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  • Une coalition avec l'UDF-MoDem à Mulhouse ?

    Une coalition lage semble se profiler à Mulhouse : en effet, le maire, Jean-Marie Bockel proposerait une liste constituée d'1/3 de gauche, 1/3 de centristes (UDF-MoDem) et d'1/3 d'UMP.

    «Cette disposition nous semble acceptable, sous réserve de quelques ajustements. C’est le meilleur choix possible pour Mulhouse» a réagi  Bernard Stoessel, qui est aussi le vice-président de la Région Alsace.

    Bon, pourquoi pas. Cela me semble raisonnable. Je n'adhère pas à tout ce que fait Bockel, mais j'ai toujours pensé qu'il faisait partie des Socialistes avec lesquels on pouvait discuter.  

  • L'Esprit des Lois (7) : l'impôt

    Une fois de plus, Montesquieu fait mouche : cette fois il s'intéresse aux relations entre le niveau de liberté d'un côté, et les impôts et les peines fiscales dans le commerce de l'autre. Ses conclusions sont parfois surprenantes, mais toujours sensées.

     Livre XIII, chapitre I, Des revenus de l'Etat

    «Les revenus de l'État sont une portion que chaque citoyen donne de son bien pour avoir la sûreté de l'autre, ou pour en jouir agréablement.

    Pour bien fixer ces revenus, il faut avoir égard et aux nécessités de l'État, et aux nécessités des citoyens. Il ne faut point prendre au peuple sur ses besoins réels, pour des besoins de l'État imaginaires.

    Les besoins imaginaires sont ce que demandent les passions et les faiblesses de ceux qui gouvernent, le charme d'un projet extraordinaire, l'envie malade d'une vaine gloire, et une certaine impuissance d'esprit contre les fantaisies. Souvent ceux qui, avec un esprit inquiet, étaient sous le prince à la tête des affaires, ont pensé que les besoins de l'État étaient les besoins de leurs petites âmes.

    Il n'y a rien que la sagesse et la prudence doivent plus régler que cette portion qu'on ôte et cette portion qu'on laisse aux sujets.

    Ce n'est point à ce que le peuple peut donner qu'il faut mesurer les revenus pu­blics, mais à ce qu'il doit donner; et si on les mesure à ce qu'il peut donner, il faut que ce soit du moins à ce qu'il peut toujours donner.»

     J'adore tout aprticulièrement la distinction entre ce que le peuple peut donner et ce qu'il doit donner. A méditer pour les alter, cocos, trotskos et autres crypto-marxistes, mais aussi pas mal de socialistes qui confondent "peut donner" et "doit donner".

    Au chapitre XI du même livre, Montesquieu compare les peines fiscales en Europe où les gouvernements sont modérés et en Asie où ils sont despotiques. Il observe que plus un régime est despotique, et moins on y punit la fraude commerciale et fiscale. De même, contrairement à une idée reçue, dans le régime despotique, on lève moins d'impôts. Question aux lecteurs assidus qui suivent certainement l'actualité : qui vient justement de décider de cesser defaire poursuivre en justice les délits financiers ? et qui vient également de faire passer un énorme crédit d'impôts ? 

    Mais moi, ce que j'aime, c'est la règle générale édictée au chapitre XII :

    «Règle générale: on peut lever des tributs plus forts, à proportion de la liberté des sujets; et l'on est forcé de les modérer, à mesure que la servitude augmente. Cela a toujours été, et cela sera toujours. C'est une règle tirée de la nature, qui ne varie point» [...] 


    «Mais la règle générale reste toujours. Il y a, dans les États modérés, un dédom­ma­gement pour la pesanteur des tributs: c'est la liberté. Il y a dans les États despo­tiques un équivalent pour la liberté: c'est la modicité des tributs.»

    Et voilà, n'est-ce pas finement observé ? Bien sûr la France n'est pas un régime despotique, pas plus que  Nicolas Sarkozy n'est un despote, mais, des traits de sa politique et de ses mesures le sont, eux, en revanche, et ce n'est pas la première fois que je le note. Merci Montesquieu.
  • L'UDF-MoDem soutient le commerçant agressé des Francs-Moisins

    Houari Guermat, Responsable UDF-MoDem de la ville de Saint-Denis (93), lance une pétition de soutien à M. Mahmed Abderrahmen, à ses employés, et pour le rétablissement du droit dans les quartiers sensibles de Saint-Denis.

    M. Abderrahmen, patron d'une supérette dans le quartier des Francs-Moisins, a été agressé à plusieurs reprises. Il résiste avec courage, malgré les menaces, pour maintenir son petit commerce, afin que le quartier puisse disposer encore d'un commerce de proximité.

    Cet évènement a fait l'objet d'un sujet sur le journal de France 2.

    Houari Guermat lance cette pétition qui sera adressée au Maire de Saint-Denis et aux autorités politiques départementales, régionales et de l'Etat. On trouve le texte en fichier attaché pétition franc moisin -07 _3_.pdf.

    On peut soutenir cette initiative en signant la pétition électronique .

    Il est primordial que les petits commerces, les services publics puissent réinvestir les quartiers devenus des zones de non droit. Il est primordial que les pouvoirs publics rétablissent une police de proximité pour assurer la protection de ces services et des citoyens en développant la prévention.

    C'est par des actions de prévention, d'éducation, par un encadrement de proximité (acteurs sociaux, éducation, acteurs municipaux, police de proximité), que l'on pourra changer les comportements et éviter qu'une minorité de délinquants ne plombent la vie des quartiers. C'est aussi par un comportement citoyen de chacun.

    (NDLR : article repris presqu'intégralement du blog d'un militant MoDem, Michel Hinard.)

     

  • Velcan Energy, le petit EDF vert

    Bonne nouvelle pour la planète et pour la France : petit EDF vert deviendra gros ! Velcan Energy, un producteur français d'électricité verte, s'implante toujours plus au Brésil où il possède de plus en plus d'unités de production hydro-électriques.

    En Inde, cette société récupère des déchets et débris agricoles qu'elle achète à la population locale afin de nourrir ses centrales. Les autres fonctionnent à l'hydro-électricité. Il aparaît qu'un procédé similaire serait employé, à Mimizan, dans les Landes, par cette même société, toujours pour produire de l'électricité, mais pour une valeur de 6MW seulement.

    Par ailleurs, pour info, la société est basée à Paris et emploie 150 personnes au total, répartis entre ses différents bureaux dans plusieurs grandes villes du monde.

    Ils ont l'air d'avoir acquis de sacrées compétences techniques en matière d'électricité verte. Cela pourrait être une idée de leur demander leur avis sur Paris, et s'ils imaginent des solutions viables et propres pour la Capitale, non ?

    J'ai jeté un oeil sur leur site, et j'ai trouvé quelque chose d'original : ils précisent dans le paragraphe "our strength" (notre force) :

    • A highly entrepreneurial strategic management team
    • Superior local technical knowledge and talent
    • Innovative use of finance including equity, project finance and ‘sukuk’ Islamic, profit sharing, financial vehicles

    «Sukuk, tiens, qu'est-ce que c'est que ce truc-là», je me suis demandé. Eh bien j'ai trouvé la définition :

    Sukuk

    «Terme de finance islamique. Le Sukuk est un produit obligataire islamique qui est à la finance islamique ce que les Asset Backed Securities (ABS) sont à la finance conventionnelle. Il a une échéance fixée d'avance et est adossé à un actif permettant de rémunérer le placement en contournant le principe de l'intérêt. Sans surprise, les Sukuk sont structurés de telle sorte que leurs détenteurs courent un risque de crédit et reçoivent une part de profit et non un intérêt fixe et commun à l’avance comme dans un ABS.
    Les produits sous-jacents des Sukuk peuvent être représentés par des contrats tels l’Ijara, la Musharaka ou la Mudharaba.»

    Merci au site Verminnen pour l'info, au demeurant. On comprend mieux pourquoi ils parlent de Sukkuk quand on sait qu'ils ont une filiale à Dubaï.

    Ce qui est casse-pied, en revanche, c'est que leur site est rédigé exclusivement en anglais. Apparemment, c'est le Crédit Agricole qui est l'un des principaux investisseurs dans ce projet.

    Le concept de Velcan Energy est en fait assez original : ils sont producteurs de crédit Carbone. Dans le cadre du protocole de Kyoto,  les pays occidentaux signataires doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et donc leurs émissions de CO2. Ils le font soit en réduisant leur consommation d'énergie, ce qui est très difficile, soit en aidant les pays en voie de développement à installer des usines d'énergie renouvelable : les économies d'émission de gaz à effet de serre peuvent être alors ramenées dans les pays occidentaux et vendues pour permettre à ces derniers de parvenir à leurs quota d'émission. 

    Donc, Velcan fabrique des installations non-polluantes qui valent une valeur x de production de carbone, et cette valeur x est convertie en crédits. Autant dire que le jour où le protocole deviendra totalement contraignant, ces crédits auront une très grande valeur pour les industriels... 

    Bref, une histoire à suivre. Je vais peut-être acheter quelques actions, moi...