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lundi, 07 juillet 2008
m...alors, le bourdon aussi !
C'est à vous f... le bourdon ! Il n'y a pas que les abeilles : le bourdon aussi serait menacé. Un entomologiste californien n'en trouve plus un seul au nord-ouest de la Californie et pas davantage au sud-ouest de l'Oregon. Il pense que l'espèce pourrait disparaître avant même d'avoir eu le temps d'être déclarée menacée d'extinction. Or ces bestioles-là pollinisent aussi ! Je fais une recherche pour savoir où en sont les guêpes !
Voir l'article du Figaro sur le sort des bourdons.
19:08 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bourdon, abeille
Les Abeilles font bzzz,buzzz aux Parlementaires
Projet de courrier (à amender : la version définitive ne sera publiée qu'après débat). Il ne s'agit que d'une proposition de courrier écrite un peu à la va-vite, mais c'est amendable, bien évidemment).
Madame, Monsieur le(la)Députée, Sénateur, Sénatrice,Ministre,
Citoyens impliqués dans la vie de notre pays, et soucieux de leur environnement, nous sommes alarmés du sort des abeilles en Europe et tout particulièrement en France.
Ces insectes, acteurs indispensables de la biodiversité et du développement rural durable sont en grave danger. Victimes avant tout des pesticides, plusieurs ruches disparaissent également, infectées par un parasite mortel.
Blogonautes, nous sommes plusieurs (Farid Taha, Marie-Isabelle Pichon,Werner, l'Hérétique (1 et 2 et 3)et Dominique Lemoine) à avoir écrit des billets sur la Toile à propos de ces menaces. L'exemple édifiant d'une région de la Chine, où les ouvriers doivent désormais polliniser à la main les poiriers a notamment suscité nos plus vives inquiétudes : nous croyons tout à fait que ce scenario est possible en France.
Nous vous invitons donc à faire de la survie des abeilles une cause nationale/européenne et à initier un débat afin d'aboutir à des mesures concrètes pour assurer la survie de cet insecte irremplaçable et nécessaire à notre auto-suffisance alimentaire. En effet, sans abeilles, toute notre production agricole pourrait se trouver très gravement affectée, et la biodiversité très menacée.
Nous vous rappelons que l'UNAF a lancé un projet afin de sensibiliser les citoyens au rôle de l'abeille comme sentinelle de l'environnement.
A l"instar de l'association Terres d'Abeilles, nous vous faisons les propositions suivantes :
- Un retrait définitif des pesticides neurotoxiques et systémiques et des produits a usage agricole contenant ces substances.
- La plus grande rigueur pour la mise sur le marché des pesticides et des OGM, dans le respect de l'environnement et de la santé publique.
- Un moratoire des OGM dans l'attente de la création d'un comité européen d'experts indépendants incluant des apidologues, chargés de l'évaluation de la toxicité des pesticides et des OGM.
- Que l'abeille soit, dans la plus grande urgence, reconnue en tant qu'ingénieur écologique et indicateur biologique remarquable et acteur irremplaçable de la pérennité de la biodiversité, à la base de l'alimentation végétale.
Nous vous rappelons simplement ce qu'Albert Einstein avait un jour estimé à propos des abeilles :
Si les abeilles venaient à disparaître, l'homme n'aurait plus que quatre années a vivre...Il n'est pas le seul à avoir célébré les abeilles : Virgile leur consacre le livre IV de ses Géorgiques :
Enfin je vais chanter le peuple industrieux
Qui recueille le miel, ce doux présent des cieux.
Mécène, daigne encor sourire à mes abeilles.
Dans ces petits objets que de grandes merveilles !
Enfin, un dossier complet sur la disparition des abeilles dans le monde, en date du 16 mai 2008, figure sur le site science du gouvernement.
Veuillez accepter, Madame, Monsieur le(la)Députée, Sénateur, Sénatrice,Ministre, l'expression de nos salutations citoyennes les plus cordiales.
18:05 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (38) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : abeille, modem, député, sénateur
70 milliards d'euros pour les entreprises
Je rebondis à mon tour sur les billets de intox2007 et Farid Taha à propos des fonds publics affectés à l'aide aux entreprises. Je reprends notamment le constat de Manuel de Survie, un commentateur du blog de Farid, car au niveau du constat, je m'accorde avec ce qu'il a écrit. C'est après que cela se gâte...
Manuel de Survie observe que la question de l'aide aux entreprises a été traitée bien trop superficiellement lors de la campagne présidentielle de 2007 et fait les remarques suivante. Il évoque les raisons de cette absence :
1°) D'abord à cause de son poids budgétaire, souvent ignoré, rarement évoqué.
Par plusieurs centaines de tuyaux administratifs différents, l'Etat "redistribue" aux entreprises exactement autant que ce qu'il perçoit d'elles au titre de l'impôt sur les sociétés. Soit plus de 53 milliards d'euros (70 à 80 selon intox2007).
Là, j'aimerais bien avoir ses sources.
2°) Question de transparence, aussi, sous l'aspect de la complexité. Les types d'aides différents approchent la centaine.
Cela résulte de la diversité des objectifs de l'incitation étatique : recherche, emploi, exportation, politique industrielle, environnement, etc. Mais aussi des critères, des conditions éventuelles (rares), des modes d'attribution, etc.
3°) Une mention spéciale pour le contrôle de l'emploi qui est fait de ces aides, et pour la mesure et l'évaluation de ses effets économiques et autres : tout cela oscille entre insuffisance et inexistence.
4°) Il n'existe pas de vue d'ensemble et encore moins de pilotage politique ou même administratif de l'ensemble. Ce n'est en rien un système organisé. C'est depuis toujours un bricolage de droite et de gauche en perpétuel chantier.
53 milliards d'euros (70 à 80 d'après intox2007) , cela constituerait en réalité le deuxième budget de l'Etat, après celui l'enseignement et de la recherche. Pourquoi cette masse reste-t-elle invisible et incontrôlée ? Probablement, entre autres raisons, parce qu'une part non négligeable de ces aides seraient litigieuses, du point de vue des règles européennes en matière de libre concurrence, si plus de transparence et de contrôle politique les exposaient à l'examen de la Commission.
5°) En théorie, la France pourrait donc supprimer l'impôt sur les sociétés et cela ne diminuerait en rien ses ressources, pourvu que l'on supprime toute aide aux entreprises en même temps.
Ce n'est certes pas du tout ce qu'il faut faire. Mais cela donne une idée de la marge de liberté que l'on trouverait rien qu'en faisant le ménage : en découpant rationnellement l'ensemble, en le simplifiant par objectif, et en mesurant en permanence les effets obtenus. Bref, en orientant ce qui est redistribué selon les objectifs d'une politique économique. Et en ne redistribuant que ce qui est efficace.
La question de l'efficacité avait intéressé François Bayrou. Il avait justement noté que les très petites entreprises (TPE) et les PME avaient avant toutes choses besoin d'aide en intelligence (juriste, expert-comptable, et cetera) plutôt que d'aides directes. Il avait en effet observé que les grosses entreprises disposent de services spécifiques (RH, comptabilité, services juridiques, et cetera...). D'où l'idée de simplifier considérablement les démarches administratives afin de mettre à égalité TPE et PME avec les plus grosses entreprises au moins sur ce point-là.
Il n’existe pas de définition standardisée des aides publiques, sauf les « aides notifiées » définies par la Commission européenne. Il est excessivement fastidieux, et ce depuis fort longtemps de disposer d'une description exhaustive de l’offre, s’il en existe une visant les TPE et les micro-entreprises.
En revanche, il serait fort fâcheux de ne pas inclure les simplifications des démarches administratives, fiscales et de couverture sociale : elles peuvent améliorer singulièrement l'existence des petits patrons et le fonctionnement de leurs entreprises. C'est d'ailleurs ce qu'ils veulent de longue date. Un bon test de la capacité de l’Etat à définir une politique et la faire respecter par d’autres serait d'initier de telles mesures.
Les entreprises qui comptent moins de dix salariés ont créé 2 millions d’emplois entre 1991 et 1998 ; dans le même temps, les entreprises de plus de cent salariés en ont détruit 1,2 million...En 2001, l’Inspection générale des Finances et l’Inspection générale de l’Industrie et du Commerce avaient réalisé une analyse d’ensemble sur les aides aux créateurs d’entreprises, mais dans une optique d’offre.
Il en résultait qu'il existait que sur 64 mécanismes identifiés, seuls quinze d'entre eux s'adressaient directement aux jeunes entreprises !
Il me semble donc que les propositions de Bayrou allaient donc dans le bon sens, puisqu'il reprenait les deux emplois sans charge et la simplification administrative, ce que demandent de longue date les patrons de TPE et de PME. Sans doute aussi parce qu'il était allé sur le terrain et les avait écoutés, et puis aussi parce qu'il avait eu l'idée, sans doute, de lire les sages recommandations du Commissariat au Plan (aujourd'hui supprimé !)
15:12 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, tpe, pme, fiscalité, aides
Si les abeilles venaient à disparaître, l'homme n'aurait plus que quatre années a vivre...
Question qui serait pas mal pour "Questions pour un champion", "le jeu des mille francs" (euros, maintenant, je crois) ou encore "qui veut gagner des millions :
qui a dit «Si les abeilles venaient à disparaître, l'homme n'aurait plus que quatre années a vivre...»
Eh bien c'est un physicien de renom : Albert Einstein lui-même ! J'invite mes lecteurs à faire deux choses :
1. Faire un tour sur le blog de Werner lire la note "le Silence des Abeilles" . Cela préfigure ce qu'il pourrait se produire chez nous d'ici pas si longtemps : ils 'agit d'une vidéo sur une région de Chine où des ouvriers pollennisent à la main des arbres fruitiers. Pourquoi, à votre avis ? Parce que les Abeilles ont totalement disparu de cette région en raison d'une utilisation intensive de pesticides et produtis toxiques dans la région.
2.Faire un tour sur le site Terre d'Abeilles et signer leur pétition en faveur de la sauvegardes des abeilles (j'espère qu'elle est encore valide, car elle a l'air ancienne). L'association demande notamment :
- Le retrait définitif des pesticides neurotoxiques et systémiques et des produits a usage agricole contenant ces substances.
- La plus grande rigueur pour la mise sur le marché des pesticides et des OGM, dans le respect de l'environnement et de la santé publique.
- Le moratoire des OGM dans l'attente de la création d'un comité européen d'experts indépendants incluant des apidologues, chargés de l'évaluation de la toxicité des pesticides et des OGM.
- Que l'abeille soit, dans la plus grande urgence, reconnue en tant qu'ingénieur écologique et indicateur biologique remarquable et acteur irremplaçable de la pérennité de la biodiversité, à la base de l'alimentation végétale.
Nota Bene : Werner me signale sur contre-info.com un entretien avec Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation, qui accrédite nos craintes... :-(
Pour info, Nathalie Kosciusko-Morizet faisait partie des parlementaires qui avaient interpelé le Ministre de l'Agriculture en 2005 à propos des effets du Gaucho sur les abeilles.
07:41 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : abeille, modem



