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vendredi, 31 octobre 2008

Jean Lassalle et la politique de civilisation de Nicolas Sarkozy

Lassalle.jpgEt paf, il ne l'a pas loupée la Christine, not' bon Jean : voyez donc plutôt sa question écrite au gouvernement sur la fameuse politique de civilisation de Nicolas Sarkozy...(question écrite 32005)

M. Jean Lassalle attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les éventuelles difficultés que celui-ci pourrait éventuellement connaître dans la mise en oeuvre de la "politique de civilisation" prônée par le Président de la République, au regard notamment de l'orientation qui semble être prise en matière de politique culturelle. Dans le domaine muséal, la suppression de la direction des musées de France va effectivement entraîner une autonomie administrative qui débouchera très certainement à plus ou moins long terme sur une autonomie financière. Il est à craindre que cette autonomie, conjuguée avec une éventuelle application du projet d'aliénabilité des collections de nos musées, ne les ramène à une situation dramatique de malthusianisme économique. Alors, condamnés à choisir entre le maintien, la survie de nos musées, chapelles intemporelles de notre patrimoine culturel, et la vente des oeuvres qui constituent ce même patrimoine, on peut redouter l'appauvrissement forcé de nos collections. Ainsi donc, l'État remplirait ses caisses en vidant sa vitrine. En conséquence, il lui demande de fournir les explications nécessaires à la compréhension de notre future politique de civilisation. (j'adore cette conclusion de Lassalle :-) Moi aussi je ne comprends pas la politique de civilisation du Président !!!)

Juste une petite remarque, au fait ; le JO avait publié, le 15 janvier dernier, la question 14807 de Jean Lassalle sur l'inaliénabilité des collections publiques d'oeuvre d'art. Je crois même que j'avais fait une note à ce sujet (oui, ça me revient : c'était sur les musées et la Caverne d'Ali Baba. J'aurais du l'intituler Les musées, la Caverne d'Ali-Baba et les 40 voleurs, tiens...Je republie la question, toujours sans réponse à ce jour :

M. Jean Lassalle interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur l'inaliénabilité des collections détenues par les musées français. Dans la lettre de mission en date du 1er aout 2007 remise à Mme la ministre conjointement par le Président de la République et le Premier ministre, il lui a été demandé « d'engager une réflexion sur la possibilité pour les opérateurs publics d'aliéner des oeuvres de leur collection sans compromettre naturellement le patrimoine de la nation, mais au contraire dans le souci de le valoriser au mieux ». Sachant que la majorité des conservateurs se sont élevés contre cette idée, notamment par l'intermédiaire de M. Loyrette, président-directeur du Louvre, et Mme Francine Mariani-Ducray à la direction des musées de France, sachant que les risques de dérives mercantiles sont à craindre dans la perspective d'une aliénabilité des oeuvres, sachant que le mythe des cavernes d'Ali Baba enfouies sous nos musées a été démenti par les conservateurs eux-mêmes à plusieurs reprises, il est possible de se questionner sur la nécessité d'un tel projet. Par ailleurs, cette politique de commercialisation des collections, déjà pratiquée aux États-Unis, a prouvé sa dangerosité en rendant possibles les erreurs d'évaluation des oeuvres, qui ont entraîné des drames financiers pour les musées concernés. Il lui demande en conséquence de prendre en compte ces éléments afin de procéder en concertation avec les acteurs concernés à une réelle évaluation de cette problématique.

jeudi, 19 juin 2008

Loi HADOPI, je suis pour !

C'est marrant, ça : sur la Toile, on fait tout un foin de la fameuse loi HADOPI, en hurlant au loup, à la privation de liberté, au crime contre le droit, et cetera...

Vois pas ce qu'elle a de mal, moi, cette loi HADOPI. Cela m'apparaît normal de sanctionner les voleurs, et d'ailleurs, je trouve que les sanctions sont très mesurées. Je rappelle ce qu'en dit l'AFP :

En 2006, un milliard de fichiers piratés d'oeuvres musicales et audiovisuelles ont été échangés dans l'hexagone.

Pour lutter contre ce phénomène, le projet de loi crée une Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur l'internet (Hadopi), que les ayants droit pourront saisir s'ils constatent que leurs oeuvres font l'objet d'un téléchargement illicite.

L'Hadopi enverra alors un premier avertissement par courriel puis un second par lettre recommandée pour demander à l'internaute de cesser. "Cela sera massif. Des milliers de mails seront envoyés chaque semaine" par l'Hadopi, a averti Mme Albanel.

Après cette phase préventive et pédagogique, l'autorité administrative pourra passer aux sanctions si le téléchargement illégal persiste. L'internaute risquera une suspension de trois mois à un an de son accès à internet. Sauf s'il accepte une transaction et s'engage par écrit à ne pas recommencer, auquel cas la coupure ne sera plus que de un à trois mois.

Et c'est ça qui provoque un concert de glapissements sur la Toile ? Moi, la loi HADOPI, je vote pour. Marrant, d'ailleurs : on entend toujours les mêmes arguments : la technologie évolue toujours plus vite, les vrais pirates vont passer au travers, et cetera...Ah bon ? Il y ades vrais pirates et des faux pirates ? Un délit demeure un délit, et point à la ligne. Il peut être plus ou moins étendu, mais son étendue ne justifie pas de le requalifier. Ensuite, le problème de la technologie, c'est un problème technique, pas juridique. Pas de valeur, donc.

C'est incroyable la mauvaise foi ambiante. Il y a tout de même un aspect que je voudrais soulever : si les artistes ne parviennent plus à vivre de ce qu'ils produisent, les sources se tariront, et progressivement, les amateurs remplaceront les professionnels. Ce n'est pas politiquement correct, ce que je vais dire, mais le fait est qu'en moyenne, les professionnels sont meilleurs que les amateurs. On verra donc une nuée de "génies en herbe" s'abattre sur la Toile, se voyant désormais en nouvelles icônes de la "piracy-society", et le règne de la médiocrité s'étendra alors sur toute la création artistique. Actuellement, dans la musique et plus généralement la création artistique, il y a beaucoup de merdes. Mais bientôt, il ne pourrait plus y avoir que de la merde, et encore, même pas de bonne qualité...

Albanel a donc raison de s'entêter, car sa loi a le mérite de créer un cadre juridique. On pourra toujours l'améliorer ensuite à l'essai.

(je vais encore me faire plein de nouveaux amis, moi, je le sens, si cet article est lu et/ou relayé...)

 

jeudi, 05 juin 2008

Albanel va nous faire passer pour des charlots..

Dans la série "le ridicule ne tue pas", cette initiative aussi comique que navrante de l'actuel Ministère de la culture : lancer un appel d’offres afin d’assurer la traduction en huit langues, par système automatique, des sites internet du Ministère.

Evidemment, pas de relectures pour les traductions ainsi obtenues. Effet boeuf garanti auprès de nos interlocuteurs étrangers...

Bref, le Syndicat national des traducteurs professionnels (SFT) et l’Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF) ont manifesté leur étonnement auprès de la ministre . Mais, dotés d'un sens de l’humour certain, ils ont envoyé la missive à Mme Albanel en deux versions : la version française originale, et une version française retraduite en français d’après une version anglaise par le logiciel Google que ses services comptables semblent appeler de leurs voeux.

Il faut lire les deux versions, et ne pas boire de café, coca ou chocolat devant le clavier en lisant la chose...

http://www.atlf.org/IMG/pdf/LettreMmeMinistre.pdf

Imaginons la même chose dans d'autres langues, et on comprendra pourquoi on va passer pour des charlots aux yeux du monde entier...

vendredi, 01 février 2008

Jean Lassalle, les musées et la caverne d'Ali-Baba

d70e6d4d3744b88f2d05bf0dff2dbc2c.jpgJean Lassalle, député UDF-MoDem, s'inquiète du contenu de la lettre de mission remise à Christine Albanel le 1er août 2007 : en effet, dans cette dernière, voici que ce que l'on pouvait lire :

Vous prendrez les dispositions nécessaires pour redresser rapidement le marché de l'art français. Vous analyserez notamment sa situation juridique et fiscale (TVA, droit de suite···) au regard de la situation dans les autres pays, et ferez des propositions d'amélioration. Vous examinerez les raisons qui freinent la reconnaissance des talents français à l'étranger. Vous étudierez la pertinence de l'organisation des commandes d'art (FNAC et FRAC) et engagerez une réflexion sur la possibilité pour les opérateurs publics d'aliéner des œuvres de leurs collections, sans compromettre naturellement le patrimoine de la Nation, mais au contraire dans le souci de le valoriser au mieux.

Jean Lassalle a donc interpelé Christine Albanel (question n° 14807 de la 13ème législature, publiée au JO du 15 janvier  2008) à ce sujet, pour une raison très simple :   la majorité des conservateurs se sont élevés contre cette idée, tout particulièrement M. Loyrette, président-directeur du Louvre, et Mme Francine Mariani-Ducray à la direction des musées de France ; en effet des risques de dérives mercantiles sont à craindre dans la perspective d'une aliénabilité des oeuvres, d'autant que le mythe des cavernes d'Ali Baba enfouies sous nos musées a été démenti par les conservateurs eux-mêmes à plusieurs reprises.

Jean Lassalle observe de plus que  cette politique de commercialisation des collections, déjà pratiquée aux États-Unis, a prouvé sa dangerosité en rendant possibles les erreurs d'évaluation des oeuvres, qui ont entraîné des drames financiers pour les musées concernés.

Il a donc demandé à la Minsitre de le Culture et de la Communication de prendre en compte ces éléments afin de procéder en concertation avec les acteurs concernés à une réelle évaluation de cette problématique.

Moi, ce que je trouve fort, avec le gouvernement Sarkozy, c'est qu'on est toujours dans le floklore et le merveilleux : le problème, c'est que la caverne d'Ali-Baba, c'est un mythe, pas une réalité... 

 

mercredi, 08 août 2007

Yves Détraigne s'interroge sur la TV libre

Yves Détraigne, Sénateur UDF - MoDem,  a récemment appelé l'attention de Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, sur les risques liés au développement de la télévision personnelle sur Internet. En effet, avec l’évolution des technologies, la diffusion en direct sur Internet de programmes sans contrôle a posteriori risque de faciliter la diffusion d’images violentes, racistes ou pornographiques. Aussi le sénateur souhaite-t-il que la ministre lui indique comment elle entend, d'une part, concilier liberté d’expression et protection de l’enfance et, d'autre part, permettre le contrôle des programmes qui pourront être transmis sur Internet par des particuliers.

C'est exactement la question que je me suis aussi posée, avec le développement des web-TV, et cela m'apparaît précisément un sacré sac de noeuds, surtout à considérer la facilité avec laquelle on se retrouve un site pornographique sans même l'avoir souhaité.

Je serais curieux de connaître la réponse de Christine Albanel. A mon avis, la seule solution, c'est qu'il y ait un filtrage par les FAI, mais il est difficile de prévoir ce qui va pouvoir passer sur une TV personnelle. Ou alors, il faut que chaque création de web TV soit soumise à une déclaration officielle, quelque chose de contraignant administrativement, afin que cela ne soit pas fait à la légère et que le contenu soit clairement identifié.

A voir... 

mercredi, 16 mai 2007

Un point de vue sur Christine Albanel

Je crois que l'on pressent cette ancienne conseillère de Jacques Chirac au Ministère de l'Education qui serait groupé avec celui de la Culture.

A voir.

La revue la Tribune de l'Art publie un article détaillé et renseigné sur la gestion du Château de Versailles par Christine Albanel :

http://www.latribunedelart.com/Patrimoine/Patrimoine_2007...

Il y a des points de vue qui se défendent de part et d'autre, mais, il y a une chose, tout de même, qui me fait pencher plutôt du côté de cette revue, c'est que je tends à penser que la culture ne devrait pas répondre aux seules lois de l'offre et de la demande . Or, à la lueur de l'article, j'ai cru comprendre que l'on abandonnait le plus urgent et plus fragile au profit du spectaculaire en ce qui concerne l'entretien du domaine versaillais, notamment les boiseries...