais rarement ceux qu'elles a récupéré de la chaîne d'hôtels. En effet, en 2005, le groupe Blackstone  a racheté toute la chaîne pour un montant de 20 milliards de dollars...Bien sûr, le grand-père de Paris Hilton commence à se lasser de ses frasques, semble-t-il, et envisagerait de la déshériter, mais ses propres activités ont déjà porté la fortune de la jeune femme à 950 millions de dollars...

Il paraît qu'elle s'intéresse à Paris et envisagerait d'acheter un pied-à-terre dans le 16ème arrondissement. Derrière l'image d'écervelée légère qu'elle aime bien arborer se cache en réalité une femme d'affaires avisée aux dents longues.

Lors d'un entretien avec le magazine Vogue, en 2006, elle expliquait ainsi :

"J'ai 10% de contrôle sur tout, je suis productrice exécutive de ma série télé, je pose mes conditions. Beansock, la compagnie que j'ai construite sur mon nom développe et signe des licences pour des sacs à main, des lunettes de soleil, des sèche-cheveux, des montres, qu'est-ce que j'ai d'autre? Deux fois par mois, j'ai des réunions avec une vingtaine de personnes. J'aime être au courant, je vérifie tout. Je suis dure, ils doivent tous m'écouter parce que je ne les laisse pas prendre les décisions à ma place."

On comprend nettement mieux à qui on a affaire quand on lit ce genre de réponses, mais, bien évidemment, ce n'est pas l'image qu'elle se plaît ordinairement à montrer. Des femmes qui jouent de leurs charmes, ou essaient de le faire, il y en a. Mais pour diriger une entreprise, créer un empire économique, il faut bien d'autres qualités que du charme.

On peut bien croire que sa carrière cinématographique ou musicale fait un gros flop, ce n'est que la surface émergée des choses. En réalité, Paris Hilton a un revenu annuel qui dépasse les 200 à 300 millions de dollars. Elle a l'art de faire buzzer ses frasques au bon moment : la campagne de publicité pour la bière Devasa est d'ores et déjà réussie, compte-tenu des cris d'orfraie des père-la-pudeur. Par ailleurs, je pense que les buveurs de bière se foutent bien, en moyenne, du caractère conforme ou non à la morale des publicités pour la bière....

 

15:17 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : paris hilton, bière, brésil |  Facebook | | |

vendredi, 05 juin 2009

Airbus 330, un autre crash ?

Je n'aime pas verser dans les théories fumeuses, mais, tout de même, je commence à trouver les déclarations contradictoires et l'absence d'informations tout à fait bizarres, à propos de l'airbus de Rio de janeiro.

Premier élément : il paraît que les débris retrouvés ne sont pas les bons. Je suis très surpris qu'aucun média n'ait posé la question qui me vient automatiquement à l'esprit : si ce sont bien des débris d'avion, cela veut dire qu'il y a eu un autre crash ? Désolé de poser la question aussi directement, mais c'est ce qui m'est venu tout naturellement à l'esprit. Je n'imagine pas que ces débris aient soudainement réapparu à la surface par l'opération du Saint-Esprit. Il paraîtrait que ce seraient des pièces en bois et que l'huile retrouvée serait celle d'un bateau, pas du kérosène. Je n'y comprends rien : l'habitacle d'un bateau et d'un avion n'ont à ma connaissance rien à voir ! Je ne suis pas spécialiste du genre, mais tout de même !

Second élément : Air France ne communiquerait pas d'autres éléments en sa possession. Il n'y aurait pas quatre mais douze minutes de messages automatiques envoyés. Et il semblerait que les derniers messages officiellement envoyés n'aient pas signifié nécessairement une chute libre de l'appareil. Alors, évidemment, tout ceci pourrait n'être que folles rumeurs, mais tout de même, dans la presse brésilienne, le ton monte, apparemment.

Troisième élément, Time, un magazine britannique évoque de possibles défaillances de l'ordinateur de bord.

S'il y a des éléments qui sont cachés, je juge inadmissible de jouer au chat et à la souris avec le deuil des familles. Ensuite, si c'est une défaillance technique qui peut avoir provoqué la chute de l'avion, il est impératif qu'elle soit étudiée de très près.

Il paraît qu'Hervé Morin réhabilite l'hypothèse terroriste en ne l'excluant plus radicalement.

Il faudrait cesser de dire tout et n'importe quoi et communiquer clairement sur ce drame, désormais...

16:29 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : airbus 330, crash, brésil |  Facebook | | |

lundi, 09 mars 2009

Église américaine : pédophilie au nord, viols au sud, ma lettre au Pape

Ça commence à être de moins en moins brillant, l'Église catholique, en Amérique. Au nord, des prêtres pédophiles, au sud, on défend la cause du viol. Ben oui : à 9 ans, être violée, c'est normal. D'ailleurs, si on avorte parce qu'on a été violée et parce qu'on va mourir si on accouche, on est excommuniée. Mais si on viole une petite fille depuis l'âge de 6 ans, on est la bienvenue dans la grande communauté chrétienne de l'église catholique. A ce compte-là, mieux valait laisser les théologiens de la libération. Je les préfère aux porcs réactionnaires et hypocrites qui légitiment le viol.

Bon, je crois que je vais devoir adapter ma dernière lettre au Pape. Elle va resservir sans grands changements sur le fond. Dom José Cardoso Sobrinho ne perd rien pour attendre.

Caesar Borgia, hereticus dictus, Maximo Pontifici salutem dat,

Quod erat optandum maxime, Sanctissime Pater, et quod unum ad invidiam tuae Curiae infamiamque uni cardinalis sedandam maxime pertinebat, id  humano consilio oblatum tibi summo Ecclesiae tempore videtur.Inveteravit enim iam opinio perniciosa Ecclesiae, tibique periculosa, quae non modo apud cahtolicas gentes, sed etiam apud exteras nationes, omnium sermone percrepuit:

his iudiciis quae nunc sunt, perniciosum cardinalem, quamvis sit nocens, neminem posse damnari. Nunc, in ipso discrimine tuae auctoritatis justitiaeque, [reus] in iudicium adductus est Dom Josephus Cardosus Sobrinhus, homo sermonibus de puellis omnium iam opinione damnandus ! Huic ego causae, Maxime Pontifex, actor accessi, non ut augerem invidiam Ecclesiae, sed ut infamiae succurrerem. Adduxi enim hominem in quo reconciliare existimationem cardinalorum amissam, redire in gratiam cum genere humano, satis facere exteris nationibus, posses; adduxi labem atque perniciem Brasiliae. De quo si tu vere ac religiose iudicaveris, auctoritas ea, quae in tibi remanere debet, haerebit; sin istius ingens pernicies et infamia religionem veritatemque perfregerint, ego hoc tam adsequar, ut iudicium potius Ecclesiae, quam aut reus iudice, aut accusator reo, defuisse videatur.

Quo usque tandem Josephus Cardosus Sobrinhus abuterit patienta nostra ? quam diu etiam furor iste suus puellas eludet? quem ad finem sese effrenata iactabit audacia? O tempora, o mores! Curia haec intellegit. Summus Pontifex videt; hic tamen discurrit. Immo vero etiam in Vaticano venit,  notat et designat oculis ad caedem unum quamque  puellarum ! Quomodo ? Nunc iam aperte feminarum generem universam petit solas et innocentes puellas [denique] ad exitium et vastitatem vocat : eas quae  contumeliam iniuriamque  acceperunt ex Ecclesia expellendas dixit !

Jesum Christum testor in Evangelio secundo Lucam, XVIII, 15-17 :

«Προσέφερον δὲ αὐτῷ παιδία ἵνα αὐτῶν  ἅπτηται: ἰδόντες δὲ οἱ μαθηταὶ  ἐπετίμων αὐτοῖς. ὁ δὲ Ἰης  προσεκαλεῖτο αὐτὰ λέγων, Ἄφετε  τὰ παιδία ἔρχεσθαι πρός με  καὶ μὴ κωλύσητε αὐτά, τῶν γὰρ  τοιούτων ἐστὶν ἡ βασιλεία τοῦ θεοῦ.  ἀμὴν γὰρ λέγω ὑμῖν, ὃς ἂν μὴ δέξηται τὴν βασιλείαν τοῦ Θῦ ὡς  παιδίον, οὐ μὴ εἰσέλθῃ εἰς αὐτήν.»

Caesar Borgia, hereticus dictus, scribebat a.d. VII Idus Martias MMIX

César Borgia dit l'hérétique te salue, ô Souverain Pontife,

Ce qu'il y a de plus souhaitable, Très Saint Père, et qui seul peut faire cesser l'indignation envers ta Curie et le déshonneur d'un unique cardinal, cela t'est offert par une résolution humaine, dans une circonstance critique pour l'Église.

En effet, une opinion négative de l'Église s'est enracinée, Très Saint Père, néfaste pour toi, et elle retentit dans les discours de tous, non seulement auprès des Catholiques mais aussi auprès des autres peuples : on dit que dans les jugements, aujourd'hui, aucun cardinal ne peut être condamné, quand bien même il serait coupable. Dans ce moment même qui est critique pour ton autorité et pour la justice, Dom José Cardoso Sobrinho est mis en accusation, un homme condamnable, de l'avis de tous, pour ses propos sur les jeunes filles.

Dans cette histoire, Souverain Pontife, je suis l'accusateur, non pour accroître la haine envers l'Église mais pour la défendre d'une infâmie.

Je t'amène en effet un homme contre lequel tu peux recouvrer l'honneur perdu des cardinaux, revenir en grâce auprès du genre humain et donner satisfaction aux nations étrangères. Je t'ai amené la souillure et la ruine du Brésil.

Dans cette affaire, si tu rends un jugement juste et pieux,  cette autorité qui doit rester en toi, sera affermie ; si au contraire, l'immense perversité et l'infâmie de ce triste sire viennent à bout de la vérité et de la foi, j'aurai au moins montré que c'est le jugement qui a manqué à l'Église plutôt qu'un accusé  au juge ou un accusateur à l'accusé.

Jusques à quand, enfin, Dom José Cardoso Sobrinho abusera-t-il de notre patience ? Combien de temps encore sa rage se jouera-t-elle des femmes ? Jusqu'où s'emportera son audace effrénée ? ô temps, ô moeurs ! La Curie comprend ces choses. Le Souverain Pontife les voit. Et pourtant, celui-là discourt...Et il vient même au Vatican, observe et désigne des yeux celles des fillettes dont il veut la perte ! Comment ? Il s'en prend désormais ouvertement à tout le genre féminin et  appelle au malheur et à la mort d'innocentes jeunes filles : il a dit que celles qui avaient subi les pires outrages devaient être bannies de l'Église catholique !

J'en prends à témoin Jésus de Nazareth, dans l'Évangile selon Luc,  XVIII, 15-17

«Or on portait vers lui des enfants, afin qu'il les touche; or (ce que) voyant les disciples les intimidaient. Or Jésus les appelait à lui disant: " laissez les petits enfants venir à moi et ne les empêchez pas; en effet, (à) de tels, est la royauté de Dieu!Amen, en effet je vous dis que quiconque n'accueillerait pas la royauté de Dieu comme un enfant, n'entrerait pas en elle.»

César Borgia, dit l'hérétique, le 09 mars 2009

lundi, 03 septembre 2007

Velcan Energy, le petit EDF vert

Bonne nouvelle pour la planète et pour la France : petit EDF vert deviendra gros ! Velcan Energy, un producteur français d'électricité verte, s'implante toujours plus au Brésil où il possède de plus en plus d'unités de production hydro-électriques.

En Inde, cette société récupère des déchets et débris agricoles qu'elle achète à la population locale afin de nourrir ses centrales. Les autres fonctionnent à l'hydro-électricité. Il aparaît qu'un procédé similaire serait employé, à Mimizan, dans les Landes, par cette même société, toujours pour produire de l'électricité, mais pour une valeur de 6MW seulement.

Par ailleurs, pour info, la société est basée à Paris et emploie 150 personnes au total, répartis entre ses différents bureaux dans plusieurs grandes villes du monde.

Ils ont l'air d'avoir acquis de sacrées compétences techniques en matière d'électricité verte. Cela pourrait être une idée de leur demander leur avis sur Paris, et s'ils imaginent des solutions viables et propres pour la Capitale, non ?

J'ai jeté un oeil sur leur site, et j'ai trouvé quelque chose d'original : ils précisent dans le paragraphe "our strength" (notre force) :

  • A highly entrepreneurial strategic management team
  • Superior local technical knowledge and talent
  • Innovative use of finance including equity, project finance and ‘sukuk’ Islamic, profit sharing, financial vehicles

«Sukuk, tiens, qu'est-ce que c'est que ce truc-là», je me suis demandé. Eh bien j'ai trouvé la définition :

Sukuk

«Terme de finance islamique. Le Sukuk est un produit obligataire islamique qui est à la finance islamique ce que les Asset Backed Securities (ABS) sont à la finance conventionnelle. Il a une échéance fixée d'avance et est adossé à un actif permettant de rémunérer le placement en contournant le principe de l'intérêt. Sans surprise, les Sukuk sont structurés de telle sorte que leurs détenteurs courent un risque de crédit et reçoivent une part de profit et non un intérêt fixe et commun à l’avance comme dans un ABS.
Les produits sous-jacents des Sukuk peuvent être représentés par des contrats tels l’Ijara, la Musharaka ou la Mudharaba.»

Merci au site Verminnen pour l'info, au demeurant. On comprend mieux pourquoi ils parlent de Sukkuk quand on sait qu'ils ont une filiale à Dubaï.

Ce qui est casse-pied, en revanche, c'est que leur site est rédigé exclusivement en anglais. Apparemment, c'est le Crédit Agricole qui est l'un des principaux investisseurs dans ce projet.

Le concept de Velcan Energy est en fait assez original : ils sont producteurs de crédit Carbone. Dans le cadre du protocole de Kyoto,  les pays occidentaux signataires doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et donc leurs émissions de CO2. Ils le font soit en réduisant leur consommation d'énergie, ce qui est très difficile, soit en aidant les pays en voie de développement à installer des usines d'énergie renouvelable : les économies d'émission de gaz à effet de serre peuvent être alors ramenées dans les pays occidentaux et vendues pour permettre à ces derniers de parvenir à leurs quota d'émission. 

Donc, Velcan fabrique des installations non-polluantes qui valent une valeur x de production de carbone, et cette valeur x est convertie en crédits. Autant dire que le jour où le protocole deviendra totalement contraignant, ces crédits auront une très grande valeur pour les industriels... 

Bref, une histoire à suivre. Je vais peut-être acheter quelques actions, moi...