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  • Jacques Courmontagne se présente au nom du Modem en Gironde

    courmontagne.jpgPas facile de suivre l'actualité des législatives partielles, la presse ne l'évoque presque jamais hors la presse régionale. Jacques Courmontagne, Président du Directoire du fonds de garantie des assurances de personnes (en résumé, si vous avez un très gros problème et qu'il faut faire jouer votre assurance, c'est ce directoire et ce fonds auxquels s'adressera votre assurance), portera, haut, espérons-le, les couleurs oranges du  Mouvement Démocrate dans la 8ème circonscription de la Gironde.

    Jacques Courmontagne, qui est aussi adhérent de Cap21, le mouvement de Corine Lepage, a un projet centré en priorité autour du développement durable. Voici, d'ailleurs, ce qu'il expose sur son blog à ce sujet. Entre autres, il y propose un projet global et concret, dont l’objectif est de mettre en œuvre progressivement et de manière pérenne le développement durable à l’échelle d’un territoire. Ce projet doit être porté par la collectivité et mené en concertation avec tous ses acteurs : élus, habitants, associations, entreprises, structures déconcentrées de l’Etat, réseaux de l’éducation.

    Interrogé par le quotidien régional Sud-Ouest qui demandait à chaque candidat quelle serait sa priorité sur la circonscription, voici ce qu'il a répondu :

    La première, c'est une intercommunalité unique. Je ne suis pas le seul à la souhaiter, mais il faut vraiment la faire, en débordant les intérêts privés des dirigeants de chaque commune qui ont donné, jusqu'à présent, ce tissu d'intercommunalités auquel le citoyen ne comprend rien. Réagir aussi contre la spéculation foncière autour du bassin d'Arcachon, et trouver des remèdes à cet échange des populations, ceux qui viennent s'installer et ceux qui ne peuvent plus y vivre. Je rêve aussi d'être un juge arbitre entre les pouvoirs locaux, le Conseil général et le Conseil régional qui sont à gauche, et la plupart des communes qui sont à droite, cause de blocages sur des choses importantes. Mais également oeuvrer pour le développement durable à la croisée de l'économie, l'environnement et les hommes, développer les nouvelles techniques de l'agriculture, poursuivre la pression pour protéger les ostréiculteurs ou encore développer un transport sur le territoire.

    Il précise également ses priorités pour le bassin sur son blog :

    - Maintenir la pression sur les problèmes ostréicoles non traités dans le passé.
    - Étendre les réseaux de transports non seulement autour de bassin, mais en liaison avec ceux de l’ agglomération bordelaise pour une meilleure économie du pouvoir d’achat et de l’ environnement.
    - Bien sûr penser environnement à chacune de nos décisions, et particulièrement aux équilibres démographiques et la construction, dans un schéma de cohérence territoriale consenti par tous et pas seulement par les majorités en place.

    Enfin, Le candidat démocrate résume ses vues et la vision de sa fonction s'il est élu député sur sa profession de foi.

    Jacques Courmontagne fait partie de l'opposition sur la presqu'île de Lege Cap-Ferret.

    Rappelons aussi que Jacques Courmontagne est spécialiste des risques engendrés par la Crise et notamment ceux encourus par les épargnants. Aussi, le 07 octobre dernier, il avait répondu aux questions des internautes lors d'un chat organisé par le quotidien les Echos. L'avantage d'un député comme ce dernier, c'est qu'au moins, s'il est élu, et qu'il faut prendre des décisions en rapport avec l'épargne et la crise, lui, au moins, saura de quoi il parle...Un atout indéniable en temps de crise !

    Le premier tour de l'élection législative aura lieu le dimanche 23 novembre, et le second tour, le dimanche 30 novembre.

     

     

     

  • Femme de l'année à 10 ans !

    Nojoud.jpgJe viens de trouver l'information sur Cozop, en provenance du blog contre-dits : un magazine américain vient d'élire femme de l'année la petite Nojoud Ali, une enfant yéménite de 10 ans. Souvenez-vous, l'affaire avait éclaté en juin 2008. Delphine Minoui, du blog Chroniques Orientales, nous en dit plus. C'est au magazine Glamour que revient le mérite d'avoir élu cette courageuse enfant. Nojoud Ali, mariée de force et abusée sexuellement par un mari de 20 ans son aîné, avait obtenu le divorce, après avoir ému le juge Mohammed al-Ghadhi à qui elle avait conté son histoire. Cette histoire avait causé un choc dans l'opinion yéménite, chose rare dans ce pays, et une mobilisation rare s'était ensuivie, sous l'égide de Shada Nasser son avocate.

    Il faut savoir qu'au Yémen, les lois tribales permettent ces mariages et l'emportent souvent sur la loi nationale. Les autorités religieuses font preuve de lâcheté et n'osent pas condamner clairement ces pratiques par crainte que l'on associe le Prophète à leur condamnation en raison de l'âge d'Aïcha dans le Coran. Mais en réalité, les familles qui acceptent les contrats de mariage à 10 ans font stipuler que le mari doit être respectueux et ne pas toucher l'enfant avant sa maturité sexuelle estimée là-bas à 15 ans. Nojoud Ali veut devenir avocate, désormais, et j'espère qu'elle va y réussir.

    L'espoir, c'est que depuis cet événement, une dizaine d'autres petites filles ont entamé un procès similaires contre leur "mari". L'excellent choix du magazine Glamour, je l'espère va contribuer à lutter contre ce fléau.

    Delphine Minoui, sur son blog, a rapporté la première journée de classe de Nojoud, le 25 septembre dernier. Au passage, je recommande cet excellent blog que j'ai découvert à l'occasion de ces évènements, et qui s'en va rejoindre ma blogroll livre des merveilles.

  • Jean Lassalle et le silence des agneaux

    Lassalle.jpgJ'ai trouvé cette excellente intervention de Jean Lassalle, député MoDem, à l'assemblée nationale, qui m'a bien plu. Voilà quelqu'un qui ne fait pas de la langue de bois. Il a une manière de rentrer dans le lard de l'écologiquement correct qui me fait bien rigoler...Cela se passait le 09 octobre dernier à l'Assemblée Nationale...

    Étant non inscrit, c’est la première fois que je prends la parole et je vous suis très reconnaissant, monsieur le président, d’avoir accepté de me la donner.

    Je commencerai par une citation – de moi :

    « Pendant que tu dissertes du monde des spéculateurs, tes campagnes meurent dans le silence des agneaux. » (Sourires.)

    Je salue l’exercice difficile auquel se sont livré Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour avoir essayé moi-même à plusieurs reprises de concilier, certes dans un cadre beaucoup plus restreint des intérêts divergents et contradictoires, je ne peux que saluer ce qu’ils ont réussi à faire avec ce texte de loi. Mais je ne partage pas votre bonheur. Je suis malheureux.

    Patrick Ollier parlait tout à l’heure du rôle que le général de Gaulle avait redonné à l’État. Or, depuis trente ans, ce rôle s’est affaibli jusqu’à disparaître, condamnant l’égalité des chances ainsi qu’une certaine idée de notre pays et de ses campagnes.

    Aujourd’hui, l’État n’intervient plus dans nos campagnes que pour émettre des directives, des textes, toujours plus contraignants. Ces campagnes, qui représentent 70 % de notre territoire, n’ont pourtant pas démérité, pour la plupart ; la nature y est restée exceptionnellement belle ! Mais de plus en plus souvent, hélas !, nos communes perdent leurs agriculteurs, leurs artisans – elles n’ont plus d’avenir.

    Je crains que ce texte sur le Grenelle ne soit qu’une couche de feuilles supplémentaires qui s’abatte sur nous, et nous empêche plus encore de respirer, de faire le moindre projet.

    Je serai bref, et ne prendrai que deux exemples : le Grenelle de l’environnement a supprimé le projet de liaison autoroutière entre Pau et Oloron – elle était pourtant prête, et devait se substituer à la tragique RN134 qui voit, chaque dimanche matin, agoniser des jeunes de vingt ans qui rentraient seulement chez eux. Dans le même temps, on supprime la maternité : les femmes qui auront encore le courage de vivre dans ces régions devront faire deux heures de route pour aller accoucher à Pau. C’est dur à vivre.

    Je suis aussi abasourdi par l’évolution du vocabulaire ; j’ai fait le pari que, pendant ces huit jours, nous allions employer au moins un million de fois les mots « développement durable » – ils sont très à la mode, mais concrètement, que nous apportent-ils ? J’aimerais le savoir.

    J’aurais aimé une démarche ambitieuse pour nos territoires, pour nos campagnes, pour nos villages. Nous parlerons, certainement, des villes et des banlieues ; nous débattrons de grands principes qui ne se traduiront jamais dans les faits ; comme on ne pourra pas tout réaliser, j’ai bien peur qu’on ne se rabatte une fois de plus sur la contrainte, et que celle-ci ne pénalise une fois de plus nos campagnes.

    Je vous en dirai un peu plus à propos d’un autre article ; pour le moment, je propose simplement d’élever Nicolas Hulot au rang de père de la Nation, et même, profitant des bonnes relations qu’entretient le Président de la République avec le pape, de le canoniser. (Sourires.) Il serait en effet prudent de le mettre à l’abri de la justice.

  • Hannah, une enfant de 13 ans peut-elle choisir de mourir ?

    HannahJones.jpgLe cas de Chantal Sébire, en mars dernier, avait bouleversé la France. Mais celui d'Hannah Jones risque de nous frapper de stupeur encore bien plus. Il s'agit d'une enfant de 13 ans, hospitalisée à de nombreuses reprises et victime d'une cardiomyopathie contractée à la suite d'un traitement contre une leucémie à 5 ans. Elle est condamnée à mort à plus ou moins brève échéance, d'après ce que j'ai compris, sauf à tenter une incertaine greffe du coeur, et, même dans ce cas, il lui faudrait alors suivre à vie un traitement d'immuno-dépresseurs susceptible de réactiver sa leucémie. Une cardiomyopathie est un dysfonctionnement du muscle cardiaque. La survie à l'opération n'est pas assurée, et des complications très graves peuvent survenir.

    Choix terrifiant. Comment peut-on avoir 13 ans et choisir de mourir ? Car cette jeune fille ne veut plus passer encore du temps à l'hôpital. Elle se juge condamnée et veut finir son existence chez elle, quand bien même cela raccouricrait sa vie. Bien peu de médias se sont intéressés à cette triste histoire, en France, mais le quotidient le Figaro la suit avec attention. Il lui a consacré deux articles dont je recommande la lecture (Le cas Hannah Jones vu de France, A 13 ans elle obtient de ne pas être opérée ).

    Comment ne pas être bouleversé par un choix aussi dramatique ? N'y a-t-il donc vraiment aucun moyen de sauver Hannah ? Personnellement, j'ai le plus grand mal à nme résoudre à admettre qu'une enfant de cet âge puisse mourir, doive mourir. La loi Kouchner de 2002 prévoit pour les individus mineurs qu'ils puissent refuser des traitements s'ils sont en état de discernement. Les équipes médicales oeuvrent en fait un peu dans le flou, en essayant d'adopter une attitude pragmatique et en évaluant elles-mêmes la maturité de l'enfant.

    Hannah a exprimé elle-même son avis sur la chaîne TV SkyNews.

    J'avoue une forte détresse quand j'entends cette enfant choisir sa mort. Comment ne pas s'insurger ? Confronté à ces morts choisies de préférence à la souffrance, nous sommes désarmés, comme je l'avais noté dans mon article sur Chantal Sébire, et, pour ma part, je me tourne une fois de plus vers Épicure sur son lit de mort, dans sa lettre à Idoménée, son ami : il dit que le souvenir des bons moments passés ensemble lui permet de mourir en paix. Il me semble qu'Hannah a choisi de suivre la même voix que le philosophe grec. Si elle doit mourir, que le maximum de moments heureux aient été vécus, avec sa famille et avec ses amis. Quant à moi, tout hérétique que je suis, j'en suis à espérer le miracle pour Hannah, parce que je crois que c'est tout ce qu'il reste.