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mercredi, 05 janvier 2011

35 heures, témoignage d'une entrepreneuse de TPE

Valls, l'UMP envisagent de "déverrouiller" les 35 heures. Je tends à penser que cela n'apportera rien d'un point de vue économique, ni pour l'emploi, ni pour la compétitivité. Mais le mieux, c'est encore de donner la parole à un chef d'entreprise : juju41 qui commente de temps en temps ici, mais bien plus sur le forum Demos, dirige une TPE. Elle vient de témoigner à la suite de mon article sur Valls :

35 heures: les propositions d'Hervé Novelli
http://www.rmc.fr/editorial/141769/exclu-35-heures-les-pr...

primo,
Novelli oublie que les 35 H sont basées sur une annualisation du temps de travail, c'est à dire la possiblité de moduler les horaires en fonction de l'activité, sur un quota d'heures annuelles. avec ses 38 H payées 38,il impose aux entreprises un surcroît horaire et financier , pas forcément nécessaire en temps de crise, le carnet de commande étant déjà maigrelet..à quoi bon payer plus des salariés qui feraient juste du temps de présence, sans produire plus.. ça revient à aggraver la crise dans ces entreprises.sans compter que les salariés ne faisant plus des heures sup perdent en pouvoir d'achat, sauf si on licencie, pour garder le strict minimum de salariés qui bosseraient comme des chinois...

suppression des RTT: il faudrait calculer l'impact économique des RTT, sur les dépenses des ménages, sorties , culture, achats, sports, bricolage, Tourisme, associations..un lourd manque à gagner à mon avis en cas de suppression des RTT.

secondo, d'après Novelli
"l'État échangerait la suppression progressive de ces allègements de charge contre de la flexibilité pour les entreprises et de la sécurité pour les salariés. En d'autres termes, on supprime les 22 milliards de coût pour les finances publiques sur cinq ans, donc l'État est gagnant. Mais on change radicalement la donne en revenant sur la durée légale du travail et on donne plus de latitude sur un certain nombre de domaines du droit social aux entreprises"
qu'est ce que ça veut dire?
d'un côté on augmente le coût du travail et donc de la production si les exonérations sont supprimées..
en échange, il ya flexibilité( on a déjà la flexibilité avec les 35 h) mais ça veut dire quoi de plus? une facilité de licenciement?à part ça, je ne vois pas trop ce que ça veut dire, et en quoi ça pourrait compenser l'augmentation de charges déjà très lourdes.
il y a aussi "sécurité pour les salariés".. Kézako? mystère et boule de gomme..

au final, en quoi ça améliore la compétitivité, et en quoi ça fait diminuer le chômage?
à titre personnel, on a pas besoin d'augmenter nos heures de travail, on ne saurait pas quoi en faire , en gardant tous nos salariés...

moi j'ai déjà réfléchi.. si la Loi Novelli passe.. on passe aux 40 heures, et je licencie un gars..avec les heures sup( jusqu'à 48h/semaine), je peux compenser avec 4 salariés au lieu de 5..voilà le travail, surtout si il y a facilité de licenciement..parce que je ne peux pas augmenter mes tarifs, quand je suis en concurrence avec des entreprises basées au Luxembourg (impôts, taxes et charges, 14%), déjà qu'on fait au plus serré, avec une marge minimale,on se demande ce qu'on ferait avec des salaires et charges augmentés// Mais D***n Novelli ne pense qu'aux grosses boites comme d'hab.. ben de toutes façons, dans peu de temps, on va se vendre à une grosse boite, parce que justement ras le bol, après je ne garantis plus la qualité du travail payé au lance-pierre, avec des produis interdits, mais bon on n'a pas le choix..c'est la loi du néo-libéralisme , produire de la merde en masse à pas cher..

je suis prête à parier que le chômage augmentera . si chaque entreprise fait comme moi, en calculant au plus près ce que lui coûtera un salarié, charges augmentées, je garantis les charettes de licenciements. surtout si le licenciement est plus souple..si on peut aller jusqu'à 48 h/ semaine sans pb, ça double le chômage.

jeudi, 02 décembre 2010

auto-entrepreneurs : Novelli, t'es nul ! (MAJ)

S'il y en a bien qui se sont méchamment fait entuber, ce sont bien les auto-entrepreneurs. Rappelez-vous la grande campagne de publicité pour vanter les mérites de l'auto-entreprise avec comme slogan, zéro chiffre d'affaire = zéro taxes. Ah, ils l'ont vu les zéro taxes, les pauvres gens qui se sont fait avoir et voulaient créer leur entreprise pour voir.

Déjà, j'avais trouvé minable la limitation du chiffre d'affaires : quand on fait une réforme pour favoriser la création d'entreprise, on la fait jusqu'au bout. Mais ce sale coup, je ne l'avais pas vu venir.

Novelli, c'est un de ces parfaits libéraux en peau de lapin : chassez le naturel, il revient au galop. Ce gars est d'abord un conservateur, comme cela se voit quand on observe ses prises de position en matière sociétale. Il n'a de libéral que le nom, et quand il s'agit de défendre des mesures vraiment libérales, il n'y a plus personne.

Souvenez-vous, c'est aussi ce gars-là qui avait finalement recalé les class actions. Aujourd'hui, c'est les petits entrepreneurs, tout un foyer de créativité, qui en prend plein pour son grade. Ce gouvernement est nullissime. Pitoyable. Minable. Gilles Artigues, qui s'occupe de l'entreprise au Shadow Cabinet du MoDem, faisait d'ailleurs le remarque , il y a deux jours, que ce cas de figure était prévisible : 

Ce sont essentiellement les petits revenus non imposables qui vont se trouver pénalisés. Il y a là, pour le moins, un manque d'anticipation de la part de Bercy qui aurait dû envisager ce cas de figure. Il était prévisible puisque cette nouvelle taxe, réformant la taxe professionnelle et dont le montant est fixé par les communes, n'est plus calculé sur le chiffre d'affaires déclaré mais sur la valeur locative du lieu de travail de l'autoentrepreneur.

Bref, un gouvernement qui ne sait que créer de nouvelles taxes pour taper sur les plus petits et étouffer l"économie réelle. Ah, bravo...

MAJ importante : Ah, tout de même ! les auto-entrepreneurs ont tout de même obtenu gain de cause. Bercy vient de rendre public son arbitrage dans un communiqué. Ne paieront pas la CFE les auto-entrepreneurs qui se trouvent dans les cas de figure suivants :

- au titre des années au cours desquelles ils ne réalisent pas de chiffre d’affaires et n’emploient pas de salariés

- au titre de l’année au cours de laquelle ils ont, pour la première fois, réalisé un chiffre d’affaires ou employé un salarié

- et, lorsqu’ils ont opté pour le prélèvement forfaitaire libératoire, au titre des deux années suivantes.

Il n'en reste pas moins que cet épisode est désastreux, et que les Français vont y réfléchir à deux fois avant de monter une entreprise désormais. Déjà que le Français est facilement paranoïaque avec l'administration, si en plus on l'alimente... 

mardi, 28 août 2007

Réorganisation de la Poste

Yves Détraigne, sénateur UDF, vient d'interpeller Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé des Entreprises, sur le projet de réorganisation des activités de la Poste actuellement à l'étude. Celui-ci prévoirait la création d'une direction commerciale regroupant tout le personnel du même type, direction qui serait elle-même subordonnée à la Banque Postale. A terme, un tel projet pourrait aboutir à ce que les activités de la Banque Postale se substituent aux activités classiques des bureaux de poste… Connaissant les difficultés actuelles des activités postales en zones rurales, le sénateur s'inquiète donc du risque de transformation desdites agences en agences bancaires ordinaires et a demandé au ministre de préserver la mission première de la Poste…