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vendredi, 29 mai 2009

Fofana, la manipulation...

Je reviens du blog de Rubin qui a souhaité s'exprimer sur l'affaire Fofana et l'antisémitisme. Je ne sais pas ce qu'a voulu dire exactement Rubin. Il semble souhaiter la publicité des débats d'une part et quelque peu sceptique devant l'arsenal juridique destiné à lutter contre l'antisémitisme et le racisme. Quand je dis sceptique, je pense qu'il est réservé sur son utilité, en tout cas, c'est ce que je comprends de son article.

Les commentateurs de mon blog ne me suffisent plus, je vais chercher ceux des autres. Enfin, ce n'est pas tout à fait exact : l'auteur du commentaire que je vais citer s'est parfois exprimé ici. Je ne sais pas si je suis entièrement d'accord avec lui, mais, j'ai trouvé le point de vue de Chitah intéressant, et je le reproduis tel quel ici :

Au risque de m'attirer le foudres du peuple, je ne crois pas une seule seconde à l'alibi antisémite. Pas plus que je crois à la plupart des argumentations racistes qui sous-tendent à nombre de crimes.

Ce Fofana est un fou, probablement déséquilibré, avec beaucoup de problèmes personnels. Ce mongolito a cru que parce qu'une de ses cibles est juive, une solidarité naturelle allait émerger et finirait par lui permettre d'atteindre ses sombres desseins. Une sorte de cliché de merde, en somme.

Il faut traiter Youssouf Fofana pour ce qu'il est : un petit, un wannabe gangster de merde, qui a complètement foiré son coup et qui va se prendre perpète. Il cherche, maintenant, à raccrocher son action à une sorte de grand dessein visant à lutter contre les juifs ou je ne sais quoi mais il ne faut pas y prêter attention. Ce type est tout simplement un criminel de droit commun, qui va ramasser une peine digne de ce qu'il a fait.

Ne lui laissons pas la possibilité d'inscrire son crime dans une sorte d'antisémitisme : il n'était pas animé par l'idéologie, uniquement par l'appât du gain, uniquement par l'argent. Et en cela, il n'est qu'une petite frappe de banlieue qui n'aura que ce qu'il mérite
.

Fofana est un petite frappe tarée et rien d'autre. Il ne peut prétendre à aucun autre titre de "gloire". Il y a là un raisonnement qui se tient, et qui me paraît assez proche de la réalité. Toutefois, il y a bien de la part de Fofana un préjugé antisémite qui a favorisé non l'accomplissement du crime, qu'il aurait de toutes façons commis, mais le choix de la victime. In fine, l'antisémitisme n'est pas la cause principale. Dans un schéma actantiel, on le qualifierait simplement d'adjuvant. La motivation principale est bien l'argent, c'est à dire la cupidité. A cela s'ajoute une absence de limites dans l'esprit taré de Fofana. C'est en priorité ce qu'il faudrait retenir de ce procès, je pense.

Fofana, Chitah l'a bien compris, essaie de manipuler l'opinion afin de passer pour le martyr d'une cause (peu importe qu'elle fût ignoble ou non, tout effort de rationnisation du crime de Fofana ne doit pas lui être permis). C'est cela que Chitah ne veut pas lui laisser gagner, parce que c'est un enjeu majeur au niveau de l'opinion. Il a peut-être bien raison...

vendredi, 16 janvier 2009

Gaza, ce qui va changer...

Je n'ai pas la même grille de lecture que la plupart des commentateurs sur les évènements de Gaza. Je pense qu'Israël va gagner son pari à double titre. D'une part, parce qu'il va neutraliser l'appareil militaire du Hamas pour fort longtemps, et d'autre part, qu'il va générer une véritable révolution dans la stratégie militaire, parce qu'il va démontrer qu'une armée régulière peut venir à bout d'une guérilla en territoire hostile. Ce-faisant, nul doute que sa possible victoire aura des conséquences inattendues sur la manière dont toutes les armées du monde envisagent la lutte armée contre des guérillas adossées à des populations ou des zones hostiles.

Ce qui me frappe, dans cette guerre, c'est le très faible nombre de soldats israéliens blessés ou tués et la non moins faible quantité de matériel militaire israélien endommagée. Du côté palestinien, les pertes sont évidemment lourdes, mais, au regard de combats dans une zone aussi dense, bien moindres que ce que l'on aurait pu attendre de l'engagement d'une armée conventionnelle  sur un espace aussi resserré avec des ennemis cachés dans les populations civiles.

Il est très probable qu'Israël ait tiré des leçons de son retentissant échec contre le Hezbollah. Israël, à mon avis, comme je l'ai déjà dit, n'a jamais eu comme but de détruire le Hamas, mais de le contraindre à négocier en lui infligeant des pertes massives.

Les dernières déclarations de Khaled Mechaal prévenant que le Hamas allait passer par des moments difficiles et se déclarant enfin prêt à signer une trêve d'un an à certaines conditions sont révélatrices. Le Hamas déclare être prêt à signer un cessez-le-feu, pas une reddition. Une analyse sémantique des propos tenus par ce mouvement montre qu'il a sérieusement baissé un ton.

Israël pourrait être tenté de pousser son avantage. Les services de renseignement ont certainement repéré les rampes de lancement des roquettes, les tunnels où sont cachées les armes et la position de plusieurs leaders du Hamas. D'ailleurs plusieurs responsables de haut rang ont perdu la vie dans les combats.

L'impact des armes DIME que j'ai évoquées ici, du renseignement et de la préparation aura été déterminant. L'article a d'ailleurs été repris sur AgoraVox, ce qui m'amène à une autre réflexion : sur Gaza, il est impossible, particulièrement sur AgoraVox mais pas seulement, d'avoir des échanges construits sans devoir affronter une meute de gauchistes, trottskistes,alter-mondialistes,islamo-gauchistes et islamistes enragés. J'ai renoncé à publier toute réponse sur AgoraVox en raison des réactions épidermiques qui s'y produisaient.

A vrai dire, l'anti-sionisme régulièrement invoqué par les parties en présence sert souvent de voile pudique à un anti-sémitisme bien plus profondément ancré dans les esprits. Si je peux encore comprendre le raisonnement des populations d'origine arabe ou de religion musulmane qui prennent parti pour le Hamas, pour les autres, on comprend qu'ils se retiennent pour ne pas hurler à pleins poumons leur haine du Juif.

Du côté des populations musulmanes, il n'y a pas d'anti-sémitisme enraciné, mais un anti-sémitisme cristallisé par le problème de la Palestine. Cet anti-sémitisme-là date de 1920 au plus, plus exactement, de la résolution Balfour et ne va pas au-delà. Pendant des siècles Juifs et Musulmans ont vécu en harmonie.

Il en va tout autrement des "Gaulois" et plus généralement Européens d'origine : l'Europe cultive depuis des siècles cet anti-sémitisme-là, dont le point d'orgue le plus terrifiant a été la Shoah. Les Gauchistes et Communistes ont recyclé ce sentiment-là en le couvrant du nom plus respectable d'anti-sionisme. Mais la réalité point le nez chaque fois qu'ils essaient de la baillonner. Je ne parle évidemment même pas des voix d'extrême-droite qui viennent se mêler à l'extrême-gauche dans un beuglement commun chaque fois qu'il s'agit d'Israël.

D'une certaine manière, si les Palestiniens devaient en vouloir à un peuple sur le fond, ce n'est pas aux Israéliens qu'il faudrait s'en prendre, mais aux Européens. Ce sont les Européens, par leurs pogroms et leur rejet des populations juives qui cherchaient à s'assimiler au XIXème siècle qui ont provoqué un désir de retour sur la terre de leurs ancêtres chez ces mêmes populations.

mardi, 04 décembre 2007

Algérie : exigeons des excuses !

La manière dont le pouvoir algérien traite Nicolas Sarkozy, président de la France, est tout bonnement inadmissible. On ne peut accepter qu'un ministre se fasse le relais de l'anti-sémitisme, sans même qu'il soit sérieusement remis en cause par le chef de l'état algérien.

En France, un tel comportement d'un ministre lui aurait valu une obligation immédiate de démission. Cela va bien à l'Algérie d'exiger la repentance de la France : il faut commencer par balayer devant sa porte avant de faire des leçons à son prochain.

On a d'ailleurs bien compris que l'utilisation de ce moment douleureux de l'histoire commune des deux pays permet d'occulter savamment, au sein de l'opinion, la situation réelle du pays, la crise du logement, la gangrène de la corruption, le gaspillage des ressources pétrolières et la mise sous étouffoir tant de la presse que de l'opposition.

Bref, un bilan bien peu fameux. La seule chose dont peut se targuer Bouteflika, c'est la réconciliation nationale, mais...en dehors de cela, c'est le néant intégral.