Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 2

  • Chine : bravo Google !

    Google est engagé, à l'heure actuelle, dans un bras de fer avec le régime chinois qui mérite le soutien de toute la communauté des internautes. Le régime chinois a tenté, via des attaques informatiques importantes sur les serveurs de Google, de récupérer les boites mail de militants des droits de l'homme en Chine.

    La réaction  ne s'est pas faite attendre : Google a immédiatement mis fin à toute forme de censure sur son moteur de recherche google.cn et envisage purement et simplement de se retirer du marché chinois.

    Ce n'est pas si fréquent qu'une très grosse entreprise fasse passer la protection des libertés individuelles et des droits avant de très gros intérêts commerciaux (il faut songer à la taille du marché chinois !).

    «Ces attaques et la surveillance qu'elles ont révélée - combinées avec les tentatives au cours de l'année écoulée de limiter la liberté de parole sur le web - nous ont conduits à la conclusion que nous devions réexaminer la possibilité de nos activités commerciales en Chine» déclarait tout récemment David Drumond, en charge du département juridique.

    Il paraît que le moteur chinois Baidu a tiré profit de cette lutte puisque sa valeur flambe sur les marchés financiers tandis que Google amorçait une décrue.Mauvais calcul : on ne peut pas se fier à un moteur de recherche qui ne respecte pas certaines règles de confidentialité et qui fait disparaître une partie des contenus. Il est évident que cela ne peut qu'avoir de lourdes conséquences dans le domaine commercial. Or, un moteur peu fiable a tôt fait de lasser les utilisateurs. Je n'investirai pas un kopeck dans Baidu ni dans ses titres. Internet ne peut fonctionner à plein rendement sans libre circulation de l'information et des données : c'est sa principale valeur ajoutée !

    Ce qu'il vient de se produire est très important, majeur pour le développement du net : Google doit bénéficier du soutien entier de tous ceux qui promeuvent un Internet sans frontières. Tiens, ça devrait intéresser Christophe, ça, en principe : si j'ai bon souvenir, il est le Président de l'association du même nom.

    En tout cas, encore une fois, bravo, Google !

  • Ah, ces feignasses d'enseignants ! (enseignants, voulez-vous encore voter écolo ?)

    J'espère que mes lecteurs qui exerceraient dans l'enseignement vont apprécier à leur juste mesure ces saillies de Gabriel Cohn-Bendit en juillet 2006, à propos des vacances :

    Les enseignants sont des gros fainéants, et d'ailleurs, leur métier ne génère aucune fatigue. Allez, au boulot, ce tas de bons à rien incapables :

    Les professeurs qui se plaignent de la fatigue, c’est scandaleux ! On n’entend pas un routier ou un type du bâtiment se plaindre avec seulement quatre semaines de vacances. Mais alors pour nous autres les professeurs ce serait l’épuisement total ? Les gosses sont fatigués ? C’est scandaleux ! Qui fatigue les gosses ? Qui leur donne du travail au point qu’au bout de 7 semaines ils ont besoin de souffler ? Il suffirait de leur donner moins de devoirs. L’école devrait comprendre qu’un enfant de 6 ans n’a pas le même rythme qu’un ado, qu’un pré-ado, etc. L’école ne réfléchit pas aux demandes des enfants. Ils doivent se soumettre au monde des adultes qui définit à quel rythme on doit apprendre. On leur impose un rythme fou contre nature.

    Les enseignants, fatigués ? Mais ils ont trop de vacances, voyons !

    Si les enseignants ont des vacances en été, c’est parce qu’à la fin du XIXe siècle, la France était à plus de 60% une société paysanne. Or jamais les paysans n’auraient accepté de laisser leurs enfants à l’école pendant les travaux des champs. Il fallait qu’ils les aident. Les enseignants étaient donc, durant cette période, au chômage technique. En 2006, 5% de la population est paysanne, 95% vit dans les villes. Il n' y a plus de travaux des champs mais les enseignants partent toujours en vacances ! Et l’été, les gosses restent dans les quartiers. Il y a un divorce complet entre les congés des enseignants et ce qui se passe pour les enfants. Les professeurs devraient se préoccuper un peu plus de ce que deviennent les enfants pendant ces deux mois.

    Je suis en verve, en ce moment, mais il est difficile de ne pas faire de relations avec les déclarations de Dominique Strauss-Khan, au mois de septembre de la même année, estimant que le métier d'enseignant n'était pas un métier difficile ni fatigant, ou encore de Ségolène Royal, toujours la même année, proposant de flanquer les enseignants 35 heures dans les établissements et conspuant ce tas d'incapables se contentant de faire leurs dix-sept heures (sic!) !

    Le problème, c'est que la gauche et les verts n'ont nullement renoncé à leur antienne. La preuve, lors du colloque organisé par Vincent Peillon, il était mis en avant de revoir les rythmes scolaires et le temps de travail des enseignants (temps d'ouverture des écoles).

    Plusieurs partis politiques sont désormais prêts à monter sans scrupules la population française contre ses enseignants, comme au temps de Claude Allègre. A côté, l'UMP, qui n'a jamais évoqué ces sujets, va passer pour modérée (à raison ?).

    Il est, une nouvelle fois, très regrettable de voir le MoDem joindre sa voix à ces balivernes. Je veux bien que le MoDem participe aux rencontres sur l'éducation organisées par l'Espoir à Gauche, mais si c'est pour se fondre dans la doxa ambiante sans faire entendre une voix originale, ce n'est pas la peine d'y aller.

    Je ne conçois pas que l'on puisse donner la moindre légitimité, dans de tels débats, à un individu comme Gabriel Cohn-Bendit, qui passe son temps à insulter les enseignants, quand, dans le même temps, Vincent Peillon renonce à offrir un ticket d'entrée à Brighelli. Gaby Cohn-Bendit ne semble pas gêner les huiles pédagogos invitées à ces colloques, et les protestations du MoDem, au colloque précédent, ont été bien molles, là où il eût fallu déclarer le casus belli.

    A la décharge de la gauche, il demeure toutefois quelques voix originales pour penser autrement : il n'est pas de mon camp, mais je rends ce satisfecit à Mélenchon pour s'être toujours abstenu de casser du prof, tout en prônant une éducation d'excellence. Espérons qu'il soit suivi sur ce point par le Front de Gauche.

    J'appelle une nouvelle fois le MoDem à clarifier ses positions.

  • L'excellence, des compagnons aux grandes écoles

    Je suis vraiment de mauvaise humeur, ce matin : je ne puis m'empêcher de ruminer sur le sort que la totalité des partis politiques, désormais, réserve aux parcours d'excellence dans notre système scolaire. Tout le monde (sauf Bayrou) s'accorde pour tirer à vue sur nos meilleures formations, à commence par les grandes écoles françaises (spécialité des Descoings, Sarkozy, Châtel and co...).

    Je trouve cela triste, parce que la tradition de l'excellence est forte, chez nous : plus forte que dans tous les autres pays. C'est une chose dont les classements PISA et ceux de l'Université de Shangaï ne rendent aucunement compte. Pour former des élites, nous sommes bons, voire très bons. Et pas seulement dans les études dites supérieures ; dans le domaine professionnel, nous avons les excellents Compagnons du Tour de France. Par intellectualisme imbécile et idéologie lénifiante, la classe politique et les enseignants (et cette fois, on peut les pointer du doigt) n'ont cessé de tirer à boulets rouges contre les professions manuelles. On voulait "éduquer" les ouvriers, et résultat, on est incapable de changer une ampoule chez soi aujourd'hui. D'ailleurs, au sein même des collèges, la "technologie" a remplacé l'utile éducation manuelle et technique. Une terminologie morale (seule concession que je ferai aux pédagogos) a, à vrai dire, fait des ravages conséquents : l'habitude idiote et humiliante de distinguer "bons" et "mauvais" élèves. Il y a des élèves qui sont en difficultés, d'autres noms. "bon", "mauvais", cela renvoie à un jugement moral qui me paraît insupportable. On a donc pris l'habitude d'orienter les "mauvais" élèves vers les voies professionnelles...

    Et pourtant, elles existent ces formations professionnelles de grande qualité, d'une exigence bien supérieure à ce que l'on demande aux glandus qui passent le bac de nos jours. Les écoles Boule, Ferrandi, les Compagnons, voilà des références qui font le tour de la planète et attirent une élite venue des quatre coins du monde.

    Prenons les Compagnons : en réalité, on pourrait envisager des conventions sérieuses entre l'Éducation Nationale et les Compagnons du Tour de France : seulement voilà, c'est une école exigeante s'accomodant très mal de l'égalitarisme forcené qui caractérise désormais les dernières réformes de notre système éducatif. Il ne s'agit plus de construire une école pour chacun, mais une école pour tous : le fameux "lycée pour tous" de Richard Descoings. D'ailleurs, "tous", à mes yeux, c'est nécessairement exclusif de "chacun".

    J'apprécie la philosophie qui accompagne la formation que dispensent les Compagnons, l'idée qu'il n'y a pas un nombre d'années de formation standard, mais que vient un moment où, chaque individu, selon ses rythmes, sa motivation, son parcours est prêt, et ce moment n'est pas nécessairement le même que celui du voisin. L'idée du Chef d'Oeuvre s'opppose radicalement à notre sacro-sainte moyenne dont on fait, désormais, l'alpha et l'oméga de l'évaluation :

    Mais il faut bien comprendre que chez les Compagnons, l'expérience est aussi importante que les diplômes. Les années de Compagnonnage permettent à chacun de progresser à son rythme. Un élève peut devenir Compagnon au bout de 2 ou de 5 ans. Il présente sa « Maquette » ou « Chef d'œuvre » lorsqu'il se sent prêt.

    Petit à petit, ce sont  les derniers pans de ce qui a fait notre grandeur qui s'effondrent petit à petit, sous les coups de boutoir répétés des idiots utiles, arrivistes et réformistes forcenés des couloirs des ministères.

  • Cap21 blackboulé par les Verts

    Tiens tiens tiens : témoignage intéressant au possible sur le blog d'un militant cap21. On y trouve un communiqué officiel de la direction régionale de Cap21 des plus instructifs.

    Voilà Cap21 là-bas gros Jean comme devant...Avoir lâché le MoDem, ils se retrouvent donc complètement marginalisés. Je juge, au demeurant, assez gonflé de revendiquer une large part du score du MoDem sur leur seul nom comme argumentation auprès d'Europe-écologie. Ces derniers n'ont d'ailleurs pas été dupes.

    En somme, si je résume bien ce que voulaient les représentants de Cap21 là-bas, c'est des places en surfant sur le succès d'Europe-écologie aux européennes...

  • Qu'est devenu Bohort ?

    bors.gifTiens, je me pose une question quasiment depuis ma plus tendre enfance : j'ai lu l'intégralité de la geste des chevaliers de la Table Ronde, et je sais à peu près comment ont fini mes héros favoris. Lancelot et Hector des Mares, par exemple, dans un monastère comme prêtres chantant. Arthus, emmené par la Dame du Lac après son dernier combat. Mais Bohor, le troisième meilleur chevalier du monde, après Galahad et Perceval, qu'est-il devenu, lui ?

    Je sais qu'il a récupéré les terres de Claudas, qu'il a vengé son frère Lionel, mais après, je ne sais pas ce qu'il devient et aucun des contes que je connais ne semble en parler.

    Si quelqu'un a une source, je suis preneur...