Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • J'espère qu'elle se trompe !

    Nom de... Il y a plusieurs mois, alors que je n'aurais pas donné un ancien franc de la peau de Sarko à l'Élysée, ma compagne m'a assuré que j'avais tout intérêt à me méfier : elle pressentait qu'il serait réélu et que les Français oubliaient très vite. Pour elle, en campagne, c'était un malin, et, à tous les coups, il allait réussir à se faire réélire président.

    Je ne l'ai pas crue.

    Je lui ai assuré qu'il était foutu. Je ne le donnais pas à plus de 22%. Et là, il monte inexorablement vers son socle de 2007 et Hollande baisse tendanciellement depuis trois mois.

    Ah non ! Pas Sarko 5 ans de plus, pitié !

    A vrai dire, à gauche, quand on voit l'autre, Mélenchon, là...Je vais être franc : si celui-là il est au second tour contre Sarko, ça va me faire mal au coeur, mais je vote Sarko, que cela soit dit. Et je connais plus d'un centriste qui en fera autant.

    Non mais vous l'avez vu, celui-là, avec son programme de confiscations et de spoliations à tout va, son épuration programmée des médias. Et ses promesses !

    Un SMIG à 1700 euros ? T'es comique, mon gars. C'est un fait établi : plus tu crées de rigidité dans le droit du travail, plus , en somme, des statuts sont rigides, plus en contre-partie il se crée de la précarité pour rétablir de la souplesse. Des temps partiels, des contrats aidés, des stages, et cetera, de l'interim, toutes choses qui permettent aux entreprises de desserrer l'étau.

    La plus belle illustration de cet état de fait, c'est l'administration française et la fonction publique : à côté des statuts protégés, il y a des contractuels sous-payés, des temps partiels imposés sans parler des basses oeuvres sous-traitées au privé pour des salaires de misères, contraignant nombre de salariés modestes à cumuler deux emplois.

    Bien sûr, il ne s'agit pas de s'aligner sur un droit du travail à la chinoise, mais on trouve entre ces deux extrêmes des solutions pondérées. Le contrat de travail à droits progressifs que propose Bayrou, par exemple.

    Je suis désolé que Bayrou ne parvienne pas à faire valoir davantage ses propositions raisonnables et intelligentes dans cette campagne qui plonge dans la torpeur. 

    En tout cas, une chose est certaine : pas de guignolo à la tête de l'État, ni de droite, ni de gauche. Si cela doit être Hollande, bien qu'il promette n'importe quoi et dise comme d'habitude OUI à Jacques et Paul, l'un qui veut taxer le capital et l'autre qui veut le protéger, on peut penser qu'il ne fera pas n'importe quoi malgré tout.

    Cela dit, j'ai beaucoup aimé la réponse de Bayrou à sa taxe à la con de 75% de Hollande : ça veut dire quoi ? Qu'on veut empêcher quiconque de s'enrichir en France parce que c'est mal ? Quel signal débile (et inutile en plus, ça rapporte trois fois rien !!!) envoyé à l'esprit d'entreprise !

    Bref, je n'ai pas le goût à écrire par les temps qui courent...

  • Bourse étudiantes : étendre et réformer ce n'est pas synonyme !

    Elle gonfle, la sphère médiatique : elle croit faire son métier en essayant de coincer Bayrou sur son programme. Soyons clair : jamais Bayrou n'a promis de généraliser les bourses étudiantes aux classes moyennes. Ça, c'est l'interprétation des journalistes du Monde.

    Il a dit qu'il fallait réformer ce système de manière à ce que les classes moyennes puissent aussi en profiter. C'est texto ce que dit son programme.

    La réforme qu'il propose, c'est un système d'engagement et il l'a très clairement énoncé : 

    Je préfère avoir des bourses d'engagement", une bourse "en échange du soutien que [les étudiants] pourraient apporter dans les collèges et lycées, ou bien en échange d'un engagement dans le monde universitaire, pour laisser les bibliothèques ouvertes plus longtemps.

    En fait, cela me paraît tout simplement une excellente idée. Plutôt que de promettre la lune façon Mélenchon, Hollande & cie, Bayrou proposer d'utiliser judicieusement les maigres moyens qui sont les nôtres pour améliorer la vie universitaire (extension des heures d'ouverture des bibliothèques universitaires par ce biais, c'est plus qu'une excellente idée) ou pour aider les élèves en difficulté dans les établissements scolaires (généralisation de l'aide aux devoirs).

    Cela ma paraît clair, rigoureux et un contrat très honnête tout en permettant aux étudiants de trouver de nouvelles ressources. Et au moins, on sait que c'est financé.

    Il n'y a pas de bourde de Bayrou n'en déplaise aux journalistes.

  • Bayrou, si même eux le disent...

    Love Bayrou...Quelques avis autorisés à propos de Bayrou :-)


    Love Bayrou... par le_flambard

  • Bayrou peut susciter l'adhésion...s'il le veut !

    François Bayrou atteint désormais des seuils stratosphériques en côte de popularité désormais, dans les derniers sondages. Il passe dans le dernier sondage IFOP la barre des 70% de bonnes intentions.

    Comment François Bayrou pourrait-il convertir ces a priori favorables en intentions de vote sonnantes et trébuchantes ? Très simplement. Sans prétention, en suivant mes conseils et ceux de Mathieu Maire du Poset de Marianne, qui fait exactement la même analyse que moi. A la différence que j'avertis du risque de stagnation depuis le début du mois de janvier.

    Bayrou a eu une excellente intuition en début de campagne : il a senti que l'emploi pouvait être au coeur des préoccupations de cette campagne. Il a eu une idée qui sortait des clous, et, pour cette raison, elle a fait mouche : associer l'emploi, la consommation et la nécessaire revitalisation de l'industrie sur notre sol sous le sigle du "Made in France".

    Le problème, c'est que depuis, sur le chapitre de l'économie, le principal à mon avis dans cette campagne, plus rien. Or, c'est là-dessus que l'électorat peut se décider si on le séduit.

    Il ne s'agit plus de réciter ses gammes, comme le fait observer à juste titre Mathieu, mais bien de propulser en avant de nouvelles et fulgurantes idées sur les thèmes qu'il a commencé à développer et de viser juste d'un coup.

    Le Made in France, c'est une très bonne idée, mais comment le faire concrètement ? Ensuite, que faire d'autre que le Made in France pour stimuler la création industrielle et entrepreneuriale en France ? Comment faire en sorte que cette stimulation aboutisse à de l'emploi et des hausses de pouvoir d'achat ? Que dire, enfin, à tous ces ouvriers et ouvrières qui perdent leurs emplois parce que les usines ferment ? Quoi leur proposer ?

    Si Bayrou peut répondre précisément à toutes ces questions, avec des réponses novatrices, il peut encore renverser la vapeur. Dans le cas contraire, je pense qu'il fera malgré tout un résultat honnête, mais à l'issue de l'élection présidentielle, il ne sera pas en situation de décider du sort de la France...

    François, tu sais ce qu'il te reste à faire, et puisque tu le sais, fais-le vite, maintenant, parce que le temps presse.

  • Le nouveau visage de la démocratie française

    Tous pareils, est-ce inéluctable, en politique ? J'ose encore espérer que non. Si François Bayrou est élu, il tranchera immédiatement la question des conflits d'intérêt par un grand référendum sur la vie publique. En voici les grandes lignes :

    Elu Président de la République le 6 mai, j'organiserai le 10 juin, jour du premier tour de l'élection législative et en même temps que celle-ci, un référendum de moralisation de la vie publique en France.

    - mettre fin au cumul des mandats

    - pas de vote aux assemblées sans présence, obligation d'assiduité aux séances parlementaires.

    - modification du mode de scrutin pour pouvoir représenter tous les courants politiques.

    - réduction du nombre de députés et de sénateurs

    - reconnaissance du vote blanc

    - obligation de partié renforcée

     Je renforcerai l’obligation de parité pour que l'on sorte enfin de cette anomalie qui met la France à la 61ème place parmi les pays du monde pour la place des femmes dans la vie publique.

    - suppression des micro-partis de complaisance

    - définition du conflit d'intérêts et obligation de déclaration publique des intérêts privés avant entrée en fonction. Fixation des incompatiblités.

    - mise en place d'une autorité de déontologie de la vie publique qui pourra être saisie directement par les citoyens et empêchera le retour dans la vie publique avant une période de dix ans des élus condamnés pour corruption.

    - indépendance de la justice et  nouveau statut pour le Garde des Sceaux, dont la nomination devra être approuvée par une majorité renforcée du Parlement.

    - terme mis à la procédure scandaleuse qui fait de la nomination des présidents de l'audiovisuel public l'apanage personnel du chef de l'État.

    Voilà comment, en quatre semaines et un dimanche, la démocratie française prendra un nouveau visage.