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  • Casse du siècle à Chypre

    J'avoue être stupéfait parce qu'il se produit à Chypre et ce dans l'indifférence générale, au moins dans la presse.

    Les comptes crédités de plus de 100 000 euros vont être taxés à 60%.  Tous ceux qui avaient mis de l'argent de côté pour leurs vieux jours vont se trouver à la rue.

    Et il y a eu tout de même un imbécile fini au plus haut sommet de l'Europe pour expliquer que le plan de Chypre pouvait servir de modèle au reste de l'Europe. Quand on songe que Jeroen Dijsselbloem est le président de l'Eurogroupe, on demeure rêveur.

    Il n'y aurait donc qu'en Suisse que les capitaux seraient en sécurité ? Pire : faut-il penser qu'il n'y a de sûrteté pour les dépôts qu'en dehors de la zone euro ?

    Voilà le message. Imbécile !

    Le pire c'est que l'Europe a prouvé également que sa parole n'était pas fiable puisqu'elle avait assuré garantir les dépôts jusqu'à 100 000 euros et que finalement il n'en est rien.

    Dernier point, enfin, on ignore qui a pris la décision et il n'y a personne pour l'expliquer.

    Ce qui m'agace singuluèrement dans cette histoire c'est l'hypocrisie médiatique et l'absence totale de pédagogie pour expliquer le phénomène en cours à Chypre.

    Les moralistes de tout poil s'en donnent à coeur joie en expliquant que Chypre paie l'accroissement exponentiel de son secteur bancaire et ses pratiques en terme d'accueil de fons douteux sinon obscurs.

    Rien n'est plus faux. Cela n'a rien à voir et c'est un mensonge pur et simple. Les banques chypriotes paient leur exposition à la dette grecque.

    Il eût été plus pédagogique au niveau de l'Europe de traiter directement avec les banques chypriotes car ce sont elles qui ont besoin d'argent.

    Les États européens acceptaient de prêter de l'argent aux banques chypriotes mais les laissaient se débrouiller pour couvrir leurs pertes.

    En instaurant une taxe de 60% sur les dépôts, l'État chypriote et l'Europe se donnent tous les torts au lieu de laisser les banques face à leurs responsabilités.

    En somme, on pouvait obtenir le même résultat, sauver les petits épargnants, sans passer pour des voleurs.

    Toute cette histoire est navrante...

  • La gauche compte-t-elle envoyer l'armée au casse-pipe ?

    Il y a eu comme un lâche ouf de soulagement au sein du peuple de gauche quand on s'est avisé que la Grande Muette constituait une commode et silencieuse variable d'ajustement budgétaire.

    Mais cette fois, la gauche, va trop loin. La Défense n'a cessé de voir sa part diminuer dans le budget national et aujourd'hui la coupe est pleine. Si le gouvernement applique les mesures préconisées par Moscovici il ne restera en France que la dissuasion nucléaire, la gendarmerie et les forces spéciales.

    Cela m'exaspère d'entendre le Président Hollande donner des missions à nos forces alors qu'il les désosse. Quand les technocrates de toutes sortes décident d'appliquer leur tambouille, ils ont toujours des mots savants et fleuris pour mieux tromper l'opinion. En matière de défense, on appelle cela un livre blanc.

    Je m'exaspère de voir condamner l'armée simplement parce que le gouvernement socialiste n'a pas la moindre détermination pour commencer à réduire nos dépenses. Plutôt que de renoncer à ses créations de postes, à ses réformes coûteuses, à ses contrats d'avenir, à ses comités Théodule, aux divisions administratives dispendieuses et inutiles de notre territoire, aux cumuls de toutes sortes, aux postes pour les copains planqués, il préfère laminer les rouages essentiels du pays.

    Politique minable servie par un gouvernement minable. Pas de vision, pas d'idées, pas de volonté mais de la servilité.

    J'ai toujours eu du mal avec la gauche réformiste. En théorie, c'est ce qui devrait se trouver le plus proche de moi puisque je suis centriste. Mais son européisme technocratique, sa bonne conscience dégoûlinante, son hypocrisie satisfaite, sa générosité toute nourrie de l'égoïsme forcené de ses fidèles, sa malhonnêteté, sa certitude de détenir la vérité, son mépris du petit peuple, son amour immodéré du mondialisme, l'internationalisation de sa bourgeoisie qui ne connaît plus de frontières, son affection idéologique pour le métissage contre toute forme d'identité, sa haine de la tradition, son amour du mensonge, tout cela me la rend littéralement odieuse.

    A cela, il faut ajouter sa collusion avec les administrations technocratiques et satisfaites d'elles-mêmes. On accueille le premiers dans l'État aux drapeaux et aux clairons dans les casernes pendant qu'ils méditent un dernier coup pour perdre l'hôte du jour.

    Il paraît que la France veut se limiter à la seule défense de nos intérêts vitaux en Afrique. Mais bientôt, nous ne serons plus même en état de les assurer.

    Quand on prétend pouvoir donner de la voix au Conseil de Sécurité de l'ONU comme permanent, on assume. Sinon, on démissionne.

    Bref, Moscovici et consorts s'apprêtent à causer des dommages irrémédiables à notre Défense. La Socialiste Patrica Adam tire la sonnette d'alarme : eh bien qu'elle assume ses craintes et vote contre tout budget qui adopterait le projet que concocte l'équipe de Moscovici. Si on veut être crédible, quand on prétend avoir des idées et des valeurs, il faut aller jusqu'au bout.

  • Rythmes scolaires : Delanoë passe en force...

    Delanoë n'a pas fait dans le détail et passé outre toutes les objections en imposant la semaine de 5 jours aux écoliers parisiens.

    Je me console en songeant que le pire a été évité puisque le premier projet prévoyait de maintenir les enfants jusqu'à 16h30 sur 4 jours avec une pause invraisemblable de 2h45 le midi.

    Dans le nouveau projet, on peut les chercher deux fois par semaine à 15h00. Mais comme les parents ne peuvent se libérer n'importe quand, tous ceux qui s'étaient organisés en prenant leur mercredi seront contraints de composer avec cette nouvelle donne. 

    Soit ils auront les moyens d'envoyer une baby-sitter récupérer leurs enfants, soit ces derniers devront demeurer au minimum jusqu'à 16h30 à l'école. Et le choix ne sera pas souple puisque les inscriptions aux animations auront lieu en début d'année scolaire et ne pourront plus être modifiées.

    En tout cas, je prends un pari : nos résultats aux tests PISA ne seront pas meilleurs d'ici quelques années et nos enfants ne seront pas moins fatigués. Et ils ne sauront pas davantage mieux lire, écrire ou compter.

    Delanoë fait l'impasse sur le vote des instituteurs et institutrices aux prochaines municipales car je subodore qu'il se reportera sur le Front de Gauche, plus prudent sur cette réforme.

    Je regrette profondément que l'élu MoDem ait soutenu cette réforme depuis son commencement. Il y a au moins deux arguments que je récuse profondément : l'un, de nature idéologique, qui consiste à faire valoir que cette réforme est bonne parce qu'elle met fin à un avantage pour les familles favorisées. Personnellement, mon objectif politique est de faire profiter tout le monde d'un avantage, pas de le retirer à ceux qui l'ont. L'autre, d'être favorable à un élargissement de la pause méridienne : tous les enseignants sont d'accord pour dire que cette idée, appliquée, aurait amené des enfants surexcités et épuisés aux cours de l'après-midi.

    De manière générale, le discours de Jean-François est organisé autour de la réduction de inégalités pour justfier ce projet. Ce n'est vraiment pas ma conception du rôle de l'école et je le trouve trop idéologique à mon goût. Je souhaiterais plutôt que l'on s'attaque aux vraies difficultés, c'est à dire les enfants qui ne parviennent pas à apprendre à lire et à écrire dans notre école. Et, là encore, je suis tout à fait prêt à tenir le pari que cette réforme ne changera strictement rien à leur sort.

    Par ailleurs, cette réforme aura un coût, c'est évident ; Delanoë trompe les Parisiens en affirmant le contraire. Delanopolis l'explique très bien. Le budget qui sera voté AVANT les municipales fera l'objet d'une rectification APRÈS ces élections. 

    A titre personne, je ne peux même pas me consoler en me disant que je vais économiser le mercredi matin en garde : je vais devoir payer une heure 30 de plus au moins le mardi et le vendredi...

    Pour conclure :

    - quelques remarques de bon sens (pas toutes) sur la fatigue des enfants à l'école sur ce site.

    - un rapport que l'actuel gouvernement se garde bien de faire connaître : il montre qu'il n'y a pas d'impact significatif de la semaine de 4 jours sur les résultats (au contraire, ils tendraient à légèrement s'améliorer en fait !!!) et il établit la recherche chronobiologique sur le sujet ne s'appuie pas sur des recherches assurées !