Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 20 mai 2009

Besancenot faisant le "kéké"

Trop drôle, cette vidéo. Faut pas non plus prendre les ouvriers pour des imbéciles. Ils comprennent très bien quelles sont les intentions réelles de certains de leurs "soutiens"... Le Besancenot et ses npistes, il s'est fait renvoyer dans les cordes comme il convient. De toutes façons, on le sait : la vérité à propos du NPA c'est que sa base électorale et militante n'est absolument pas constituée d'ouvriers mais surtout d'instituteurs et de cols-blancs (essentiellement de l'administration, au demeurant). Il y a tout un chapitre (chapitre XIII de Capitalisme, Socialisme et Démocratie) où Schumpeter traite des intellectuels et d'une certaine forme de lumpen-intellectariat (j'assume la paternité du néologisme). Je l'avais déjà relevé par le passé, mais bis repetita placent :-) La ressemblance avec la base militante du NPA est saisissante...


www.Tu.tv

En second lieu, qu'il y avait ou non chômage des intellectuels, leur multiplication donne naissance à des conditions d'emploi peu satisfaisantes - affectation à des travaux inférieurs ou salaires moins élevées que ceux des ouvriers les mieux rémunérés.
En troisième lieu, la surproduction des intellectuels peut créer des incapacités de travail d'un type particulièrement déconcertant. L'homme qui a fréquenté un lycée ou une université devient facilement psychiquement inemployable dans des occupations manuelles sans être devenu pour autant employable, par exemple, dans les professions
libérales
. Une telle faillite peut tenir soit à un manque d'aptitude naturelle - parfaitement compatible avec la réussite aux examens universitaires -, soit à un enseignement inadéquat : or, ces deux risques se multiplient toujours davantage, en nombres relatifs et en nombres absolus, au fur et à mesure qu'un nombre plus élevé de sujets est drainé vers l'enseignement supérieur et que le volume d'enseignement réclamé grossit indépendamment du nombre des individus que la nature a doués du don d'enseigner. A négliger ces déséquilibres et à agir comme si la création d'écoles, de lycées, d'universités supplémentaires se ramenait purement et simplement à une question de gros sous, on aboutit à des impasses trop évidentes pour qu'il soit besoin d'y insister. Quiconque ayant à s'occuper de nominations à des postes est personnellement qualifié pour formuler une opinion autorisée et peut citer des cas dans lesquels, sur dix candidats à un emploi, possédant tous les titres universitaires requis, il n'en est pas un seul qui soit capable de l'occuper convenablement.
Par ailleurs, tous ces bacheliers et licenciés, en chômage ou mal employés ou inemployables, sont refoulés vers les métiers dont les exigences sont moins précises ou dans lesquels comptent surtout des aptitudes et des talents d'un ordre différent. Ils gonflent les rangs des intellectuels, au strict sens du terme, c'est-à-dire ceux sans attaches professionnelles, dont le nombre, par suite, s’accroît démesurément. Ils entrent dans cette armée avec une mentalité foncièrement insatisfaite. L'insatisfaction engendre le ressentiment. Et celui-ci prend fréquemment la forme de cette critique sociale qui, nous l'avons déjà reconnu, constitue dans tous les cas, mais spécialement en présence d'une civilisation rationaliste et utilitaire, l'attitude typique du spectateur intellectuel à l'égard des hommes, des classes et des institutions. Récapitulons : nous avons trouvé un groupe nombreux dont la situation nettement caractérisée est colorée d'une teinte prolétaire; un intérêt collectif modelant une attitude collective qui explique d'une manière beaucoup plus réaliste l'hostilité du groupe envers le régime capitaliste que ne saurait le faire la théorie (équivalant à une rationalisation au sens psychologique du terme) selon laquelle l'indignation vertueuse de l'intellectuel dressé contre le capitalisme serait simplement et logiquement provoquée par le spectacle d'exactions honteuses - théorie qui ne vaut pas mieux que celle des amoureux quand ils prétendent que leurs sentiments sont la conséquence logique des mérites de l'objet de leur passion 1. En outre, notre théorie rend également compte du fait que, loin de diminuer, cette hostilité s'accentue chaque fois que l'évolution capitaliste se traduit par une nouvelle réussite
.

 

mardi, 02 décembre 2008

L'extrême-gauche monte en puissance !

Je viens de prendre connaissance du dernier sondage IFOP sur les intentions de vote aux Européennes. Quand je totalise le PC, LO et le NPA de Besancenot, j'arrive à 16%. Si l'on considère, qu'il y a Bové chez les Verts, on peut bien se dire qu'un bon tiers se trouve plus à l'aise avec la gauche extrême qu'avec la gauche socialiste et/ou social-démocrate. Ça craint ! Cela veut dire aussi qu'il est grand temps de venir affronter idéologiquement l'extrême-gauche de face, parce que ce que je vois, moi, c'est qu'elle est à 20% !!!

Ce qui est positif, si cela se confirme, c'est que le MoDem est à 12%. Mais, on ne peut pas laisser l'extrêm-gauche donner une image complètement fausse de l'économie de marché et de l'Europe sans réagir. Il faut démasquer les impostures et montrer une bonne fois pour toutes ce qu'engendrent les recettes marxistes. J'ajoute que cela ne va pas être tâché aisée, car il faudra trouver des formules fortes. Je crois que la classe politique traditionnelle ne prend pas les néo-marxistes, alter-mondialistes et trotkistes au sérieux, et elle a tout à fait tort. Nous sommes en temps de crise, et la crise profite généralement aux extrêmes. Si l'on compte que Villiers et le FN totalisent 11%, on observe qu'un tiers de l'électorat français est prêt à se porter sur les extrêmes. Il va falloir réagir et au plus vite.

23:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (40) | Tags : europe, pc, lo, lcr, npa, besancenot, bayrou |  Facebook | | |

vendredi, 14 novembre 2008

Tout Sauf Ségolène au PS...

Le Tout Sauf Ségolène pourrait coûter très cher au PS à l'avenir. Je viens de lire le dernier sondage opinion way du Figaro, qui évoque les probabilités de vote selon les candidats s'il y avait des présidentielles actuellement. Ce sondage confirme exactement ce que je pensais : Ségolène Royal bénéficie d'une légitimité populaire que les autres n'ont pas. Delanoë n'a pas compris que la France n'est pas Paris et qu'il n'y a pas que des bobos en France. C'est son électorat, et je ne le vois pas parvenir à percer ailleurs. Trop de mépris pour les difficultés des gens ordinaires. Martine Aubry est certes plus populaire qu'à une époque donnée mais toujours pas  populaire à droite et au centre-droit, sans doute à cause des 35 heures ; peut-être souffre-t-elle aussi d'un déficit de notoriété. Je ne vois pas comment le PS peut s'en tirer : il doit choisir entre son alliance à gauche toutes et une alliance au centre. Si le centre est plus conséquent en suffrages, l'extrême-gauche et la gauche de la gauche pèsent, réunies, presque 15% des voix, désormais, si, du moins, le sondage est fiable, ne l'oublions pas ! D'autant qu'il est fait en temps de crise, et, dans d'autres circonstances, il se pourrait que le score de Besancenot soit très inférieur.

Je note avec satisfaction que François Bayrou siphonne beaucoup de voix chez les abstentionnistes de l'élection présidentielle de 2007. Je regrette en revanche, qu'il perde une partie de son électorat au bénéfice de Nicolas Sarkozy. Je pense que la ligne du MoDem est souvent trop à gauche, et que François Bayrou est trop dans la contestation, pas assez dans la proposition. Cela contribue certainement à faire fuir une fraction pas négligeable de l'électorat de centre-droit. Il faut, à mon avis, être plus équilibré dans la critique et aussi faire des propositions. Or, François, donne parfois l'impression de s'opposer pour s'opposer, même si ses critiques sont souvent très pertinentes. Au final, il n'a pas perdu son capital électoral et beeaucoup de Français continuent à lui faire confiance.

A noter la montée en puissance de Besancenot et surtout sa récupération très conséquente d'une part de l'électorat frontiste : 18% en moyenne !!!

Le FN poursuit son érosion, puisque Nicolas Sarkozy continue d'absorber son électorat. Le même Sarkozy s'impose clairement comme la figure emblématique de la droite, cumulant 33 à 34% des voix sur sa personne dès le premier tour.

Merci à Skeptikos par lequel j'ai été informé de ce sondage.

dimanche, 16 décembre 2007

Considérations sur le PS, le PC, le MoDem et le centre-droit

J'ai le sentiment que de nouvelles alliances à venir se préparent. En effet, je me suis toujours demandé pourquoi le PS maintenait une alliance avec un PC  à 3%. Mais avec un PC à1.5%, je pense que le PS va parachever l'oeuvre de Mitterand. Partout où ils vont présenter un candidat contre un maire PC, ils gagneront, et ainsi, raffleront la mise.

Le PC a vécu. Il y aura certainement une autre force d'extrême-gauche, à l'avenir, et on la devine à l'aura de son étoile montante, Olivier Besancenot. Bien que je ne partage pas ses idées,  pas du tout, même, il faut reconnaître qu'il avait le meilleur slogan aux élections présidentielles, et qu'il est percutant et médiatique. Il a très bien compris l'intérêt qu'il y a à transformer la LCR en nouveau parti, de type guévariste, renouant avec le romantisme des origines. Trotski, LCR, ça fait vieillot et dépassé. Che Guevara, cela a une autre tronche.

Son défi, désormais, c'est de rassembler la mouvance alter-mondialiste, guévariste, trotskiste et de faire la jonction avec ce qu'il reste de communistes. S'il y parvient,  cette nouvelle mouvance sera une force avec laquelle il faudra compter. Les Verts déjà très faibles, exploseront : 1/3 chez les Guévaristes, 1/3 au PS et 1/3 au MoDem.

On peut tabler sur quatre grandes forces, à condition que le MoDem parvienne à survivre :

- les Guévaristes alter-mondialistes et anti-libéraux

- les Socialistes 

- les Démocrates

- les Conservateurs

Le reste sera absorrbé ou résiduel (FN). Après, la question est de savoir si la souris parviendra à manger l'éléphant. le PS est trop gros pour le MoDem, mais il peut exploser, même s'il ne faut pas trop, y compter pour l'instant. En revanche, je pense que le MoDem devrait conserver des liens avec le Nouveau centre, et plus généralement, avec le centre-droit, qu'il néglige dangereusement.  

Il se profile une fuite des cerveaux très inquiétante au MoDem.Thiery Benoït, Jean-Marie Cavada, on parle maintenant de Mario Stasi et Christian Saint-Etienne à Paris...Si jamais ce mouvement devait se poursuivre, la transfusion sanguine chère à Bayrou échouerait à tous les coups. 

François Bayrou a besoin du centre-droit s'il veut construire un Mouvement Démocrate capable de faire front aux Socialistes et aux Conservateurs (UMP). Sans ce dernier, il est condamné à régresser et à voir petit à petit son mouvement s'amenuiser, une fois qu'un leader charismatique sera apparu au PS et aura eu l'intelligence de récupérer les idées du MoDem.

 Et il faut prendre garde à Bertrand Delanoë. Il est intelligent et populaire. Il va liquider ses encombrants alliés verts qui lui ont mis nombre de bâtons dans les roues, car il est désormais en mesure de gagner sans l'aide de quiconque. Paradoxalement, le PS sera seul, mais jamais il n'aura été aussi puissant.

Prévoir l'effondrement du PS, c'est une erreur d'analyse. Pas la peine d'imiter la gauche, donc, cela ne rapportera rien au MoDem. Pas la peine non plus de ne propulser que des candidats étiquetés centre-gauche pour faire d'avantage "gauche". Mieux vaut avancer sur ses idées propres et et sur une ligne originale. Le MRP l'a fait, nous pouvons le faire.