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vendredi, 11 septembre 2009

Delanoë a menti au MoDem et aux Parisiens

Je crois que le MoDem et les Parisiens se sont bien faits avoir sur le stade Jean Bouin qui va coûter 200 millions d'euros aux Parisiens. Petit rappel : les élus démocrates avaient apporté leur soutien à la majorité municipale, lors du dernier conseil de Paris, mais sous conditions. Et notamment, Didier Bariani avait expressément spécifié que l'aménagement de l'hippodrome d'Auteuil pour accueillir les scolaires devait être un préalable à la rénovation du stade. Et Pascal Cherki s'était engagé pour la ville sur cette demande. Or, il suffit de lire le communiqué de Jean Vuillermoz pour la majorité municipale, sur le site de la ville de Paris, pour comprendre le stratagème par lequel nous pouvons (sans jeu de mot) courir longtemps avant de disposer d'un stade de remplacement.

«Par ailleurs, contrairement aux allégations entendues ici ou là sur la soi-disant « éviction des groupes scolaires », la Municipalité s’est engagée à garantir la continuité de la pratique sportive de proximité. Ainsi, le réaménagement des pelouses centrales de l’hippodrome d’Auteuil permettra, lorsque l’Etat aura bien voulu inscrire ce dossier en Commission des Sites, d’accueillir dans des conditions optimisées l’ensemble des scolaires et des associations utilisant actuellement le stade Jean Bouin».

Je peux faire la traduction pour ceux qui n'ont pas compris. Si l'hippodrome n'est pas rénové, ce sera la faute de l'État, et, entre-temps, nous majorité municipale, nous nous lavons les mains de ce que deviennent les scolaires, nous construisons notre stade, au mépris des engagements pris, évidemment. Pratique de se renvoyer la balle, non ?

Ce que j'aime bien, c'est la formulation de la suite :

«Des solutions temporaires ont également été présentées aux riverains lors de la réunion de concertation co-animée par Anne Hidalgo, Claude Goasguen et moi-même le 3 septembre dernier».

Foutage de gueule : Anne Hidalgo, en fait de solutions, a clairement expliqué que les scolaires du 16ème qui utilisaient Jean Bouin n'ont plus qu'à se rendre dans le 15ème, désormais (qui sera évidemment surchargé, et elle le sait d'autant mieux que c'est une élue du 15ème ! J'invite tous ceux qui ont voté pour elle lors des dernières élections municipales à bien comprendre pour qui ils ont voté et à en tirer des conclusions pour 2014 puisqu'elle sera candidate...).

C'est mahonnête d'impliquer Goasguen dans cette réunion de concertation qui n'en était nullement une, mais simplement une mise devant le fait accompli. Et nous, au MoDem, nous nous sommes faits avoir. J'espère que cela nous servira de leçon. J'inivte sur ce sujet à explorer la dernière note d'Hervé Torchet, militant du MoDem, qui connaît très bien le sujet : elle est édifiante...

mardi, 02 octobre 2007

L'UDF-MoDem veut mettre fin aux jeux violents dans les écoles

Un groupe de travail rassemblant des élus de Paris, des enseignants et des associations de parents d'élèves va être créé afin de lutter contre les jeux violents à l'école, annonce mardi dans un communiqué l'UDF-MoDem, à l'origine de cette proposition.

Didier Bariani, président du groupe UDF-MoDem, avait suggéré mardi matin à la mairie, lors du débat sur la rentrée scolaire au conseil de Paris, la mise en place rapide d'un tel groupe de travail.

A propos de la violence scolaire, il avait dénoncé la "banalisation du phénomène", soulignant qu'"un million d'enfants de 7 à 17 ans ont été en contact avec ces jeux dangereux et parfois mortels" comme "la tomate, le foulard ou le happy-slapping".

Didier Bariani souhaite dégager des "solutions concrètes" d'ici la fin de l'année.

jeudi, 20 septembre 2007

Didier Bariani juge le Nouveau Centre...

Excellente, cette vidéo : j'adore son Radeau de la Méduse, et plus encore son «Chéque-emploi-service du Président de la République». Je trouve qu'il a vraiment une excellente analyse de la situation, Didier Bariani : voilà une homme de valeur en qui le MoDem peut avoir confiance. Il reste à trouver un compromis satisfaisant entre les MoDem et les UDF, mais les UDF qui sont restés avec François Bayrou partagent évidemment les valeurs du MoDem.

 

14:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Nouveau Centre, Bariani, MoDem, UDF |  Facebook | | |

mardi, 11 septembre 2007

Plaidoyer pour l'UDF

Une rumeur folle parcourt la blogsphère UDF et MoDem actuellement : on entend que l'UDF disparaîtrait à la suite de la convention de Seignosse. François Bayrou a pourtant bien précisé, le 10 mai dernier, que l'UDF n'avait nullement vocation à disparaître, mais deviendrait une constituante du MoDem.

Je rejoins tout à fait l'analyse de Didier Bariani dans les Echos du 9 septembre, qui déclare : « L'UDF (...) garde une authenticité, des fondements, une réalité, une notoriété dans la vie politique française qu'il est très difficile de remplacer, surtout dans les milieux de centre modéré, qu'ils soient laïcs, démocrates-chrétiens ou libéraux ».

Voilà, c'est tout à fait mon avis. Et comme Didier Bariani, j'estime qu'aucune décision concernant l'avenir de l'UDF ne peut être prise sans l'aval de ses adhérents. Un congrès est donc nécessaire, et le plus vite possible. Sur ce blog nous sommes UDF ET MoDem, et nous tenons  autant à l'UDF sinon plus qu'au MoDem.

L'UMP conserve bien une composante distincte avec les Radicaux Valoisiens, la gauche est bien plurielle, et le PS constamment allié avec les Radicaux de Gauche, nous ne voyons pas pourquoi, nous autres, à l'UDF-MoDem, du passé il faudrait faire table rase... 

09:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : UDF, MoDem, Bayrou, Bariani |  Facebook | | |

jeudi, 30 août 2007

Transports à Paris : un enjeu fort pour l'UDF !

Intervention de Didier Bariani lors des débats des 12 et 13 février 2007 au Conseil Municipal de Paris

Quant à nous, nous avons des priorités que nous estimons prioritaires par rapport aux vôtres. Et je vais vous les dire. Marielle de SARNEZ, les élus U.D.F. et moi-même nous allons les défendre avec force, l’année prochaine, devant les Parisiens. Il faut ménager des déplacements et des stationnements nécessaires aux activités économiques et sociales. C’est notamment le sens de l’application de la “Charte de bonnes pratiques des transports et des livraisons à Paris”. Vous la jugez globalement satisfaisante, mais le compte n’y est pourtant pas et je crains le pire pour l’emploi de proximité.

Nous défendons aussi depuis longtemps l’idée d’un “grand Paris”. La banlieue parisienne ne relève pas des affaires étrangères. Nous demandons que cette Conférence métropolitaine que vous avez voulue devienne un organisme permanent, doté d’un secrétariat général et d’une présidence alternée entre les maires de banlieue qui choisiront l’un d’entre eux et le Maire de Paris.

Cela nous semble participer d’une meilleure logique que de décomposer le S.T.I.F. et de doter Paris d’une agence de transport qui lui serait propre. Le S.T.I.F. vient d’être rendu aux élus après des années de combat. Pourquoi favoriser son éclatement. Nous ne voyons pas l’utilité d’une structure de plus, d’une nouvelle inflation administrative.

Nous nous sommes prononcés, Marielle de SARNEZ s’est prononcée et nous nous prononcerons naturellement en faveur de la couverture du périphérique partout où cela sera possible. Nous le demandons aujourd’hui.

Enfin et surtout - vous voyez que j’évoque des choses précises -, avant toutes les priorités, nous voulons le projet ESOPE*. S’il y avait une chose à faire pendant le P.D.P., c’était de commencer par ce projet. Ce n’est pas parce que ce projet émane de l’U.D.F. qu’il a moins de pertinence.

ESOPE permettrait de désenclaver deux gares parisiennes qui constituent encore des culs-de-sac pour les usagers : la gare Montparnasse, grande oubliée du réseau ; le terminus souterrain “Haussmann” de la ligne E du R.E.R. à la gare Saint-Lazare.

Il s’agit de relier ces deux points avec une station intermédiaire en bas des Champs-Élysées ; alors Versailles et Saint-Quentin seraient à quinze ou vingt minutes du centre de Paris ; alors 13 villes de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne disposeraient d’un accès au Centre de la Capitale et à la rive gauche. Finalement, deux millions de Franciliens verraient leurs liaisons avec Paris améliorées et cela permettrait en outre de mettre en relation le Centre de Paris et l’aéroport Charles-de-Gaulle.

Enfin, nous demandons la mise en place d’un “busway”. Vous connaissez bien cela puisque c’est M. AYRAULT, à Nantes, qui le fait. C’est un tramway sur roues guidé par laser qui préserve l’environnement et dont les coûts sont moins importants que ceux d’un tramway classique pour pallier le déficit de moyens de transport. Entre la gare d’Austerlitz et la gare de Lyon, l’installation d’un “busway” serait intéressante.

Voilà, Monsieur le Maire, j’en termine. Ce sont mes trois dernières lignes d’une longue méditation sur ce point qui a duré plusieurs semaines.

Nous partageons les objectifs. Il faut rééquilibrer l’espace public en faveur des transports en commun et des circulations “douces”. Votre manière de faire n’est pas la meilleure, loin de là. Il faut une vraie offre de transport alternative. Il ne faut pas menacer le développement économique et social de la Ville. Même quand les mécanismes de décision sont complexes, et surtout à ce moment-là, il faut une présentation sincère et honnête des choses. Cela ne nous paraît pas être le cas et je crois que ce que vous nous présentez est un projet de projet qui s’égare dans les méthodes et qui se trompe dans l’état d’esprit.

* ESOPE signifie Est-Sud-Ouest-Paris-Express . A l'issue des débats, la majorité municipale a repris cette proposition de l'UDf et l'a intégrée au Plan de Déplacement de Paris.

L'Affaire du Stade Jean Bouin

 

Quel stade de rugby pour le Stade Français ?

La Mairie de Paris a adopté en février dernier un projet pour démolir le stade Jean Bouin, qui date de 1925, et le reconstruire intégralement. L'idée est aussi de donner au Sade Français, brillante équipe de rugby, un cadre adapté à ses activités. Les travaux devraient s'achever en 2011. Coût de l'opération, 69 millions d'euros. Cela paraît très bien sur le papier, et bienvenu, en ces temps d'hommage au rugby (la coupe du monde est imminente).

Mais voilà, il y a un certains nombres de dommages collatéraux que la Mairie de Paris a soigneusement omis, mais que Didier Bariani, président du groupe UDF, a lui relevé :

- il se trouve que l'Atelier parisien d'urbanisme a réalisé une étude pour le compte de la mairie de Paris afin de vérifier s'il était possible d'annexer, dans un le cadre d'un programme d'extension, le stade Geroges Hébert au stade Roland Garros. Or, cette étude a vocation à devenir une réalité puisque le directeur général de la fédération de tennis a déclaré, duex jours avant la séance du conseil de Paris ad hoc : «Les études sont positives. La proposition du site Hébert a été confirmée à deux reprises par le Maire de Paris. Calendrier 2007 : sélection de l’architecte ; 2008 : étude et instruction du permis de construire.»

Or, le stade Georges Hébert se trouve à 50 mètres du stade Jean Bouin qui est lui-même à 5 mètres du Parc des Princes.

Cela commence à faire beaucoup d'équipements sportifs pour le seul 16ème arrondissement, d'autant que les habitants du 16ème n'ont eux, rien demandé, et que dans l'est parisien, le Paris FC, par exemple, ne dispose que d'un misérable stade de 200 places. Il y a donc une autre opportunité là-bas.

De plus, comme le remarque fort justement Didier Bariani,  il entame sérieusement l’environnement, qu’on le veuille ou non : plus de stade de hockey, plus de piste d’athlétisme, réduction du nombre de tennis et galerie commerçante de 8.000 mètres carrés.

 Donc on juxtaposerait en moins de deux kilomètres carrés pas moins de trois stades. Beaucoup de mouvement sportif dans une zone restreinte. Et pour la galerie commerciale, on sait ce que ce genre de grands domaines engendre comme nuisances, à et à quel point c'est néfaste pour le petit commerce de proximité.

Accessoirement, la hauteur des murs passera de 8 à 17 mètres et des arbres centenaires seront arrachés pour permettre cette rénovation.

On ne comprend pas les réticences du Maire de Paris à installer le Stade Français à Charléty, qui est dans un autre quartier, et, qui surtout est vide ! Le Maire de Paris invoque des courants d'air (!!!) qui empêcheraient le bon déroulement d'une partie de rugby. Quand on considère la constitution des joueurs de rugby, on a du mal à les imaginer ave un rhume sauf à exploser de rire, et, de toutes façons, boucher les courants d'air en question reviendrait certainement moins cher que de financer la construction d'un nouveau stade. Outre les courants d'air, les rangs socialistes font aussi valoir le développement d'activités pour les jeunes, ce qu'ils appellent le "Vivre ensemble" et le fait, en dernier ressort que Charléty est un stade d'athlétisme. Bien sûr, aucune étude ne vient accréditer cette dernière assertion. On se demande d'ailleurs, comment le Paris UniversitaireClub a fait pour y jouer tant de matches dans le passé !

Par ailleurs, je trouve fort du collier que l'équipe Delanoë prévoie à proximité de son stade rénové, précisément sur le terrain de hockey, un parking pour 500 véhicules (afin d'accueillir les automobiles des supporters, je présume !) alors qu'il fait envoyer à la fourrière les véhicules des Parisiens eux-mêmes et restreint partout les places de parking ! 

Mais à la limite, là n'est pas la question. Un stade de rugby moderne est nécessaire et le Stade Français le mérite largement, mais pourquoi pas dans l'est parisien où il n'existe pour l'instant rien de tel si ce n'est des équipements vétustes?  

 Didier Bariani, au nom du groupe UDF concluait d'ailleurs ainsi son intervention :

Si vous me disiez, demain, … vous nous demandez, allez, un fort engagement financier, sans aucun délai d’attente, pour construire ailleurs, faire les travaux ailleurs et faire que le Stade Français ait dans l’immédiateté, un nouveau stade… Je vous dirai, j’y souscris et je vous l’apporte avec enthousiasme et j’y participe.

Mais compte tenu de ce contexte de localisation et d’inopportunité géographique, compte tenu de la densité de périmètre de haut niveau dans cette partie de Paris et son absence au Nord et à l’Est, c’est la mort dans l’âme que je vous dis que je le groupe U.D.F. ne votera pas ce projet de délibération.