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  • Souvenez-vous, j'avais acheté des chaussettes Archiduchesse Made in France

    Autre son de cloche, aujourd'hui, que l'évocation pas vraiment radieuse de mon premier lave-vaisselle Made in France :  parlons chaussette, c'est plus simple et plus sympa.

    Alors que François Bayrou avait placé au coeur de sa campagne électorale une relance de la production nationale via le label Made in France, votre fidèle serviteur qui n'en était pas à son coup d'essai, découvrait la gamme Archiduchesse pour sa petite duchesse.

    Ce sont mes mouflets qui ont testé les premiers, mais, pour tout vous dire, j'ai été tellement content de la qualité des Archiduchesse que j'en ai acheté aussi pour moi.

    Alors déjà, j'ai une bonne nouvelle, amis lecteurs : les chaussettes Archiduchesse ne rétrécissent ni au lavage, ni au séchage (mais comme tous les habits, elles n'aiment pas tellement cette seconde option). Là-dessus, j'ai une technique éprouvée si vous utilisez un sèche-linge : quand le cycle de lavage de votre machine est fini, sortez vos chaussettes Archiduchesse et étirez les, je ne dis pas au maximum mais allez-y quand même. Placez dans votre sèche-linge, quand le cycle de séchage est terminé, elles restent étirées. Franchement, si vous avez le choix, l'idéal, c'est de faire sécher sur un fil : le linge est bien plus doux, bien moins froissé et sent bon. Le bonheur, c'est si vous avez un jardin et qu'il y a du vent (et encore mieux, du soleil avec) : le linge sèche en un après-midi, est presque repassé (à condition de l'avoir étendu bien proprement) et sent bon. Topissime.

    Revenons à mes archiduchesses : ce que j'apprécie par-dessus tout, c'est leur solidité : vous pouvez vous laisser pousser des ongles de sorcière aux doigts de pied, elles ne percent pas. Faites la même chose avec n'importe quelle autre paire de chaussettes d'une autre marque, vous pouvez lui dire adieu dans un délai relativement bref.

    Particulièrement, les soquettes sont quasi-increvables. C'est du bon textile. Les longues et mi-longues sont moins solides, mais elles tiennent tout de même bien la route. Je reviens sur mes soquettes dont je raffole tant elles sont résistantes : quand je dis increvables, j'entends par là qu'elles résistent à tout quelle que soit la régularité avec laquelle vous les mettez.

    Côté couleurs, c'est pas mal aussi, mais, il faut être honnête, les couleurs vives ont assez vite fait de ternir dès lors que vous les passez au sèche-linge.

    Mais enfin, pour moi qui aime les choses robustes, franchement, Archiduchesse est en pole position. N'hésitez pas à faire un petit tour chez eux. Pour information, même la teinture du fil de coton est réalisée en France !

    EDIT : j'ai oublié un détail dans les points positifs. Une chaussette archiduchesse vous tient la cheville ou le mollet, selon sa longueur. Elle ne passe pas son temps à vous redescendre le long de la jambe comme certains modèles à bas prix assez pénibles.

  • Achat made in France, retour sur mon lave-vaisselle Brandt

    J'ai écrit à intervalles réguliers plusieurs billets sur les achats que je réalisais de produits fabriqués partiellement en France. Plusieurs mois à deux ans après, cela ne me paraît pas inutile de faire partager mon expérience. 

    Si certains produits m'ont donné toute satisfaction, ce n'est pas le cas du lave-vaisselle dont j'ai fait l'acquisition en janvier 2012.

    Une vraie merde.

    Il faut appeler un chat un chat (et j'aime bien les chats, pourtant). Premiers dysfonctionnements dès les six premiers mois. L'appareil tend à remplir d'eau l'intérieur de sa porte s'il y a la moindre fissure. Dès que cela se produit, il se met en panne. Dans un tel cas, il faut le basculer en avant pour le vider de son eau. Encore faut-il le savoir ! Il s'agissait d'un encastrable dont la hauteur était réglable via des vis de plastiques en fait de pieds. 

    De l'authentique camelote.

    Très vite, le pas de vis s'est détérioré si bien que mon lave-vaisselle passe le plus clair de son temps à s'abaisser sur un pied, petit à petit, et donc à pencher, jusqu'au jour où la porte se remplit...

    J'ai connu un autre épisode au cours duquel mon lave-vaisselle laissait les couverts, les assiettes et les verres dégueulasses. Il faut savoir que les pales des lave-vaisselles comportent des petits trous et que les débris alimentaires, pépins de tomates et a fortiori de citron en tête ont l'habitude de s'y loger. Les moindes oublis sont donc fatals. J'ai mis beaucoup de temps à identifier ce problème ; c'est un réparateur darty qui connaissait son métier qui me l'a indiqué (les précédents semblaient tout ignorer de la mécanique que leur employeur vendait, apparemment...).

    L'inconvénient, c'est que les pales s'usent, à force, et que les trous s'ébrèchent, laissant passer de plus en plus de choses. 

    Et comme du côté des pièces détachées, c'est le parcours du combattant, il ne faut pas espérer trouver les composants qu'il faudrait changer.

    Pas moyen de changer le panier des couverts, très dégradé en moins de deux ans, et pour enfoncer le clou, n'espérez pas laver de grandes assiettes dans ce lave-vaisselle, sauf à les placer sur le bord sinon les pales les heurteront.

    Parlons-en encore des pales : l'espèce de vis de merde de plastique qui tient la pale supérieure étant en voie d'usure avancée, il semble bien que cette dernière commence à se décaler vers le bas et menace potentiellement de tomber. 

    Dans la catégorie pas du tout futée, sachez que tous les boutons de commande sur l'encastrable sont sur la tranche de la porte, ce qui signifie qu'ils sont inaccessibles une fois cette dernière refermée. Bien joué...

    La piètre qualité de l'appareil n'est peut-être pas étrangère au fait que l'usine française qui l'assemblait a finalement fermé...

    Je ne serais pas juste si je n'en profitais pas pour coller un coup de matraque aussi sur la tête de Que Choisir. C'est sur la base d'une de leurs études comparatives que j'ai acheté mon lave-vaisselle Brandt. Dans leur classement, il se positionnait plutôt bien (dans les six premiers appareils). Je me demande comment ils peuvent réaliser leurs tests sur des appareils récents alors qu'ils n'ont pas de recul dessus.

    Vous l'avez compris, après un coup comme celui-là, je vous déconseille formellement d'acheter un Brandt. Pour info, il s'agit d'un VH13TFW. Pour ne pas terminer sur une note 100% noire, il a tout de même une qualité : quand il marche, il est très silencieux. On peut faire une sieste à côté sans problème.

    Il ne reste plus qu'à évoquer mes autres achats Made in France, maintenant, mais ils feront l'objet d'autres billets.

  • Qui va autoriser ou interdire les nouveaux aliments ?

    Marielle de Sarnez signale dans sa dernière lettre la venue d'un texte législatif très important au Parlement européen dans peu de temps : il s'agit de fixer les règles et procédures pour autoriser de nouveaux aliments sur le marché européen.

    Je ne suis pas expert de la chose mais j'ai lu avec beaucoup d'attention les conclusions d'une commission sénatoriale sur le sujet et il ne m'a semblé y lire que de bonnes choses.

    Ce que je comprends, c'est que la Commission voudrait simplifier les processus en ne confiant qu'à un seul organisme de contrôle, européen cela va de soi, l'EFSA et, en somme s'asseoir tranquillement sur nos agences sanitaires nationales. Je ne dis pas qu'elles sont parfaites, et je reconnais qu'un aliment peut attendre jusqu'à dix ans avant de se voir enfin autorisé, mais elles ont le mérite de multiplier les précautions. 

    Marielle de Sarnez suggérait de ne pas traiter de la même manière les aliments traditionnels d'autres pays et les fabrications ex-nihilo ou presque à partir de nano-particules alimentaires. 

    Eh bien je suis d'accord et voilà ce que je propose : à l'Union européenne de valider l'existant, c'est à dire des plantes ou autres consommées par d'autres populations ailleurs dans le monde. Mais quand il s'agira de nourritures artificielles, le principe de subsidiarité devrait s'appliquer à 100% et chaque pays décider des règles qu'il applique.

    On peut évidemment se dire que cela créera des niveaux de sécurité alimentaire variables d'un pays à l'autre, mais, comme Français, je préfère l'exigence dans mon pays à un dénominateur européen commun le plus petit.

    Puisque Marielle de Sarnez sera rapporteur pour le groupe ADLE sur l’avis qui sera rédigé par la commission parlementaire du commerce international, je ne cache pas que j'attendrai avec impatience ses premières conclusions et ses premiers éclairages.

  • Bayrou et le barrage de Sivens : le ton juste.

    Ce que j'aime chez Bayrou, c'est qu'il ne me déçoit jamais. Depuis que je le suis je ne l'ai jamais entendu céder une seule fois aux sirènes de la démagogie ou à la facilité. Dans toutes les situations où il est tentant d'appuyer là où ça fait mal simplement pour mettre en difficulté l'adversaire, Bayrou, lui, choisit toujours d'élever le débat.

    J'ai apprécié à sa juste valeur ses prises de position sur le barrage de Sivens. Il a jugé, à raison, indécent d'exploiter dans un sens ou dans l'autre le décès dramatique de Rémi Fraisse. Il a eu le courage de dire clairement que le Ministre de l'Intérieur ne pouvait être tenu pour responsable de ce décès et il observe, une fois encore avec hauteur que la plupart de nos précédents responsables à ce poste ont essayé de trouver un équilibre (et il n'est pas facile !) pour empêcher les désordres sans dégâts matériels et accidents humains. C'est aussi mon sentiment. 

    Je ne connais pas vraiment la situation locale alors il m'est difficile de me prononcer, mais j'observe que tous les élus locaux des environs étaient favorables au barrage. 

    Comme l'observe très justement Bayrou, il semble que des décisions politiques ne puissent plus s'exécuter sans générer automatiquement de la violence, fût-elle d'une minorité. Je le rejoins encore quand il analyse que « l’ensemble de nos mécanismes de décision et d’action est à revoir parce qu’il est désespérant pour le citoyen d’avoir des décisions jamais suivies d’effets sur aucun sujet». Mais j'y ajouterais autre chose : il y a un vrai problème de confiance. Décideurs, maîtres d'ouvrage et et bâtisseurs sont joints par des liens inextricables qui fleurent bon le conflit d'intérêt. Et quand des études d'impact sont réalisées, on a le sentiment qu'elles atterrissent dans la poubelle car elles ne sont suivies d'aucun effet. A quoi sert-il d'interroger les gens si c'est pour ne finalement pas tenir compte de leurs avis ?

    Je me trompe peut-être, mais j'ai le sentiment que l'habitude de s'asseoir sur l'avis de ceux qu'on consulte finit par générer de l'énervement et des tensions. Ceci ne signifie pas que tout projet doit être bloqué à la moindre consultation, mais que les différents acteurs doivent jouer cartes sur table.

  • Marine Le pen stratosphérique !

    Étant donné le dernier sondage publié par l'IFOP on peut dire que la gauche est cuite et recuite pour longtemps. Marine Le pen côtoie, atteint ou dépasse les 30% dans quasiment tous les cas de figure tandis qu'aucun candidat socialiste ne dépasse 15%. Au passage, ces estimations rendent caduques en même temps que ridicules les tenants d'une autre politique et les querelles en général dans le camp socialiste. Les Français ne veulent plus de la gauche, et d'ailleurs, elle atteint à peine 30% tous candidats confondus.

    Le centre n'est pas assez puissant pour être présent au second tour, sa seule chance serait une candidature Fillon, mais ce dernier n'a aucune chance d'être désigné par la droite.

    Ce sera donc la droite, et, Sarkozy ou Juppé.

     Cette élection présidentielle sera aussi la dernière chance de la droite et par suite de la France avant impact contre le mur nationaliste.

  • Réduire les indemnités chômage des cadres ? et puis quoi encore ?

    Dans les propositions aussi débiles que parfaitement injustes dont j'ai pris connaissance sur les possibles économies que nous impose l'état de nos finances, il y a l'idée de plafonner les indemnités chômage. On verrait ainsi des cadres qui gagnent de 3 000 à 6 000 euros se retrouver dès les premiers mois de chômage à 2000 euros et quelques de revenus.

    Riche idée, non ? Sus aux riches et mort aux Koulaks, tous les moyens sont bons, puisqu'ils coûteraient cher. 

    Rien n'est plus faux : les cadres financent en réalité l'essentiel des assurances chômage par leurs cotisations, et même chose pour la santé. Très rarement en arrêt-maladie, ils sont peu au chômage également et travaillent la plupart du temps jusqu'à la limite d'âge.

    Ce sont les mêmes qui ont absorbé par leurs impôts sur le revenu les hausses socialistes et dont les dernières lubies égalitaristes mais surtout hypocrites ont fait chuter, dès 2016, les allocations familiales, pour ceux qui ont des enfants.

    70% des Français seraient favorables à cette limitation. Moi, je dis d'accord, mais dans ces conditions, que l'on limite aussi les cotisations des cadres. On verra alors si les plus furieux des néo-bolcheviks continueront de porter cette mesure minable.