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  • Saleté de bottes...

    Toujours motivé par la volonté d'acheter le plus local possible, j'ai observé que la marque Moussaillon que je subodore être bretonne, vendait des bottes pour enfants. Bon, eh bien celles-là, je ne les conseille pas. J'en ai acheté une paire pour mon second fiston, et, résultat des courses, il s'est retrouvé avec une série de plaies à hauteur de la bordure des bottes en question.

    Franchement, faut être nul pour ne pas être fichus d'anticiper ce genre de défauts et en arriver à réaliser des bordures tranchantes. Dommages, car l'idée de départ, réaliser des bottes marinières est plutôt futée et le résultat esthétiquement appréciable, mais le reste est calamiteux.

    J'ai réussi à trouver (avec du mal) que Le Moussaillon était une marque de Bretagne-Diffusion. Pas moyen de savoir où ils produisent, ceux-là. Pas trace chez HexaConso, et encore moins du côté de la Fabrique Hexagonale. Rien non plus chez madeinfrance.Ça sent le made in ailleurs ; cela ne m'étonnerait pas vu la qualité de m... des bottes en question. Je n'aime pas trop, d'ailleurs, le principe qui consiste à se donner un air local tout en important de Petaouchnok des produits mal conçus et mal finis. Mauvais pour l'image de la Bretagne, ça, alors qu'elle n'y est pour rien.

    En règle générale, quand je cherche à savoir si quelque chose est produit en Bretagne ou non, je m'adresse à David, mais là, il a du abuser du taffia pendant les Tonnerres de Brest et il est aux abonnés absents :-)

    Ça reste compliqué, au final, de savoir où est fabriqué ce qu'on achète. Je parlais d'Armor Lux, précédemment, mais la lecture de l'avis de la Fabrique Hexagonale sur le sujet m'a un tantinet douché. Cela reste une marque plutôt française, mais une bonne partie de la production vient aussi d'ailleurs.

    Et puis il y a beaucoup d'entreprises qui se créent puis ferment faute de parvenir à percer. Cliquez sur les liens de la Fabrique Hexagonale, vous allez voir lesquels sont encore valides...

    Allez, je finis sur une note heureuse : j'ai eu la joie de retrouver la trace d'Alma Mater qui avait réalisé les tee-shirts de l'exposition sur les dragons du Muséum d'Histoire Naturelle à Paris, il y a quelques années ! J'en ai quelques exemplaires que j'avais alors achetés que je conserve avec émotion en dépit de l'augmentation de mon tour de taille depuis (snif) :-)

  • Sèche-linge ?!

    Il y a une particularité des sèche-linge qui ne laisse de m'étonner. Enfin...La particularité, elle est plutôt propre aux habits.

    Le sèche-linge a été conçu pour sécher le linge (je sais, c'est une lapalissade) mais l'inconvénient, quand on regarde avec attention l'étiquette de la plupart des vêtements, c'est qu'on y trouve le petit carré avec un rond dedans barré d'une magnifique croix.

    Résultat des courses, s'il fallait s'en tenir aux dites étiquettes on n'achèterait un sèche-linge que pour 10 à 15% des vêtements, et encore, je suis optimiste.

    J'ai résolu la question en passant outre l'indication, du moins, tant qu'il s'agit de vêtements en coton. Je subodore que ce sont principalement les ornements qui vont subir le contre-coup du séchage. 

    A vrai dire, avec le beau temps qui revient, le problème est temporairement résolu : soleil 1 - sèche-linge 0. La courette dans laquelle j'étends le linge bénéficie de la conjonction de courants d'air réguliers et d'un assez bon ensoleillement.

    Au fait : le sèche-linge que j'utilise est un Brandt. Du Made in France et du bon :-)

  • Internet tue la presse

    El miracolo : une bouffée de réseau. De la connexion, et c'est de la bonne. L'été, je tends à me la jouer un peu à la Thierry Crouzet. Je prends l'habitude de me déconnecter (enfin, pas complètement, j'ai encore mon smartphone, mais avec une couverture tellement pourrie que c'est tout comme...). Petite exception, je profite d'un routeur ouvert.

    Du fait de ma déconnexion partielle, je reprends mes habitudes d'antan, c'est à dire un investissement conséquent dans la presse quotidienne et hebdomadaire. 

    Pour moi, cela ne fait plus de doute : Internet, l'habitude de lire de la mauvaise information mal orthographiée de surcroît ont tué la presse écrite. 

    On se rend bien sûr sur les sites des dits quotidiens, mais on sait très bien que la presse en ligne n'est pas rentable. De ce fait, les groupes de presse licencient à tour de bras les journalistes ; puis ce sont des stagiaires qui prennent leur place, et, enfin, des "chroniqueurs" : sortes de choses qui ont pris le melon et qui écrivent de longue date sur des blogues ou ailleurs. On peut avoir pire avec le journal citoyen : une mouche peut piquer n'importe quel péquin et ce dernier se décréter expert ès andouillerie pour écrire sur n'importe quel sujet ( comme je le fais, quoi... :-) ).

    Entre les complotistes, les creux et les touffus, je ne parle pas des disorthographiques de toutes sortes, nous voilà bien servis.

    Et petit à petit, ce sont les analyses de fond qui se font la malle parce qu'il n'y a plus personne pour les faire. C'est tout juste si la presse-papier a encore les moyens de se payer des correcteurs. Sur le web, c'est un traitement de texte qui fait le boulot d'où les poutres qui nous blessent les yeux.

  • Habillé en Armor Lux, habillé à Quimper ?

    J'ai fait mes petites soldes tout récemment : j'avais entendu parler d'Armor Lux à la suite de la monumentale commande de tee-shirts  réalisée par Bayrou pour le MoDem pendant la campagne présidentielle. Je savais donc que ce fabricant produit en France.

    Je me suis donc empressé d'aller faire un tour dans un entrepôt de vente directe d'Armor Lux. A vrai dire, j'y ai trouvé mon bonheur. Armor Lux réalise des bermudas long (peut-être devrais-je parler de pantacourt) d'une qualité remarquable. Je me suis tout de suite senti bien dedans.

    Très belle chaussures-bateau également avec un cuir extraordinairement souple et doux. 

    Tout content de faire travailler les équipes de Quimper, je me suis également jeté sur les marinières et j'en suis venu à discuter avec la vendeuse.

    En fait, les choses ne sont pas si simples : tous les produits Armor Lux passent par la case Quimper et c'est là-bas qu'il s'y réalise les plus fortes valeurs ajoutées. Mais seuls quelques produits phrare sont intégralement produits en France. C'est le cas des marinières. Le reste fait un détour par la Méditerranée avant de revenir en Bretagne.

    Très simplement, Armor Lux ne dispose pas de toutes les machines nécessaires pour tout produire en terre celtique. 

    Cela ne l'empêche pas pour autant de commencer à exporter son savoir-faire. J'ai cru comprendre qu'une boutique nouvellement ouverte à New-York faisait fureur.

    En fait, ils sont bons sur les vêtements adultes ou dans leur spécialité, mais côté enfants, on voit qu'ils ont plus de mal : les pyjamas, par exemple, jolis pour les motifs, mais pantalons bien trop larges par rapport à l'âge. Une vendeuse m'a dit qu'il y avait peu de demandes en vêtements enfants chez Armor Lux. L'entreprise a tout de même quelques gammes, mais ce n'est pas son domaine de prédilection.

    Si des couturiers ou des couturières s'en sentent l'humeur, l'usine de Quimper commence à s'inquiéter de la succession de ses actuelles ouvrières. Une industrie qui recrute ce n'est pas si fréquent, alors, avis aux amateurs...

  • Oh non, Hollande ne fait pas du Bayrou !

    C'est très tendance chez les militants MoDem de se consoler en faisant valoir que Hollande commence à appliquer le programme de Bayrou. Vade Retro Batavicas, malheureux ! Et puis quoi encore ? N'importe quoi. Non, Hollande, une fois élu, applique ce qu'il annonçait sur son blogue bien avant de concourrir pour les primaires socialistes : accroître les impôts pour résorber la dette.

    C'est son unique horizon, ou presque. Il a bien sûr compris qu'il ne pourrait éviter de tailler dans la dépense publique et a construit une réthorique ad hoc pour emberlificoter ses interlocuteurs, mais, à côté de ces deux antiennes, aucune idée n'émerge du côté des Socialistes. Les gesticulations de Montebourg vont juste achever de réduire l'individu à ce qu'il est vraiment : un guignolo.

    En réalité, il est trop tard pour empêcher les entreprises qui s'apprêtent à le faire de licencier. La question à se poser c'est celle des mesures qu'il conviendrait de trouver pour tenter d'empêcher la reproduction du phénomène. Et là, ce n'est pas gagné, loin de là.

    Les Socialistes, la gauche en général, sont mondialistes. Ils sont  incapables d'avoir une réflexion à l'échelle nationale dans le domaine industriel (ce qui ne signifie pas pour autant qu'il faut verser dans le souverainisme).

    Évidemment, les Socialistes n'ont pas hérité d'une situation facile. Il y a eu quelques idées intéressantes sous le gouvernement Fillon (l'auto-entreprise, le fond stratégique d'investissement, par exemple) mais nous demeurons dans un cercle  vicieux dont nous ne parvenons à briser le cycle infernal.

    Mon sentiment est que beaucoup de choses vont se jouer au niveau de l'Europe et des forces politiques que les Européens vont envoyer dans leur Parlement.

    Ce n'est pas seulement un programme pour la France qu'il faudra, mais une vision de l'Europe toute entière susceptible de redresser le continent. La France me paraît particulièrement malade, mais certains pays européens sont à l'agonie (la Grèce), rongés par la corruption (la Bulgarie, la Roumanie) en sus de voir leurs productions nationales s'écrouler.

    Il faudra donc raisonner non seulement pour notre pays mais pour les autres aussi : favoriser des filières courtes en Europe en règle générale. Ce devrait être un objectif de notre gouvernement qui n'y songe pas.

    Pour nous autres Démocrates, même si nous divergeons par bien des aspects des Écologistes, je pense néanmoins que nous pourrons trouver en eux des alliés objectifs au Parlement si nous travaillons dans cette direction. 

    Il reste à mener la réflexion et ce n'est pas une mince afffaire : il s'agit ni plus ni moins que de trouver la pierre philosophale...