Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Et les droits de l'homme, bordell ?!

    Je suis presque du même avis que l'Nicolas, en cette fin de journée, à propos de la Chine. Avec toutefois quelques petites différences. Je pense que notre avis sur le respect des Droits de l'Homme en Chine n'est pas neutre, et à vrai dire, je préfère de loin un Juppé provoquant un clash avec la Chine qui voulait l'empêcher d'en parler au début des années 90 à un Sarkozy faisant la carpette sur le sujet. Nous n'avons en aucun cas à nous faire pardonner nos positions sur le Tibet.

    Ce qui coince pas mal la France, face à la Chine, et plus généralement face aux pays peu respectueux des droits de l'homme avec lesquels nous commerçons, c'est que nos présidents jouent les VRP pour le compte de très grosses entreprises semi-publiques, ou, tout du moins, directement impliquées dans la sphère politique. Difficile de plaider, dans ce cas, pour le dernier Nobel tout en vendant massivement de la technologie nucléaire aux Chinois.

    Il me paraît néanmoins censé de tancer le chef de l'État à ce sujet, d'autant que nous avons d'autres griefs envers les Chinois, et Marielle de Sarnez pour le MoDem, avait bien raison, le 11 octobre dernier d'appeler l'Europe à mettre fin au marché de dupes dont elle est victime avec les Chinois. On ne peut pas dire que la France de Sarkozy qui escompte bien la fermer au moment où elle prend la présidence du G20 soit très solidaire avec ses potes européens sur le sujet, puisqu'on a bien compris que la sous-évaluation de la monnaie chinoise n'y sera pas, ou peu, abordée.

    Maintenant, je crois avoir lancé une petite chaîne sur la responsabilité individuelle il y a peu où je reprenais le début des Pensées d'Épictète. Et s'il y a une chose que j'ai retenu, et Rubin et Mirabelle l'entendent aussi ainsi, je le crois, c'est que chacun (chacune) peut agir sur les choses qui dépendent de lui (d'elle). Oh, certes, pas modifier le cours de l'histoire, mais pour reprendre les mots d'Isabelle, cette fois, travailler chacun à changer un petit nombre d'évènements, ça, c'est possible.

    Ne nous exonérons donc pas de nos propre responsabilités avant de déchaîner la tempête buzzatique sur le chef de l'État : achetez-vous des jouets chinois ? du textile chinois ? Probablement, comme tout le monde. Je ne sais pas jusqu'à quel point le boycott est efficace, mais je crois qu'un mouvement citoyen et spontané qui refuserait d'acheter chinois tant que la Chine ne change pas sa pratique en termes de droits de l'homme, aurait un impact certain.

    En tout cas, pas question de conspuer l'affairisme et l'absence d'éthique d'autrui, politiques compris, si nous-mêmes ne sommes pas même capables de parcourir ce premier petit bout de chemin...

  • Mariages d'amour ? Les hommes volages doivent en prendre plein la g...

    Je viens de lire le billet de Nicolas sur les mariages d'amour et les mariages d'intérêt. Il associe dans une synthèse intéressante les considérations de Luc Ferry sur les mariages d'amour et des statistiques de l'INSEE sur la pauvreté, qui touche principalement des familles monoparentales, c'est à dire des femmes seules avec enfants.

    Nicolas propose de réhabiliter le mariage d'intérêts, quitte à vivre ses amours à côté. L'union libre et sans attaches, en somme. Pourquoi pas, mais cela demeure à discrétion de chacun.

    Tout le monde connaît mon goût irrépressible pour la répression : rien que d'entendre le seul mot répression, j'en salive et bave d'avance. Je suis donc favorable à une solution répressive....

    Oui, mais par pour contraindre hommes et femmes à demeurer mariés : non, une issue répressive pour faire payer et très cher les hommes qui font des enfants aux femmes et qui se barrent. Il faut les faire casquer, payer cash et allonger le maximum d'oseille, histoire qu'ils assument au moins financièrement leur paternité. 

    Voilà une première proposition qui contribuerait à résorber la pauvreté des familles monoparentales.

    Oh, dans mon esprit, ce n'est pas une punition pour avoir choisi de partir ailleurs, mais pour avoir laissé sa descendance sur les seuls bras de la mère. Il faut taper, et très fort. Le plus fort possible, même. 

    Voilà qui devrait pousser les hommes lâches à y réfléchir à deux fois avant de refuser d'enfiler une capote.

     

  • De l'espoir pour l'école ? T'as de l'humour...

    Ah, il m'a fait rire, LomiG. Il croit qu'il y a de l'espoir pour l'école après avoir consulté les dernières propositions des Socialistes et de l'UMP.

    Tiens, il observe d'ailleurs ce que je dis depuis longtemps ici : elles se ressemblent, ces propositions. Mais ouvre les yeux, l'ami, et tiens, jette un coup d'oeil au dernier billet du Privilégié : la société toute entière se défausse de sa responsabilité éducative sur les enseignants. J'aime bien sa conclusion, au Privilégié : 

    Il serait tout de même bon que nos concitoyens comprennent que si l'on continue à charger l'Education nationale de toute une série de missions débiles et inutiles visant à compenser les manquements des parents et/ou de la société à l'égard des jeunes, on n'aura pas de meilleurs résultats que vous (comment remplacer l'autorité parentale ?) mais on fera de moins en moins de choses intéressantes, comme de l'histoire, de la géographie, des sciences, de la littérature...
    Faites votre boulot de parents, et laissez-nous faire tranquille notre boulot d'enseignant.

    Pendant ce temps, ces abrutis de Socialistes, suivant la mode en vogue sur les temps scolaires vont rogner sévèrement le temps de vacances de leur électorat : eh oui, reprenant une proposition de Peillon, idiotement incluse, désormais, dans le programme du Mouvement Démocrate également, le PS avalise la réduction du repos de ses électeurs favoris. Et ces imbéciles continuent à voter socialiste... Oh, de toutes façons, l'UMP n'est pas une alternative ; Yves Jégo se déchaîne sur son blogue : tas de bons à rien de profs, en substance, s'exclame-t-il , allez, hop, alignons les profs sur les autres métiers, et faisons-les bosser pendant les vacances.

    Enfin, ce n'est qu'un aspect : fondamentalement, ni du côté de l'UMP, ni de celui du PS, il n'y a le moindre embryon d'inflexion sur la politique éducative. Il y en avait de sérieuses dans les propositions de Bayrou en 2007, mais il doit commencer par flinguer le programme actuel de son parti s'il veut redevenir crédible, en réaffirmant haut et fort ce qui avait fait la spécificité de son discours en 2007 : diversification (classes passerelles, centres éducatifs stricts pour les perturbateurs, par exemple mais aussi promotion des voies d'excellence). J'ai parfois le sentiment qu'à trop fréquenter la gauche, le MoDem a fini par en importer les âneries principales dans le domaine éducatif. On retrouve dans le Projet Humaniste les mêmes poncifs idiots que ceux qui figurent dans celui du PS et de l'UMP. Et quand je pense que j'ai adhéré à l'UDF en partie pour l'originalité de ce qui s'y disait sur l'éducation...

    Quand y aura-t-il enfin un responsable politique qui finira par comprendre que c'est l'organisation intrinsèque de l'enseignement, l'habitude de charger la mule de la plus ridicule des manières avec des éducations à n'importe quoi, qui finissent par faire de notre école une machine à fabriquer des crétins.